Faut-il sauver la Cour Pénale Internationale ? Avec Juan Branco à Aix-en-Provence.


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20.02.2017

En pleine crise de légitimité, la Cour Pénale Internationale est le fruit de nombreuses critiques, notamment en cause, son action se concentrant sur le continent africain alors qu’aucune enquête n’a par exemple été ouverte pour le cas de la Palestine ou de l’Afghanistan.
Au coeur des enjeux internationaux, la Cour Pénale Pnternationale peut-elle s’affranchir du jeu des grandes puissances afin d’instaurer une réelle justice pénale internationale?
Juan Branco, ancien assistant du procureur à la Cour Pénale Internationale, s’appuie sur son expérience afin de mettre en lumière les limites relatives à son fonctionnement.

Une conférence organisée par l'association Reesah - REseau d'Etudiants Spécialisés en Action Humanitaire.

Souveraineté, nation, religion. Avec Jacques Sapir et Bernard Bourdin à la Nouvelle Action royaliste.


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07.06.2017

Bernard Bourdin, théologien et philosophe, avait engagé un débat avec Jacques Sapir lorsque celui-ci avait présenté son ouvrage intitulé Souveraineté, laïcité, démocratie. Bertrand Renouvin leur avait alors proposé de poursuivre ce débat en tête-à-tête. De l’enregistrement de leurs échanges est sorti un ouvrage qui reproduit leur confrontation sur "la souveraineté, la nation et la religion". Ces questions qui sont au cœur de notre actualité se voient replacées dans leur histoire plurimillénaire.
C'est donc à une nouvelle rencontre entre ces deux protagnistes que nous avons droit, entre Jacques Sapir, économiste et théoricien de la souveraineté qui ne croit pas au Ciel et Bernard Bourdin, philosophe dominicain qui a récemment publié sa thèse sur la théologie du politique. Tous deux nous explique leur "dispute", capitale pour comprendre les enjeux de notre siècle.

Laïcité et indépendance des peuples. Avec Philippe Forget au Cercle Aristote.


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10.12.2018

Les religions semblent retrouver une nouvelle vie dans des sociétés à la fois désertées par la pensée et livrées à de profondes mutations démographiques. Abusée, l'opinion en oublie que la République laïque s'est construite sur l'affirmation de la liberté de conscience par rapport à la religion. Tout citoyen est libre de croire ou de ne pas croire. Il ne saurait être d'emblée assigné à une identité religieuse, sous peine de régression historique.
À l'ère de la liberté éclairée de l'individu et de la souveraineté du peuple, cultes et croyances restent nécessairement confinés à la sphère privée. S'il y a des religions sur le territoire de la République, aucune ne peut être dite "de la République". Philippe Forget s'emploie donc à décrypter les nouvelles recettes idéologiques par lesquelles un cléricalisme médiatique s'évertue à tarauder la conscience critique du citoyen. Obnubilé par ses "racines", celui-ci ne conçoit plus l'universalité de l'intérêt public, il consent à être traité en individu mineur et ordonné à des tâches subsidiaires.
Comme l'explique Philippe Forget, la publicité des "minorités visibles", l'apologie du "multiculturalisme" et le culte de l'Autre aboutissent à ruiner l'unité républicaine du peuple qui dès lors macère dans ses mémoires, aux dépens du progrès commun. Les "élites" parasitaires prospèrent sur l'usure morale et politique de la conscience collective qu'elles privent ainsi d'horizon.

Nietzsche philosophe. Avec Domenico Losurdo sur Radio Galère.


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05.11.2016

Chez Nietzsche, les analyses philosophiques et littéraires fascinantes se mêlent à des thèmes répugnants comme "le nouvel esclavage", "l’anéantissement des races décadentes", "l’anéantissement de millions de ratés". Nous sommes en présence d’un philosophe qui, en remettant en question deux millénaires d’histoire, repense et critique les plates-formes théoriques qu’il élabore lui-même au fur et à mesure.
La contextualisation historique et la reconstruction de la biographie intellectuelle de Nietzsche sont donc la condition pour saisir la cohérence tourmentée ainsi que la grandeur d’un penseur qui, à partir de son "radicalisme aristocratique" et tout en caressant des projets d’une indicible violence, entonne un contre-chant sacrilège de l’histoire et des mythologies de l’Occident.

Le militantisme et la pensée. Avec David L'Epée à L’Heure la plus sombre sur ERFM.


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21.11.2016

Pour ce 55ème numéro de "L’Heure la plus sombre", Vincent Lapierre reçoit le penseur et militant suisse David L'Epée.

 - 00'00 : Introduction
 - 00'54 : Pourquoi "L'Epée" ?
 - 02'04 : Le parcours de David
 - 07'20 : Qu'est-ce que le socialisme ?
 - 11'45 : Le capitalisme et la démocratie
 - 15'37 : La figure de Robespierre
 - 20'20 : La France vue par un Suisse
 - 22'50 : République et franc-maçonnerie
 - 27'30 : La synthèse du national et du social ?
 - 32'00 : La reductio Ad Hitlerum ne fonctionne plus
 - 33'35 : L'élection de Trump
 - 41'50 : Pour un retour à l'État-nation
 - 44'30 : La République enracinée et le modèle Chávez
 - 47'50 : Où retrouver David L’Epée ?

La Grèce, de l'Empire ottoman à l'Union européenne. Avec Olivier Delorme chez les Amis du Monde diplomatique à Montpellier.


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10.03.2017

Olivier Delorme, agrégé d’histoire et maître de conférences à Sciences-Po Paris a écrit une somme en trois volumes, La Grèce et les Balkans, directement en rapport avec le sujet traité dans cette conférence.
Depuis l’indépendance en 1832, la Grèce a presque toujours été sous une tutelle étrangère : ce fut l'Angleterre après la guerre civile de 1947 à 1949, puis vinrent les USA et aujourd'hui c'est l'Allemagne qui a repris ce rôle. Quant à l'Europe de la CEE, elle a été remplacée par une Union européenne ultra-libérale dont la monnaie (l'Euro) défavorise les pays les plus pauvres.
Seule une sortie intelligente de l'Euro-zone, c'est à dire avec l'appui et l'accompagnement des pays les plus riches de l'Union européenne, permettrait d'éviter à la Grèce de s'enfoncer toujours plus dans la récession.

Les Pachtounes. Avec le Général Alain Lamballe au Cercle Aristote.


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03.12.2018

Avec environ 50 millions de personnes, la communauté pachtoune, présente en Afghanistan et au Pakistan, est fractionnée par la ligne Durand définie à l'époque coloniale en 1893. En plein bouleversement politique, social et économique, elle préoccupe les Etats voisins ou proches, Chine, Iran, Ouzbékistan, Tadjikistan, Kirghizistan, Kazakhstan, Turkménistan et Inde ainsi que les grandes puissances extérieures à la zone, la Russie et les Etats-Unis en tout premier lieu.
Les Pachtounes forment un grand peuple qui ne dispose pas d'un pays qui leur soit propre. Fiers de leur culture, ardents défenseurs de leurs valeurs, ils constituent plus de la moitié de la population de l'Afghanistan (20 millions et probablement 30 millions en 2050) et un peu moins de 17 % de la population du Pakistan (30 millions et sans doute plus de 50 millions en 2050). Ils impriment leur marque sur la politique dans ces deux pays. Certains d'entre eux ont exercé et exercent des fonctions politiques et militaires importantes aussi bien en Afghanistan qu'au Pakistan. C'est dans ce dernier pays que se trouve le centre de gravité de la communauté pachtoune.
Les Pachtounes ont connu un passé prestigieux. Ils ont un avenir prometteur bien qu'incertain, susceptible de modeler l'Asie méridionale et centrale. Car si chez eux l'idéologie prime sur le sentiment nationaliste, celui-ci pourrait renaître.

La condition anarchique. Avec Frédéric Lordon à la Librairie Le Merle Moqueur.


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14.11.2018

Disons les choses d'emblée : la condition anarchique ici n'a rien à voir avec l'anarchisme qui intéresse la théorie politique. Lue étymologiquement, comme absence de fondement, an-arkhé, elle est le concept central d'une axiologie générale et critique.
Générale parce qu'elle prend au sérieux qu'on parle de "valeur" à propos de choses aussi différentes que l'économie, la morale, l'esthétique, ou toutes les formes de grandeur, et qu'elle en cherche le principe commun. Critique parce qu'elle établit l'absence de valeur des valeurs, et pose alors la question de savoir comment tient une société qui ne tient à rien.
Aux deux questions, une même réponse : les affects collectifs. Ce sont les affects qui font la valeur dans tous les ordres de valeur. Ce sont les affects qui soutiennent la valeur là où il n'y a aucun ancrage. Dans la condition anarchique, la société n'a que ses propres passions pour s'aider à méconnaître qu'elle ne vit jamais que suspendue à elle-même.