La révocation de l'Edit de Nantes. Avec Jean de Viguerie à l'Institut Universitaire Saint Grégoire le Grand à Lyon.


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10.03.1997

De l’avis général, la révocation de l'édit de Nantes est l'une des erreurs les plus graves commise par Louis XIV. Tensions religieuses, incidents, émigration massive, hostilité internationale… les conséquences négatives sont légion.
Pourquoi le roi a-t-il pris cette décision si contestée ? A-t-il été influencé ? Était-ce une folie ? Ou au contraire un acte tout à fait logique et cohérent ?
C’est à toutes ces questions que l'historien Jean de Viguerie entend répondre de manière honnête et en sortant pour des opinions convenus.

Développement durable et gouvernance par les nombres : une approche juridique. Avec Alain Supiot pour l'Agence Française de Développement.


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09.11.2017

Alain Supiot nous présente la manière dont les objectifs du développement durable s’inscrivent dans le mouvement plus général de substitution de la gouvernance par les nombres au "régime de droit" exigé par le Préambule de la Déclaration Universelle des droits de l'Homme.
Car le droit est un objet familier et mystérieux, dont l’importance est souvent sous-estimée. Il a pourtant une place centrale dans la construction de nos sociétés. Il ne sert pas seulement à voir le monde tel qu’il est, mais tel qu’il pourrait être.
Chaque époque possède sa propre représentation du monde et donc ses propres "lois". L’État social est la grande invention institutionnelle occidentale issue de la révolution industrielle. Mais depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, nous observons le passage progressif d’un "imaginaire industriel" à un "imaginaire cybernétique" qui porte avec lui l’idéal d’une gouvernance par les nombres : l’action de l’État ne serait plus pensée en termes de législation mais en termes de programmation, les individus répondant alors à des objectifs chiffrés suivant les orientations fixées par les gouvernements.
Aujourd’hui, cet État social est déstabilisé par le contexte de la mondialisation qui remet en question la façon occidentale de penser la société. À l’opposé, la globalisation propose l’idée d’un "marché total, peuplé de particules contractantes n’ayant entre elles de relations que fondées sur le calcul d’intérêt. Ce calcul tend ainsi à occuper la place jadis dévolue à la Loi comme référence normative sous l’égide duquel on contracte".

Les couleurs de Mai 68. Avec Michel Pastoureau à la Bibliothèque Buffon de Paris.


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15.05.2018

Quelles sont les couleurs de nos souvenirs ? Que traduisent-elles de nos engagements ? De quelle façon un événement historique imprime la mémoire collective ? Comment les couleurs ont-elles signifié la rupture créée par les jolis mois de mai et juin ?
Pour célébrer ce 50e anniversaire, l'historien de la symbolique occidentale Michel Pastoureau nous permet de (re)découvrir "le moment 1968" au prisme des couleurs.

Une conférence prononcée dans le cadre des cafés Histoire de l'association Thucydide.

L'identité italienne. Avec Alberto Scotti au Cercle Aristote.


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02.07.2018

Alors que l'Italie vient de se doter du premier gouvernement anti-austérité européen, faisant au passage voler en éclat le clivage droite-gauche, l'analyste politique et traducteur Alberto Scotti nous convie à une analyse historique et géographique de l'identité italienne pour nous permettre d'en comprendre les enjeux contemporains.
Car c'est peut-être chez notre voisin transalpin que se joue une partie de notre avenir...

Pétitions et formes brèves de l'imprimé : une "barricade de papiers" contre la restriction du suffrage universel en 1850. Avec François Jarrige à l'Université de Bourgogne.


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16.03.2017

Au cours du processus de réaction conservatrice qui caractérise l’évolution de la Seconde République, le vote de la loi restreignant le suffrage universel masculin le 31 mai 1850 constitue un moment charnière. Devant la répression accrue, la résistance à cette loi prit essentiellement la forme d’un vaste mouvement de pétitionnement qui, en quelques semaines, parvint à réunir plus de 500 000 signatures.
À travers l’étude de ce pétitionnement exceptionnel (stratégies de la collecte, géographie de la France pétitionnaire et usages parlementaires de ces pétitions), François Jarrige envisage certains aspects de la mobilisation démocratique et des réactions anti-républicaines en France au milieu du XIXe siècle.

Une conférence qui s'inscrit dans le colloque "Les formes brèves, de l'imprimé au numérique (XIXe-XXIe siècles)".

Liban, histoire et destin d'une exception. Avec François Costantini au Cercle Aristote.


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2018

Alors que le monde est confronté, aujourd'hui, au fondamentalisme islamique et son expression la plus barbare -le terrorisme djihadiste-, chacun s'interroge sur la meilleure réponse à apporter à ce défi sans précédent. Etudier l'identité du Liban à travers une perspective historique des plus lointaines peut apporter une réponse à la fois dense et protéiforme.
D'entrée, François Costantini livre la clé de ce qu'il dénomme l'exception libanaise : la volonté et la capacité historique, intellectuelle et humaine d'un groupe particulier, les Chrétiens Maronites, à s'inscrire dans une relation de stricte égalité face à un islam conquérant, niveleur, dominateur et porteur de hiérarchies entre groupes et individus. C'est en effet depuis ce refus d'acceptation du statut de dhimmis que les Maronites ont imprimé leur marque à l'ensemble d'une région devenue par leur force et leur volonté un pays.
Plus que jamais, alors que les affres du terrorisme et du fondamentalisme musulmans se sont abattus sur nos sociétés, c'est en se tournant vers le message du Liban que peut venir une lueur d'espoir pour nos sociétés.

La crise des sociétés arabes. Avec Georges Corm à Gennevilliers.


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27.11.2015

Le monde arabe est complexe. En comprendre la crise actuelle nécessite de prendre du recul. Un retour à la paix dans cette région tourmentée dépend largement de la reconnaissance de la puissante dynamique de sa pensée originale, critique et profane, loin de l'image sclérosée qui en est souvent donnée.
C'est dans cette optique que Georges Corm nous expose les multiples facettes de l'histoire politique arabe depuis le XIXe siècle, attestant la vitalité de sa pensée et des grandes controverses qui l'ont traversée.
Inscrivant l'œuvre de ces penseurs dans le maelström des bouleversements géopolitiques et socioéconomiques ayant marqué le monde arabe depuis deux siècles, Georges Corm explique comment les puissances externes ont contribué à marginaliser la pensée critique arabe. Cela a facilité l'installation hégémonique de la pensée islamiste, instrumentalisée par certains régimes arabes comme par leurs protecteurs occidentaux.
En retraçant les avatars successifs du nationalisme arabe moderniste, confronté à partir des années 1950 au double défi de la création de l'État d'Israël et de la manne pétrolière, Georges Corm donne les clés pour comprendre les révoltes libertaires arabes de 2011, ainsi que les contrerévolutions et interventions externes qui les ont suivies.

Une intervention qui se fait dans le cadre des 4e rencontres d'Histoire critique.

Les ténèbres du Moyen Âge, de la propagande des humanistes à l'instruction républicaine. Avec Claire Colombi pour E&R à Lille.


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25.11.2017

"On se croirait au Moyen Âge !" Qui n’a jamais entendu, et sans doute prononcé lui-même ce poncif ? Asséné sans réflexion aucune, tant il est admis qu’avant la Renaissance et les Lumières la civilisation occidentale était dans les ténèbres, il illustre parfaitement cette légende noire que Claire Colombi déconstruit ici méthodiquement.
De la représentation artistique à la religion, de l’organisation sociale à celle de l'éducation, elle revient sur plusieurs siècles de falsifications historiques. Bien loin de ces assertions véhiculées par l’ "esprit des Lumières", c’est un Moyen Âge véritablement lumineux que Claire Colombi nous raconte.