L'histoire politique de l'alimentation et le "mieux manger". Avec Paul Ariès à Lons-le-Saunier.


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27.01.2017

Que nous apprend l'alimentation préhistorique sur la division des sociétés ? Que devons-nous encore aux conceptions politiques des tables mésopotamiennes égyptiennes, grecques ou romaines, au-delà de la question des banquets ? Comment et pourquoi les tables gauloises ont-elles été balayées par l'alliance politique entre l'église catholique et les nouveaux maitres issus des grandes invasions ? En quoi le système politico-religieux féodal a-t-il structuré durablement notre table ? Pourquoi et comment la monarchie absolue a-t-elle du inventer sa propre conception de la table ? Quelles furent les conceptions révolutionnaires de la table ? Pourquoi la république a-t-elle imposé la pomme de terre contre  "l'arbre à pain" (chataignier) ? Quelles furent dans l'histoire les grandes utopies alimentaires ?
Il existe déjà de nombreuses histoires sociales, culturelles, religieuses, économiques, techniques de l'alimentation mais aucune histoire "politique" de la table. C'est cette histoire politique que retrace Paul Ariès en expliquant "ce que manger veut dire" du point de vue de la constitution d'une société, de ses rapports de pouvoir et de domination.

Napoléon et de Gaulle : la France et ses grands hommes. Avec Patrice Gueniffey à l'Ecole de Guerre.


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15.05.2018

Patrice Gueniffey, historien et spécialiste reconnu de la Révolution et de l'Empire, nous partage son analyse de l'histoire que la France a entretenue avec ses grands hommes, notamment avec Napoléon et De Gaulle. Deux destins différents par bien des aspects bien finalement associés, après bien des tribulations et des controverses.

Décryptage des européennes 2019. Avec Etienne Chouard, Coralie Delaume et Pierre Lévy au point de Ruptures.


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06.2019

Alors que les résultats des élections européennes sont maintenant connus, il est temps de les analyser pour comprendre leur signification.
Vote écolo des catégories aisées, Brexit, rôle des médias, souveraineté bafouée des peuples : autant de sujets dont débattent Etienne Chouard, Coralie Delaume et Pierre Lévy dans une perspective radicalement euro-critique.

Le peuplement européen en Algérie Française. Avec Daniel Lefeuvre au Cercle Algérianiste du Gers.


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30.06.2012

De 1830 à l'indépendance qui conclut plus de sept ans d'une guerre traumatisante, quel a été la réalité du peuplement européen et français en Algérie ? Comment les autorités françaises ont-elle gérées la problématique de la coexistence de populations différentes sur un même sol ?
L'historien Daniel Lefeuvre, après avoir passé une vie à défricher des archives souvent inexplorées, nous renseigne sur la dynamique démographique en Algérie pendant la colonisation. Les idées reçues sur cette période s'en trouvant, pour la plupart, balyées...

La guerre des Russes blancs. Avec Jean-Jacques Marie au café Histoire à Paris.


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04.10.2017

De 1917 à 1922, la guerre civile a causé des ravages en Russie : des millions de morts, des épidémies de typhus et de choléra, la famine, la misère, des populations terrorisées, déportées, massacrées. À l'abdication de Nicolas II en 1917, les bolcheviks - les rouges - prennent le pouvoir. Comment les Blancs ont-ils pu perdre une guerre dont ils s'étaient vus tant de fois les vainqueurs ?
Les Blancs, des généraux de l'ancienne armée proscrits – notamment Denikine, Koltchak, Wrangel – organisent la lutte pour le retour du régime tsariste. Leur action prend naissance dans le sud du pays, puis s'étend jusqu'en Sibérie.
Face à la terreur rouge et blanche qui s’abat sur eux, les paysans se révoltent contre les réquisitions des récoltes et la conscription imposée, souvent appuyés par des bandes de pillards partisans. Les "Verts", comme on les appelle, se battent également contre les Blancs et les Rouges. Le pays est en plein chaos. Mais les Blancs connaissent des divisions politiques et militaires.
Devant l'ampleur des menaces, le gouvernement bolchévique proclame la mobilisation générale et obligatoire. Trotsky prend la direction de l'Armée rouge, qui passe d'un million d’hommes en 1918 à plus de cinq millions en 1920, et élimine les unes après les autres les armées blanches. Les dernières forces blanches rassemblées en Crimée par le général Wrangel sont battues par l'Armée rouge en novembre 1920.
C'est avec Jean-Jacques Marie, historien, spécialiste de l'histoire des révolutions russes et de l'Union soviétique, que nous redécouvrons ces années d'affrontements, d'exactions et de terreur qui firent des millions de morts parmi les troupes et la population victimes des combats, de la famine, des épidémies.

La révolution culturelle nazie. Avec Johann Chapoutot pour l'Agora des savoirs à Montpellier.


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16.05.2018

Pour les nazis, la "culture" était à l'origine la simple transcription de la nature : on révérait les arbres et les cours d'eau, on s'accouplait, se nourrissait et se battait comme tous les autres animaux, on défendait sa horde et elle seule. La dénaturation est intervenue quand les Sémites se sont installés en Grèce, quand l'évangélisation a introduit le judéo-christianisme, puis quand la Révolution française a parachevé ces constructions idéologiques absurdes (égalité, compassion, abstraction du droit...).
Pour sauver la race nordique-germanique, il fallait opérer une "révolution culturelle", retrouver le mode d'être des Anciens et faire à nouveau coïncider culture et nature. C'est en refondant ainsi le droit et la morale que l'homme germanique a cru pouvoir agir conformément à ce que commandait sa survie : il devenait alors légal et moral de frapper et de tuer.
L'historien Johann Chapoutot nous montre comment s'est opérée la réécriture de l'histoire de l'Occident et par quels canaux de telles idées sont parvenues aux acteurs des crimes nazis.

Comprendre les Lumières. Avec Philippe Forget au Cercle Aristote.


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13.05.2019

La révolution galiléenne a révolutionné le visage de l'humanité. En prouvant par la raison une vérité universelle qui ignore la théologie pour être validée, Galilée achève la chrétienté historique sur le plan épistémologique.
Les nouvelles découvertes sont catastrophiques pour l'ordre traditionnel : s'il s'était trompé sur la nature du cosmos, alors il pouvait être trompeur sur tous les champs du savoir. Avec l'apparition du paradigme scientifique, le catholicisme cesse d'être universel. La tradition ne fait donc plus autorité, l'axiomatique de la connaissance passe de la théologie à la philosophie et à la science. La mesure exacte des faits et leur langage mathématique prime sur les normes théologiques et eschatologiques.
L'Eglise, avant, affirmait ce qu'était la terre et les cieux et comment aller au ciel, désormais il ne lui restait plus que le chemin du ciel. La tradition et son autorité aillant failli aux yeux des esprits critiques, l'histoire providentielle du salut ne donne plus sens à l'existence humaine. La tache historique des lumières sera de répondre à cette perte du sens commun.
Dans cette conférence, Phillipe Forget se fixe pour objectif, non pas de juger les lumières selon des critères rétrospectifs, mais de comprendre ses penseurs comme ils se sont eux-mêmes compris. Une mise au point salutaire sur ce courant majeur de la pensée occidentale, pour en dissiper les contre-sens dont il fait l'objet par ses ennemis comme par ses partisans.

L'histoire des révoltes populaires, des sans-culottes aux gilets jaunes. Avec Alain Hugon, Marc Belissa et Michèle Riot-Sarcey pour Le Média.


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12.2018

Pour mieux comprendre le mouvement des gilets jaunes, les trois spécialistes Alain Hugon, historien de l'Ancien Régime, Marc Belissa, historien de la Révolution française, et Michèle Riot-Sarcey, historienne du XIXe siècle, portent sur la mobilisation actuelle des Gilets jaunes leurs regards d'historiens des soulèvements populaires et des révolutions. 
L'apparente spontanéité et le déclenchement sur des mots d’ordres anti-fiscaux, de même que le rejet des privilèges et de la domination de caste, forment des points communs avec les jacqueries et les autres soulèvements populaires qui ont scandé l'histoire de l'Occident, du Moyen Age au XVIIIe siècle.
Mais le mouvement de novembre-décembre 2018 se situe dans un tradition de forte politisation populaire inaugurée par la Révolution française, en particulier par le mouvement des sans-culottes. Comme aux temps les plus anciens, "l'économie morale de la foule" déclenche et justifie la révolte lorsque des valeurs supérieures à celles de la légalité, centrées sur le droit à l'existence dans la dignité, sont transgressées.
L'héritage révolutionnaire, cependant, s'exprime clairement avec l'exigence d’une représentation politique qui ne soit pas seulement légale, c'est-à-dire conforme aux procédures constitutionnelles, mais qui soit aussi légitime, c'est-à-dire effectivement représentative des représentés. Le désir de démocratie, au sens plein du terme, donne au mouvement des gilets jaunes une dimension de resurgissement de la puissance populaire qui a fait les Révolutions de 1830 et 1848, avant d'être à l'œuvre dans la Commune de Paris (1871).

Émission "La grande H.", animée par Julien Théry.