Jacques Chirac. Avec Eric Branca au Centre Universitaire Méditerranéen à Nice.


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17.02.2015

Longtemps, les français prirent Jacques Chirac pour un technocrate. Une quintessence de ce que la Ve République gaullienne avait produit pour assurer l'intendance d'une France pressée d' "épouser son temps", bref, le meilleur et le pire de ce qu'on pouvait attendre de l'ENA, cet instrument administratif dont la France d'avant-guerre avait tant manqué mais qui, aussitôt l'homme du 18 juin disparu, prit la place que ses successeurs eurent la faiblesse de lui laisser...
Que reste-t-il de tout cela, quatre décennies plus tard ? Dans l'esprit des Français, le jeune loup est devenu un vieux sage et, dans leur coeur, un sujet croissant de nostalgie : Jacques Chirac reste -de loin !- l'homme politique préféré des Français. Le dernier, en somme, à avoir incarné physiquement la fonction présidentielle, quels qu'aient pu être les reproches qu'à gauche comme à droite, on lui avait adressés.
Et puis il y a l'homme. Sans cesse, Chirac s'est appliqué à ne rien laisser derrière lui qui puisse révéler qui il est aussi : un homme attiré par la recherche des harmonies cachées qui unissent le visible à l'invisible. D'où sa passion pour les anciennes civilisations, et le souci, jamais démenti chez lui, de lutter contre une standardisation culturelle qu'il assimile volontiers à un génocide de l'esprit.
C'est ce Chirac-là, aussi, qu'Eric Branca veut raconter, en sus du Chirac public qui a occupé, depuis près d'un demi-siècle, le devant de la scène nationale.

Histoire de la révolution et révolution dans l'histoire. Avec François Furet à l'École des Hautes Études en Sciences Sociales.


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11.02.1994

Dans cet entretien, François Furet répond aux questions de Jacques Revel, Mona Ozouf et Pierre Rosanvallon et explique avec lucidité et droiture comment son engagement politique et sa formation théorique ont pu se conjuguer, puis diverger, jusqu'à ce que sa propre réflexion sécrète une vision renouvelée de la Révolution française et de sa place dans l'histoire.

0:00:00 - Introduction
0:07:35 - Un apprentissage marxiste
0:19:52 - L'École Labrousse et l'histoire sociale
0:34:18 - L'histoire est-elle une science sociale ?
0:52:29 - Penser la révolution
1:12:39 - La révolution française : matrice de la démocratie française

Pie XII et les juifs. Avec Philippe Chenaux, Gary Krupp et Serge Klarsfeld à Paris.


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07.11.2010

La pièce Le Vicaire a distillé le doute dans les esprits : impossible aujourd'hui d'évoquer la mémoire de Pie XII sans poser la question : qu'a fait réellement le Pape pour les Juifs entre 1939 et 1945 ?
C'est pour y répondre que sont réunis l’historien Philippe Chesnaux, le président de "Pave the way Foundation" Gary Krupp et le célèbre avocat Serge Klarsfeld.
Pie XII était-il informé de la politique d'extermination ? Si oui, comment comprendre la raison de ses "silences" ? Le Pape aurait-il fait le choix du silence ? Pouvait-il faire autrement ?
Les intervenants, au cours de ce débat organisé par l'association "Ecouter avec l'Eglise" et présidé par Gérard Leclerc, répondent clairement, documents d'archives et chiffres à l'appui : Pie XII et toute l'Eglise catholique ont sauvé d'une mort certaine des milliers de Juifs, suscitant dans les communautés juives du monde entier les plus profonds sentiments de reconnaissance.
Une mise en lumière du rôle d'un Pape hors du commun dans un contexte historique précis, un Pape qui éprouvait pour le peuple juif une "affection passionnée et empreinte de respect".

Saint-Simon, aux sources de la sociologie et du socialisme. Avec Pierre Musso à l'Institut d'Etudes Avancées de Nantes.


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26.04.2016

Le nom d’Henri Saint-Simon (1760-1825) est plus célèbre que son œuvre qui a subi de multiples lectures déformantes, à commencer par l’école saint-simonienne. Ayant exercé une grande influence au XIXe siècle, son œuvre est à la source des grandes idéologies contemporaines.
Quatre grands courants de pensée sont issus directement de la pensée de Saint-Simon :
 - le positivisme d’Auguste Comte, son disciple et collaborateur ;
 - des socialismes dont celui de Pierre Leroux, la pensée anarchiste de Proudhon, et surtout le marxisme ;
 - un courant de la sociologie inaugurée par Emile Durkheim et Marcel Mauss ;
 - l’école saint-simonienne, elle-même multiforme.
Saint-Simon fait émerger la problématique sociologique, notamment le concept de société et de changement social. Il conçoit même un nouveau système social, puis cherche une méthode pour le réaliser. Une préoccupation permanente traverse sa réflexion : "faire une combinaison ayant pour objet d’opérer la transition de l’ancien au nouveau régime social". Après la Révolution française qu’il considère comme inachevée, Saint-Simon veut changer l’ordre des choses au bénéfice de la "classe la plus pauvre", ouvrant la voie au socialisme.

Histoire symbolique du Moyen Age occidental. Débat entre Michel Pastoureau et Danielle Bohler à l'École nationale des chartes.


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23.10.2012

Initialement parue en 2004, l'histoire symbolique de Michel Pastoureau conduit le lecteur sur des terrains variés : les procès d’animaux, la mythologie des arbres, le bestiaire des fables, l’histoire du jeu d’échecs, la symbolique des couleurs, l’origine des armoiries, l’iconographie de Judas, la légende du roi Arthur et celle d’Ivanhoé.
Tout au long de ce parcours, l'historien Michel Pastoureau souligne avec force combien l’histoire des animaux et des végétaux, des couleurs et des images, des signes et des songes, loin de s’opposer à l’histoire sociale, économique ou politique, en est une composante essentielle. Car pour l’historien, l’imaginaire est toujours une réalité.
Et c'est dans le cadre du cycle "Les Mardis de l’École des chartes" que Danielle Bohler discute avec Michel Pastoureau de son approche des mentalités au Moyen Age.

Le projet d'autonomie chez Castoriadis. Avec Jean-Louis Prat pour l'Université Réelle à Montpellier.


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18.02.2017

Philosophe, économiste et psychanalyste, Cornelius Castoriadis (1922-1997), cofondateur de la revue Socialisme ou Barbarie, fut l’un des auteurs de référence de la "nouvelle gauche" apparue en 1968.
Sa critique interne du marxisme l’a conduit à remettre en cause les conceptions déterministes de l’histoire. Il leur oppose l’idée d’une création "social-historique" faisant apparaître des "significations imaginaires sociales" qui ne résultent pas de façon prévisible d’un état de choses donné, ni ne sont réductibles à des infrastructures objectives qu’elles traduiraient ou refléteraient dans le champ idéologique : l’imaginaire social n’est pas une imagerie ni un miroir du monde "réel".
De l’héritage marxiste, Castoriadis retient toutefois le projet révolutionnaire, celui où le "libre développement de chacun" reste inséparable du "libre développement de tous" et où l’émancipation des travailleurs ne peut être obtenue que par l’activité autonome des travailleurs eux-mêmes : le caractère utopique du socialisme marxiste tient plutôt à l’idée d’un développement nécessaire, dont le terme final serait défini par avance.

Une histoire de la laïcité. Avec Guillaume Bernard pour le Cercle Henri Lagrange.


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04.2017

Guillaume Bernard, historien des institutions et des idées politiques, revient sur l'idée complexe et passionnante de la laïcité et la manière dont elle s'est incarnée dans l'histoire.

 0:00:23 - Première définition de la laïcité
 0:01:35 - Différences entre "laïcisation" et "sécularisation"
 0:03:49 - Distinction entre les notions de "domaines" et d'"organes"
 0:06:27 - Qu'est-ce qu'une "théocratie"?
 0:11:31 - Le christianisme est-il une des sources majeures de la laïcité?
 0:16:36 - La lutte du Sacerdoce et de l'Empire
 0:23:40 - La doctrine médiévale des "deux glaives"
 0:28:30 - Le gallicanisme
 0:32:56 - Le Concordat de Bologne
 0:34:21 - Le gallicanisme a-t-il préparé les esprits à la Constitution civile du clergé (1790) ?
 0:38:09 - Le Concordat de 1801
 0:42:24 - John Locke, inspirateur de la laïcité
 0:45:50 - Contexte de la loi de 1905 concernant la séparation des Églises et de l’État
 0:50:06 - Contenu de la loi de 1905
 0:55:47 - La "nouvelle laïcité"
 1:00:54 - Le "laïcisme"
 1:05:33 - Distinction entre "laïcité-neutralité" et "laïcité-religiosité"
 1:08:57 - La laïcité est-elle une arme efficace pour défendre l'identité française ?
 1:10:38 - Quel avenir pour la laïcité à l'heure du communautarisme ?

La condition des femmes, de la tradition à la modernité. Avec Youssef Hindi et Claire Colombi pour E&R à Reims.


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27.11.2016

La vulgate féministe est un progressisme. Le patriarcat nous viendrait du fond des âges et l'oppression des hommes contres les femmes se serait particulièrement cristallisée dans les grands monothéismes (le moyen-âge chrétien et le monde musulman).
C'est contre cette idéologie que Claire Colombi et Youssef Hindi s'élèvent.
Ils nous montrent que, bien loin des mensonges actuellement coloportés par les pouvoirs médiatique et intellectuel, le christianisme et l'islam ont plutôt contribué à l'émancipation des femmes.
Les inégalités persistances sont plutôt à comprendre comme la résurgence de formes organisationnelles antiques (le droit romain à partir de la révolution française en Europe) ou de la survivance de certaines formes familiales claniques (au sein du monde arabe).
Une leçon bienvenue d'histoire et d'anthropologie !