1933, l'avènement au pouvoir d'Adolf Hitler. Avec Johann Chapoutot sur France Inter.


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15.11.2019

Pour les historiens, les dates sont comme des prises, auxquelles ils s'accrochent et qui leur permettent de remonter le temps et d'ordonner le passé d'un monde. Le 30 janvier 1933, est une date dite événement, celle qui coupe en deux un siècle, un pays, un continent. Ce jour-là, Adolf Hitler est nommé chancelier. La jeune République de Weimar s'effondre alors que le IIIe Reich prend forme.  
En quelques mois l'Allemagne bascule vers la catastrophe qui aboutira à la Seconde Guerre mondiale et à la destruction des Juifs et des Tziganes d'Europe. Qui ont été les compagnons, les alliés, les financiers de cette ascension ? Est-ce que tout a bien commencé le 30 janvier 1933 ?

Émission "Affaires sensibles", animée par Fabrice Drouelle.

Les rapports entre société et individus : une reflexion anthropologique. Avec Emmanuel Todd à l'Université d'Angers.


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05.10.2020

En économie, il est courant de postuler que les processus sociaux sont le résultat des interactions individuelles. La société et le système économique sont ainsi perçus comme les conséquences de décisions rationnelles produites par le calcul des intérêts personnels.
D'un point de vue anthropologique, cette vision des rapports entre individus et société est extrêmement contestable. Elle néglige le rôle fondamental que jouent les structures sociales dans les comportements et même les performances économiques.
De fait, l'individu rationnel et conscient de ses intérêts relève davantage du mythe que d'un savoir scientifique. Plus fondamentalement, la pensée économique ne parvient pas à prendre en compte l'importance de la diversité des sociétés et propose bien souvent des modèles abstraits qui débouchent sur des recommandations politiques qui se heurtent à la réalité empirique des structures sociales et des sociétés dans lesquelles elles sont mises en œuvre.

Marie-France Garaud. Avec Rémi Delieutraz sur Radio Courtoisie.


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29.10.2019

"L'audace d'une femme arrêtant ce concours
En des jours ténébreux a changé ces beaux jours."
Ces vers de Racine auraient pu servir de référence à plusieurs générations d'hommes politiques confrontées aux stratégies d'influence de celle qu'on a appelé "Marie la France". Il faut croire que les grands auteurs du théâtre classique, de Corneille à Musset, de Molière à Hugo, avaient prévu le déroulement de l'Histoire de France sous la Ve République ! Pompidou, Chirac, Giscard, Mitterrand, Séguin, Pasqua… Tous ont été des personnages tragiques.
Pour nous, Rémi Delieutraz retisse le fil de l'histoire récente du pouvoir autour de la vie particulière, ensorcelante et romanesque de Marie-France Garaud en s'appuyant sur les ressources du grand répertoire du théâtre. Et fait mouche !

Émission du "Libre Journal de la réaction", animée par Philippe Mesnard.

Soral répond sur ERFM !


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04.02.2020

Après deux ans de questions-réponses en vidéo sur ERTV, l'émission Soral répond revient sous un nouveau format sur ERFM, la radio en ligne et en continu d'Égalité & Réconciliation.
Le principe : les auditeurs qui le souhaitent posent leurs questions sur le répondeur du polémiste qui choisit ensuite les meilleures et y répond.

Genèse médiévale du capitalisme. Avec Vincent Challet pour l'Agora des savoirs à Montpellier.


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05.02.2020

Dans le rapport que nos sociétés contemporaines entretiennent à l'argent, le Moyen-Âge constitue incontestablement un tournant décisif en mettant en place des formes très élaborées d'association du capital et en inventant cette forme très novatrice de transfert des capitaux que fut la lettre de change.
Ces innovations qui permirent de contourner en partie le problème du change et de l'échange du numéraire furent, à partir du XIIIe siècle, à l'origine d'un essor financier et commercial sans précédent dans l'Occident médiéval.
D'une certaine manière et en dépit d'un certain nombre de freins techniques et moraux - dont la condamnation par l'Eglise d'un profit immodéré - il n'est pas exagéré de dire que les marchands et banquiers du Moyen Âge ont été à l'origine du capitalisme.

Japon, automne 1945 : le démontage d'un empire. Avec Pierre-François Souyri aux Rendez-vous de l'histoire de Blois.


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10.10.2015

15 août 1945 : l'empire colonial japonais s'effondre. Rapatriement dans des conditions épouvantables de milions de civils et de militaires, effondrement de l'idéologie impériale nationaliste, début de la décolonisation.
S'ouvre une nouvelle page de l'histoire du XXe siècle que nous raconte l'historien Pierre-François Souyri.

Le capitalisme autoritaire. Avec Grégoire Chamayou pour Hors-Série.


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22.10.2018

On sent qu'il aime ça, Grégoire Chamayou, rentrer dans la tête des puissants. Dans son précédent livre déjà, Théorie du drone, le philosophe plongeait dans les archives militaires américaines pour nous donner à entendre les voix de ceux qui pensent la guerre et tentent de promouvoir une nouvelle manière de la faire : sans courir le risque de mourir soi même.
Dans son dernier ouvrage en date, La Société ingouvernable, Une généalogie du libéralisme autoritaire (La Fabrique) le chercheur troque le complexe sécuritaire pour les boards des entreprises. Il nous emmène dans les tréfonds feutrés des hautes sphères du pouvoir économique, là où les intellectuels organiques des milieux d'affaire ont mis au point dans les années 1970 les théories, les concepts et les tactiques pour défendre un ordre capitaliste alors profondément remis en cause, aussi bien par des salariés "indisciplinés" que par des mouvements écologistes en demande de régulation gouvernementale.
Il faut les entendre échafauder leur riposte, inventer les "théories de la firme" à même de justifier le primat de la valeur actionnariale, tout en s'efforçant de déréaliser la violence de la hiérarchie et du rapport salarial… Il faut les entendre, car alors on perçoit leurs contradictions, leurs débats, leurs désaccords et leurs failles. Celles qu'il nous appartient d'exploiter si l'on veut à nouveau se rendre ingouvernables.

Émission "Aux Ressources", animée par Laura Raim.

La vie et l'oeuvre des Goncourt. Avec Pierre Ménard sur Radio Courtoisie.


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19.04.2020

Edmond et Jules de Goncourt sont comme écrasés par leur nom. Si nul n'ignore le prix qu'ils ont fondé, l'oubli a frappé la vie et l'oeuvre de ces deux frères qui se sont attaqués pendant près d'un demi-siècle à tous les genres littéraires, et plus encore au genre humain. Suivre les Goncourt, c'est courtiser la princesse Mathilde, dîner avec Zola, survivre à la Commune, passer des salons des Rothschild aux soupentes sordides et recevoir toute l'avant-garde artistique dans leur Grenier de la Villa Montmorency.
Pamphlétaires incisifs, romanciers fondateurs du naturalisme, dramaturges à scandale, collectionneurs impénitents, ces langues de vipère ont légué à la postérité un cadeau empoisonné : un Journal secret qui fait d'eux les meilleurs chroniqueurs du XIXe siècle. Seule la méchanceté est gratuite, aussi les deux écrivains la dépensent-ils sans compter. Chaque page laisse éclater leur détestation des femmes, des parvenus, des Juifs, des artistes et de leurs familiers.
On découvre Baudelaire ouvrant sa porte pour offrir aux voisins le spectacle du génie au travail, Flaubert invitant ses amis à déguster des "cervelles de bourgeois", les demi-mondaines étalant un luxe tapageur ou Napoléon III entouré d'une cour servile qui met en bouteilles l'eau de son bain...
Réactionnaires ne jurant que par la révolution en art, aristocrates se piquant de faire entrer le bas peuple dans la littérature, les Goncourt offrent un regard aiguisé sur un monde en plein bouleversement, où, de guerres en révolutions, le paysan fait place à l'ouvrier, la bougie à l'ampoule et le cheval à l'automobile.

Émission du "Libre Journal des amitiés françaises", animée par Thierry Delcourt.