Les Chrétiens et l'Empire romain. Avec Damien Bigini pour le Cercle de l'Aréopage.


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2019

Damien Bigini nous offre une belle synthèse qui remet à plat la nature des rapports entre le pouvoir impérial et la nouvelle religion chrétienne. L'alternance entre phases de persécution et phases de tolérance ou de bienveillance est clairement détaillée et la chronologie précisée.
Le vaste matériel sur lequel s'appuie le conférencier montre que la perception du christianisme par Rome est avant tout un fait religieux et relève en premier lieu de la "politique de l'État vers le divin".
Les empereurs, dans leur fonction de garants de la pax deorum, doivent composer avec les pressions d'une cour instable et hétérogène, avec les inquiétudes du Sénat, ou les explosions de colère de lointaines provinces. Tour à tour, ils se montrent prudents arbitres, persécuteurs contraints, bourreaux volontaires ou sympathisants.
Autant d’hommes et d'étapes qui composent une trame unique : celle de l'inévitable rapprochement entre les deux premiers vrais universalismes de l'Histoire.

Une histoire politique de l'alimentation ? Avec Paul Ariès au Festival Felipé à Paris.


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26.11.2017

Pourquoi l'alimentation est à l'origine des biens communs de l'humanité ? Comment les puissants, avec les rituels de la table et les politiques alimentaires, sont parvenus à construire l'(in)égalité des humains ? Qui, après avoir imposé au peuple de manger du pain, a voulu lui interdire les châtaignes et généraliser la pomme de terre ?
Au-delà des histoires sociale, religieuse ou culturelle de l'alimentation, Paul Ariès retrace son histoire politique, jamais traitée à ce jour. Une travail qui est le fruit de trente ans d'enseignement et de recherches, dans lequel il montre comment la table française reste largement tributaire des tables passées.

Turgot, un libéral au pouvoir. Avec Benoit Malbranque à l'Institut Coppet.


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12.05.2015

Supposez qu'un homme politique arrive au pouvoir et découvre la situation catastrophique des finances publiques. L'État est au bord de la banqueroute, incapable de rembourser ses créanciers. Cet homme n'est pas François Hollande mais un économiste brillant et partisan du "laissez faire, laissez passer !" des Physiocrates… Non, nous ne sommes pas en 2015 mais en 1774 et cet homme c'est Turgot, nommé ministre des finances par Louis XVI, en pleine crise de la dette. Que va-t-il faire ?
En deux ans, il va tailler dans les dépenses de la Maison du roi, engager des réformes audacieuses pour libérer l'économie des entraves administratives. Il ira même jusqu'à sermonner le roi en ces termes : "Il faut, Sire, vous armer contre votre bonté, de votre bonté même, considérer d'où vous vient cet argent que vous pouvez distribuer à vos courtisans".
Tout à la fois philosophe, économiste, et ministre d’État, Turgot est une personnalité d'une envergure considérable. Collaborateur de l'Encyclopédie, ami proche de Voltaire, correspondant régulier de Condorcet, membre, bien malgré lui, de la Physiocratie, Turgot brilla d'une lumière rare au sein de la sphère intellectuelle française de la seconde moitié du XVIIIe siècle. Tour à tour intendant à Limoges, dans le Limousin, puis ministre sous Louis XVI, il a aussi laissé, comme administrateur, une trace incomparable.

Jules Ferry, reflet de la société française de son temps. Avec Eric Fromant sur Radio Courtoisie.


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14.12.2018

Fondateur de l'école laïque et de l'empire colonial, Jules Ferry est bien plus que tout cela : intellectuel au grand courage physique, républicain engagé dans une lutte féroce avec un autre républicain, Georges Clemenceau véritable partisan de l'industrie et du libre-échange devenu adepte du protectionnisme paysan. Sa vie est un roman.
Il faut la découvrir en respectant la chronologie, comme nous le rappelle Eric Fromant, en présentant l'enchaînement des faits, de sa naissance en 1832 à 1893, date de sa mort.

Émission du "Libre Journal de la crise", animée par Laurent Artur du Plessis.

Res publica : quelques réflexions romaines sur la chose publique. Avec Claudia Moatti à l'Université de Bordeaux.


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04.04.2017

Qu’est-ce que la "chose" publique, la res publica ? Et qu’est-ce que l'indétermination originelle de la "chose", puis sa substantialisation à partir du IIe siècle avant notre ère, disent de la conception du politique dans la Rome républicaine ?
Dans cette conférence, la professeur d'histoire romaine Claudia Moatti nous montre quelques déplacements qui affectent la notion jusqu'au début du principat et analyse les enjeux et les effets du processus de formalisation qui reflète, chez une partie de l'élite, une volonté de mettre un terme au mouvement de l'histoire.

Le poujadisme, une révolte. Avec Dominique Borne sur France Culture.


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12.01.2019

Le mouvement des gilets jaunes a suscité de divers côtés, depuis qu'il a commencé, un rapprochement avec le poujadisme, cette explosion de colère collective qui a marqué en profondeur les dernières années de la IVe République, de 1954 à 1958 en ébranlant les institutions et en contribuant au discrédit du personnel politique. Il serait donc intéressant d'aller y voir de plus près en se demandant ce que le mot de "poujadiste" peut signifier dans les esprits de nos contemporains, après soixante-dix ans écoulés. Et surtout en allant considérer la nature, les ressorts et les effets de ce phénomène, replacé dans son temps et resitué dans la durée.
Assurément, la France de l'époque était bien différente de celle d'aujourd'hui : quant à ses équilibres géographiques, quant à la répartition du travail et des richesses, quant au poids respectif des catégories sociales, quant à la nature des institutions, quant à la mémoire du passé récent, quant aux attentes partagées ou contradictoires des populations. Les partis politiques, les syndicats, les églises structuraient la société avec une vigueur qui a disparu.
Parmi les moyens de communication, la radio était dominante et la télévision balbutiait encore dans sa prime jeunesse, à une distance immense des nouvelles technologies qui modifient désormais en profondeur les procédés de la mobilisation et jusqu'à la démarche même des manifestations de masse.
Mais avec tout cela, il serait bien étonnant que ne se révèlent pas, d'une époque à l'autre, des résurgences et des continuités dans les formes de la contestation, selon certains traits durables du tempérament national.

Émission "Concordance des temps", animée par Jean-Noël Jeanneney.

Et ils mirent Dieu à la retraite : quatre siècles d'histoire. Avec Didier Le Fur sur Radio Courtoisie.


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07.04.2019

Entre le XVIe siècle et le début du XXIe, la place, l'écriture, le statut et la réception de l'histoire n'ont cessé d'évoluer, pour aboutir aux formes que nous lui connaissons aujourd'hui. Didier Le Fur montre ainsi que, après la Renaissance, l'explication du passé et de l'histoire du monde par les églises chrétiennes décline, en même temps que naît l'idéologie du "progrès", qui donnera ensuite naissance à la "science" de l'histoire actuelle.
Particulièrement original, porté par un historien capable d'interroger sa pratique comme sa matière, Didier Le Fur nous rappelle que l'écriture de l'histoire en France, à l'image de ses deux principaux courants que sont le "roman national" et l' "histoire mondiale", est encore et toujours largement influencée par l'imaginaire chrétien, ce qu'il serait peut-être intéressant de questionner...

Émission du "Libre Journal des amitiés françaises", animée par Thierry Delcourt.

Gabriele D'Annunzio et le printemps de Fiume. Avec Didier Carette et Luc-Olivier d'Algange sur Méridien Zéro.


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18.12.2018

C'est à un entretien sur Gabriele D'Annunzio et l'expérience mythique de Fiume, en compagnie de Didier Carette et Luc-Olivier d'Algange, que nous avons droit ici.
L'occasion de rappeler qu'un mouvement politique qui se sclérose est un mouvement qui meurt, ce qu'avaient bien compris tous ceux qui avaient participé à cette expérience fondatrice pour les mémoires militantes européennes des XXe et XXIe siècles.

Émission "L'Echo des Canuts", animée par Roberto Fiorini.