Radioscopie : Jean Cau répond aux questions de Jacques Chancel sur France Inter.


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17.09.1976

Jean Cau, écrivain et journaliste, revient sur le parcours intellectuel qui a été le sien. De proche collaborateur de Jean-Paul Sartre au prix Goncourt en 1961 avec La Pitié de Dieu, il commente l'évolution politique dont on le crédite qui l'a conduit à attaquer vertement le quotidien Le Monde.
Revenant sur ses origines modestes, il parle de son amour du peuple, de la responsabilité des hommes politiques qui se posent en conducteurs d'hommes et du rôle que l'écriture joue dans sa vie d'homme de plume.

Albert Camus et Raoul Girardet, deux intellectuels dans la tourmente du XXe siècle. Avec Olivier Dard et Jean Monneret sur Radio Courtoisie.


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21.10.2013

Alors que tout semble opposer ces deux intellectuels, de l'origine sociale aux engagements politiques, Albert Camus et Raoul Girardet se retrouveront curieusement sur plusieurs questions à l'actualité brûlante, comme la question algérienne.
Portrait croisé de deux honnêtes hommes qui se sont toujours tenus à distance des querelles de partis et des luttes d'égo.

Émission du "Libre Journal de Roger Saboureau".

Georges Perec (1936-1982). Avec Marcel Benabou, Robert Bober, Bernard Magne, Paulette Perec et Jacques Roubaud sur France Culture.


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22.04.2007

Reconnu pour sa virtuosité stylistique, Perec est tout autant un conteur du quotidien et de lui-même. Il existait pour et par les textes. Entre la vie et la fiction, l'imaginaire et le réel, il n'y avait pas vraiment de frontières. Ecrire était sa façon de s'approprier le monde, d'être au monde.
Son oeuvre mosaïque se présente comme un vaste puzzle, où le moindre détaille compte, où la phrase est pesée, le mot choisi, la lettre comptée. Elle est une architecture savante, encyclopédique qui épuise les mots pour bâtir, pièce à pièce, cette vaste maison dont les murs sont composés de bibliothèques et où il fait bon s'installer...

Émission "Une vie, une oeuvre", animée par Catherine Pont-Humbert et Annie Douel.

Hispanidad, Lusophonie, Francophonie : prospérité dans l'Union-Latine. Avec Nicolas Klein pour Factuelle 66 à Ille-Sur-Têt.


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27.01.2018

Quand il regarde au loin, le citoyen français a tendance à de rien voir au-delà de l'Union (Soviétique) européenne et de l'ONU, sorte de proto-gouvernement mondial-mafieux. Et si l'avenir était à la culture latine, sorte d'union qui regrouperait l'Hispanidad, la Lusophonie et la Francophonie ?
Ce sont de ces réalités bien vivantes dont nous parle l'hispanisant Nicolas Klein.
Au lieu de rester enfermé dans de vieux schéma déjà condamnés par l'histoire, sachons regarder en avant et prendre le grand large !

Le texte et le monde. Avec Paul Ricoeur et Gérard Genette à Répliques sur France Culture.


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04.04.1987

Paul Ricœur et Gérard Genette, avant cette rencontre, ne s'étaient jamais rencontrés. Pourtant, le premier avait déjà entamé un dialogue avec l'oeuvre du second, puisque Ricoeur dédie à Genette l'une des études de La métaphore vive, publié en 1975.
Les deux hommes partagent la volonté de "répudier l'attitude romantique qui s'intéresse moins à ce qui se dit d'un texte, qu'à l'âme qui s'y exprime", s'éloignant de concert de Sainte-Beuve sans pour autant trouver convergence sur le reste.
Et c'est de ces divergences que va naître une conversation de haute tenue sur la littérature et ses enjeux.

Carlo Emilio Gadda : affreuse embrouille. Avec Jean-Paul Manganaro sur France Culture.


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03.10.2017

Considéré comme le plus grand écrivain italien du XXe siècle, Carlo Emilio Gadda était un homme discret.
On a pu dire, par contre, que sa langue était "terroriste". Et en effet le projet de ce romancier c'est, selon Jean-Paul Manganaro, de "ne plus raconter". Comment s'y prend-t-il ?

Émission "La Compagnie des auteurs", animée par Matthieu Garrigou-Lagrange.

La vision russe du Cosmos. Avec Gérard Conio sur la RTS.


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02.2016

Le très fin connaisseur de la société russe qu'est Gérard Conio, pour avoir enseigné la civilisation russe à l'université et traduit nombre de ses grands auteurs, nous propose un voyage fascinant dans la pensée de ce pays entre la fin du XIXe et le début du XXe siècle.
Il explique la relation particulière qu'ont les Russes avec le Cosmos et revient sur l'idéologie du cosmisme russe, qui justifie la nécessité de la conquête spatiale de l'Homme, et ce à travers de grands auteurs et philosophes tels que Nikolaï Fiodorov ou Alexandre Tsiolkovski.

Émission "Histoire vivante", animée par Jacques Mouriquand.

Arthur Koestler ou la quête de l'absolu (1905-1983). Avec Michel Laval, Roland Quilliot, Patrick Straumann, Thomas Rabeyron et Uri Geller sur France Culture.


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15.09.2018

Juif hongrois né à Budapest en 1905, il suit ses études dans une Vienne encore heureuse, puis devient journaliste en Palestine. Revenu en Europe, il adhère au Parti communiste allemand, trouvant là une réponse à la menace nazie. Il part un an en Union Soviétique, puis participe à la guerre civile espagnole. Dès 1938, ayant rompu avec le Parti communiste, il combat sans relâche le régime stalinien, notamment à travers son roman majeur, Le Zéro et l'Infini. Sans doute prisonnier d'une sorte de purgatoire intellectuel dans lequel l'a longtemps gardé une certaine intelligentsia marxiste, il incarnait le "renégat", celui qui avait brûlé le communisme après l'avoir adoré. À partir de 1940, il vit en Angleterre, où il se suicide avec sa femme en mars 1983. Son oeuvre de romancier, philosophe, historien et essayiste lui vaut une renommée mondiale.
Dans la seconde moitié de sa vie, l'odyssée intellectuelle prend le pas sur l'engagement politique. L'aventure n'en est pas moins agitée. Koestler écrit sur tout : le processus de la création, les effets de l'évolution sur le cerveau humain, le paranormal, la synchronicité... Il s'aventure à la frontière de la physique quantique et montre comment la parapsychologie est devenue scientifiquement respectable, rappelant qu'aux États-Unis on se servait de l'électronique pour expérimenter sur la psychokinésie et qu'en URSS, la télépathie était une discipline officielle de la recherche. Il aborde notamment la masse négative, les trous dans l'espace et le temps renversé, en tentant de se garder de tout matérialisme ou de crédulité superstitieuse.
Enfin sa puissante trilogie Génie et folie de l'homme s'interroge sur le processus de la découverte scientifique. Il y remonte l'histoire des conceptions de l'Univers, et démontre comment la scission entre science et religion a placé l'humanité devant un tragique dilemme dont elle doit sortir. Puis à travers l'orgueil joyeux de l'inventeur, du poète, du clown, de l'enfant, il montre que création artistique, découverte scientifique ou encore inspiration comique se situent dans la même structure fondamentale qu'il nomme "l'acte bisociatif" :  le bond novateur qui, en reliant soudain des systèmes de référence jusqu'alors séparés, nous fait vivre ou comprendre le réel sur plusieurs plans à la fois. Mais après avoir montré les fins rouages de cette créativité, de ce sens de l'inspiration qui font la grandeur de l'homme, il analyse les misères de l’individu, la pathologie mentale, et conclut sur l'évolution du cerveau de l'espèce humaine avec une théorie de la structure de la réalité.

Émission "Une vie, une oeuvre", produite par Lydia Ben Ytzhak.