La comédie humaine selon Tom Wolfe. Avec Nicolas Idier, Philippe Labro, Erik Neveu et Eric Neuhoff sur France Culture.


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04.2019

C'est en compagnie de plusieurs spécialistes que sont abordés le parcours et l'oeuvre romanesque de Tom Wolfe, inventeur du nouveau journalisme.
Tom Wolfe, originaire du Sud des Etats-Unis, est un homme déterminé, ambitieux, au regard aiguisé sur son entourage et au grand talent d'écrivain. Le dandy habillé en costume blanc détonne dans l'univers new-yorkais dans lequel il pénètre dans les années 1960. Journaliste amené à la littérature, Tom Wolfe est allé jusqu'à vivre plusieurs années à Miami pour écrire Bloody Miami, ou sur le campus d'une prestigieuse université américaine pour écrire Moi, Charlotte Simmons. Faisant fi des règles et des conventions journalistiques jusqu'alors à l'oeuvre, il reprend à son compte la devise balzacienne : "la Société allait être l'historien, je ne devais être que le secrétaire".

Émission "La Compagnie des auteurs", animée par Matthieu Garrigou-Lagrange.

Le populisme ou la mort. Avec Olivier Maulin sur Radio Courtoisie.


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07.05.2019

Abaissement moral des élites, fracture entre la France d'en-haut et celle d'en-bas, désintégration de la société sous les coups de boutoir du capitalisme, de l'immigration et des diktats de l'Union européenne, promotion d'une société multiculturelle et multiconflictuelle, destruction du goût et de l'environnement, trahison des médias : l'inventaire est lourd et c'est avec une verve satirique et un humour cocasse qu'Olivier Maulin dresse un portrait de notre époque régressive dans ses chroniques anticonformistes récemment rassemblées dans un volume justement intitulé Le Populisme ou la mort (Via Romana, 2019).
Cet observateur attentif de la vie littéraire, artistique, politique et sociale de son époque ne désespère pas pour autant et guette dans le moindre soubresaut des peuples les raisons d'espérer, consignant scrupuleusement les éléments d'une révolution conservatrice qui dans toute l'Europe se mettent lentement en place, et qui peuvent assurément changer la donne.
Pourrons-nous éviter le précipice vers lequel nous entraînent nos élites ? Une course contre la montre a commencé.

Émission du "Libre journal de la nouvelle droite", animée par Thomas Hennetier.

Philosophie du langage et de la littérature. Avec Juan Asensio sur Radio Courtoisie.


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06.05.2019

Depuis 2004, le critique littéraire Juan Asensio tient en ligne un site qui se conçoit comme une "dissection du cadavre de la littérature". Il vient de publier Le temps des livres est passé (Ovadia, 2019), ouvrage qui regroupe le meilleur de ses études littéraires des cinq dernières années, de Max Picard à Robert Penn Warenn en passant par Ernesto Sabato, Joseph Conrad ou encore László Krasznahorkai.
Malgré (ou à cause de ?) sa réputation de virulence, qu'il entretient savamment, son site est devenu un incontestable lieu français de la littérature. On s'y agace parfois, souvent on s'y enthousiasme, mais toujours on s'y nourrit grâce à l'intelligence et l'érudition de ses articles.
Retour, en compagnie de Juan Asensio, sur la passion qui l'anime pour la littérature et sa défense, ainsi que sur l'idée qu'il se fait de son travail de critique.

Émission "Le monde de la philosophie", animée par Rémi Soulié.

Raymond Abellio ou la passion de la connaissance. Avec Guy Dupré, Huguette de Montfalcon, Lima de Freitas, Jean-Pierre Lombard, Marie-Christine Saric, Michel Cazenave et Basarab Nicolescu sur France Culture.


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31.12.1993

Avant de devenir en 1946 Raymond Abellio avec son premier roman, Heureux les Pacifiques, Georges Soulès, polytechnicien, avait été militant révolutionnaire dans les souterrains de l'Histoire. On reproche encore à cet activiste trotskyste de s'être fourvoyé dans la Cagoule entre 1941 et 1943 et d'avoir été jusqu'à la fin de la guerre un agent double entre Vichy et Londres sans daigner choisir son camp.
En vérité, la naissance de Raymond Abellio correspond à la mort initiatique de Georges Soulès. Sa rupture avec la politique est radicale comme est absolue sa conversion à la littérature et à la philosophie.
Pendant quarante ans, jusqu'à sa mort en 1986, Abellio publiera des romans, des essais, des mémoires, un journal, un traité de phénoménologie génétique de la science : La structure absolue, qui feront de lui le seul écrivain métaphysique de sa génération.
Oeuvre initiatique, oeuvre éveilleuse, oeuvre illuminative ouverte à la double transcendance du corps et de la conscience, oeuvre gnostique orientée vers le centre secret d'une époque qui, dans son aveuglement, n'y verra qu'une oeuvre marginale. Le plus grand écrivain de l'action et de la méditation depuis André Malraux.

Émission "Une vie, une oeuvre", produite par Michel Camus.

Pier Paolo Pasolini (1922-1975), une vitalité désespérée. Avec Laura Betti, Alberto Moravia, Pierre Clémenti, René de Ceccatty et Jean-Michel Gardair sur France Culture.


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14.06.1990

Le poète, romancier, essayiste, cinéaste et dramaturge Pier Paolo Pasolini est l'une des figures de premier plan de la scène culturelle et politique Italienne de la deuxième montié du XXe siècle. Au travers des témoignages de quatre invités, l'attention est particulièrement portée sur son univers littéraire et ses idées politique.
Sont commentés sa poésie en dialecte puis en italien, son refus des dogmes, ses connaissances en Histoire de l'Art, son homosexualité, son exil à Rome et les éléments constituant son cinéma.

Émission "Une vie, une œuvre", produite par Francesca Isidori et Claude Giovannetti.

Karl Kraus et la modernité viennoise. Avec Jacques le Rider et Gerald Stieg à la Maison Heinrich Heine de Paris.


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10.01.2019

Dramaturge, poète et essayiste, Karl Kraus (1874-1936) fut avant tout un satiriste redouté, dénonçant dans sa revue "Die Fackel" les compromissions et faux-semblants des milieux littéraire et politique.
Avec Karl Kraus, phare et brûlot de la modernité viennoise (Seuil 2018), Jacques Le Rider livre une étude d'ensemble de l'œuvre de l'une des étoiles les plus brillantes de la Vienne du tournant du siècle à l’entre-deux-guerres, étude qu'il discute en compagnie d'un autre spécialiste de Karl Kraus, Gerald Stieg.

Un échange modéré par Olivier Guez.

Philippe Muray (1945-2006). Avec Anne Séfrioui, Philippe Lançon, François Taillandier, Maxence Caron et Alexandre de Vitry sur France Culture.


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19.06.2011

En 1983, Philippe Muray enseigne pour quelques mois à l'université de Stanford. Cet écrivain, auteur de plusieurs essais dont l'un consacré à Céline, découvre lors de ce séjour aux Etats-Unis, ce que l’on allait appeler le "politiquement correct". Cette recherche obsessionnel du Bien et du progrès, la ruée vers la fin de toutes les différences (entre les sexes, entre le père et la mère, l'intime et le public), lui semble alors un mouvement de fond dangereux, qu'il voit se propager à la France dans les années 1980.
Partant de ce constat, Philippe Muray écrit L'Empire du Bien en 1991, dans lequel il démonte l'époque, ses personnages et leurs mœurs. Il poursuivra cette analyse critique jusqu'à sa mort, dans des articles et dans des livres. En 2002, il nomme La Grande Quinzaine cet entre-deux-tours qui oppose Chirac à Le Pen, pendant laquelle, selon lui, un élan de bonne conscience tient lieu de politique. D'où viendrait, selon lui, cette évolution sociétale ?
Philippe Muray trouvait dans mai 68 l'origine de cette société qu'il appelait hyperfestive : les fêtes de la Musique, du livre, des voisins, des poètes, la recherche de l'amitié de tous envers tous qui, disait-il, masquent le réel et nous endorment. Peut-être Philippe Muray était d'autant plus remonté envers son époque qu'il avait aimé la puissance libertaire des années 70 : il portait en lui ce dont cette période aurait dû accoucher.

Émission "Une vie, une oeuvre", produite par Virginie Bloch-Lainé et Clotilde Pivin.

Vie et Destin, de Vassili Grossman. Avec Vladimir Dimitrijevic sur France Culture.


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04.01.1984

Vladimir Dimitrijevic, fondateur de la maison d'édition L'Age d’Homme, nous présente le roman de Vassili Grossman Vie et Destin.
L'écrivain et journaliste, mort en 1964 à Moscou, avait écrit entre 1955 et 1960 sa somme romanesque. Il y décrivait la guerre, la bataille de Stalingrad, la barbarie allemande et soviétique.
Dans cette émission, l'éditeur Vladimir Dimitrijevic raconte son rôle dans la publication du roman de Vassili Grossman et évoque l'oeuvre et la biographie de l'écrivain.

Émission "Un livre, des voix".