La place des affects dans les sociétés humaines, tels que les reflète leur expression dans la diversité des langues. Avec Claude Hagège à l'Université de Grenoble.


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06.03.2013

Les phrases d'affects, c'est-à-dire celles qui expriment ce qui arrive à un expérient (sensations, émotions, perceptions, processus cognitifs, possessifs, etc.), surabondent dans l'échange dialogal quotidien.
Cependant, aucune langue n'a de formes grammaticales spécifiques, qui soient exclusivement consacrées à l'expression des affects. C'est donc du côté du contenu sémantique que l'on peut tenter de dégager une certaine unité, en étudiant les tendances reliées au degré de volition, qui caractérise les phrases d'affects.

Conférence prononcée à l'Université Stendhal-Grenoble 3, à l'École doctorale Langues Littérature et Sciences Humaines.

Voltaire reste à découvrir ! Avec Xavier Martin sur Radio Courtoisie.


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07.07.2015

Voltaire chantre de la tolérance, incarnation des Lumières et de l'humanisme, préfigurateur de la Révolution française et de l'émancipation des peuples... Que n'avons-nous pas entendu ces qualificatifs concernant l'illustre philosophe de Ferney ?
Xavier Martin nous dresse le portrait de François-Marie Arouet, bien éloigné des mythes que son personnage historique continue à véhiculer. Une étude bienvenue qui révèle une imposture.

Émission "Les mardis de la mémoire", animée par Anne Collin et Dominique Paoli.

Louis-Ferdinand Céline damné par l'écriture. Entretien avec Jean Guenot et Jacques d'Arribehaude.


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06.02.1960

Jean Guénot, en compagnie de Jacques Darribehaude, a rencontré Céline pour réaliser ce qui fut la dernière interview de l'écrivain avant sa mort le 1er juillet 1961.
Dérives, reprises, silences et points de suspension exercent des fonctions précises dans l'écriture célinienne...

Wittgenstein, Tolstoï, Nietzsche, Gottfried Keller et les difficultés de la foi. Avec Jacques Bouveresse pour Citéphilo à Lille.


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14.11.2014

Après Peut-on ne pas croire ? et Que faut-il faire de la religion ?, Jacques Bouveresse nous présente son livre qui est le dernier volet d'une trilogie sur la philosophie de la religion. 
Pour Bouveresse, ce qui est en jeu, ce n'est pas le jugement à porter sur les dogmes, les croyances, etc., mais le regard à porter sur la foi elle-même comme attitude face à la vie. 
Les idées de Wittgenstein sont éclairées par leur mise en relation avec les récits et les réflexions de Keller -le plus grand romancier de langue allemande de la seconde moitié du XIXe siècle-, et par la confrontation avec Tolstoï, Nietzsche, Ibsen, et quelques autres.

Louis-Ferdinand Céline : entretien avec Albert Zbinden.


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08.07.1957

Depuis Meudon, Céline nous parle de son parcours, de l'antisémitisme, de l'Allemagne et de sa fuite suite aux risques d'assassinat qui pesaient sur sa personne.

Philippe Muray et le XIXème siècle. Avec Philippe Berthier et Gilles A. Tiberghien sur France Culture.


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30.06.2011

Et si le XIXe siècle était la matrice de notre modernité ? Flaubert disait : "La Magie croit aux transformations immédiates par la vertu des formules, exactement comme le Socialisme".
Comme le montre Philippe Muray, c’est au XIXe siècle que se forme le socialoccultisme, ce mélange détonnant et inouï de socialisme et d’occultisme, et c’est le XXe siècle qui fait un triomphe éternel à cette idéologie, comme lors de la descente de Mitterrand, à peine élu, une rose au poing, dans la crypte du Panthéon.
L’occultisme, c’est le culte des morts ; le socialisme, qui se marie à cet occultisme, c’est la croyance à la possibilité de créer un ordre social parfait, surtout dans les seuls mots, ordre conforme à l’idéal de progrès et fondé sur le culte des grands ancêtres, c’est un prophétisme de pacotille annonçant le bonheur de tous, c’est une confiance excessive dans les vertus du Verbe, comme l’exprime si bien le slogan célèbre "changer la vie".

Emission "Les nouveaux chemins de la connaissance".

Voltaire méconnu, ou l'imposture des Lumières. Avec Xavier Martin sur Radio Courtoisie.


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15.11.2006

Le discours officiel sur Voltaire (enseignement et médias) est gravement lacunaire : il tait en effet, ou estompe beaucoup, ce qui chez lui dément l'image de l'inlassable promoteur de la tolérance et de l'humanisme. 
C'est ce qu'œuvre à montrer Xavier Martin. Poursuivant, dans les sources du XVIIIe siècle, les investigations tenaces qui ont donné déjà des fruits inattendus, il met au grand jour la face ou les facettes ordinairement cachées du "roi" des philosophes : mépris réfléchi des humains en masse, ainsi qu'en détail, haine de nombreuses catégories, souvent morbide, jusqu'à certains fantasmes d'extermination, accointances policières et gouvernementales dont il use pour réduire au silence les jeunes auteurs irrespectueux à son endroit, orgueil social, allergie maladive à la contradiction, délire verbal contre Rousseau, goût anormal pour le néant, acharnement pathologique contre les morts à la consternation de ses propres amis, etc... 
Le travail de Xavier Martin jette une lueur inattendue, qui donne beaucoup à réfléchir, sur l'humanisme des Lumières et sur l'image un peu flattée qu'à l'ordinaire on en propose.

Au-delà de la doxa, le vrai Montaigne. Avec Pierre Magnard au Cercle de l'Aréopage.


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09.03.2015

"Un parler ouvert ouvre un autre parler et le tire hors, comme fait le vin et l'amour" (III, 1, p. 794). Un parler ouvert est un parler affranchi et non pas retenu par la crainte, inhibé par l'avarice du coeur, contrôlé par les conventions ; un parler affranchi est un parler qui affranchit.
Montaigne nous interpelle, il nous provoque à la parole, non certes pour que nous ajoutions encore au "fourmillement" de commentaires académiques qui aujourd'hui finissent par étouffer son propos, mais pour que nous nous découvrions à l'épreuve des Essais et que nous nous exprimions, à la faveur de cette "entreglose".
On ne lit pas les Essais, ce sont eux qui nous lisent et nous déchiffrent. Tel est le "suffisant lecteur" ; qu'il inventorie son âme au miroir de celle de Montaigne, comme Montaigne découvrait la sienne propre à travers ses auteurs favoris, et c'en est fait du doctus cum libro si chacun n'est savant que de soi-même. La véritable "suffisance" n'est pas l'autorité donnée par un savoir accumulé, mais cette fécondité acquise d'une ouverture à qui nous interpelle. Ainsi les Essais, inachevés par essence, font leur jeu de cette mise en abyme de mille et une intériorités, qui se creusent en cet entretien infini.
Le privilège de ceux qui aujourd'hui s'expriment ne saurait leur donner qu'un devoir, celui de ne se point départir d'une grande humilité.