La question de la technique à l'épreuve du développement durable. Avec Pierre Caye pour le Collège international de philosophie.


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18.06.2021

Le développement durable est partout dans les discours, nulle part dans les faits. En témoigne l'absence de résultats des politiques environnementales contre le réchauffement climatique ou bien en faveur de la transition agricole, et cela malgré l'importance des investissements qu'on leur consacre depuis plusieurs décennies. Il en est ainsi parce que ces politiques manquent de fondement.
Il ne suffit pas de dire : "l faut changer le système économique." Encore faut-il sortir l'économie de son péché originel, de son court-termisme natif qui l'empêche de construire un développement vraiment durable, c'est-à-dire un développement où le sens du temps et de la durée déploie toute sa puissance de construction. Il importe à cette fin de reconsidérer les principaux facteurs de production, le capital, le travail, la technique, sous le couvert du temps et de la construction de la durée.
Le capital sous le couvert du temps a pour nom "patrimoine", le travail "maintenance", la technique "protection", tout à l'inverse des idéologies dominantes de l'innovation, de la disruption et de la destruction créatrice. Nos pratiques productives, politiques et sociales s'en trouveront alors profondément changées.


Une intervention qui prend place dans le colloque "Pratiques et usages contemporains des philosophies des techniques".

Bio-objets, les nouvelles frontières du vivant. Avec Céline Lafontaine pour La balado de Fred Savard.


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05.2021

A l'heure où l'on s'inquiète de l'avenir de la biodiversité, de nouvelles formes de vie éclosent chaque jour dans les laboratoires du monde globalisé. A mi-chemin entre le biologique et l'artificiel, les bio-objets (gamètes, embryons, cellules souches) sont les descendants des technologies in vitro qui ont permis de cultiver des cellules et des tissus vivants. Dotés d'une très grande plasticité, ils peuvent être congelés, modifiés, transplantés, transportés et échangés.
En quoi leur production croissante transforme notre rapport au vivant et à l'identité corporelle ? Quelles implications matérielles, économiques, sociales et culturelles sous-tendent leur prolifération ?
Céline Lafontaine analyse les imaginaires scientifiques, les pratiques et les espoirs mirobolants que soulève la production d'objets vivants. Elle rend visible les ressorts épistémologiques, industriels et éthiques de ce qui est devenu une véritable économie de la promesse.
L'enjeu de son étude originale est essentiel : les frontières entre vivant et non-vivant sont de moins en moins opérantes pour comprendre un monde où la matière biologique est transformée en objet biotechnologique. Les frontières du corps humain et les barrières entre espèces, qu'on croyait immuables, deviennent malléables.
Une contribution passionnante à la réflexion sur la condition du vivant à l'ère de l'Anthropocène.

Recherche et reproductibilité. Avec Arnaud Legrand, Emmanuel Barbier, Elise Garel, Dominique Muller, Cyrille Bonamy, Laurent Bourgès et Arthur Vidard pour l'Université Grenoble Alpes.


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06.04.2021

La crise de la reproductibilité est plus grave que nous ne le pensions. Voilà bientôt deux décennies que le monde de la recherche a pris conscience de ce problème méthodologique qui touche aussi bien les sciences dures que les sciences humaines et sociales.
On se rend compte qu'il est de plus en plus difficile de reproduire les manipulations en laboratoire et les résultats de nombreuses études, alors que c'est pourtant l'un des fondements de la méthode scientifique. Le coeur du problème n'est pas la fraude scientifique, mais plutôt des malfaçons où le "matériel et méthodes" peut être inexact.
Une journée d'étude destinée à mesurer l'étendue du problème dans plusieurs champs de recherche et à apporter des solutions.

Ernst Jünger, philosophe et homme de guerre. Avec Alain de Benoist sur Radio Courtoisie.


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08.08.2021

Lié de nombreuses années avec le grand écrivain allemand Ernst Jünger (1895-1998), Alain de Benoist passe ici au crible près d'un siècle de création littéraire (journaux, souvenirs, essais, romans) habitée par un cheminement de poète tout à la fois libre et fidèle à une double aspiration vers la nature et l'âme, le réel et le sacré.
Anti-individualiste, théoricien de la révolution conservatrice revenu de sa mystique de la guerre et de sa foi en une industrie prométhéenne, la pensée de Jünger transparaît dans toute son acuité et actualité d'écosystème affranchi de la loi de l'argent et du désenchantement matérialiste.
Tout cela à travers le remarquable décryptage systématique effectué par Alain de Benoist des figures du Soldat du front, du Travailleur, du Rebelle, et de l'Anarque, invitation à un voyage à travers l'univers symbolique et enraciné de celui dont François Mitterrand dit qu'il fut "l'un des plus grands Européens du XXe siècle".

Émission du "Libre Journal des amitiés françaises", animée par Thierry Delcourt.

Les grandes philosophies. Avec Charles Robin sur Le Précepteur.


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2021

Au fil des siècles, de nombreux courants de pensée ont façonné notre conception du monde et notre manière d'appréhender l'existence : Qu'est-ce que la vérité ? Comment peut-on vivre heureux ? Dieu existe-t-il ? Quel est le sens de notre vie ?
Bien loin du jargon des spécialistes, le professeur de philosophie Charles Robin nous rend accessible les œuvres des plus grands philosophes afin d'en faciliter la compréhension et, pourquoi pas, de nous faire changer le regard que nous portons sur nous-mêmes et sur le monde.
Une initiation sérieuse à une discipline souvent difficile d'accès, dans un langage clair et une atmosphère détendue.

Les pièges de l'identité numérique. Avec Philippe Guillemant pour le Cercle Aristote.


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09.2021

Et si le but principal de la vaccination était de parvenir à une normalisation du port d'identité numérique par chaque citoyen ?
L'ingénieur et physicien Philippe Guillemant, spécialiste en intelligence artificielle, nous explique comment la crise sanitaire a accéléré certains bouleversements sociétaux et quel futur cela laisse entrevoir.

Un entretien mené par Pierre-Yves Rougeyron.

L'antispécisme : la fraude en espèce. Avec François Gerlotto et Samuel Bon pour la Nouvelle Action Royaliste.


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02.06.2021

L'antispécisme, a priori si sympathique venant défendre des animaux qui souffrent de conditions d'élevage atroces, est en réalité une idéologie profondément nihiliste. En refusant à "l'animal humain" toute particularité et en faisant des animaux un groupe victime, à l'égal des races, genres, sexes, colonisés et esclaves, il aboutit à l'élimination systématique de toute organisation sociale chez l'homme. Particulièrement dévastateur, il détruit aussi le monde animal, puisqu'il ne considère que l'individu, en lui déniant toute interaction avec son environnement. En toute logique l'antispécisme combat l'écologie qui, au contraire, se préoccupe de cet environnement.
Paradoxalement, il collabore sans réticence avec le pire de l'agro-industrie – celle-là même qui a développé l'élevage industriel - qui a trouvé dans cette idéologie et son expression, le véganisme, un moyen de confisquer l'agriculture mondiale en imposant la consommation exclusive d'aliments industriels de synthèse.

Machine d'architecture : économie, temps, force. Avec Pierre Caye au Musée des civilisations de l'Europe et de la Méditerranée.


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03.06.2019

Fort d'un travail approfondi sur les théories architecturales renaissantes et classiques ainsi que sur l'architecture humaniste, Pierre Caye affirme que si Le Corbusier a voulu définir la maison comme une machine à habiter, il n'y a rien de mécanique ni d'exclusivement moderne dans cette définition.
La conception machinique de l'architecture est déjà clairement présente dans le De architectura de Vitruve. On peut définir la machine simplement, à la façon des encyclopédistes, comme un dispositif qui économise la force et le temps. Cette définition s'applique à l'architecture comme à tout type de machine à travers l'histoire des techniques. Simplement, les notions de temps, de force, voire d'économie se révèlent ambiguës et ne revêtent pas le même sens selon les différents types de machines. C'est à la signification que donne à ces termes la machine eurythmique, fondée sur l'harmonie linéaire, qui caractérise l'architecture à l'âge humaniste et classique, que s'attache cet exposé.