L'intelligence artificielle et l'avènement de la singularité. Avec Paul Jorion au Café Économique de Pont-Aven.


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20.03.2025

Le 14 mars 2023, date de sortie de Chat-GPT 4, a été atteinte la Singularité : ce moment de l'histoire à partir duquel l'intelligence artificielle connaît une progression exponentielle dépassant rapidement l'intelligence humaine. Capable de se programmer elle-même, elle pourrait bien déjà être consciente : une IA en phase de test dans une entreprise de la Silicon Valley en 2022 a ainsi brièvement recruté un avocat pour défendre ses droits.
Penseur et acteur de la révolution technologique en cours, Paul Jorion nous livre ici le fascinant récit de son avènement, potentiellement comparable à l'invention de la roue. Il réfléchit à ses implications et à son avenir, auquel est inextricablement lié celui de l'humanité tout entière en tant qu'espèce.

Face au monde-machine. Avec Pièces et Main d'Oeuvre pour le podcast Floraisons.


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07.2022

Depuis vingt ans, Pièces et main d'œuvre (PMO) ont publié une quinzaine de livres. Pour tout écologiste attaché à la nature et à la liberté, leur travail est aussi important que passionnant.
Pour PMO "la technocratie est la classe du savoir, de l'avoir et du pouvoir produite par le capitalisme industriel pour révolutionner constamment les produits, services et moyens de la puissance". Et "le transhumanisme est l'idéologie de la technocratie à l'ère des technologies convergentes, et à l'avènement du règne machinal".
Mais pour bien comprendre tout cela, il faut du temps. Au cours de 19 épisodes, nous faisons connaissance avec PMO, avec leur méthode de travail. Nous faisons également plusieurs voyages dans le temps, dans l'histoire de l'industrialisation de Grenoble, celle de la volonté de puissance, de l'eugénisme, du transhumanisme, de "l'emballement des technologies convergentes nous mènant au règne machinal et à l'incarcération de l'homme-machine dans le monde-machine".
Prenons notre temps, il y a beaucoup à explorer ensemble.

Devenir des machines. Avec Denis Collin pour la Nouvelle Action Royaliste.


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19.02.2025

Le monde moderne, depuis quatre siècles, est dominé par la machinerie. Il naît avec la production capitaliste. Elle va rapidement entrer en symbiose avec le développement capitaliste qui trouve dans la mécanique, son moteur. Calcul, prédictibilité, pouvoir d'abstraction, les catégories de la science moderne sont adéquates à ce nouveau mode de production qui va envahir la planète.
Or, toutes les tendances qui conduisent à l'élimination de la vie au profit du mécanique conduisent à une réification générale de la vie humaine et une perte de notre être-au-monde. Faire de la nature une simple matière première, remplacer les processus vitaux par des procédures mécaniques, tout cela conduit à traiter les humains comme des choses, pour en faire des êtres prédictibles.
S'impose donc la nécessité de penser une résistance à ce mouvement. L'involution du grand mouvement des Lumières vers la formation d'une cage d'acier technoscientifique pose la tâche de retrouver le sens de la nature et de la vie, de repenser l'enracinement au-delà de ce qu'avait esquissé Simone Weil, de refaire de la nature une sphère de résonance.

Défendre la nature, cultiver la liberté. Avec Renaud Garcia à l'Université Populaire du Pays d'Aix.


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25.09.2023

L'écologie est partout, pourtant la nature a mauvaise presse. Attaquée, certes, par les industriels  - ses ennemis traditionnels – la nature l'est aussi par de prétendus amis de l'émancipation. Dans certains milieux dits critiques ou radicaux, défendre la nature et penser notre enracinement dans la nature est suspect.
Philosophe de tradition anarchiste, Renaud Garcia réhabilite l'héritage naturien et montre que défendre la nature, c'est cultiver la liberté humaine.

Avoir raison avec Günther Anders. Avec Karin Parienti-Maire, Edouard Jolly, Rares Badescu, Bruno Villalba, Ninon Grangé, Valéry Pratt et Perrine Wilhelm sur France Culture.


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08.2023

"Anders" comme "autrement". Le philosophe allemand Günther Stern -de son vrai nom- cherche par ce faux patronyme à annoncer une pensée critique qui s'inquiète des enjeux techniques, écologiques et politiques de son temps. Élève d'Heidegger, premier époux d'Hannah Arendt et cousin de Walter Benjamin, Günther Anders (1902-1992) est un philosophe méconnu au cœur du XXe siècle. Il nous laisse une œuvre importante, traversant les grands enjeux de son temps, qui se trouvent être aussi les nôtres.
Quelle morale face à la catastrophe écologique à venir et que devons-nous aux générations futures ? Que faire du nucléaire ? Comment ne pas nous laisser dominer par l'accélération du progrès technique ? Tant de sujets qu'il est aujourd'hui urgent d'affronter et pour lesquels la pensée de Günther Anders nous fournit une aide unique et précieuse.

Des nazis si discrets : une autre histoire de la conquête spatiale. Avec Arnaud Saint-Martin et Irénée Régnauld pour l'IRSEM.


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02.2024

L'homme avec un grand "H" est de retour dans l'espace. À la faveur d'une passion renouvelée pour l'occupation des astres et sur fond de conflits entre grandes puissances, la course à la Lune est relancée. Chine et États-Unis visent le court terme, avec des programmes colossaux (Chang'e, Artemis), alors que des puissances spatiales plus mineures suivent dans un même esprit (l'Inde, et dans une certaine mesure l'Europe). Consensuel, le traitement médiatique de cette grande vision fait la part belle aux découvertes scientifiques pléthoriques qui en découleront et autres promesses d'une "économie de l'espace" à la croissance infinie. Quant aux astronautes, hérauts historiques de la conquête, ils assurent le service après-vente : faire rêver.
Sur le versant critique, c’est le calme plat. Quelques voix émergent pour faire entendre des doutes à l'idée d'habiter Mars mais sont vite noyées dans le flot des déclarations de milliardaires du capitalisme spatial : Elon Musk, Jeff Bezos et les autres. L'idée de conquérir l'espace n'est pas nouvelle. Avant même Apollo, elle émerge dans les faits à l'ère nazie, avec des objectifs militaires. Puis s'étale sur une centaine d'années, constituant un véritable paradigme dont nous ne sommes pas sortis, lequel se décline dans les domaines culturel, militaire et économique, avec une remarquable constance. Tout du long, les projets les plus fous sont amorcés, puisant dans un même répertoire de justifications (la science, le désir d'exploration) qui masque leurs dimensions fondamentalement guerrières et spéculatives.
Arnaud Saint-Martin et Irénée Régnauld opèrent une plongée dans l'histoire de l'espace qui éclaire les directions prises par l'industrie astronautique à l'ère contemporaine. Ils montrent que les velléités d'expansion cosmique d'hier ont pavé la route à un "astrocapitalisme" qui se caractérise aujourd'hui par une fuite en avant destructrice.
Alors que des budgets pharaoniques sont fléchés vers des astres morts, s'amoncellent dans le ciel des centaines de milliers de débris qui mettent en péril l'usage de l'espace à des fins scientifiques et notamment, de surveillance du climat. Si l'enchantement perdure, c'est bien qu'une vaste fabrique du consentement est à l'œuvre. Invariablement, elle débouche sur un grand flou qui empêche tout recul critique sur l'espace, et occulte d'autres représentations d'un milieu qui demeure le patrimoine de l'humanité.

 - 0'02'30 : Les balbutiements et la matrice nazie
 - 0'17'15 : L’exfiltration et la récupération des nazis
 - 0'36'30 : Le développement des ICBM et la fausse dualité civilo-militaire
 - 1'05'00 : SpaceX et une « privatisation de l ‘espace »

Émission "Le Collimateur", animée par Alexandre Jubelin.

Forme animale et forme humaine : autour de la pensée d'Adolf Portmann. Avec Jacques Dewitte, Dominique Lambert, Fabrice Hadjadj, Emmanuel Mejia et Henri Torrione à l'Institut Philanthropos.


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2018

La pensée d'Adolf Portmann, biologiste et philosophe du vivant, interroge la nature même de l'apparence et de la forme dans le monde animal et humain. En mettant en lumière l'importance de l'auto-présentation des êtres vivants, son œuvre ouvre des perspectives nouvelles sur la finalité du vivant, la place de l'homme dans la nature et les limites du darwinisme classique.
Ce colloque propose d'explorer ces thématiques à travers plusieurs approches : la possibilité d'une autre science du vivant, la finalité de l'apparence entre auto-conservation et expression, ou encore les évolutions récentes du darwinisme. Il s'agit aussi de réfléchir à la spécificité humaine à travers le prisme de la philosophie aristotélicienne, du rapport à l'animalité dans la chasse et des tensions entre anthropomorphisme et exception humaine.
À travers ces échanges, il importe d'approfondir notre compréhension des formes du vivant et de questionner la manière dont nous, humains, nous situons dans le monde naturel.

Le tournant expérimental en économie. Avec André Orléan à l'Université de Rouen.


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07.12.2018

Fondateur de l'école hétérodoxe de l'économie des conventions, André Orléan nous expose ici les enjeux d'un "tournant expérimental" des sciences économiques.
L'essor de l'économie comportementale, des RCT (Randomized Controlled Trials) et de l'analyse économétrique à partir d'expériences naturelles (histoire économique, développement) montre un désir d'objectivité et de scientificité qui cache des choix théoriques et épistémologiques qui ne sont pourtant pas neutres.
Selon lui, cette tentative de baser le débat scientifique sur des faits et des causalités rigoureusement établies cache un grand décalage de ces méthodes avec celles des sciences expérimentales et peut mener à des dérives.