Émergence et situation du numérique. Avec Clarisse Herrenschmidt à la Maison Européenne des Sciences de l'Homme et de la Société à Lille.


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08.03.2010

L’écriture, celle des ordinateurs et des réseaux, est fondée sur le code (dont le plus connu est ASCII). Il permet de transformer de très diverses données en passage ou absence de passage du courant électrique dans la machine, passage/non passage que nous symbolisons par deux chiffres : 1 et 0.
Désormais, les textes, les nombres, les calculs mathématiques, mais aussi les arts et pratiques de l’image, les sons de la musique, la et les monnaies, qui utilisaient des supports différents, se voient tous rapportés au même procédé d’écriture qui encode les données entrées dans l’ordinateur en nombres binaires - puisque la machine ne connaît que deux signaux "passage" et "non passage" du courant.
En créant ainsi un nouvel univers sémiologique, l’écriture informatique a bouleversé nos pratiques et pourrait bien avoir modifié notre rapport au monde et au savoir, en déterminant nos façons de penser.
Ce sont ces rapports entre écritures et pensée qu’exposent ici Clarisse Herrenschmidt.

Quelle tâche critique de la philosophie dans le contexte de la neutralisation libérale du monde ? Avec Mark Hunyadi à la Maison des Sciences de l'Homme.


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09.02.2017

Les théories critiques contemporaines nous montrent les signes d'un renouveau de l'activité critique, ce dont nous pouvons nous réjouir.
Mark Hunyadi, qui a récemment remis en avant le concept de "mode de vie", nous rappelle que la théorie critique ne se satisfait pas de la dénonciation des souffrances et des frustrations vécues mais qu'elles vise une compréhension des raisons pour lesquelles la société est devenue ce qu'elle est. Il s'efforce également de nous proposer un certain nombres de solutions visant à dépasser et surmonter les impasses du temps présent.

Une conférence qui s'inscrit dans le séminaire "Crises et Critiques" organisé par le LASCO IdeaLab de l'Institut Mines-Télécom et l'équipe ETHOS de Télécom Ecole de Management.

Les classes dirigeantes françaises : notes de lecture, par Michel Drac.


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2017

Michel Drac, analyste politique et prospectiviste bien connu, s'emploie ici à mettre à jour les divers réseaux de pouvoir français.
Personnalités médiatiques, partis politiques, structures semi-clandestines : l'étude de plusieurs ouvrages consacrés à ces objets d'étude et rendus sous forme de notes de lecture nous aide à comprendre la manière dont le pouvoir français est structuré.

La vision russe du Cosmos. Avec Gérard Conio sur la RTS.


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02.2016

Le très fin connaisseur de la société russe qu'est Gérard Conio, pour avoir enseigné la civilisation russe à l'université et traduit nombre de ses grands auteurs, nous propose un voyage fascinant dans la pensée de ce pays entre la fin du XIXe et le début du XXe siècle.
Il explique la relation particulière qu'ont les Russes avec le Cosmos et revient sur l'idéologie du cosmisme russe, qui justifie la nécessité de la conquête spatiale de l'Homme, et ce à travers de grands auteurs et philosophes tels que Nikolaï Fiodorov ou Alexandre Tsiolkovski.

Émission "Histoire vivante", animée par Jacques Mouriquand.

La révolution mathématique du XVIIe siècle. Avec Evelyne Barbin à la Librairie Tropiques.


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06.12.2019

Dans un célèbre passage, Galilée écrit : "La philosophie est écrite dans ce livre immense perpétuellement ouvert devant nos yeux (je veux dire l'univers), mais on ne peut le comprendre si l'on n'apprend pas d'abord à connaître la langue et les caractères dans lesquels il est écrit. Il est écrit en langue mathématique et ses caractères sont des triangles, des cercles, et d'autres figures géométriques, sans l'intermédiaire desquels il est humainement impossible d'en comprendre un seul mot."
Evelyne Barbin nous propose une histoire de la révolution mathématique du XVIIe siècle, à l'intérieur de laquelle de nouvelles mathématiques ont été construites et la nature a été construite en termes mathématiques, en insistant particulièrement sur le rôle que Descartes y a joué.
À partir des années 1620, la science poursuit de nouveaux buts, il ne s’agit plus seulement de spéculer mais d’inventer, de résoudre des problèmes, de progresser et de maîtriser la nature. Le scientifique construit une réalité du monde à l'image de celle du monde technique, une réalité faite de quantités régies par des lois. C’est ainsi que les mathématiques vont remplacer la logique aristotélicienne dans l'étude de la nature. Les mathématiques ne sont plus purement spéculatives, mais elles sont inscrites dans la réalité du monde, elles permettent une compréhension de la réalité et une action sur elle. Ce nouveau statut appelle une transformation des mathématiques, de leurs méthodes, de leurs objets et de leurs significations.

Des Agents Moraux Artificiels, vraiment ? Avec Mark Hunyadi à Toulouse.


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01.12.2017

Mark Hunyadi travaille depuis longtemps dans le domaine de la philosophe morale. Des questions nouvelles se posent alors que l'homme évolue dans un univers toujours plus robotisé.
Les robots peuvent-ils être considérés comme agents moraux ? Ou nous posent-ils seulement des problèmes moraux ? Est-il possible de "responsabiliser" une machine exécutant un algorithme ?
Mais, avant toute chose, l'éthique peut-elle être définie clairement et, plus encore, réduite à un calcul ?

Une conférence organisée par le "Laboratoire d'Analyse et d'Architecture des Systèmes - CNRS".

Leurres et malheurs du Transhumanisme. Avec Olivier Rey au Cercle Aristote.


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21.01.2019

Si c'est au nom d'un futur toujours meilleur que le monde a été transformé en un chantier permanent, nous sommes arrivés à un stade où le rapport entre les bénéfices du "développement" et ses nuisances s'avère de plus en plus défavorable. La perte de confiance dans le progrès doit alors être compensée par une inflation de ce qu'il est censé apporter : plus le monde va mal et menace de s'écrouler, plus il faut abreuver les populations de promesses exorbitantes.
Tel est le rôle du transhumanisme - et peu importe que ce qu'il annonce ne soit pas destiné à se réaliser. Lui accorder trop d'importance, c'est donc se laisser captiver par un leurre.
Faudrait-il refuser d'y prêter attention ? Cela n'est pas si simple. Le transhumanisme nous trompe parce qu'il joue en nous sur des ressorts puissants. Se donner une chance de désamorcer la fascination qu'il exerce et le malheur qu'il propage, réclame de mettre au jour ce qui nous rend si vulnérables à ses illusions.

Au-delà des "smart cities", la nouvelle intelligence urbaine dans une économie de la contribution. Avec Bernard Stiegler à Grenoble.


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19.09.2018

Le philosophe et directeur de l'Institut de Recherche et d'Innovation Bernard Stiegler est venu parler de l'avenir des villes.
Car si en 2050, six millions de personnes habiteront en zone urbaine -soit 70 % de la population mondiale-, il est urgent de réfléchir aux enjeux des mutations actuelles pour comprendre dans quel type de ville nous auront à vivre.