Technique, mémoire, croyances. Avec Bernard Stiegler et Régis Debray au Centre Pompidou.


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22.02.2002

Dans le 3e tome de sa monumentale étude sur le temps et la technique, Le temps du cinéma et la question du mal-être, le philosophe Bernard Stiegler montre comment et pourquoi les dispositifs de production des symboles, qui relevaient jusqu'alors des sphères de l'artistique, du théologique, du juridique et du politique, sont désormais totalement absorbés et organisés par les industries culturelles qui contrôlent hégémoniquement ce qui nous constitue comme conscience : les flux temporels.
Dans son dernier ouvrage : Dieu, un itinéraire, le philosophe et médiologue Régis Debray, après avoir analysé systématiquement la genèse du monothéisme à travers les supports de son esprit et en mobilisant une immense documentation, s'interroge ainsi pour finir : "Que doit faire l'Ordinateur d'origine face aux ordinateurs tout court ? se transformer bien sûr... On peut attendre des réseaux de demain un e-God, just in time, commutable, à télécommande et sans copyright".
Ces deux approches, très différentes, mais qui partagent l'a priori d'une matérialité constitutive de l'esprit, reposent, en les éclairant d'un jour nouveau, la question des représentations, de l'aliénation des consciences, de la place et du rôle des techniques, et au bout du compte, la question de notre rapport au mal aujourd'hui.

Heureux sans dieux. Avec Normand Baillargeon sur Radio Libertaire.


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04.04.2011

Si la liberté de croyance a fait d'indéniables progrès dans les pays occidentaux, il n'empêche que le climat actuel de rectitude politique favorise plutôt, sous prétexte de tolérance et d'ouverture d'esprit, le respect aveugle de toute croyance religieuse.
Et si les témoignages d'expérience religieuse ou de cheminement spirituel abondent, on ne donne à peu près jamais la parole aux athées, agnostiques et incroyants.
C'est ce qui motive Normand Baillargeon à "sortir du placard" pour affirmer haut et fort qu'on peut être heureux sans nécessairement s'appuyer sur une foi religieuse, qu'on peut être heureux sans Dieu.

Émission "Trous Noirs".

La "merde" de l'économie politique. Avec Francis Cousin pour le Cercle Marx.


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05.2017

Il est toujours très stimulant de discuter avec Francis Cousin ! Indépendamment de la validité de certaines de ses positions et analyses, l'homme est objectivement impressionnant au niveau de l'énergie intellectuelle déployée : on ne s'ennuie jamais !

Contenu détaillé de l'entretien :
 0'00'00 : Un entretien communiste et non marxien / Critique de la démocratie / Les élections présidentielles françaises / Libre-échange et protectionnisme / Critique du Front National / Macron et la banque Rothschild / La classe politique française / Critique de l’antifascisme / Critique de la social-démocratie / Critique du parti "communiste" français / Critique de la gauche du Capital / Le terrorisme comme phénomène capitaliste et étatique / La 8eme section du livre I du Capital / Le capitalisme comme révolution agricole / Critique de Trotski / Terrorisme et Communisme / Eugène Varlin contre le blanquisme / L'importance de la baisse tendancielle du taux de profit / Sanguinetti : du terrorisme et de l’État / Retour sur l’œuvre de Guy Debord / La place du situationnisme dans l'histoire de la pensée critique / Critique de la société de l'indistinction / Le travail de Francis Cousin
 0:51:00 : Questionnement sur les derniers attentats / Critique des vérités officielles / Le monde de la réalité renversée / L'importance du chapitre inédit : domination réelle et domination formelle du Capital / L'œuvre critique de Marx et sa profonde cohérence / L'inachèvement de l'œuvre de Marx / La disparition de la politique / Histoire de la philosophie : des présocratiques jusqu'à Kant / Hegel / La falsification léniniste de Marx / Marx contre Lénine / Marx critique du marxisme / L'importance de la Critique du programme de Gotha / Marx contre le capitalisme d’État / Marx critique du bolchevisme / La révolte de Kronstadt / La phase de transition / La falsification du concept de dictature du prolétariat / Critique de l’État / Les différentes phases du communisme / La révolution et l'auto-émancipation prolétarienne universelle / Critique de Proudhon / Critique du survivalisme / Mai 68 / Perspectives sur la crise terminale / Critique du narcissisme contemporain / L'autonomie de la pensée et le déterminisme historique / Héraclite
 1'34'00 : Le détournement situationniste comme pratique de l'anti-idéologie / Le vrai comme moment du faux / L'importance de la distinction entre domination formelle et domination réelle / Dépasser dialectiquement Debord avec Marx / L'importance de la baisse tendancielle du taux de profit / L'importance de Hegel / Apparence, Essence et Concept / La méthode dialectique hégélienne / Travail vivant et travail mort / Valorisation et dévalorisation / Smith et Ricardo / La plus-value en domination formelle et réelle / La saturation des marchés / Révolution prolétarienne ou 3eme guerre mondiale ? / Commentaires sur l'extrême radicalité des temps derniers / Le déterminisme historique / Bordiga / Critique de la science / Les présocratiques / Critique de Heidegger / Jacques Ellul / Bernanos / René Guenon / Critique de l'Université / Spinoza dans l'histoire de la philosophie / Spinoza vs Descartes / Spinoza et Hegel / Bordiga et le déterminisme historique / Éros et Thanatos / Freud / Castoriadis / Critique de Clouscard / Sade / Critique de la pathologie du pouvoir / Mai 68 / Les réseaux pédocriminels / L'affaire Pizzagate : la marchandisation des enfants / Maximilien Rubel et la question des traductions de Marx / Pierre Clastres et la chronique des Indiens Guayaki
 Conclusion : la merde de l'économie politique et l'abolition de la société spectaculaire-marchande.

Le soi et l'identité numérique. Avec Bernard Stiegler au Centre Pompidou.


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03.12.2015

L'étude de l'évolution des systèmes techniques nous montre à quel point certaines innovations ont bouleversé la nature même des savoirs et des système sociaux qui s'en étaient accomodés. La révolution numérique fait partie de ces technologies qui transforment le monde dans lequel elles éclosent : une nouvelle condition de production et d'appropriation des savoirs se constitue sous nos yeux.
Comment donc penser l'émergence du web qui rend l’écriture réticulaire accessible à tous ? Et comment pouvons-nous mettre en œuvre les nouvelles formes d'enseignement, de travail et favoriser les décisions politiques qui nous permettront d'utiliser ce système technique à bon escient ?

Réseaux et communication. Avec Pierre Musso au Centre Pompidou.


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04.12.2015

Une nouvelle divinité s'installe, une divinité technicienne dont Internet n'est qu'une des lumineuses apparitions : le Réseau. Partout la figure du réseau s'impose pour réenchanter la vie quotidienne et réinterpréter le monde contemporain. Objet fétiche pour le culte contemporain du mouvement, du passage et de la connexion, le réseau relie le présent et l'avenir.
L'exposé de Pierre Musso permet de suivre le travail de formalisation du réseau, considéré comme une forme artificielle, celle du filet et du tissu, jusqu'à aujourd'hui où il est devenu le mode de représentation principal de l'ensemble de la société.
L'invention du réseau introduit à la recherche de structures réticulées observées ou imaginées, pour expliquer le corps humain, notamment le cerveau, éclairer la nature, ou analyser la société.

Impostures intellectuelles, 20 ans après. Avec Jean Bricmont et Alan Sokal pour Lumières !


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02.10.2017

Le 02 octobre 1997 sortait le livre Impostures intellectuelles d'Alan Sokal et Jean Bricmont. Vingt ans après, nous retrouvons les deux mousquetaires de la raison dans un entretien en forme de bilan.
Ca si le postmodernisme y avait été vertement attaqué, force est de constater que l'usage fantaisiste de concepts des "sciences dures" continue en sciences humaines, malgré la multiplication récente des canulars "à la Sokal".
De l'usage des mathématiques par Alain Badiou à la psychanalyse, c'est encore et toujours le réalisme en matière de philosophie et d'épistémologie et la méthode scientifique qui sont bafoués.
Alan Sokal et Jean Bricmont nous invitent à nous réapproprier les écrits des grands penseurs rationalistes (Russell, Vuillemin, Granger, Bouveresse, Baillargeon) et à poursuivre le combat contre les pseudo-sciences et le charlatanisme.
Cette attitude ne peut être cohérente sans une défense acharnée de la liberté d’expression afin que la "culture de l'irrationalisme" - découlant de la mode intellectuelle du postmodernisme - puisse être réfutée serainement.

Biologie et solidarité. Avec André Pichot au Collège de France.


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05.06.2013

A travers l'histoire du darwinisme, l'historien de la biologie André Pichot retrace les diverses idéologies et doctrines informes qui ont servit à justifier "scientifiquement" la compétition ou (plus rarement) la solidarité dans les sociétés humaines à partir des connaissances en biologie.
Un florilège de bêtises et de stupidités pourtant très sérieusement soutenues par nombre de scientifiques, encore aujourd'hui.

Une conférence donnée dans le cadre du colloque “Entretiens sur les avatars de la solidarité”.

Culture et savoirs : la responsabilité de transmettre. Avec George Steiner à la Cité de la Réussite.


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21.10.2006

Notre cupidité, notre soif de massacre paraît sans fin. La puanteur de l’argent infecte nos vies.
Mais quand nous produisons un sonnet de Shakespeare, composons une messe en Si mineur, ou bataillons, au fil des siècles, aux prises avec la conjecture de Goldbach ou le problème des trois corps, nous nous transcendons.
Alors, en vérité, il n’est point de "plus grand prodige que l’homme".
À l'heure de l'éclatement des références culturelles, des ruptures entre les générations, nous reste-t-il la capacité de transmettre ces trésors et, plus que tout, le goût de l'effort nécessaire à leur appropriation ?