La théorie du chaos. Avec Jean-Pierre Dupuy sur France Culture.


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19.10.2009

Jean-Pierre Dupuy, ingénieur, épistémologue et philosophe, nous entraîne dans une réflexion passionnante sur le concept de hasard.

Émission "Les Nouveaux chemins de la connaissance", animée par Raphaël Enthoven.

Art et industries culturelles. Avec Bernard Stiegler pour Citéphilo à Valenciennes.


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2011

Une série de conférences structurée autour de trois questions différentes :
 1. Quel rôle les industries culturelles ont-elles joué et jouent-elles encore dans le modèle économique dominant  ?
 2. De quelle révolution dans les connaissances et la culture les technologies de l’information et de la communication sont-elles porteuses ?
 3. Les réseaux peuvent-ils fonder une nouvelle économie de la contribution ?

Nietzsche contre Foucault. Avec Jacques Bouveresse à la Librairie Tropiques.


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07.04.2016

Jacques Bouveresse sintéresse ici au rapport conflictuel de Nietzsche avec Michel Foucault (qui fut son prédécesseur au Collège de France après avoir été son condisciple sur les bancs de Jules Vuillemin).
L'occasion de se demander dans quelle mesure on pourrait relativiser le jugement "sévère mais juste" de Jean-Marc Mandosio quand il affirme, avec quelques solides arguments que : "Foucault applique la recette traditionnelle de l’essayisme dans le goût français : revisiter de façon "brillante" des lieux communs en faisant primer la rhétorique sur l’exactitude." Une problématique qui pourrait passer pour corporatiste et qui ne serait qu'anecdotique si ce "goût gentrifié" de nos générations successives de clercs hexagonaux n'avait produit le désert intellectuel, social et politique que doivent affronter aujourd'hui les "générations post-mitterand"...
Sur la vérité, l’objectivité, la connaissance et la science, il est trop facilement admis aujourd’hui – le plus souvent sans discussion – que Foucault aurait changé la pensée et nos catégories. Mais il y a dans ses cours trop de confusions conceptuelles entre vérité, connaissance et pouvoir, trop de questions élémentaires laissées en blanc et, tout simplement, trop de non-sens pour qu’on doive se rallier à pareille opinion.
Quant au nietzschéisme professé par Foucault, il repose sur une lecture trop étroite, qui ne résiste pas à une confrontation attentive avec les textes, notamment ceux du Nietzsche de la maturité.

Une conférence introduite par Jean-Jacques Rosat.

L'empire des statistiques. Avec Olivier Rey au Collège Supérieur.


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02.02.2016

Si au commencement était le verbe, qu'en est-il aujourd'hui ? Là où étaient les mots, ce sont souvent des chiffres, des courbes, des diagrammes qui les remplacent. Les statistiques ne sont plus des indices de la réalité, mais ses plus sûrs garants. In numbers we trust.
On imagine volontiers que l'importance prise par les statistiques est une conséquence du développement scientifique : on se serait mis à traiter les affaires humaines avec les mêmes méthodes que celles en usage en mathématiques et dans les sciences de la nature. Mais historiquement, c'est l'inverse qui est vrai : c'est d'abord dans les affaires humaines que les statistiques ont pris leur essor - avant de devenir une méthode scientifique.
A quelles conjonctures, à quelles nécessités sociales a répondu l'explosion statistique ? Répondre à cette question, c'est se donner les moyens de comprendre ce qui donne aux nombres un tel empire sur nos vies ; et, aussi, ce qu'il conviendrait de faire pour limiter cet empire.

Numérique et anthropologie. Avec Bernard Stiegler au CNRS.


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18.11.2010

Bernard Stiegler intervient pour présenter une communication lui permet de brosser un panorama rapide de plusieurs de ses principales idées.
Le numérique est ainsi envisagé comme un cas particulier de support d’écriture et d’enregistrement, un hypomnémata. Si cette question fut réactivée par Jacques Derrida ou Michel Foucault, ce sont sur­tout Marcel Détienne et Jean-Pierre Vernant qui ont montré le rôle décisif joué par l’écriture dans l’émergence de la rationalité.
À propos de la place de la technique dans l’anthropologie, Bernard Stiegler défend le point de vue d’André Leroi-Gourhan pour qui l’anthropogenèse est une techno­genèse et la technique, une mémoire supplémentaire. Il s’agit, en effet, d’une troisième mémoire, qualifiée d’épiphylogénétique, après les mémoires génétiques et épigénétique.
Est ainsi introduite la problématique de la grammatisation, procédure consistant à discrétiser des flux, c’est‑à‑dire à les spatialiser et donc les rendre reproductibles : cela rend possible l’enregistrement des phénomènes et donc leur répétition. Si l’imprimerie fut une grammatisation qui permit la Réforme, la révolution industrielle a entrainé la grammati­sation des corps. Avec la photographie et le phonogramme, au xixe siècle, a débuté la grammatisation de la perception. Le numérique, au xxe siècle, a engendré la grammatisation du social (social enginering), social envisagé ici comme une transindividuation.
Ceci entrainant une prolétarisation accrue, il est possible d’aboutir à la conclusion paradoxale que l’hominisation est un processus de déshominisation. La grammatisation est donc à comprendre comme le développement de pharmakons.
Dès lors, pour qu’une société fonctionne, il lui faut construire les circuits très longs (intergénéra­tionnels) de l’anthropogenèse. L’idée d’anamnèse renvoie à ces circuits absolument longs, conditions de la confiance, de la fidélité, de l’investissement social, de la société.
En tant que pharmakon, le numérique commence par produire des courts‑circuits avant de produire des circuits longs. Pour le comprendre, il faut passer par une organologie générale afin de saisir les individuations psychiques, techniques et sociales possibles. Ainsi, si le virtuel produit des courts-circuits (effrayants) dans l’anthropogenèse, il présente aussi des possibilités d’expérimentations (passionnantes).
Pour l’anthropologie, il s’agirait de faire des usagers du virtuel, des anthropologues critiques, la spatialisation rendant les éléments sociaux analysables. Pourrait alors se profiler la création de nouveaux modes sociaux.

Sur l'effondrement du sens des savoirs. Avec Marcel Gauchet à Marseille.


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04.12.2008

La "société de la connaissance" pourrait bien se révéler, en fait, celle où les savoirs perdent tout sens autre qu’utilitaire. Ils cessent de se présenter comme les vecteurs d’une émancipation promettant à l’humanité la maîtrise consciente de son destin.
Marcel Gauchet s’efforcera de mettre en lumière, à partir de ce phénomène, les ressorts du changement de monde qui nous emporte et la racine des périls auxquels il nous expose.

Cette conférence est organisée par l’association "Echange et diffusion des savoirs", dans le cadre du cycle "Emprises de la violence. Regards sur la civilisation contemporaine".

L'âge des low tech : pour mettre fin au mythe de la croissance verte. Avec Philippe Bihouix aux conférences Utopia.


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13.01.2015

Face aux signaux alarmants de la crise globale -croissance en berne, tensions sur l'énergie et les matières premières, effondrement de la biodiversité, dégradation et destruction des sols, changement climatique et pollution généralisée-, on cherche à nous rassurer. Les technologies "vertes" seraient sur le point de sauver la planète et la croissance grâce à une quatrième révolution industrielle, celle des énergies renouvelables, des réseaux intelligents, de l'économie circulaire, des nano-bio-technologies et des imprimantes 3D.
Plus consommatrices de ressources rares, plus difficiles à recycler, trop complexes, ces nouvelles technologies tant vantées nous conduisent pourtant dans l'impasse.
Philippe Bihouix démonte un à un les mirages des innovations high tech, et propose de prendre le contre-pied de la course en avant technologique en se tournant vers les low tech, les "basses technologies". Il ne s'agit pas de revenir à la bougie, mais de conserver un niveau de confort et de civilisation agréables tout en évitant les chocs des pénuries à venir.
Si le conférencier met à bas nos dernières illusions, c'est pour mieux explorer les voies possibles vers un système économique et industriel soutenable dans une planète finie.

Wittgenstein, la modernité, le progrès et le déclin. Avec Jacques Bouveresse au Centre Pompidou.


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18.10.2000

Wittgenstein n’a jamais dissimulé son antipathie pour la civilisation contemporaine. Mais, à la différence de beaucoup d’autres, il n’a jamais essayé d’en tirer une philosophie. Il est difficile de trouver un philosophe qui l’ait été davantage que lui dans ses relations avec une époque que, de son propre aveu, il n’aimait pas et dans laquelle, en tout cas, il ne se sentait pas chez lui. L’attitude de Wittgenstein à l’égard du monde contemporain a consisté à éviter la perte de temps et d’énergie que représente le pathos de la protestation, de la dénonciation et de la déploration, dans lequel donnent si volontiers les intellectuels d’aujourd’hui, et à s’accommoder avec le maximum de sobriété et d’efficacité des conditions qui lui étaient imposées pour la tâche qu’il estimait avoir à remplir.

Un entretien mené par Alban Bouvier, Frédéric Nef, Ruwen Ogien et Clément Rosset dans le cadre du cycle "Réponses et objections".