Le suicide identitaire de l'Occident. Avec Jacques Dewitte sur Mosaïque.


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01.2025

L'Occident serait-il en train de perdre le sens des distinctions ? Pour le philosophe Jacques Dewitte, l'indifférenciation – cette dissolution des frontières entre les sexes, les identités, les nations ou même le vrai et le faux – n'est pas anodine : elle révèle une "attirance pour la mort", un renoncement à l'effort de penser le réel. Dans La texture des choses (Salvator), il analyse comment notre époque, après des siècles de passion des distinctions (de Aristote à Hannah Arendt), bascule dans un relativisme où tout devient construit, arbitraire, interchangeable.
Mais quels sont les risques concrets de cet effacement ? Comment en est-on arrivé à nier les fondements naturels, historiques ou même architecturaux qui structurent notre monde ?

 - 00'00 : Introduction à l'indifférenciation
 - 02'46 : La tentation de l'indifférenciation
 - 05'57 : Les conséquences de l'indifférenciation
 - 08'50 : La perte du monde et l'identité
 - 11'42 : Réflexions sur Hannah Arendt
 - 15'02 : L'indifférenciation et la politique contemporaine
 - 17'50 : Réactions aux événements récents
 - 22'47 : La perception des Juifs dans l'Occident moderne
 - 25'57 : Parallèles historiques : Berlin et Gaza
 - 31'02 : L'aveuglement du système sécuritaire israélien
 - 34'30 : La polémique avec Alain Finkelkraut
 - 39'54 : Radicalisation des opinions sur le conflit israélo-palestinien
 - 42'50 : Identités et indifférenciation dans le discours contemporain

Jules Guesde, l'anti-Jaurès. Avec Jean-Numa Ducange à l'Université de Rouen.


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27.09.2017

Jules Guesde est l'une des personnalités les plus marquantes de la gauche française et l'une des plus controversées. Militant infatigable et brillant orateur, il est l'un des premiers à introduire la pensée marxiste en France et à vouloir structurer le monde ouvrier par un parti politique afin de s'opposer au capitalisme.
Malgré son intransigeance et son dogmatisme, Jean Jaurès choisit de s'allier avec lui. Le "guesdisme" fut ainsi déterminant dans la fondation du parti socialiste français et son vocabulaire de la "lutte des classes" aura marqué tout le XXe siècle.
L'occasion, avec Jean-Numa Ducange, de découvrir cet homme politique hors normes de la Troisième République, trop souvent méconnu, et qui aura pesé de tout son poids dans l'histoire du socialisme en France.

De la Révolution à l'Histoire. Avec Jean-Yves Pranchère et Frédéric Brahami aux Facultés Loyola Paris.


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20.04.2017

L'Histoire a-t-elle perdu son sens ? Les grandes philosophies de l'histoire, qui cherchaient à y discerner une raison ou une finalité, semblent aujourd'hui contestées. Une approche originale propose d'aborder cette question à travers l'événement fondateur de la Révolution française, et plus particulièrement son aspect le plus déroutant : la Terreur. Plutôt que d'y voir un simple projet ou une étape téléologique, il s'agit de la considérer comme une oeuvre accomplie, dont l'énigme persiste.
Pour les penseurs du XIXe siècle – qu'ils soient contre-révolutionnaires (comme Bonald ou Maistre) ou défenseurs des idéaux révolutionnaires (comme Saint-Simon, Leroux, Michelet ou Quinet) –, la Révolution marque une rupture absolue. Inutile d'en chercher les causes lointaines dans des théories préparatoires : c'est dans ses effets, ses résonances et ses recompositions sociales qu'elle révèle sa portée philosophique. Elle redéfinit les liens entre religion, pouvoir, conscience individuelle et collective, tout en faisant émerger le Peuple comme nouveau sujet de l'Histoire.
Cette réflexion écarte toute dialectique spéculative ou matérialiste qui réduirait l'Histoire à un schéma préétabli. Elle met en lumière une scène politique et philosophique où se nouent, de manière inédite, les éléments d'un monde en mutation. La Révolution y conserve son caractère énigmatique, sans être instrumentalisée comme preuve d'une philosophie de l'Histoire préconçue.

La révolution culturelle de 1960-1990. Avec Jean-Pierre Le Goff pour le podcast Hérétiques.


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06.2024

Si les sociétés occidentales n'ont cessé d'évoluer au fil de leur histoire millénaire, la vitesse et l'ampleur des transformations qu'elles ont vécues au sortir de la seconde guerre mondiale sont sans précédent. Déferlements techniques, basculements sociaux, bouleversements idéologiques, métamorphoses des mœurs : comment penser ces mutations anthropologiques dont le "wokisme" et son ambition de rééducation populaire semble être l'ultime radicalisation ? Cette véritable révolution culturelle menée tambour battant et ses multiples implications n'ont toujours pas été pensées à leur juste mesure, civilisationnelle.
C'est ce à quoi se consacre depuis trente ans Jean-Pierre Le Goff, héritier de Claude Lefort et de Cornelius Castoriadis, sociologue et philosophe dont les multiples mais discrètes publications sur le monde du travail, la vie de village, l'héritage des années 60 ou la disparition de la Gauche, tentent de dresser le double portrait de cette France qui disparaît et de cette France qui advient.

L'Iran et les Juifs : de Cyrus le Grand à la République islamique. Avec Morgan Lotz pour le Cercle Aristote.


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28.08.2025

Fin spécialiste des études iraniennes, Morgan Lotzdémêle les idées reçues sur les relations entre l'Iran et les Juifs. De Cyrus le Grand à la République islamique, en passant par le rôle méconnu de l'Iran pendant la Seconde Guerre mondiale, il s'agit de (re)découvrir une histoire millénaire marquée par la tolérance, les échanges culturels et une coexistence souvent ignorée. Une analyse nuancée qui remet en perspective les tensions géopolitiques actuelles.

 - 0'00'00 : Pourquoi parler des Juifs en Iran ?
 - 0'07'18 : Les racines anciennes : Cyrus le Grand, le Talmud de Babylone et l'héritage zoroastrien
 - 0'21'24 : L'Iran pendant la Seconde Guerre mondiale : le "Schindler iranien" et la protection des Juifs
 - 0'38'36 : La place des Juifs sous la République islamique : droits, représentation et participation à la révolution de 1979
 - 0'58'51 : Les minorités religieuses en Iran aujourd'hui : synagogues, églises et temples zoroastriens
 - 1'02'42 : Mahmoud Ahmadinejad et les malentendus médiatiques : antisionisme vs antisémitisme
 - 1'07'26 : Pourim, Esther et Mardochée : comment l'histoire biblique résonne en Iran
 - 1'10'06 : SAVAK, Mossad et tensions israélo-iraniennes : les cicatrices de l'Histoire

Un entretien mené par Pierre-Yves Rougeyron.

Trump contre l'Amérique latine. Avec Romain Migus pour le Cercle Aristote.


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28.08.2025

L'Amérique latine, souvent négligée par les médias occidentaux, est aujourd'hui au cœur de luttes d'influence entre puissances mondiales. Entre coups d'État, élections controversées et guerres économiques, la région incarne les tensions d'un monde en transition. Spécialiste des questions latino-américaines, Romain Migus analyse les bouleversements récents de la région : la chute de la gauche en Bolivie, la pression accrue sur le Venezuela, et la stratégie agressive de Donald Trump pour réaffirmer la domination américaine.
De la Bolivie, où le néolibéralisme revient en force, au Venezuela résistant malgré les sanctions, en passant par les alliances ambiguës du Brésil, il décrypte les stratégies à l'œuvre. Entre résistance des mouvements populaires et ingérences étrangères, l'Amérique latine reste un terrain clé pour comprendre les rapports de force du XXIe siècle.

Un entretien mené par Pierre-Yves Rougeyron.

La pensée positive nous soumet au néolibéralisme. Avec Gérard Neyrand sur Elucid.


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02.2025

Sociologue spécialisé dans l'analyse des relations privées et de la famille, Gérard Neyrand est l'auteur notamment de Critique de la pensée positive : Heureux à tout prix ? (ed. Erès, 2024) et L'amour individualiste (ed. Erès, 2018). 
Il montre ici que "la pensée positive" est en réalité une idéologie par et pour le néolibéralisme : loin d'être inoffensive, elle contribue à hyper-responsabiliser les individus et les éloigner des structures collectives et solidaires au profit d'un bonheur factice, qui bien souvent ne conduit qu'à la culpabilité.

Un entretien mené par Carla Costantini.

De l'invention de Dieu à la modernité. Avec Jean-Luc Marion et Thomas Römer sur France Culture.


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25.12.2020

Comment la foi s'accommode-t-elle de la vérité historique et de la raison ? Quelle interprétation faire des textes sacrés ? De l'invention de Dieu à la modernité, quelle place peut avoir la religion et la croyance dans notre société moderne?Faire entrer la bible dans l'histoire et redonner toute sa place à la révélation à l'ère de la raison : voici les deux quêtes auxquelles s'attellent Jean-Luc Marion et Thomas Römer. 

Émission "L'Invité(e) des Matins", animée par Guillaume Erner.

Critiques classiques du management. Avec Baptiste Rappin et Michel Boyance sur Haltérophilo.


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23.05.2025

Alors que nos sociétés sont désormais soumis à une implacable "théologie managériale", il est important de mettre en perspective l'héritage des traditions philosophiques antiques et médiévales face aux ruptures introduites par la modernité et la postmodernité. L'occasion d'interroger la manière dont le management s'est imposé comme un cadre normatif dominant, en se substituant parfois au politique et au religieux, et d'inviter à envisager ce que la pensée classique peut encore offrir pour répondre aux enjeux contemporains.

 - 0'00'00 : Introduction
 - 0'03'45 : Quelques définitions : pensée classique, modernité et post-modernité
 - 0'12'40 : Le piège de la binarité
 - 0'29'46 : Quand fut le point de rupture entre pensée classique et pensée moderne ?
 - 0'41'19 : Substitution de l'Église par l’état puis de l’état par l’entreprise ?
 - 0'49'02 : Vers un état mondial et unifié ?
 - 0'54'58 : Y a-t-il un lien entre l’athéisme, l’eugénisme et le management ?
 - 1'04'53 : "Mourir dans la dignité" et la substitution du prêtre par la machine
 - 1'11'36 : Qui d'autre peut apporter une réponse si ce n'est l'Église ou la machine ?
 - 1'16'33 : Quelques recommandations de lecture
 - 1'20'57 : Conclusion et remerciements

Wehrmacht : la fin d'un mythe. Avec Jean Lopez sur StoriaVoce.


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07.2023

Relayé par des dizaines d'historiens depuis Jacques Benoist-Méchin, le mythe d'une armée allemande invincible a longtemps duré. Certes, la Wehrmacht possédait une excellence tactique, un encadrement de qualité, ainsi qu'une souplesse d'action dans l'utilisation des chars et de l'aviation.
Il n'empêche, il s'agit de rétablir une vérité historique en se posant des questions essentielles : quelle était la valeur de cette armée depuis le XVIIIe siècle ? Qu'est-ce que l'art militaire doit à l'Allemagne ? Quelle était la place des officiers dans l'appareil militaire ? Que représente la victoire en Pologne (1939), puis en France (1940) ?
L'historien Jean Lopez renouvelle notre vision et met fin à la légende de la première armée du monde.

Une émission animée par Christophe Dickès.

Des enfers à la mine, quand l'histoire explore les mondes souterrains. Avec Jean-Jacques Terrin et Alexandre Estaquet-Legrand sur France Culture.


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07.06.2024

Les mondes souterrains, présents dans l'imaginaire humain depuis l'Antiquité, oscillent entre fascination et effroi. Ils évoquent la mort, les Enfers et l'obscurité, nourrissant des mythes puissants comme ceux d'Hadès, d'Orphée ou encore d'Énée, mais aussi des réflexions philosophiques, à l'image de la caverne de Platon, symbole de l'ignorance et de la quête de vérité. Ces univers, invisibles et mystérieux, inspirent à la fois crainte, en raison de leur caractère sombre et hostile, et émerveillement, puisqu'ils peuvent être perçus comme des refuges, des lieux de méditation ou des espaces symboliques de passage vers la lumière et la connaissance. 
Mais les mondes souterrains ne se limitent pas aux mythes ou à la philosophie. Ils sont aussi synonymes de richesses et de fécondité, à travers le mythe de Perséphone et la symbolique de la germination, ou encore par les trésors enfouis de la terre, des métaux précieux au pétrole. La littérature et la science, avec Jules Verne par exemple, ont prolongé cette fascination en imaginant des expéditions vers ces territoires inconnus.
Pourtant, ces richesses s'accompagnent d’un revers tragique, celui du travail minier et de ses conditions mortelles, immortalisées dans Germinal de Zola.
Enfin, l'architecture et l'urbanisme se sont aussi emparés de cet imaginaire souterrain, des grottes d'agrément antiques aux catacombes, en passant par les réseaux modernes de métros et d’égouts, montrant que le sous-sol reste un espace essentiel, à la fois utile, mystérieux et inspirant.

Émission "Le Cours de l'histoire", animée par Xavier Mauduit.

L'avenir de l'écologie et le nôtre. Avec Luc Ferry à l'Institut Diderot.


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11.2021

En 1992, Luc Ferry fut l’un des premiers à fustiger les outrances antihumanistes des courants verts radicaux. En 2021, le philosophe oppose à des décroissants de plus en plus écoutés un contre-projet radical.
La foi du Progrès chevillée au corps, cet ancien ministre de l'Éducation nationale nous propose une analyse de tous les courants écologistes actuels, des "collapsologues" aux tenants de la "croissance verte" en passant par "l'écologie décoloniale" ou "l'éco-féminisme".
Célébrant la troisième révolution industrielle, l'intelligence artificielle, l'innovation et la recherche, en opposition aux prophètes de malheur, il montre comment il nous serait possible, grâce à "l'écomodernisme", de concilier croissance et préoccupations environnementales.