Histoire de la République en France. Avec Thomas Branthôme pour la revue Regards.


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06.2019

Alors qu'on peine parfois, aujourd'hui, à s'entendre sur les définitions de république, de laïcité ou de gauche, l'historien du droit et des idées politiques Thomas Branthôme, co-auteur, avec Jacques de Saint Victor, d'une Histoire de la République en France, nous aide à mettre de l'ordre dans ces notions de philosophie politique.

Index chronologique :
 - 00'00 : présentation
 - 00'20 : de l'histoire et du sens du mot "république"
 - 05'55 : de l'articulation entre "république" et "démocratie"
 - 07'45 : de la laïcité
 - 17'35 : du clivage horizontal gauche/droite
 - 24'45 : du clivage vertical peuple/oligarchie
 - 27'10 : de la fin de la cinquième république
 - 31'00 : de la tradition républicaine démocratique vs. de la tradition républicaine monarchiste

Émission "#La Midinale", animée par Pablo Pillaud-Vivien.

Le retour des peuples. Avec André Bercoff au Cercle Aristote.


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10.06.2019

Comment tout a basculé ? Qu'est-ce qui a fait qu'en quelques mois, le couvercle d'une marmite qui bouillait depuis quarante ans a sauté ? Qu'une élite se retrouva fort dépourvue quand la bise jaune fut venue ? Le tsunami n'est évidemment pas que français : Europe de l'Est, Russie, États-Unis trumpistes, Bolsonaro au Brésil, Salvini en Italie, sans oublier le Brexit, tout montre que les peuples se sont mis en mouvement. Ce n'est pas seulement le pouvoir d'achat ou le prix du carburant, mais aussi la dignité, l'identité et, pour tous ces peuples que l'on avait rangés au magasin des accessoires, retrouver leur appartenance, leur honneur et leur dimension d'êtres humains.
André Bercoff retrace les raisons de la colère : capitalisme de connivence, noblesse financiaro-administrative, clergé politico-médiatique et un tiers État fragmenté, divisé, caillassé, mais qui se recompose dans les tréfonds d'une France accablée par l'impôt et qui rejette ses dirigeants politiques.
Avec vigueur et humeur, il explique pourquoi ce peuple qu'on croyait complètement dissous dans l'alcool de la mondialisation refait surface dans tous les domaines, et avec une radicalité inconnue jusqu'alors.

Comment la dette a imposé son ordre social et politique. Avec Benjamin Lemoine à l'Université Populaire d'Amiens.


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02.02.2017

Pourquoi la dette publique occupe-t-elle une telle place dans les débats économiques contemporains, en France et ailleurs ? Comment s'est-elle imposée comme la contrainte suprême qui justifie toutes les politiques d'austérité budgétaire et qui place les États sous surveillance des agences de notation ?
À rebours de ceux qui voient la dette comme une fatalité et une loi d'airain quasi naturelle, Benjamin Lemoine nous explique comment, en France, l' "ordre de la dette" a été voulu, construit et organisé par des hommes politiques, des hauts fonctionnaires et des banquiers, de gauche comme de droite. Autrement dit, il fut le fruit d'un choix politique.
Cette conférence reconstitue la généalogie détaillée de ce choix stratégique, et prend la mesure de la grande transformation de l'État dans l'après-guerre. On réalise alors à quel point les nouveaux rapports entre finance privée et finances publiques sont au cœur des mutations du capitalisme, dans lequel l'État est devenu un acteur de marché comme les autres, qui crée et vend ses produits de dette, construisant par là sa propre prison.

La radio comme possibilité de rêve éveillé. Avec Gaston Bachelard sur France Culture.


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1949

Gaston Bachelard, philosophe, poète, plume magnifique et grand penseur du XXe siècle a donné une conférence, une causerie en 1949 sur la rêverie de la radio. C'est un document précieux, une archive singulière, la voix de Bachelard.
Son ironie, sa malice et son plaisir de la dérive sont jubilatoires à entendre. En 1949, Gaston Bachelard proposait de guérir l'insomnie au moyen de la rêverie suscitée par la radio et il cherchait comment radiodiffuser les principes de la rêverie.
Un enregistrement brut pour un document important.

Les nations sous l'empire. Avec Emmanuel Todd sur la RTS.


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26.06.1990

Alors que l'URSS vient de s'effondrer et que l'Allemagne est en pleine réunification, le politologue et historien Emmanuel Todd est interrogé sur la résurgence des identités nationales.
Ce sentiment national renaît dans certains pays ex-communistes, d'où la crainte des Occidentaux d'assister à la résurgence de nationalismes exacerbés et violents, notamment en Allemagne, avec la réunification de la RFA et de la RDA. Ces craintes sont-elles fondées ?

Émission "Les grandes peurs de l'an 90", animée par Eric Burnand.

Quelle Troisième Voie solidariste ? Avec Georges Feltin-Tracol et Xavier Eman sur Méridien Zéro.


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01.03.2019

C'est un entretien à bâtons rompus en compagnie de Georges Feltin-Tracol et Xavier Eman qui nous est ici proposé, sur le thème de la recherche d'une 3ème voie économique qualifiée, dans la continuité de certaines expériences militantes et théoriques, de "solidariste".
Alors que Georges Feltin-Tracol vient de sortir Pour la troisième voie solidariste chez Synthèse éditions, l'occasion était toute trouvée pour aborder ce sujet encore et toujours d'actualité.

Émission "La Méridienne", animée par Tesla.

Le grand méchant Robespierre. Avec Yannick Bosc et Marc Belissa sur Le Média.


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06.2019

Avant même son arrestation et son exécution lors de Thermidor (juillet 1794), Maximilien Robespierre a été outrancièrement vilipendé et calomnié par les ennemis de la Révolution, en particulier par les presses royaliste et anglaise. Son élimination a été immédiatement justifiée par une diabolisation destinée à discréditer tout projet de démocratie réelle au profit d'un système représentatif reléguant le peuple à la passivité et laissant aux possédants le monopole d'un gouvernement "des compétences" mené en fonction de leurs intérêts.
En évoquant les différents regards successivement portés sur l' "Incorruptible" jusqu'à nos jours, les historiens Marc Belissa et Yannick Bosc montrent la permanence de l'enjeu politique essentiel qui s'est cristallisé autour de cette figure. Enjeu qui demeure on-ne-peut-plus actuel : la démocratie réelle, où l'action des représentants seraient strictement contrôlée par le peuple, est-elle possible ?

Émission "La grande H.", animée par Julien Théry.

Une autre histoire de la laïcité. Avec François-Marin Fleutot sur Radio Courtoisie.


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13.03.2019

La France fut peut-être "la fille aînée de l'Église", mais les rois de France ne furent pas toujours des fils obéissants. Entre le Xe et le XVIIIe siècle, alors que régnaient les Capétiens, seize d'entre eux ont ainsi subi les foudres ecclésiastiques : l'interdit, ou pire, l'excommunication. Tous – même saint Louis ! – se sont un jour ou l'autre opposés à Rome, rejetant par exemple le concile de Trente, ou allant jusqu'à récuser l'infaillibilité du pape. Certains ont même refusé de participer aux croisades.
C'est de cette volonté manifeste des rois de France d'imposer leur propre souveraineté, de leur refus radical d'être soumis à tous les pouvoirs étrangers (même aux puissances internationales de ces époques que furent le Saint-Siège ou l'Empire), qu'est née l'identité singulière du pouvoir politique dans notre pays.
C'est cette histoire d'amour et d'aversion, entre la religion et la politique, l'intemporel et le temporel, que nous raconte François-Marin Fleutot, avec grande érudition.

Émission du "Libre Journal des débats", animée par Charles de Meyer.

Précisions et développements : Michel Drac répond aux questions d'Alban Dousset.


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08.2019

L'analyste politique et prospectiviste Michel Drac répond aux questions et aux demandes de précison d'Alban Dousset, fin lecteur et auditeur attentif.

Sommaire :
 - 0'00'00 : qu'avez-vous pensé de ma réponse à votre vidéo ?
 - 0'07'07 : comment articulez-vous la nécessité de vulgarisation et la nécessité de rigueur méthodique ? Où en êtes-vous de votre idée de développer un processus de gestion/validation collective des idées ?
 - 0'14'59 : vous dites que "le matérialisme bourgeois n'a rien à proposer au-delà du narcissisme" (p183 dans Essais). Pourtant, dans Triangulation, vous décrivez de nombreux courants spirituels gravitant autour du mondialisme et du matérialisme bourgeois. Doit-on voir dans ce constat une évolution de votre part ?
 - 0'21:30 : dans La question raciale, vous opposez aux "racialistes extrémistes", des "antiracialistes extrémistes", en prenant comme exemple le massacre des peaux rouges, le génocide rwandais ou l'épuration des paysans ukrainiens. On pourrait quand même procéder à une objection : ces massacres socio-ethniques, n'ont pas comme fondement principal et explicite, la motivation raciale ou humaniste.
 - 0'30'12 : dans La question raciale, vous déclarez (p327 dans Essais) : "le comportement suicidaire que nous observons chez nombre de nos contemporains européens traduit de leur part une volonté inconsciente de mourir à cette "paléo-humanité" prétechnologique pour que naisse en eux une "néo-humanité" adaptée à l'ère nouvelle." Ne s'agit-il que de cela ? Le recul de la démographie n'a-t-il pas d'autres explications ?
 - 0'32'22 : dans une courte vidéo qui circule sur YouTube, Pierre Hillard résume votre point de vue spirituel qui serait, selon lui, "du côté de la loi", tandis que lui serait du côté de "l'amour". En référence à une conversation (entre lui et vous) dans laquelle vous auriez déclaré "dans l'Ancien Testament, il y a la loi, dans le Nouveau Testament, il y a l'amour, et moi je suis resté fidèle à la loi". Quelle est votre réaction à ce sujet ?
 - 0'36'28 : les contours de la notion de satanisme sont finalement assez variables selon les individus et les religions. Bien que vous soyez chrétien, vous intégrez à votre grille de lecture morale la notion de volonté de puissance chère à Nietzsche. Pourriez-vous esquisser, une définition complète et personnelle de ce que recouvre selon vous la notion de satanisme ?
 - 0'43'00 : au sujet du RIC, vous semblez penser que le peuple manque de maturité pour exploiter un tel outil. Sans faire du RIC un moyen "réel" pour le peuple de s'autogouverner, ne peut-on pas voir ce dispositif comme un moyen pour le peuple de réaliser la "démopédie" que vous appelez de vos vœux ?
 - 0'54'36 : quels sont, selon vous, les facteurs de toutes natures, structurants, favorisant tel ou tel système politique ?
 - 0'56'58 : la vision que vous donnez des communautés primitives, héritée de Pierre Clastre, fait la part belle aux violences et aux inégalités. Avez-vous consulté les travaux d'Emmanuel Todd relatifs aux familles nucléaires "primordiales"  ou les descriptions des démocraties primitives (pouvoir politique presque totalement décentralisé) évoquées par Pierre Clastre  lui-même  ?
 - 1'00'13 : avez-vous lu la critique de François Héran de la thèse de Stephen Smith de La ruée vers l'Europe dont il a fait une note de lecture ? Si oui, qu'en pensez-vous ?
 - 1'06'17 : dans votre vidéo consacrée à Zbigniew Brzezinski, vous formulez l'idée que la géopolitique globale serait une perspective surdéterminante. Plus loin, vous reconnaissez une forme de "soumission au dollar" du stratège géopolitique. La perspective surdéterminante ne serait-elle pas la jonction/articulation entre les monnaies et la géopolitique (plutôt que la "seule" géopolitique) puisqu'elle détermine nettement les autres choix géopolitiques/stratégiques ?
 - 1'07'05 : dans La ponérologie politique, vous évoquez des aspects réversibles et non réversibles propres à l'idéologie dominante. De manière très intéressante, vous énumérez certains aspects réversibles. Seriez-vous capable de mentionner les aspects les moins réversibles, les plus structurants, de l'idéologie dominante ?
 - 1'08'42 : si votre objectif est l'acquisition et la diffusion de connaissances, comment pourriez-vous mobiliser de manière efficace la ressource que constitue l'intérêt de votre public ?

Les communistes et les guerres de décolonisation. Avec Alain Ruscio au Cercle Universitaire d'Études Marxistes.


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21.03.2019

Historien et spécialiste de l'histoire coloniale, Alain Ruscio a consacré sa thèse à l'Indochine coloniale. Il a plus récemment étudié l'Algérie coloniale et élargi ses travaux vers une histoire comparative des colonies françaises.
Lors de cette conférence, Alain Ruscio compare la position et l'action des communistes lors des deux guerres de décolonisation, les guerres d'Indochine et d'Algérie (1945-1962) pour nous permettre d'appréhender cette problématique de manière dépassionnée.

Demeure, pour échapper à l'ère du mouvement perpétuel. Avec François-Xavier Bellamy sur RFI.


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04.11.2018

Derrière l'accélération partout constatée de nos vies individuelles et de notre existence sociale, il est un phénomène plus essentiel encore, qui est devenu l'horizon absolu de la conscience occidentale : le changement était, à l'âge classique, une transition entre deux moments de stabilité. Mais notre civilisation semble entrée, avec la modernité, dans une nouvelle ère, qui fait du mouvement la loi universelle. Si la vie est évolution, si l'économie est croissance, si la politique est progrès, tout ce qui ne se transforme pas doit disparaître. S'adapter, se réformer, rester dynamique, voilà nos vertus cardinales ; la mode remplace tous nos critères, le flux prend la place de l'être, et le chiffre de la lettre.
Alors que la crise contemporaine qui touche le monde occidental porte le symptôme d'une forme d'épuisement intérieur, et alors que notre rapport à l'accélération actuelle des innovations technologiques sera le grand défi politique des années à venir, il importe d'interroger, de façon à la fois approfondie et concrète, le déséquilibre créé par cette incapacité au repos, par cet oubli des stabilités les plus nécessaires à nos vies. Afin de redécouvrir ce que notre fascination pour le mouvement nous avait fait oublier : l'essentiel de nos existences se trouve peut-être bien plus dans ce qui est reçu et transmis, que dans ce qui est transformé. Et ce qui donne sens aux changements que nous pouvons apporter, ce ne peut être que la stabilité d'un but qui seul mérite notre effort.
Il n'est pas de création spontanée qui s'épanouisse sans racines, pas de voyage vers l'ailleurs qui ne suppose un domaine familier, pas de société qui s'améliore sans chercher le bien dans ce qu'il a d'éternel. Ce qui rend possible le mouvement de toute vie, et ce qui lui donne un sens, c'est toujours ce qui demeure.

Émission "Idées", animée par Pierre-Edouard Deldique.

Sexualité et (ou) Nirvana. Avec Françoise Bonardel et Daniel Odier sur France Culture.


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03.01.2019

Nos sociétés deviennent de plus en plus transparentes en ce qui concerne les réalités sexuelles. La recherche de sens, elle, continue d'être un besoin nécessitant d'être assouvi. Ces deux préoccupations fondamentales de l'Homme sont-elles des planètes différentes ?
C'est pour en discuter que sont reçus Françoise Bonardel, philosophe des religions et essayiste française, et Daniel Odier, poète et grand connaisseur du tantrisme. Les deux invités nous permettent d'aborder les grands courants spirituels orientaux tels l'hindouisme, le bouddhisme et surtout le tantrisme kashmirien pour lequel une sexualité maîtrisée peut aider à l'épanouissement de l'être et à son éveil.

Émission "Matières à penser", animée par René Frydman.