La grande révolution a-t-elle abîmé la France ? Avec Xavier Martin sur Radio Courtoisie.


(0)
170 Vues
0 commentaire
08.06.2019

Il n'appartient guère à l'historien de se poser une telle question, encore moins d'essayer d'y répondre. En revanche, si les contemporains en ont eu le sentiment, comme ce fut le cas de façon massive, y compris parmi les républicains les plus convaincus, il lui faut en prendre acte, et explorer accessoirement les trop bonnes raisons qu'ils se pouvaient croire de penser ainsi.
Ce sentiment inattendu, Xavier Martin a donc été conduit, selon sa manière déjà éprouvée, à en établir la réalité au prix d'un recours intensif aux sources directes les plus variées. Car les témoignages sont nombreux, abondants, suggestifs, de cette impression pesante et tenace d'une France abîmée : un sentiment qui volontiers a pu aller jusqu'au regret sans équivoque du temps béni d'Ancien Régime, et parfois même s'est cru fondé à faire état explicitement d'un lien tangible entre les Lumières et la subversion révolutionnaire des plus hautes valeurs.

Émission du "Libre Journal de Lumière de l'espérance", animée par Philippe Pichot-Bravard.

De la valeur comme sujet automate à la domination sans sujet. Avec Anselm Jappe au séminaire Sophiapol.


(0)
1130 Vues
0 commentaire
21.11.2012

Le penseur marxien Anselm Jappe nous propose une étude des catégories de la domination à la lumière de la critique du fétichisme de la marchandise.
Il revient notamment sur quelques-unes des nombreuses confusions que font les lecteurs pressés de la critique de la valeur, en montrant que le concept de "domination sans sujet" offre un réflexion différente, au-delà du concept sociologiste/subjectiviste de "domination" que l'on retrouve dans l'ensemble de la critique superficielle du capitalisme (où la domination est comprise comme directe, de classe ou fondée dans la propriété privée); et également au-delà des thèses structuralistes ou althussériennes.

La conférence est prononcée dans le cadre du séminaire Sophiapol "Les conceptions contemporaines de la domination".

Max Weber et les classes. Avec Yves Sintomer au Séminaire Sophiapol.


(0)
159 Vues
0 commentaire
04.02.2019

L'analyse de la structure sociale constitue une thématique centrale des enseignements de sciences économiques et sociales. Si la théorie marxiste des classes a fait l'objet de nombreuses analyses, facilement accessibles et de qualité, la situation est différente pour les stratifications sociales wébériennes.
Dans cette intervention, le politologue Yves Sintomer propose de revenir sur les textes fondateurs de Max Weber sur la structure sociale afin d'apporter des éclaircissements sur les notions wébériennes de "classe", "classes sociales" et "groupes de statut".
Ce travail vient combler des lacunes et corriger un certain nombre d'approximations dans les présentations courantes de l'analyse wébérienne de la stratification et de sa confrontation avec la théorie marxiste des classes sociales.

Une intervention dans le cadre du séminaire "Le concept de classe sociale".

Les conséquences de la crise économique en France. Avec Jacques Sapir sur Putsch Média.


(0)
152 Vues
0 commentaire
04.05.2020

L'économiste Jacques Sapir aborde les conséquences économiques de la pandémie de Covid-19 et des politiques de confinement adoptées pour lutter contre l'épidémie en France mais également dans les pays de la zone euro.
Car un choc majeur s'annonce qui, quoiqu'encore incertain dans son ampleur, exigera une réponse forte des institutions nationales et européennes. Nos gouvernements en seront-ils capables ?

Un entretien mené par Nicolas Vidal.

La République des Lettres. Avec Marc Fumaroli à l'Institut français de Barcelone.


(0)
201 Vues
0 commentaire
16.10.2013

"Extérieurement j'ai vécu à l'époque où l'expression République des Lettres désigne, plus ou moins ironiquement, le petit échiquier étroitement parisien ou festivalier, plus que jamais agité, dont les pièces du jeu annuel sont des centaines de romans, et la récompense des parties gagnées, des dizaines de prix littéraires. Intérieurement, pendant plus d'un demi-siècle, j'ai malgré tout vécu, privément avec quelques amis et, depuis moins longtemps, dans l'actuelle Académie des Inscriptions, au sein d'une République européenne des Lettres d'un tout autre genre et d'une tout autre époque. Tel aura été mon "engagement".
Me dégageant de l'actualité présente sans pour autant l'ignorer, j'ai cherché à comprendre l'actualité disparue d'une société de savants lettrés solidaires où je me plaisais et qui évoluait étrangement avec une jalouse liberté de mouvement et d'esprit dans des régimes politiques et religieux qui, selon nos critères actuels, passent pour despotiques.
Cette étrangeté ou, si l'on préfère, ce paradoxe continue à me fasciner, bien que peu à peu j'aie mieux compris le secret avantage dont jouissaient, en pleine connaissance de cause, mes amis (et objets d'étude) : celui de savoir vivre sur deux étages du temps, l'un se réfléchissant dans l'autre, l'un hors du temps parce que fruit mûr du temps, l'Antiquité gréco-romaine, et l'autre dans un tout autre temps historique, en voie à son tour de mûrissement, mais cette fois sans le réflecteur des "humanités", et de plus en plus déboussolé depuis que ce miroir lui a été ôté." Marc Fumaroli

Le Corbusier, zones d'ombre. Avec Xavier de Jarcy et Jean-Pierre Frey sur Radio Aligre.


(0)
220 Vues
0 commentaire
27.11.2018

Il est temps de porter un regard calmement lucide sur un monument de l'histoire du XXe siècle : l'architecte et urbaniste Le Corbusier.
Xavier de Jarcy et Jean-Pierre Frey abordent ici sans tabou l'illustre personnage. Ses relations avec le fascisme français, son désintérêt pour les questions sociales, sa vision biologique, hiérarchique et eugéniste de l'humanité, sa conception normative du corps et de l'espace, la légende qu'il a forgée au prix de quelques mensonges et l'opposition de ses fidèles à toute analyse critique de ses idées. Car tout n'a pas encore été dit sur le prophète des "cités radieuses", dont l'abondante prose est restée, jusqu'ici, beaucoup moins commentée que les fameuses constructions.
Observé de plus près, Le Corbusier se révèle assez différent de son portrait officiel en bâtisseur apolitique et humaniste que de récents essais ont commencé d'écorner...

Émission "La vie est un roman", animée par Yves Tenret.

Jack Kerouac (1922-1969). Avec Yves Le Pellec, Gérard-Georges Lemaire, Robert Kramer et Robert Frank sur France Culture.


(1)
208 Vues
0 commentaire
03.07.1997

Jack Kerouac est né en 1922 à Lowell, Massachusetts, dans une famille d'origine canadienne-française. Après son premier livre, The Town and the City, qui paraît en 1950, il met au point une technique nouvelle, très spontanée, à laquelle on a donné le nom de "littérature de l'instant" et qui aboutira à la publication d'une première version corrigée et réécrite par son éditeur de Sur la route en 1957.
Il est alors considéré comme le chef de file de la beat generation et publiera, entre autres, Les Souterrains, Les clochards célestes, Le vagabond solitaire, Anges de la désolation et Big Sur. Son écriture est à la littérature ce que le jazz est à la musique : on y reconnaît le rythme, la fougue et la tension de ce qui se voulait être une transcription sans fard et à chaud de la réalité.
Il meurt en 1969, à l'âge de quarante-sept ans.


Émission "Une vie, une oeuvre", produite par Jean Daive et Isabelle Yhuel.

Saint-John Perse, le poète en exil. Avec Edouard Glissant, Antoine Raybaud, Lucien Clergue, Olivier Germain-Thomas, Joëlle Gardes-Tamine et Mireille Sacotte sur France Culture.


(0)
156 Vues
0 commentaire
23.02.1995

L'exil perpétuel qui jalonne la vie de Saint-John Perse aura été le fondement même de sa poésie. L'éloge est le mode sur lequel il exprime ce qu'il appelle "la terre arable du songe".
L'exil aura commencé tôt : né en Guadeloupe en 1887, il revient en métropole avec sa famille qui s'installe à Pau, alors qu'il n'est pas encore adolescent. Devenu diplomate, il part en Chine pendant cinq ans, et ce sera pour lui l'occasion d'élargir les paysages humains les plus divers et d'étoffer l'épopée du monde, ce qui fera la force de ses écrits.
Une carrière politique - il s'appelait Alexis Léger - le mènera des plus hauts postes de l'Etat (il sera secrétaire général du Quai d'Orsay après avoir travaillé avec Aristide Briand), jusqu'à la déchéance nationale due à l'instauration du régime de Vichy. Alors, un nouvel exil aux Etats-Unis - forcé - marquera la fin de ce personnage public et l'éclosion définitive du poète Saint-John Perse, auréolé par la remise du Prix Nobel en 1960.
Exil, Pluies, Neiges, Amers, Chronique, seront les différentes étapes de cet univers qu'il a reconstitué dans une fête du langage : le lien entre l'homme et le monde passe par une présence immanente du sacré.
Le dernier exil, son départ de ce monde, se fera dans la discrétion en 1975.

Émission "Une vie, une oeuvre", réalisée par Jean-Claude Loiseau.

L'homme de Néandertal valait-il moins qu'homo sapiens ? Avec Marylène Patou-Mathis pour l'Agora des savoirs à Montpellier.


(1)
193 Vues
0 commentaire
09.02.2011

Comme nous, Néanderthal appartient à la grande famille des Hominidés. En cela, il fait partie de notre mémoire collective. Parce qu'il est à la fois si proche et si différent de nous, parmi tous nos ancêtres, c'est sans doute le plus fascinant.
Néanderthal, durant 300'000 ans, a évolué physiquement et modifié ses comportements. Pourtant, Néanderthal a disparu. S'il n'a certes pas réalisé toutes les choses que fera plus tard l'homme moderne, il était aussi "intelligent" que lui car il ne faut pas confondre réalisations et capacités. Néanderthal était différent de nous, mais, être différent ne veut pas dire être inférieur ! Ni supérieur d’ailleurs.
Certains penseront alors, pourquoi a-t-il disparu ? À quoi on pourrait répondre cela : Néanderthal a vécu près de 300'000 ans, et nous, combien de temps vivrons-nous ?

Capitalisme et révolution industrielle. Avec Michel Beaud pour Avant-Garde Économique.


(0)
284 Vues
0 commentaire
01.01.2013

Né de la finance et du négoce dans des cités-États d'Europe, le capitalisme s'est en cinq siècles imposé dans le monde entier, avec les dominations successives de la Hollande, de l'Angleterre, des États-Unis et bientôt de la Chine.
Partout soutenu par l'État, il prône le libéralisme mais pratique le monopole comme la concurrence. La manufacture et l'usine ont été ses premières sources de profit et il en a créé bien d'autres en se diversifiant, depuis les débuts de la révolution industrielle au XVIIIe siècle en Angleterre, puis en Europe continentale et aux Etats-Unis, jusqu'à nos jours.
Simple logique de profit à ses débuts, le capitalisme se perpétue à travers d'incessants changements : création et destruction d'activités et d'emplois, expansions et crises, multiplication des besoins, compétitions technologiques, guerres…
Michel Beaud, dans cet entretien, nous raconte la folle histoire du capitalisme et nous montre quels sont les grands défis qui l'attendent à l'avenir.

Les conséquences de la récusation de l'autorité. Avec Jean-Pierre Lebrun à Louvain-la-Neuve.


(0)
246 Vues
0 commentaire
19.08.2011

Quel effet la crise de l'autorité que nous connaissons aujourd'hui a-t-elle sur les sujets ? Et d'ailleurs, à quoi ser(vai)t l'autorité ?
Alors que notre société a décidé de tuer le père (symbolique), le psychiatre et psychanalyste Jean-Pierre Lebrun revient sur les conséquences, visibles au quotidien dans les familles, d'un tel bouleversement de l'instanciation psychique.

Une conférence organisée par le Secrétariat National de l'Enseignement Catholique.

La déchristianisation du monde contemporain. Avec Jean de Viguerie à Lauzon.


(0)
216 Vues
0 commentaire
22.02.1995

L'historien Jean de Viguerie revient sur trois siècles de déchristianisation en en étudiant, avec un sens du détail révélateur, toutes les étapes religieuse, sociale, morale et politique.
Une démonstration implacable qui nous permet de comprendre le désert spirituel qui définit la situation contemporaine.

Une conférence organisée par le Cercle des Étudiants Catholiques Traditionalistes.