Robespierre, la fabrication d'un monstre. Avec Jean-Clément Martin pour l'association Thucydide à Paris.


(0)
55 Vues
0 commentaire
18.01.2017

Et si Robespierre n’était ni un monstre sanguinaire ni un révolutionnaire idéal ?
Celui-ci a en effet partagé avec beaucoup de ses pairs et de ses rivaux une enfance difficile, une adolescence studieuse et une réussite sociale, mondaine et littéraire précoce. Et s'il a rapidement été mêlé aux luttes politiques et joui d’une popularité indéniable, il n'a jamais pu s’imposer et n’a accédé que tardivement à des responsabilités. Lorsqu’enfin, il affirme une ligne politique et qu’il apparaît comme le chef de file d’un groupe capable de prendre le pouvoir, ses adversaires le discréditent et l’abattent. Et c’est après sa mort qu’ils le présentent comme un tyran, un terroriste et un doctrinaire, imposant cette image que nous discutons depuis deux siècles. Si la vie de l’homme-Robespierre est brutalement interrompue en juillet 1794, celle du personnage-Robespierre se prolonge et se façonne jusqu’en 1795, donnant ainsi les limites de l’étude.
A l’occasion de la publication de son dernier ouvrage consacré à cette figure controversée, Jean-Clément Martin nous présente un travail dont "la valeur et l’originalité est le refus revendiqué de toute approche psychologisante, de tout affect et de tout sensationnalisme".
Un point de vue renouvelé sur la Révolution française.

Pierre Boutang, avec nous ? Avec Rémi Soulié et Axel Tisserand sur Radio Courtoisie.


(0)
82 Vues
0 commentaire
04.01.2017

Géant persécuté par des nains politiques et universitaires en dépit de tous les titres académiques possibles et imaginables, Pierre Boutang a construit une oeuvre philosophique et polémique parfois hermétique mais qui porte à incandescence les facultés de l'esprit.
Rémi Soulié et Axel Tisserand nous dessinent le portrait de celui avec qui ils avaient noué une amitié en forme de disputatio et de regards croisés, et nous font revivre cette figure exceptionnelle et attachante qui nous a laissé un héritage intellectuel à (re)découvrir.

Chavez, la patrie au coeur : Vincent Lapierre répond aux questions de David L'Epée.


(0)
161 Vues
0 commentaire
07.2017

À l'occasion de la parution aux éditions Kontre-Kulture de son livre Chavez, la patrie au coeur, Vincent Lapierre se confie au micro de David L'Epée et revient sur l'histoire du Venezuela et sur l'épopée du chavisme.

 0:00:50 – raisons de l’intérêt de Lapierre pour Chavez, retour sur ses origines familiales
 0:02:33 – Lapierre renonce à travailleur comme conseiller économique du gouvernement vénézuélien et décide de s’engager en France
 0:05:18 – relations entre Chavez et l’extrême gauche européenne (Mélenchon par exemple), malentendu de cette gauche à l’égard du nationalisme émancipateur de Chavez
 0:07:09 – l’idéal militaire de Chavez, à contre-courant de la tradition réactionnaire de l’armée
 0:09:10 – Chavez hésite entre armée régulière et guérilla
 0:12:35 – Chavez orateur et auteur de discours-fleuves, ses interventions dans l’émission Alo Presidente, le rôle de l’éloquence
 0:14:52 – Chavez accomplit un tour du pays à sa sortie de prison pour renouer avec son peuple
 0:17:16 – Maisanta, un héros révolutionnaire parmi les ancêtres de Chavez
 0:18:35 – le populisme et la rhétorique chavistes, la notion de destin historique
 0:22:12 – Chavez et les femmes, comparaison avec Robespierre, de l’amour des femmes à l’amour du peuple
 0:25:51 – rapports entre populisme, homme providentiel et démocratie
 0:28:16 – expériences de démocratie directe dans la Constitution vénézuélienne, la "démocratie participative et protagonique", la révocabilité des élus
 0:32:15 – le pacte de Punto Fijo
 0:33:44 – Chavez et de Gaulle : confiance en l’armée, méfiance dans les partis, alliance civico-militaire
 0:35:40 – l’opposition trotskiste au Venezuela
 0:40:03 – république bolivarienne contre république française, révolution et enracinement, le bolivarisme
 0:45:35 – l’impérialisme yankee en Amérique latine et ceux qui y résistent
 0:47:55 – le chavisme est-il une révolution conservatrice ?
 0:49:03 – l’influence de la théologie de la libération
 0:50:34 – la figure du Christ
 0:52:36 – le socialisme du XXIème siècle et les noyaux de développement endogène
 0:56:40 – un défi relevé : l’éducation et l’alphabétisation des masses
 0:59:00 – la passion de Chavez pour la littérature
 1:00:38 – le Sistema : un programme social d’éducation musicale pour les enfants
 1:03:24 – une lutte culturelle contre le soft power étatsunien
 1:04:44 – anti-impérialisme et anti-sionisme : les relations internationales de Chavez, l’ALBA, les accords Sud-Sud, la Chine, la Russie, l’Iran…
 1:08:39 – Chavez et les dissidents nord-américains
 1:10:18 – Lapierre commente des citations positives et négatives de diverses personnalités sur Chavez (Gabriel Garcia Marquez, Alexandre Adler, Jean-François Kahn, Dominique Ziegler, Ignacio Ramonet)
 1:19:21 – annexe : quelques mots au sujet de la thèse de doctorat de Vincent Lapierre

Radioscopie : René Barjavel répond aux questions de Jacques Chancel sur France Inter.


(0)
42 Vues
0 commentaire
02.06.1969

Alors que son roman La Nuit des temps est un succès, René Barjavel se livre au micro de Jacques Chancel.
Il nous parle de son enfance, de son amour des activités artisanales et de ses débuts dans le monde du journalisme et de l'édition.
Enfin, il parle de son travail d'écrivain et des perspectives d'avenir qu'il entrevoit pour l'espèce humaine, dignes d'un scénario de science-fiction !

Des valeurs, une approche sociologique. Avec Nathalie Heinich au Centre de Recherches sur les arts et le langage.


(0)
63 Vues
0 commentaire
06.03.2017

"Valeurs" : jamais ce terme n’a été aussi fréquemment invoqué, alors même qu’il est peu ou mal défini. Plutôt que de contourner ou de disqualifier la question, Nathalie Heinich l’aborde avec sérieux, au moyen des outils des sciences sociales, en adoptant une approche descriptive, compréhensive et résolument neutre.
Elle montre ainsi que les valeurs ne sont ni des réalités ni des illusions, mais des représentations collectives cohérentes et agissantes.
Contrairement à la philosophie morale, qui prétend dire ce que seraient de "vraies" valeurs, la "sociologie axiologique" s’attache à ce que sont les valeurs pour les acteurs : comment ils évaluent, opinent, pétitionnent, expertisent ; comment ils attribuent de "la" valeur, en un premier sens, par le prix, le jugement ou l’attachement ; comment les différents objets valorisés (choses, personnes, actions, états du monde) deviennent des "valeurs" en un deuxième sens (la paix, le travail, la famille) ; et comment ces processus d’attribution de valeur reposent sur des "valeurs" en un troisième sens, c’est-à-dire des principes largement partagés (la vérité, la bonté, la beauté), mais diversement mis en œuvre en fonction des sujets qui évaluent, des objets évalués et des contextes de l’évaluation.
L’analyse pragmatique des jugements produits en situation réelle de controverse, de différend impossible à clore permet à Nathalie Heinich de mettre en évidence la culture des valeurs que partagent les membres d’une même société. On découvre ainsi que, contrairement à quelques idées reçues, l’opinion n’est pas réductible à l’opinion publique, pas plus que la valeur ne l’est au prix, ni les valeurs à la morale ; que les valeurs ne sont ni de droite ni de gauche ; et qu’elles ne sont ni des entités métaphysiques existant "en soi", ni des constructions arbitraires ou des dissimulations d’intérêts cachés.

Election présidentielle française : notes de lecture, par Michel Drac.


(0)
93 Vues
0 commentaire
2017

Michel Drac, analyste politique et prospectiviste bien connu, s'arrète sur les différents écrits publiés par les candidats à l'élection présidentielle française de 2017.
Ces livres, en plus de mettre en lumière les idées que portent certains politiques, nous renseignent plus largement sur notre époque, ses dérives et la dynamique historique qui nous (em)porte.

Robert Musil, un homme sans qualité (1880-1942). Avec Pierre Pachet, Philippe Jaccottet, Volker Schlöndorff, Joël Roussiez, Jean-Pierre Cometti et Annette Daigger sur France Culture.


(0)
97 Vues
0 commentaire
30.11.1989

Né en 1880 à Klagenfurt, Robert Musil devient ingénieur et commence à écrire des monographies techniques consacrées à la mécanique et au chauffage. Il écrit son premier roman en 1906 : Les Désarrois de l'élève Törless qui inspira en 1966 le très beau film de Volker Schlöndorff.
Sa vie dès lors se confond avec l'élaboration de son grand œuvre : L'Homme sans qualité qu'il laissera à sa mort en 1942 à Genève, inachevé.
Son œuvre met en scène des personnages ambivalents, conscients d'une faille, en quête d'un équilibre en dépit d'un monde en mutation. La pensée de Robert Musil, polyvalente, subversive, créatrice, avide de la connaissance de soi et des autres est celle de l'homme moderne -libre- porté par la volonté d'une résistance moderne qui récuse les illusions et les faux-semblants.

Emission animée par Jean Daive et Jean-Claude Loiseau.

1975, année érotique. Avec Ovidie sur France Inter.


(0)
107 Vues
0 commentaire
11.05.2017

Exhibition, Change pas de main, Les Tripoteuses, Le sexe qui parle, A bout de sexe... : en 1975, les affiches de films aux titres plus ou moins allusifs fleurissent dans les rues de France. Le cinéma érotique, porno, blue, rose, X, hard, selon la terminologie employée, connaît un âge d’or sans précédent et sans suivant. Les salles n’ont jamais été aussi remplies, les acteurs s’amusent, les réalisateurs aussi, les producteurs se frottent les mains, et les bien-pensants restent discrets. Sept ans après les appels de Mai 1968 à une "jouissance sans entrave", la libération des mœurs semble bel et bien en cours.
Ce dévergondage du cinéma, c’est un homme politique, de droite, qui l’a encouragé : Valéry Giscard d’Estaing, le plus jeune président de la République jamais élu jusqu'alors. L’érotisme, puis la pornographie, sortent de la clandestinité, dans une société pourtant marquée par le conservatisme moral des années De Gaulle puis Pompidou. Après quelques mois d’une liberté quasi sans freins, le vent rose qui souffle sur la France retombe à la fin de l’année 1975, bridé par les contradictions d’une société divisée.
Puritanisme et esprit libertaire, érotisme et pornographie, art et industrie, libération du corps et féminisme : les tâtonnements sont légions en 1975, surtout en ce qui concerne la question du sexe et de ses représentations.
Retour sur une année osée, dégoûtante pour certains, enchantée pour d’autres, entre revendications, transgression, hédonisme et société de consommation. Une immersion nostalgique et licencieuse...

Emission "Affaires sensibles", animée par Fabrice Drouelle.

L'Amérique et nous. Avec Régis Debray et Philippe Roger chez Alain Finkielkraut à Répliques sur France Culture.


(0)
84 Vues
0 commentaire
01.07.2017

Baudelaire écrivait en 1855 : "Le monde va finir. Nouvel exemple et nouvelles victimes des inexorables lois morales, nous périrons par où nous avons cru vivre. La mécanique nous aura tellement américanisés, le progrès aura si bien atrophié en nous toute la partie spirituelle que rien, parmi les rêveries sanguinaires, sacrilèges ou antinaturelles des utopistes ne pourra être comparé à ces résultats positifs." Le poète avait-il vu juste ?
De l'anglicisation du langage à la disparition de la poésie en passant par l'avènement du smartphone et l'arrivée du parler start-up au sommet de l'Etat, Alain Finkielkraut évoque ce que l'Amérique a fait de nous avec Régis Debray et Philippe Roger.

L'école selon la conception française : analyse des vices originels d'un échec prévisible. Avec Yves Morel chez David Mascré sur Radio Courtoisie.


(0)
188 Vues
0 commentaire
17.02.2012

La crise de l'Education Nationale révèle aujourd'hui les limites de l'organisation par l'Etat républicain des écoles, collèges, lycées et universités.
Mais cette crise est-elle le fruit d'une infidélité à l'esprit des pères fondateurs du système scolaire français, ou l'aboutissement de principes idéologiques et politiques surgis après la destruction en France de l'enseignement traditionnel confessionnel et décentralisé ? La formation des maîtres, l'établissement des programmes et des méthodes pédagogiques ne sont-ils pas confisqués par les tenants syndicaux d'une nomenclature savamment cooptée ?
L'abrutissement des nouvelles générations, le développement de l'illettrisme, l'échec scolaire et l'inaptitude du système à préparer à la vie professionnelle le doivent-ils aux principes de l'Ecole mixte laïque, gratuite et obligatoire qui régissent l'instruction publique, en particulier depuis Jules Ferry ?

Emission du "Libre Journal des sciences", animée par David Mascré.

Napoléon et De Gaulle, figures du sauveur et du héros. Avec Patrice Gueniffey pour Politique Autrement à Paris.


(0)
64 Vues
0 commentaire
25.02.2017

Héros préférés des Français, Napoléon Bonaparte et Charles de Gaulle incarnent la figure du sauveur. Si beaucoup les sépare, à commencer par le siècle où ils vécurent, ils ont en commun d'avoir élevé notre patrie au-dessus d'elle-même, dans une quête de la grandeur nourrie d'une certaine idée de sa mission et de sa vocation à éclairer le monde.
Dans cette conférence, Patrice Gueniffey croise leur existence et interroge leur destin, ouvrant des pistes fécondes sur leur personnalité et leur œuvre.
A travers les métamorphoses de leurs mémoires, il ausculte enfin la France, celle d'hier et surtout d'aujourd'hui, hantée comme jamais par son histoire dans l'espoir de répondre à ses doutes et exorciser son malheur.

Le groupe de Visegrád, entre mythes et illusions. Avec Romain Bessonnet au Cercle Aristote.


(0)
78 Vues
0 commentaire
2017

Le groupe de Visegrád a beaucoup fait parler de lui récemment, notamment sur le sujet de l'immigration. D'aucuns y verraient un groupe de pays en rupture avec la politique de l'Union européenne et un exemple à suivre pour reconquérir notre souveraineté perdue. Mais qu'en est-il vraiment ?
Romain Bessonnet, spécialiste de la Russie et de l'espace post-soviétique, s'interroge sur l'histoire et la géopolitique réelle de cette région.
Bien loin des chimères identitaires, il nous montre que ces épisodes récents ne sont rien de plus que la manifestation des habitudes de négociation prises sous la tutelle soviétique pendant l'exercice de la fameuse "souveraineté limitée".
Une mise au point nécessaire.