L'autre 68. Avec Francis Cousin et James Bryant-Berard pour le groupe Aufhebung !


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08.05.2018

Déjà cinquante-ans… Alors que des présidentielles aux législatives, le spectacle de la crise de la marchandise a rencontré de plus en plus de difficultés à embrigader durant des mois le prolétariat sur le terrain du cirque électoral, toutes les fractions politiques de la servitude généralisée, de l’extrême droite à l’extrême gauche du Capital, s’emploient aujourd’hui à une vaste opération de célébrations-occultations destinée à masquer et dénaturer l’essentiel de ce qui fit la radicalité profonde des événements pour mieux mettre en relief les simples jeux de simulation et de fausseté qui permirent la maintenance rénovée de la résignation.
Pour la pensée radicale, tirer les leçons du mouvement réel de Mai-Juin 68, c’est exclusivement contribuer à la plus grande clarification anti-économique et anti-politique possible par rapport à toutes les défigurations qui maquillent les véritables racines, développements et implications d’une telle explosion sociale. C’est présentement intervenir efficacement en tant que cohérents jalons de conscience, c’est mener une activité théorico-pratique communarde au sein de la dynamique générale du prolétariat, en regardant l’histoire de manière dialectique c’est à dire aux antipodes des jacasseries superficielles qui se perdent dans l’empirie surfacière et l’épiderme égocentrique.

En finir avec la lassitude de l'histoire. Avec Rémi Brague sur Canal Académie.


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29.07.2016

C'est peu dire que notre époque se caractérise par un sentiment de lassitude et de scepticisme à l'égard de l'histoire humaine : on considère même comme naïve la tentative d'y retrouver des lueurs de sens ou des raisons d'espérer. Rémi Brague se livre à un examen sans concession de cette attitude, contestant avec force bien des stéréotypes sur la relation que nous autres postmodernes entretenons avec nos racines.
Les considérations philosophiques sont étroitement liées ici aux questions les plus concrètes, de dramatique actualité, comme celles de la coexistence entre les grandes religions, de la possibilité d'un dialogue avec l'islam, de la "vocation" de l'Europe, de l'avenir des biotechnologies et de la tentation -qui s'insinue dans la culture de notre temps- d' "en finir avec l'homme", au nom d'un idéal de perfection mortifère.
C'est aussi l'occasion pour Rémi Brague de revenir sur son parcours intellectuel, lui qui se définit volontiers comme "modérément moderne", selon l'expression d'une de ses publications récentes.

À quoi sert la littérature ? Avec Juan Asensio et Patrice Jean pour l'Université Réelle à Montpellier.


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05.05.2018

Une question vertigineuse à laquelle tentent de répondre le romancier et professeur de français Patrice Jean qui vient de publier L'Homme surnuméraire aux éditions Rue Fromentin, et Juan Asensio, critique littéraire, contributeur pour de nombreuses revues et créateur du blog Stalker dans lequel il entreprend la "dissection du cadavre de la littérature".
Les grands auteurs convoqués, l'échange peut commencer et la colère, sainte et froide, s'exprimer.

Une Histoire de la révolution hongroise. Avec Henri-Christian Giraud sur Radio Notre-Dame.


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06.12.2016

Le 23 octobre 1956, le sang coule à Budapest. Un peuple de 10 millions d'habitants en défie un autre de 220 millions qui possède la plus forte armée du monde : l'URSS, le pays aux cent divisions. Armés de "cocktails Molotov", étudiants, ouvriers, femmes et tout jeunes enfants, affrontent les chars de l'Armée rouge. Au prix d'un héroïsme inouï, qui bouleverse les correspondants de presse du monde entier, ils en détruisent plusieurs centaines.
La révolution hongroise qui s'est poursuivie en résistance passive aux conséquences inhumaines pour la population, a fait des milliers de morts et de blessés et poussé 200'000 Hongrois à l'exode. Elle a aussi provoqué en Occident une crise de conscience qui a ouvert les yeux à plus d'un admirateur de la "grande lueur à l'Est". Cette autre révolution d'Octobre, fondée sur le retour de la nation, ruinait l'aura de la "mère des révolutions" porteuse du rêve policier et sanglant de l'internationalisme prolétarien.
À cette insurrection, il n'aura manqué ni la trahison la plus vile (qui a laissé une tache sur l'honneur de la légendaire armée rouge), ni l'obscure manoeuvre des États-Unis d'Amérique qui, derrière le paravent de l'indignation, ont délibérément instrumentalisé cette tragédie, via l'ONU, pour en faire le test de leur volonté de coexistence pacifique.
Henri-Christian Girand nous dévoile les multiples aspects de cette "Révolution antitotalitaire", qui sonnait en réalité le glas de l'empire soviétique et du communisme.

Émission "Le Grand Témoin", animée par Louis Daufresne.

L'émergence du capitalisme en Angleterre. Avec Armel Campagne sur Radio Libertaire.


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2018

Loin d'être l'aboutissement nécessaire d'une tendance naturelle de l'espèce humaine à faire des échanges, sans être non plus un simple accroissement du commerce, du profit, des villes ou encore des relations monétaires dans toute l'Europe occidentale à partir du Moyen Âge, l'émergence du capitalisme a été un processus spécifique, violent, en rupture avec l'histoire des sociétés humaines.
Et c'est d'abord en Angleterre qu'un tel processus unique a eu lieu, avec son féodalisme particulier, ses expropriations, ses violentes guerres civiles et son imposition généralisée du travail salarié.

Histoire politique du vingtième siècle. Avec Philippe d'Hugues et Dominique Venner chez Philippe Conrad sur Radio Courtoisie.


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23.04.2013

Qu'y a-t-il de commun entre Fantômas et Sainte-Beuve ? Entre Benjamin Constant et Benoist-Méchin ? Entre Mauriac et Morand ? Entre Nabokov et Rebatet ? Entre Bardèche et Truffaut ? Entre Emile Faguet et Roland Barthes ? Entre Audiberti et Von Salomon ? Entre Brasillach et Jünger ? Eh bien, il y a ceci de commun, qu'à un moment ou un autre, ils ont retenu l'attention de Philippe d'Hugues qui les a étudié tantôt "à la cavalière" (c'était encore le temps des hussards), tantôt plus en profondeur, selon l'humeur et les circonstances.
Ces études, rassemblées dans le volume Causeries du dimanche, constituent un kaléidoscope bigarré, un panorama hétéroclite de la vie intellectuelle du XXe siècle, telle qu'on pouvait l'observer à partir d'un observatoire privilégié et de quelques autres, épisodiques mais bien situés.
Et pour parler de cette époque qui recelait -à son insu- bien des richesses, Dominique Venner et Philippe Conrad conversent avec son auteur Philippe d'Hugues.

Émission "Libre Journal des historiens", animé par Philippe Conrad.

Peut-on comprendre d'ou vient l'efficacité des mathématiques en physique ? Avec Etienne Klein à l'Institut d'astrophysique de Paris.


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05.01.2016

L'idée que les mathématiques sont le langage naturel de la physique est devenue banale et semble claire. Elle peut toutefois s'interpréter d'au moins deux façons, qui ne sont pas du tout équivalentes des points de vue épistémologique et philosophique :
 - soit ce langage est pensé comme étant celui de la nature même, ce qui implique que celui qui étudie la nature devra l'assimiler pour la comprendre ;
 - soit, à l'inverse, ce langage est pensé comme étant le langage de l'homme, et c'est donc nécessairement dans ce langage-là que devront être traduits les faits de la nature pour nous devenir compréhensibles.
Les progrès récents de la physique aident-ils à départager ces deux approches ?

Greenpeace, le business contre l'écologie ? Avec Thibault Kerlirzin au Cercle Aristote.


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09.04.2018

Fondée voici près d'un demi-siècle, Greenpeace fait trembler les entreprises. Pourtant, à plusieurs reprises, les accusations de l'ONG se sont révélées fausses. Les rares fois où des entreprises décident de l'attaquer en justice, Greenpeace recule et revient sur ses accusations. Néanmoins, rien ne semble pouvoir écorner son image. L'ONG est-elle à ce point irréprochable pour bénéficier d'autant de faveur médiatique ?
Le travail de Thibault Kerlirzin met en lumière le contraire. Loin de se consacrer à ses objectifs affichés, Greenpeace semble avant tout se mettre au service d'elle-même. Ses principales dépenses de fonds ne vont pas à ses campagnes mais à ses levées de fonds.
En parallèle, les trois cas de guerre de l'information analysés dans ce livre montrent comment Greenpeace déforme et oriente les faits contre le secteur pétrolier et le nucléaire afin de servir non pas l’écologie, mais un militantisme idéologique bien souvent opposé au souci de l'environnement.
Plus encore, Thibault Kerlizin souligne le rôle de "mercenaire vert" de l'ONG et comporte de nombreux éléments accablants pour la réputation de Greenpeace.

Qu'est-ce qu'une éducation républicaine ? Avec Denis Collin à l'Université Populaire d'Évreux.


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12.01.2018

La question de l’éducation comme question politique est au centre des philosophies, antiques, chez Platon comme chez Aristote, autant que modernes, chez Rousseau ou chez Hegel.
Le républicanisme français du XIXe et du début du XXe siècle en fait le socle de la République. Au contraire, de nos jours, la finalité de l’éducation semble beaucoup plus centrée sur la réussite individuelle dans le cadre d’une égalité des chances toujours plus difficile à cerner. La crise patente de l’école pose à nouveau frais la question des rapports entre éducation et république.
Trop souvent cette crise est abordée sous l’angle de la pure déploration ce qui ouvre la voie à d’interminables polémiques. Pour éviter de s’enliser dans ces chemins sans issue, il semble nécessaire de reprendre la question sur le fond, c’est-à-dire en partant de la philosophie et spécialement de la philosophie politique républicaniste.
En premier lieu, Denis Collin essaie de distinguer éducation et instruction, une distinction qui semble indispensable si l’on veut délimiter les tâches qui incombent proprement au politique de celles qui renvoient à la responsabilité des citoyens, en tant que parents ou en tant que simple membre de la société civile.
En second lieu, il est montré que la conception républicaniste de la liberté comme non-domination implique un certain de nombre de tâches politiques incombant à l’État mais aussi aux citoyens raisonnables.
En troisième lieu, enfin, l'on rappelle comment le gauchisme antirépublicain a, de fait, labouré le terrain de la destruction de l’école républicaine mais aussi, plus largement, rendu plus difficile toute éducation.

L'Europe, une civilisation politique ? Avec Robert Steuckers, Tomislav Sunic, Pierre-Antoine Plaquevent et Alessandro Sansoni pour E&R à Lille.


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09.03.2018

Nous sommes à l'aube d'une nouvelle révolution et les peuples européens cherchent les incarnations politiques que de nouvelles formes pourraient prendre.
D'un bio-conservatisme aux néessités localistes en passant par les luttes contre tous les déracinements face aux vastes équilibres politiques des migrations à redessiner, les sujets que nous devons aborder pour ce XXIe siècle sont vitaux pour les Européens et notre persistance historique.
Ces prochaines formes politiques du XXIe siècle en sont à leurs balbutiements. De nouveaux cycles vont s'ouvrir.
Sommes-nous une civilisation politique ? Pour cela, est invité Robert Steuckers, historien et glopolitologue, qui a publié aux éditions BIOS un guide de survie culturelle pour l'Europe. Robert Steuckers nous parle de la civilisation européenne, de ses origines (souvent méconnues du grand public ou des "experts") et développera sa pensée sur les formes nécessaires du renouveau pan-européen.
Pierre-Antoine Plaquevent expose la situation d'un pays qui est le pivot stratégique des relations entre l'ouest et l'est de l'Europe : la Moldavie, véritable virgule géostratégique. Toute virgule oubliée change le sens d'une phrase. Toute nation oubliée peut changer le sens de l'Europe. La Moldavie sera le point de départ d'une Europe en ré-écriture ou son point d'arrêt.
Tomislav Sunic décode les ressorts d'une réorganisation des institutions de l'UE et de ses "fake news" en proposant une grille d'analyse et de lecture des forces en présence, de leurs ambitions et des possibles axes de rupture entre lobbies et institutions.
Enfin, Alessandro Sansoni analyse les résultats des législatives italiennes du 4 mars 2018, prémisses possibles au renouveau dit démocratique en Europe lors des futures échéances européennes de 2019.

Un colloque organisé par les éditions BIOS.

Morand et Chardonne, la correspondance enfin publiée. Avec François Angelier et Pascal Ory sur France Culture.


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19.12.2013

Après un travail d'édition titanesque, le premier des trois tomes de la Correspondance très attendue entre Paul Morand et Jacques Chardonne est enfin publié dans la collection Blanche de Gallimard. Il présente plus de 800 lettres parmi le millier échangé par les deux hommes entre 1949 et 1960.
À la Libération les deux écrivains deviennent deux infréquentables : le premier Paul Morand fut un collaborateur du régime de Vichy et son ambassadeur à Bucarest et à Berne, le second, Jacques Chardonne, fut du voyage à Weimar en 1941 sur l'invitation de Goebbels, avec Drieu la Rochelle, Marcel Jouhandeau, Ramon Fernandez, Robert Brasillach et André Fraigneau.
Leur sulfureuse Correspondance publiée après plus de 40 ans d'attente, nous plonge dans la droite littéraire et intellectuelle de l'époque, dans un après-guerre vu par deux vaincus qui en incarnent les tensions et les contradictions. C'est aussi l'occasion de redécouvrir le puissant lien entre deux comparses partageant tout, y compris le quotidien le plus intime. Au delà des propos rances, cette Correspondance est aussi un exercice de style, un monument littéraire écrit à quatre mains.

Émission "La Grande table", animée par Caroline Broué.

Ortega y Gasset : penser la modernité. Avec Luc Roche au Cercle Aristote.


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16.04.2018

Comment penser la Culture, la Civilisation et l'Histoire avec rectitude ? Comment se départir des condamnations faciles, des illusions rétrospectives, de la nostalgie d'âges d'or imaginaires, de l'obsession de la décadence ?
Ces questions, et bien d’autres, furent au fondement des réflexions de José Ortega y Gasset, lorsqu'il entreprit de penser les grands bouleversements (Renaissance, Lumières) qui nous précédèrent. Il en tira une lecture de l'Histoire plus actuelle que jamais, entre étude des ruptures et analyse des permanences.
Loin du manichéisme qui se répand aujourd'hui, il montre, dans chaque époque, le visage de l'invariant et celui du changeant, rétablissant la grande chaîne de l'Histoire. Cette vision féconde est à notre portée pour comprendre notre passé, appréhender notre présent et entrevoir notre avenir.
Luc Roche, professeur de philosophie et hispanisant, nous introduit à l'oeuvre de ce grand penseur dont il vient de traduire Autour de Galilée pour les éditions Perspectives Libres.