Mémoires du XXe siècle : Czeslaw Milosz répond aux questions de Pierre-André Boutang et Jean-Maurice de Montremy pour France 3.


(0)
115 Vues
0 commentaire
1988

Cet entretien retrace la biographie intellectuelle du poète, romancier et essayiste polonais Czeslaw Milosz, prix Nobel en 1980.
Considéré comme l’un des plus grands écrivains du XXe siècle, Milosz mène une carrière littéraire hors du commun, reflétant dans son œuvre l’horreur et l’absurdité du XXème siècle.
Auteur de La Pensée captive publiée en 1953, il rompit avec la Pologne communiste la même année.
Le Thème de l’exil, trait caractéristique de l’histoire de Milosz – né en Lituanie, expatrié en France puis en Californie – constitue l’un des fils directeurs de son œuvre.

Les Illuminés de Bavière. Avec Sébastien Jean à L’Heure la plus sombre pour E&R.


(0)
128 Vues
0 commentaire
01.10.2016

Pour ce 48ème numéro de "L'Heure la plus sombre", Vincent et Xavier recevaient Sébastien Jean, auteur de l’ouvrage Les Illuminés de Bavière, édité chez Kontre Kulture.

00'00 : Introduction
01'10 : La genèse du livre
01'44 : Les "Illuminati" sur Internet
04'05 : Le vrai du faux
05'32 : Les sources de l’illuminisme
07'15 : L’initiation et la Kabbale juive
08'18 : Les motivations d’Adam Weishaupt
09'30 : La noblesse illuminée
11'15 : La structure illuministe
13'50 : Les Illuminés et la religion
18'00 : La figure d’Adam Weishaupt
19'30 : Les autres ordres
22'05 : Pourquoi tout ce decorum ?
26'00 : L’ordre dans les cours d’Europe
27'02 : Pourquoi "Les illuminés" ?
29'40 : Les Illuminés et la Révolution française
36'15 : La dissolution de l’ordre
37'47 : La reconstruction du troisième temple

Pour en finir avec la dictature de la valeur. Avec Anselm Jappe au festival de la CNT à Montreuil.


(0)
93 Vues
0 commentaire
26.06.2016

Familier des auteurs de l’École de Francfort, Anselm Jappe tente dans ses écrits de renouveler la théorie critique par une nouvelle lecture de l’œuvre de Karl Marx, au sein du courant de la "critique de la valeur" (la "Wertkritik" en Allemagne) dont le principal théoricien est Robert Kurz (1943-2012).
Cette critique, qu'il présente ici, est élaborée depuis 1986/87 dans les revues allemandes Krisis et Exit !. Le courant de la critique de la valeur propose un renouvellement de la théorie critique de la domination fétichiste du travail, de la marchandise, de la valeur sur la vie, la société et la nature.
Cette critique recoupe certains aspects des oeuvres de Jean-Marie Vincent en France et Moishe Postone aux États-Unis.

Remède à la mélancolie ? Avec Olivier Rey sur France Inter.


(0)
142 Vues
0 commentaire
18.12.2016

Beckett, le karaté ou encore Starship Troopers... Voici quelques-uns des remèdes qu'Olivier Rey nous propose contre le vague à l'âme !
Auteur de romans et d'essais, ce philosophe et mathématicien nous parle de son rapport à la mélancolie et à la manière dont il essaie de la dépasser.

Le sacrifice des paysans. Avec Yves Dupont et Pierre Bitoun à l'Université de Caen.


(0)
107 Vues
0 commentaire
08.12.2016

Pourquoi les sociétés modernes ont-elles décidé de sacrifier les paysans ? Qui est responsable de ce processus qui semble irréversible ?
Pour tenter de répondre à ces questions fondamentales, Yves Dupont et Pierre Bitoun montrent comment, depuis des décennies, en France comme ailleurs, le productivisme s'est étendu à l’ensemble des activités humaines. Avec pour conséquences : déracinement et marchandisation, exploitation du travail et des ressources naturelles, artificialisation et numérisation de la vie.
Le sacrifice des paysans est l'un des éléments du processus global de transformation sociale dont il faut, au préalable, comprendre les causes.
Yves Dupont et Pierre Bitoun analysent le mouvement historique au sein duquel s'est déployé le projet productiviste au cours des 70 dernières années, des "Trente Glorieuses aux Quarante Honteuses". Puis ils expliquent comment le long travail d' "ensauvagement des paysans" a mené à la destruction des sociétés paysannes et des cultures rurales.
De ce véritable ethnocide, qui a empêché l'alternative au capitalisme dont une partie des paysans était porteuse, nous n'avons pas fini, tous, de payer le prix.

L'heure du Peuple. Débat entre Chantal Mouffe et Jean-Luc Mélenchon à la maison de l'Amérique latine.


(0)
143 Vues
0 commentaire
21.10.2016

Jean-Luc Mélenchon, homme politique, et Chantal Mouffe, philosophe belge, s'interrogent sur la notion de "peuple" dans les combats politiques actuels.
Mais d'abord : qu’est-ce que le peuple ? Et quelle est la relation entre le peuple et la démocratie ? Le populisme est-il un gros mot ? Vivons-nous dans une ère post-démocratique, et comment pouvons-nous en sortir ?
Autant de questions qui doivent trouver une réponse non seulement théorique, mais également par dans la réappropriation du politique par le plus grand nombre.

Y-a-t-il une alternative à la société libérale ? Avec Jean-Claude Michéa et Mathieu Laine à Répliques sur France Culture.


(0)
186 Vues
0 commentaire
14.01.2017

Le libéralisme est le grand sujet d'étude et d'inquiétude de Jean-Claude Michéa. Après L'empire du moindre mal, Le complexe d'Orphée, et La gauche et le peuple, échange épistolaire avec Jacques Julliard, il publie Notre ennemi, le capital.
Aussi enthousiaste que Michéa est critique, Matthieu Laine , auteur du Dictionnaire amoureux de la liberté, vient de préfacer une anthologie des discours de Margaret Thatcher. Le titre de cette préface est : "France, cet impérieux besoin de Thatcher".
La discussion sera vivve entre ces deux invités qui, de leurs points de vue respectifs, tenteront de nous éclairer sur l'origine, la dynamique et les impasses du système économique et social dans lequel nous vivons aujourd'hui.

Sándor Márai (1900-1989). Avec Catherine Faye, Georges Kassai, Gabrielle Napoli, András Kányádi, Daniel Rondeau et Ibolya Virág sur France Culture.


(0)
63 Vues
0 commentaire
29.03.2014

Sándor Márai s’est imposé comme l’auteur hongrois le plus lu en France, avec des romans construits comme des thrillers, autour de secrets de famille, d’événements mystérieux du passé (Premier Amour, Les Braises, L’héritage d’Esther, Les Mouettes, La Soeur). L’ascendant d’un être sur un autre, les limites du langage, l’étrangeté de soi à soi-même et au monde sont des thématiques récurrentes d’un univers romanesque aux récits implacables ; univers à la violence sourde dont la psychanalyse n’est jamais très loin.
La vie de Sándor Márai fut itinérante : européenne et quasi-vagabonde dans la jeunesse, pour fuir la Terreur Blanche de 1919, hongroise pendant vingt ans, américaine et italienne après le passage de la Hongrie dans la sphère soviétique et le choix par Márai de l’exil. Au-delà des circonstances politiques, le voyage est un mode d’être pour Sándor Márai, "une appréhension sensuelle du monde", écrit-il dans son Journal, "peut-etre la seule vraie passion de ma vie". De plus en plus solitaire et difficile matériellement, mais fertile sur le plan littéraire, l’exil mènera Márai de New York à Salerne, en Italie, puis en Californie où il se donnera la mort à 89 ans, quelques mois avant la chute du mur de Berlin.
Témoin de la disparition du monde du 19e siècle, observateur du destin d’une Europe malmenée par le fascisme puis le stalinisme, Márai médite de livre en livre (Libération, Mémoire de Hongrie, Journal), sur les totalitarismes et l’humain, dans une écriture limpide qui, au fil des années, se condense, pour devenir de plus en personnelle, fragmentaire, poétique. Il reste l’une des grandes voix de la Mitteleuropa, aux côtés de Stefan Zweig ou Thomas Mann qu’il admirait.

Confessions d'une escort girl : Lou répond aux questions de Stéphane Edouard.


(0)
112 Vues
0 commentaire
08.2016

Stéphane Édouard, sociologue, s’entretient avec Lou, 28 ans, qui a fait le choix de vendre son corps.
Y-a-t-il une différence entre l'escorting et la prostitution ? Comment devient-on escort, et pourquoi ? Quelles sont les demandes des clients ?
Auant de questions qui, en négatif, permettent de mieux comprendre la sociologie des rapports hommes-femmes.

La jalousie est-elle géometrisable ? Avec Jean-Pierre Dupuy chez Etienne Klein sur France Culture.


(0)
64 Vues
0 commentaire
10.12.2016

"La jalousie est un sentiment de crémière", lit-on chez Montherlant. Erreur de jugement, sans doute, de la part de l’auteur de Pitié pour les femmes : la jalousie n’est manifestement attachée à aucune condition particulière, de sorte que nul d’entre nous ne peut se vanter de n’avoir jamais éprouvé ce sentiment commun, universel même, souvent objet de moquerie.
Mais qu’est-ce, au juste, que la jalousie ? Diffère-t-elle de l’envie, et si oui, par quoi ? Si nous devions la représenter par une forme géométrique, laquelle choisirions-nous ? Le triangle ? Le carré ou le cercle ?
C'est avec Jean-Pierre Dupuy, philosophe, que nous allons répondre à ces questions, en nous appuyant sur une lecture critique de la théorie du désir mimétique de René Girard.

Le post-modernisme, une mode qui sape la critique sociale ? Avec Renaud Garcia aux Rencontres Libertaires de Quercy.


(0)
132 Vues
0 commentaire
21.07.2016

Les théories post-modernes doivent être critiquées, pas uniquement pour le plaisir de la joute intellectuelle. Ces idées à la mode exercent une reéelle capacité d’influence dans les milieux altermondialistes, autonomes et alternatifs en nous proposant de passer d’une critique de l’exploitation, d’une critique du pouvoir qui s’exerce sur les exploités, à une critique des normes : la critique sociale revient alors à déconstruire toute norme, à desserrer l’ "étau" des règles de vie collectives, ce qui conduit logiquement à une recherche frénétique de la singularité, à une sorte d’exode pour échapper à toute contrainte. D’un anarchisme social, lié à la lutte des classes on passe ainsi à un "anarchisme mode de vie" déjà critiqué en son temps par Bookchin.
Renaud Garcia, auteur du Désert de la critique (L’Echappée, 2015), entend bien nous montrer en quoi ces théories de la "déconstruction" sapent la critique sociale, encouragent la marchandisation et le déferlement technologique et conviennent parfaitement à une société libérale et atomisée.

Une rencontre organisée par l'Organisation Communiste Libertaire.

Les croyances historiques. Avec Régis Debray sur France Culture.


(0)
214 Vues
0 commentaire
07.2016

L'Histoire ? Elle est censée nous découvrir la réalité des choses : elle nous dorlote avec de fausses croyances.
Régis Debray résume et clarifie des travaux engagés depuis maintes années et nous offre un retour sur l'origine et l'histoire de quelques maîtres mots en forme de chausse-trappes.
Sa façon à lui d'apporter sa petite pierre à l'édifice des Lumières, sous l'égide de la devise : "Rendre la Raison populaire". Un vaste programme, dérangeant comme un réveille-matin, et qui renverse quelques vétustes perspectives !