Ce qui n'a pas de prix. Avec Annie Le Brun à la Librairie Tropiques.


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22.06.2018

C'est la guerre, une guerre qui se déroule sur tous les fronts et qui s'intensifie depuis qu'elle est désormais menée contre tout ce dont il paraissait impossible d'extraire de la valeur. S'ensuit un nouvel enlaidissement du monde. Car, avant même le rêve ou la passion, le premier ennemi aura été la beauté vive, celle dont chacun a connu les pouvoirs d'éblouissement et qui, pas plus que l'éclair, ne se laisse assujettir.
Y aura considérablement aidé la collusion de la finance et d'un certain art contemporain, à l'origine d'une entreprise de neutralisation visant à installer une domination sans réplique. Et comme, dans le même temps, la marchandisation de tout recours à une esthétisation généralisée pour camoufler le fonctionnement catastrophique d'un monde allant à sa perte, il est évident que beauté et laideur constituent un enjeu politique.
Jusqu'à quand consentirons-nous à ne pas voir combien la violence de l'argent travaille à liquider notre nuit sensible, pour nous faire oublier l’essentiel, la quête éperdue de ce qui n'a pas de prix ?

Witold Gombrowicz, les formes et la force. Avec Jorge Lavelli, Marcelin Pleynet, Michel Bernard, Severo Sarduy, Rita Gombrowicz et Konstanty Jeleński sur France Culture.


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07.03.1984

C'est tous ensemble que les invités de cette émission tentent de comprendre Witold Gombrowicz, cet écrivain polonais exilé en Argentine puis en France.
De sa personnalité aux choix et à l'importance de la forme littéraire, de ses livres Ferdydurke, La pornographie et Transatlantique, de l'influence de certains écrivains et de son regard sur la jeunesse, de ses différentes périodes de sa vie en Argentine, de son rapport au théâtre avec Le mariage, de la question de l'infériorité et de son rapport à la sexualité, de sa peur des sentiments et de son rapport à ceux qu'il aimait : tous ces sujets nous aident à approcher l'oeuvre de celui qui est aujourd'hui considéré comme le plus étrange et le plus grand écrivain polonais du XXe siècle.

Émission "Futur antérieur", animée par Didier Cahen.

Faut-il en finir avec le multiculturalisme ? Avec Laurent Bouvet et Rokhaya Diallo à Sciences-Po Paris.


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05.10.2017

Être perçu comme noir, arabe ou appartenant à quelque minorité en France marque profondément l'identité. Être un jeune homme blanc, c'est en revanche s'inscrire dans toutes les catégories par défaut. Dans le contexte multiculturel français cela conduit parfois au sentiment de ne pas avoir d'identité.
Faut-il dédiaboliser la question identitaire ? Faut-il d’abord savoir qui nous sommes pour faire société ? Que dire de l'insécurité culturelle ? Assumer une identité de la France peut-il permettre d'envisager plus sereinement l'intégration européenne et l'immigration ?
Autant de questions très actuelles qui sont débattues par Laurent Bouvet et Rokhaya Diallo.

En toute bonne foi. Avec Claude Hagège sur France Inter.


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19.06.2017

Pour quelles raisons les discours que tiennent les diverses religions, au lieu d'unir les humains, sont-ils loin d'être des facteurs de paix ? Et pourquoi l'humain a-t-il besoin de religion ? D'où vient ce besoin ? Que cherche-t-il ? A guérir ? De quoi ?
Claude Hagège, libre penseur et linguiste de renommée internationale, polyglotte maniant plus d'une cinquantaine de langues, s'est posé ces questions et bien d'autres.
Questions certes qui ne sont pas nouvelles mais auxquelles il s'est efforcé de trouver des réponses dans un livre sobrement intitulé Les religions, la parole, la violence et récemment paru aux Editions Odile Jacob. Il y analyse la procession des conflits et affrontements qui ont exacerbé l'histoire des religions, en y donnant une place centrale aux paroles par lesquelles elles s'expriment puis par les textes et leurs multiples interprétations depuis leur création.

Émission "L'Heure bleue", animée par Laure Adler.

Talleyrand et l'invention de la diplomatie française. Avec Charles Zorgbibe sur Radio Courtoisie.


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30.07.2018

Talleyrand : la personnalité controversée par excellence, parce que l'une des rares à avoir conservé une existence véritable dans l'ombre de Napoléon. "Le plus impénétrable et le plus indéchiffrable des hommes", dit de lui Mme de Staël, à laquelle il doit les débuts de sa carrière de ministre sous le Directoire. Un visage impassible : "Jamais visage ne fut moins baromètre", précise Stendhal.
Au Congrès de Vienne, il retrouve Metternich. Talleyrand et Metternich : deux jumeaux en diplomatie. Les deux modèles du diplomate accompli. Les deux experts - ou les deux acteurs - qui donnent à la diplomatie sa patine classique. Talleyrand et Metternich se connaissent depuis huit années, pendant lesquelles ils ont pu dialoguer et se rapprocher. Sans se départir d'une grande prudence : "Des hommes tels que M. de Talleyrand sont comme des instruments tranchants avec lesquels il est dangereux de jouer."
Le 30 septembre 1814, c'est le coup d'éclat de Talleyrand, son coup de poing sur la table des négociateurs au Rennweg, devant Metternich et les représentants des quatre Grands, surpris et effarés. A Vienne, Talleyrand a voulu s'ériger en "tribun de la plèbe internationale", en porte-parole des petites puissances, non admises dans le cercle des "Grands". N'a-t-il pas ainsi inventé la "diplomatie à la française" ?

Émission du "Libre Journal de la politique étrangère".

Pourquoi le christianisme n'est pas un humanisme. Avec Laurent Fourquet au Cercle Aristote.


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17.09.2018

L'humanisme est aujourd'hui, en Occident, la figure obligée du bien, la carte qu'il faut savoir sortir si l'on veut attester de l'honorabilité et de l'élévation d'une pensée, au point que, périodiquement, certains se croient tenus de sauver le christianisme en faisant de celui-ci tantôt un rameau, tantôt la matrice de l'humanisme occidental.
Mais s'il n'y avait rien à sauver ? Si l'humanisme et le christianisme étaient deux voies qui, d'entrée, ont divergé parce qu'elles s'excluent mutuellement et si le christianisme contemporain étouffait précisément d'être confondu avec un humanisme ?
Pour peu que l'on prenne au sérieux ces questions, des horizons nouveaux et dérangeants émergent soudain. Toutes les figures de l'humanisme occidental - la volonté de détermination systématique des choses, la croyance en l'infini pouvoir du sujet, la recherche constante de l'intérêt, le culte du contrat -, loin d'être signes de ce progrès dont on voudrait tellement nous convaincre, ne sont plus que les vecteurs d'un nihilisme qui, en apparence doux et bénin, assèche pourtant chaque jour plus impitoyablement notre monde.
Et c'est bien parce que, seul, il persiste à opposer la parole de vie à cet univers de choses gelées, que le christianisme suscite aujourd'hui, en Occident, tant de hargne et tant de prophéties intéressées sur son dépérissement prétendument inéluctable...
Laurent Fourquet passe au crible les présupposés cachés de nos valeurs apparemment les plus insoupçonnables pour éclairer ce conflit qui, entre l'humanisme et la Croix, ne passe pas, ne passera jamais, et nous oblige ainsi à choisir entre l'un et l'autre.

La campagne militaire du Hezbollah en Syrie. Avec Clovis Borowy pour le Cercle Jean Bodin.


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03.2018

Clovis Borowy nous livre une analyse de la campagne militaire du Hezbollah en Syrie. Elle est découpée en trois parties, selon un ordre chronologique :

 1. Une première partie est consacrée à la séquence allant de 2011 à mi-2013 :
   - entrée en guerre progressive des forces chiites libanaises en appui du président Al-Assad
   - le rôle du Hezbollah dans la formation tactique, le conseil militaire et le renseignement
   - l'entrée en guerre officielle

 2. La deuxième partie se concentre sur l'étude de la campagne militaire du Hezbollah en Syrie (période 2013-2014). Elle couvre les enjeux géostratégiques suivants :
   - bataille de Qusayr
   - sécurisation du Qalamoun
   - constriction d'Alep et Homs
   - défense de Damas et du tombeau de Sayeda Zeinab

 3. Enfin, la troisième et dernière partie est consacrée aux gains et aux pertes de cette campagne militaire.

Gaston Leroux (1868-1927). Avec Michel Cazenave, Jacques Baudou et François Guérif sur France Culture.


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11.08.2018

Héritier et dernier des grands feuilletonistes du XIXe siècle, Gaston Leroux s'inscrit en marge des auteurs du roman populaire. Tour à tour avocat, chroniqueur judiciaire, puis grand reporter, il joue dans ses romans de ces divers registres qu'il mêle pour tisser des histoires où le mystère est le maître-mot.
Dans ses deux premiers romans-feuilletons, Le Mystère de la chambre jaune puis Le Parfum de la dame en noir, apparaît Rouletabille, petit reporter qui, s'appuyant sur le "bon bout de la raison" tente de résoudre le mystère d'un crime fondé sur une énigme défiant la logique et dont la solution est inattendue.
Qu'il s'agisse de Rouletabille ou de Chéri-Bibi, reporter ou bagnard, ces personnages centraux dans l'oeuvre de Leroux seront les hérauts d'une fatalité ou d'une culpabilité à laquelle le destin les a confrontés.
D'une grande lucidité, tels les auteurs de la tragédie antique, Gaston Leroux met ses expériences de reporter - ses voyages en Russie ou en Angleterre - au service d'un art du romanesque proche du fantastique.
Mais l'art de Gaston Leroux se retrouve également dans son style, où l'on détecte à travers ses petites phrases en italiques - "le presbytère n'a rien perdu de son charme, ni le jardin de son éclat" - de l'humour noir et sublime d'un cœur romantique qui fascina les surréalistes.

Émission "Une vie, une oeuvre", animée par Irène Omélianenko.

William Blake, le visionnaire engagé. Avec Michael Edwards, Danièle Chauvin, Alain Suied et Jan-Willem Noldus sur France Culture.


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31.12.2006

Graveur, peintre et poète, William Blake crée une oeuvre visionnaire qui s'inscrit dans un cri de révolte contre toute forme d'aliénation. Ses poèmes Les Chants d'innocence et d'expérience ; ses épopées épiques Vala ou Milton ; ses aphorismes du Mariage du Ciel et de l'Enfer ainsi que ses oeuvres picturales témoignent d'une tension des forces intérieures de l'homme dans une période de profonds bouleversements politiques et sociaux.
Radical, Blake donne à voir cette réalité par l'oeil de son imagination somptueuse et créatrice. Qu'est-ce que la vision chez lui ? Comment à travers elle dénonce-t-il l'esprit matérialiste pour atteindre à l'Homme universel ? En un sens, Blake n'est-il pas un visionnaire pour notre temps ?
En marge des courants de son époque, William Blake est un poète prophète qui dénonce la raison tyrannique de l'Angleterre pré-industrielle et s'enflamme pour la Révolution.
Autodidacte vivant à Londres, il commence son métier comme apprenti graveur. Or chez lui, la gravure va devenir bien vite indissociable de l'écriture. Il compose et grave ses poèmes qui témoignent des injustices sociales de ce monde, mais aussi du passage entre l'état d'innocence de l'enfance à celui d'expérience de l'adulte retrouvant dans son coeur son regard d'enfant. Dans ses chants, Blake met en lumière l'énergie créatrice du divin en l'homme figuré par le célèbre poème Le tigre. Pour Blake, Dieu est l'ange déchu. Il lui faut donc inventer son propre Dieu d'ombre et de lumière, qui le rapproche en ce sens de la tradition gnostique. Parallèlement, il rédige et illustre une mythologie personnelle chargée de forces psychiques traduites par des héros mythiques qui sont l'émanation d'un processus d'individualisation repris plus tard par Jung.
Hors de tous les temps, William Blake, est un précurseur excentrique. Par ses écrits et ses gravures, il montre les bouleversements à venir avec une modernité déroutante.

Émission "Une vie, une oeuvre", produite par Florence Marguier.

Le réveil de la conscience occidentale. Avec Yvan Blot au Carrefour de l'Horloge.


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08.02.2018

Les citoyens actuels de l'Europe mésestiment le rôle joué par leur civilisation dans l'histoire du monde. Cet effacement mémoriel anticipe l'acceptation d'une disparition collective. Refusant une telle extinction, Yvan Blot entend rappeler la richesse culturelle de l'Europe en exposant, durant cette conférence, l'apport particulier de la philosophie de Heidegger.
Car la philosophie du penseur souabe pourrait constituter une étape essentielle du réveil de la conscience européenne.

Rage against the machine. Avec Bernard Stiegler et Laurent Alexandre sur France Culture.


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30.08.2017

L'humain et la machine doivent-ils être opposés ? Quel impact le progrès technique a-t-il sur nos manières de travailler et comment le travail s'est-il modifié au fil des révolutions industrielles ?
Dans cette émission, ce sont les liens entre travail et progrès technique qui attirent notre attention, tout comme ils ont attiré celle d'auteurs majeurs dont l'incontournable Schumpeter.

Émission "Entendez-vous l'éco ?", animée par Maylis Besserie.

Le marxisme et le PCF : de Politzer à Gastaud. Avec Aymeric Monville au café marxiste à Paris.


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22.09.2018

Longtemps le marxisme, banni de l'université et des médias dominants, était principalement porté et défendu par le mouvement ouvrier. La récente parution de l'échange de lettres entre Louis Althusser et Lucien Sève jette un jour nouveau sur les débats qui agitaient le marxisme tel qu'il était pratiqué et développé au Parti communiste français (PCF). Riche tradition de pensée qui s'inspirait de précurseurs prestigieux parmi Politzer et les fondateurs de la revue La Pensée et trouve des prolongements contemporains dans l'oeuvre de Georges Gastaud.
C'est autour de ces enjeux politiques et théoriques qu'Aymeric Monville, qui dirige les Editions Delga et a durant sept ans été rédacteur-en-chef adjoint de la revue La Pensée, nous invite à réfléchir.