1973-2015, quelles dates clés ? Avec Gérard Chaliand pour Diploweb.


(0)
107 Vues
0 commentaire
2016

Le géopoliticien spécialiste des conflits armés Gérard Chaliand nous fait un tour d’horizon très pédagogique des dates clés à l’échelle mondiale entre 1973 et 2015. Un panorama indispensable pour distinguer les ruptures et les continuités, faire la différence entre "le bruit" et l'essentiel.
 00:00 : Pourquoi 1973-1974 marquent-elles une inflexion ?
 01:36 : Pourquoi 1979 est-elle une date charnière ?
 05:23 : Quel sens donner à 1989-1991 ?
 09:02 : Comment comprendre l’année 2001, le glissement vers 2003 et ses dérives ?
 19:26 : Comment résonnent 2007-2008 à vos oreilles ?
 21:50 : De quoi les attentats de 2015 en France sont-ils le produit ?

Raymond Aron (1905-1983). Avec Mathieu Bock-Côté au Collège des Bernardins.


(0)
185 Vues
0 commentaire
19.04.2017

Sociologue et philosophe de la politique, grand témoin du XXe siècle français, Raymond Aron est connu pour avoir fait partie des rares intellectuels à s’opposer frontalement au communisme.
Son ouvrage L’opium des intellectuels a marqué l’époque, ainsi que ses éditoriaux réguliers au Figaro pendant trente ans.
Retour sur la trajectoire et l'oeuvre d'un auteur célébré mais rarement lu avec Matthieu Bock-Côté, sociologue et philosophe québécois.

L'histoire des écritures. Avec Clarisse Herrenschmidt pour Devoxx France.


(0)
56 Vues
0 commentaire
28.03.2013

L’histoire des écritures commence dans la région du Moyen-Orient à la fin du IV e millénaire avant notre ère, au tout début avec de petits objets représentant des nombres. Ce qui décida de la suite, car dans ce grand fleuve de signes, ce sont les nombres qui mènent la danse des écritures.
Et la suite appartient à l’invention de la monnaie frappée, vecteur d’écriture arithmo-géométrique, puis à l’informatique.
Cette histoire longue de 53 siècles laisse apparaître pourtant une étrange cohérence dans certains procédés imaginaires qui impliquent la représentation du corps humain...

Imperium. Avec Frédéric Lordon à l'Ecole Normale Supérieure.


(0)
117 Vues
0 commentaire
06.10.2015

Que faire des idéaux que sont l'internationalisme, le dépérissement de l'Etat et l'horizontalité radicale ? Les penser. Non pas sur le mode de la psalmodie mais selon leurs conditions de possibilité.
Ou d'impossibilité ? C'est plutôt la thèse que défend Frédéric Lordon, mais sous une modalité décisive : voir l'impossible sans désarmer de désirer l'impossible. C'est-à-dire, non pas renoncer, comme le commande le conservatisme empressé, mais faire obstinément du chemin. En sachant qu'on n'en verra pas le bout.
Les hommes s'assemblent sous l'effet de forces passionnelles collectives dont Spinoza donne le principe le plus général : l'imperium - "ce droit que définit la puissance de la multitude". Et Frédéric Lordon de déplier méthodiquement le sens et les conséquences de cet énoncé. Pour établir que la servitude passionnelle, qui est notre condition, nous voue à la fragmentation du monde en ensembles finis distincts, à la verticalité d'où ils tirent le principe de leur consistance, et à la capture du pouvoir.
Il ne s'en suit nullement que l'émancipation ait à s'effacer de notre paysage mental - au contraire ! Mais elle doit y retrouver son juste statut : celui d'une idée régulatrice, dont l'horizon est le communisme de la raison.

La passion du cinéma. Avec Gabriel Matzneff pour EXIL H.


(0)
74 Vues
0 commentaire
01.2017

C'est au travers d'un entretien mené par Olivier François que Gabriel Matzneff nous évoque ses souvenirs cinématographiques et nous parle de son rapport au septième art.

 0:00:00 : Introduction
 0:00:57 : Souvenirs ?
 0:05:42 : Cinémathèque ?
 0:06:50 : Découvertes ?
 0:10:41 : Mac Mahon ?
 0:13:01 : Hollywood ?
 0:14:19 : Muet ?
 0:15:02 : Personnages ?
 0:16:49 : Ecritures ?
 0:25:40 : Acteurs ?
 0:32:50 : Erotisme ?
 0:34:55 : Nouvelle Vague ?
 0:37:53 : Rohmer ?
 0:40:31 : Bergman ?
 0:43:06 : Cinéma italien ?
 0:54:12 : Cinéma russe ?
 0:58:54 : Russie ?
 1:01:54 : Hergé ?
 1:03:52 : Epitaphe ?

Géopolitique, finance, terrorisme, hacking : entretien d'actualité avec Etienne Chouard pour ThinkerView.


(0)
132 Vues
0 commentaire
04.08.2017

Une longue discussion en roue libre -parfois un peu trop !- sur les thématiques favorites d'Etienne Chouard (la monnaie, le processus constituant, la dénonciation du régime représentatif, etc.) et sur des sujets d'actualité (les révoltes au Vénézuéla, le travail de la France Insoumise au parlement, etc.).

Et l'anarchisme devint espagnol (1868-1910). Avec Myrtille Gonzalbo sur Radio Libertaire.


(0)
89 Vues
0 commentaire
2017

Myrtille Gonzalbo, des Giménologues, nous propose une histoire de l’anarchisme, du communisme libertaire et des luttes des classes populaires d’Espagne, autour du premier tome de son travail sur les chemins du communisme libertaire en Espagne (1868-1937) :
 - les résistances populaires (grèves, émeutes, sabotages, insurrections, rétorsions) au capitalisme naissant et à la violence de l’État (la Guardia civil, ses meurtres et ses tortures) et des classes dominantes en Espagne au XIXe siècle.
 - la rencontre d’une partie des classes populaires d’Espagne avec l’anarchisme, de la fondation de la FRE (Fédération régionale espagnole, section de l’Internationale anti-autoritaire) et de la "propagande par le fait" comme réponse à la violence de l’État et des classes dominantes. Une histoire, en outre, de l’Internationale anti-autoritaire (scission de l’Internationale de 1872), de l’élaboration du communisme libertaire ("de chacun selon ses moyens à chacun selon ses besoins", sans répartition "collectiviste" des produits de l’activité productive en fonction du temps de travail) comme projet révolutionnaire par des exilés de la Commune de Paris (Reclus, Kropotkine) et d’autres (Malatesta, Cafiero, etc.) et de l’adoption progressive de ce projet au sein des fédérations anarchistes du monde entier.
 - enfin, le rappel des luttes de quartiers de Barcelone, de la répression de l’anarchisme au cours des années 1890-1900, du soulèvement populaire de Barcelone de 1909 (et sa répression féroce) et enfin de la fondation de la CNT (centrale syndicale "anarchiste") en 1910.

Émission "Sortir du capitalisme", animée par Armel Campagne.

Psychologie de masse du fascisme et du capitalisme. Avec Pierre-Ulysse Barranque sur Radio Libertaire.


(0)
163 Vues
0 commentaire
2017

En cette période de montée des idéologies de crise agressives et de manipulation capitaliste des frustrations découlant de ce même capitalisme, une relecture actualisée (et critique) de La psychologie de masse du fascisme de Reich nous permet de comprendre ces phénomènes en échappant d’une part à un réductionnisme économiciste incapable de penser "la part subjective de l’histoire" et d’autre part à une psychologie individualisante, biologisante et conservatrice incapable de critique sociale, mais aussi de penser une libération révolutionnaire des frustrations capitalistes.
Après une présentation du parcours du marxiste psychanalyste révolutionnaire Wilhelm Reich et du caractère prémonitoire de son travail, Pierre-Ulysse Barranque nous présente sa critique de l’incapacité du marxisme allemand de penser l’absence de révolution en Allemagne tout comme l’arrivée du nazisme au pouvoir.
Ensuite, et en se basant sur le noyeau théorique développé par Wilhelm Reich, c'est à une critique actualisée du capitalisme du XXIe siècle en tant que sadisme de masse que nous sommes invités à réfléchir.

Que nous apprend Hannah Arendt ? Avec Bérénice Levet et Alain Finkielkraut pour la Règle du jeu.


(0)
105 Vues
0 commentaire
17.06.2012

Hannah Arendt était philosophe politique, élève de Heidegger et l'une des chefs de file de la réflexion politologique aux États-Unis, son pays d’adoption quand elle eut quitté l'Allemagne.
Ce séminaire introduit à la pensée et à la vie de cette femme exceptionnelle et, en même temps, controversée sur un certain nombre de points.

Sortir de la société bourgeoise. Avec Maurice Gendre et Pierre de Brague chez E&R à Paris.


(0)
160 Vues
0 commentaire
28.05.2016

"Hier, disons jusqu’à la fin des années soixante-dix, le mot bourgeois était considéré comme une injure, tant par le prolo que par l’artiste ou l’aristo déchu.
Il a aujourd’hui disparu du vocabulaire, au profit du riche, du people, du jet set, prouvant ainsi que l’argent, et les valeurs qui vont avec, ne sont plus honteuses ni suspectes.
Ni honteuses ni suspectes aux anciennes élites du gotha, que l’on peut voir rivaliser de vulgarité avec les nantis du show-biz dans Gala.
Ni honteuses ni suspectes aux classes populaires qui rêvent elles aussi de réussite individuelle fulgurante en grattant leur ticket de Loto et en regardant "Saga", la "Nouvelle Star".
Ni honteuses ni suspectes au sous-prolétariat immigré qui ne rêve lui-aussi que maille, custom et bimbo...
Anciens riches, moyens pauvres, nouveaux pauvres… chez tous, partout, l’idéologie libérale a triomphé, car quand on parle de bourgeois, c’est d’abord de ça qu’il s’agit..." Alain Soral

Céline et l'enjeu esthétique des pamphlets. Avec Nicole Debrie sur Radio Courtoisie.


(0)
97 Vues
0 commentaire
09.04.1998

Les pamphlets céliniens ne se limitent pas à trois titres que l'on a isolés abusivement pour mettre en relief certains vecteurs anti-juifs, et condamner ainsi l'auteur.
En effet, la polémique célinienne vise essentiellemenet un enjeu esthétique : la liberté de l'intuition poétique en dehors de toute idéologie.
Céline n'a pas été seul dans ce combat : Chênier, Zola, Vallès, Artaud, Robin accompagnent le poète.
L'idéologie correspondait pour le poète Céline et pour le docteur Destouches à une grille canalisant pensée et sensibilité, et s'opposant, par conséquent, au mouvement de la vie et de la création poétique.
Céline s'est toujours battu contre la mort biologique, comme il l'annonçait dans son premier pamphlet Semmelweis. Il s'est toujours efforcé de maintenir une intuition poétique libre contre la mort psychique des iédologies.
C'est ce que Nicole Debrie tente de montrer à la lumière des oeuvres de Claude Bernard et d'Emile Zola, et par une lecture attentive des huit pamphlets céliniens : Semmelweis, Hommage à Zola, Mea Culpa, Bagatelles pour un massacre, l'Ecole des cadavres, les Beaux Draps, l'Agité du bocal et les Entretiens avec le professeur Y.

Le rôle historique des institutions dans le progrès des sciences. Avec Jacques Blamont à l'Université de Toulouse.


(0)
46 Vues
0 commentaire
03.05.1999

Jacques Blamont présente l'historique d'un mode particulier de la recherche scientifique, l'agence d'objectifs. Après en avoir donné une définition et les principales caractéristiques, il date la naissance des agences d'objectifs contemporaines -marquant le passage d'une recherche scientifique universitaire à une recherche gouvernementale- par la mise en œuvre de la recherche spatiale avec la création de la Direction des armements de la Wehrmacht en 1932, la création d'une agence américaine à la demande d'Einstein et sur l'initiative de Roosevelt en 1942, la création, la même année, du NKVD en Union soviétique. Sur le modèle américain, la France créera le Centre National des Études Spatiales et le Commissariat à l'Énergie Atomique.
Pour Jacques Blamont, l'histoire des agences d'objectifs s'enracine dans l'histoire lointaine des institutions portées par les politiques scientifiques stratégiques des gouvernements ou des "princes", dès le VIIIe siècle avant JC à Babylone et son collège des Mages, ensuite à Alexandrie avec le Musée et sa grande bibliothèque fondés par Ptolémée Sôter dont la dynastie mènera pendant plus de cent ans une politique d'investissements dans le domaine astronomique (mesures de positions stellaires) pour contribuer à la suprématie navale puis dans le domaine de la médecine.
Jacques Blamont démontre ensuite comment, du XIIIe siècle et jusqu'au XVIIe siècle, des institutions scientifiques comme les universités européennes créées à l'initiative d'Innocent III, l'observatoire danois Uraniborg (fondé par Tycho Brahé avec les subsides de Frédéric II), le Collège romain institué par le jésuite Ignace de Loyola et le Pape Grégoire XIII, la Royal Society en Angleterre et l'Académie des sciences en France, etc. ont œuvré selon les principes d'agences d'objectifs caractérisées.