Pour une critique émancipatrice du Spectacle. Avec Benoit Bohy-Bunel sur Radio Libertaire.


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2019

En s'appuyant sur les thèses de Debord, Marx et Lukacs, Benoit Bohy-Bunel fait une lecture contemporaine du capitalisme actuel. Il part d'observations sur la publicité, le cinéma, la littérature de masse ou les réseaux sociaux pour renvoyer à une réflexion sur le travail, le salariat ou la valeur.
Car tout est lié par la marchandisation abusive de tout et de tous. Il ne peut plus y avoir ni compréhension du monde, ni lutte, ni projet social qui ne soient globalisés, à la mesure de la puissance capitaliste. Benoit Bohy-Bunel propose alors une réflexion sur les luttes possibles.
Un travail indispensable contre la mystification, l'aliénation et la marchandisation généralisée.

Émission "Sortir du capitalisme", animée par Armel Campagne.

Pagani sans détours. Avec Alexis Manago et Dominique Pagani à la Librairie Tropiques.


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19.09.2019

Dominique Pagani, philosophe et musicologue, a consacré sa vie à faire entrer des milliers d'étudiants en philosophie. Pour la première fois, un recueil de ses cours — dispensés initialement et principalement à l'oral —, a été établi avec rigueur par Alexis Manago.
Instrument unique en son genre, fruit d'une expérience pédagogique éprouvée qui prolonge la démarche progressiste et humaniste de l'université populaire de Georges Politzer, ce manuel emmène le lecteur, étape après étape, dans l'histoire de la pensée et l'étude de ses enjeux contemporains.
C'est sur l'histoire de ce travail que reviennent ensemble Alexis Manago et Dominique Pagani.

Avoir raison avec Raymond Aron. Avec Nicolas Baverez, Dominique Schnapper, Pierre Bouretz, Monique Canto-Sperber, Jean-Claude Casanova, Philippe Raynaud, Pierre Hassner, Jean-Vincent Holeindre, Joël Mouric, Sylvie Mesure, Perrine Simon-Nahum et Elisabeth


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07.2016

J'aime mieux avoir tort avec Sartre que raison avec Raymond Aron. On ne sait plus avec certitude qui a lancé cette boutade, mais elle résume bien l'état d'esprit majoritaire de notre intelligentsia, durant une bonne partie de la Guerre froide - et jusqu'aux lendemains des événements de Mai 68. La rigueur des analyses de ce philosophe de formation ; l'étendue de ses compétences, qui allaient de la sociologie à l'économie en passant par la géostratégie ont contribué, paradoxalement, à isoler Raymond Aron de la scène intellectuelle française. Aux emballements des idéologies, il avait le tort d'opposer le poids des faits. Son impressionnante production éditoriale, si elle était consacrée à analyser l'actualité, reposait pourtant sur une véritable épistémologie des sciences historiques. Et lorsque se produisit "l'effet Soljenitsyne" au milieu des années 70, Raymond Aron fut soudain consacré comme celui qui avait eu raison d'avoir raison…
Certes, il n'y a pas "d'aronisme", comme il y eut un existentialisme. Mais si Aron a renoncé à construire un système global d'interprétation, il y a une méthode, un état d'esprit, un appareil conceptuel aroniens. Désignant le lieu d'un libéralisme renouvelé en profondeur, ils peuvent être mobilisés pour penser notre réalité contemporaine. C'est ce à quoi s'attache cette série d'émissions.

Émission "Savoirs", animée par Brice Couturier.

L'anthropologie de Charles Maurras. Avec Axel Tisserand sur Radio Courtoisie.


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29.07.2019

Axel Tisserand nous présente le coeur de l'oeuvre de Charles Maurras : sa philosophie de l'homme et de la cité. Il aborde les problèmes contemporains en montrant comment l'anthropologie politique de Maurras, nourrie des principes aristotélo-thomistes, peut permettre de discerner les impasses de notre temps (transhumanisme, gender, relation de l'homme et de la femme), et de les surmonter.
Charles Maurras - le "scribe consciencieux" et le "guetteur mélancolique" a mis au point cette vision de l'être fini (et donc ouvert à la transcendance) et sait bien que le mépris de la finitude mène, à terme, à l'autodestruction au nom de la liberté, de l'égalité et de la fraternité.
Une vision qui doit permettre aux jeunes esprits, amoureux de la vérité et avides de servir le bien commun, égarés dans ce monde, d'avoir une nourriture à leur faim.

Émission "Le monde de la philosophie", animée par Rémi Soulié.

La chasse aux sorcières et l'inquisition. Avec Marion Sigaut à Saint-Nicolas-du-Chardonnet.


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02.03.2015

Marion Sigaut, historienne spécialiste du siècle des lumières, parcourt la France depuis plusieurs années, donnant de nombreuses conférences et dénonçant les menteurs qui malgré l'évidence de leur imposture continuent à être cités comme références.
Elle s'évade quelque peu de son terrain de prédilection durant cette conférence en s'aventurant sur les terres du Moyen-Âge finissant et de la Renaissance pour dénoncer les mystificateurs de la chasse aux sorcières et de l'inquisition.
Une contribution importante pour ceux qui sont en recherche de vérité historique.

La France, une Nation littéraire ? Avec Anne-Marie Thiesse et Régis Debray sur France Culture.


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27.09.2019

Que signifie aujourd'hui être écrivain national ? À la fois génie singulier et emblème d'une nation, il en viendrait à incarner une forme d'universalité.
La directrice de recherches au CNRS Anne-Marie Thiesse et le philosophe Régis Debray explorent la figure de l'écrivain dit national, en le replaçant dans un contexte plus vaste de construction des identités nationales (contexte européen, si ce n'est mondial). Ce parcours, au cours duquel un écrivain est promu comme "national" est jalonné d'une série de reconnaissances politiques et académiques qui vont de l'intégration au corpus scolaire à la panthéonisation.
Les deux intervenants dissèquent également les ambiguïtés de cette reconnaissance qui vire parfois à la consécration, au culte des écrivains, dans son sens le plus littéral.

Émission "La Grande table", animée par Olivia Gesbert.

Les nations sont-elles un obstacle à la paix ? Avec Pierre Manent aux Rencontres de Sophie à Nantes.


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15.03.2019

Le verdict semble aujourd'hui être entendu et sans appel : les nations se sont compromises dans toutes les horreurs historiques du XXe siècle (colonialisme, guerres mondiales, totalitarisme, génocides...) jusqu'en ce début de XXIe siècle (impérialisme et terrorisme planétaires), ce qui paraît bien faire d'elles un obstacle majeur à la paix.
Mais le principe national, qui a été le creuset de la constitution des peuples démocratiques et républicains contemporains, ne pourrait-il pas résister à sa perversion en passion nationaliste, qui semble bien renaître actuellement, en Europe même comme bien au-delà  ?
Et cela pour faire obstacle à la pulvérisation de la souveraineté des peuples et à la paupérisation matérielle et culturelle administrée à grande échelle par une "globalisation" sauvage qui semble bien devenir une arme irrésistible de destruction massive de l'humanité tout comme du monde lui-même : quels sont donc les véritables fauteurs des guerres en tout genre d'aujourd’hui ?

Croatie : il y a trente ans, la chute du Mur. Avec Tomislav Sunic sur TV Libertés.


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04.11.2019

L'effondrement du bloc de l'Est a entraîné dans son sillage celui de la Yougoslavie, pays socialiste non-aligné sur Moscou, et fait également resurgir les antagonismes des peuples de la République fédérative socialiste de Yougoslavie.
Tomislav Sunić, universitaire croate, écrivain, traducteur et opposant au régime communiste yougoslave, a ensuite été diplomate pour l'État croate dans les années 1990. Répondant aux questions de Raoul Weiss, il revient sur les causes du changement de régime, mais aussi sur les limites du nationalisme qui a conduit à la guerre de Yougoslavie.
Car au-delà des apparences du changement de régime, le changement de système reste encore à faire...

Le travail n'est pas une marchandise. Avec Alain Supiot au Collège de France.


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22.05.2019

Ce n'est ni en défaisant l'État social ni en s'efforçant de le restaurer comme un monument historique que l'on trouvera une issue à la crise sociale et écologique. C'est en repensant son architecture à la lumière du monde tel qu'il est et tel que nous voudrions qu'il soit. Et, aujourd’hui comme hier, la clé de voûte sera le statut accordé au travail.
Face à la faillite morale, sociale, écologique et financière du néolibéralisme, l'horizon du travail au XXIe siècle est celui de son émancipation du règne exclusif de la marchandise. Comme le montre le cas du travail de recherche, les statuts professionnels qui ont résisté à la dynamique du Marché total ne sont donc pas les fossiles d'un monde appelé à disparaître, mais bien plutôt les germes d'un régime de travail réellement humain, qui fasse place au sens et au contenu du travail – c'est-à-dire à l'accomplissement d'une œuvre.

Des vérites devenues folles. Avec Rémi Brague à la Librairie La Procure.


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03.10.2019

Rendant hommage à Chesterton, Rémi Brague dénonce les maux du monde moderne. La laïcité, la famille, la recherche du Bien, la liberté, la culture… chaque promesse du progrès et de la technique est passée à travers l'exigent tamis des penseurs médiévaux.
Et si le philosophe peut sembler pessimiste, ce n'est que pour mieux voir les choses telles qu'elles sont.

Anti-Dewey, en défense de la certitude. Avec Pascal Engel au Collège de France.


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03.11.2016

Dewey fut longtemps le seul philosophe américain connu et influent, notamment pour ses théories de l'éducation et son engagement politique.
Mais ce qui fait sa spécificité est son épistémologie "expérientialiste", non au sens où elle traiterait la sensation comme un donné, mais au sens où celle-ci est toujours déjà tissée de croyances, qui sont non pas des enregistrements passifs mais des dispositions à agir. En conséquence de quoi la conception deweyenne de la vérité devient une "assertion garantie" et un consensus sur le plan collectif.
Ce rejet de la conception classique de la vérité comme correspondance (avec les faits) et la conception traditionnelle selon laquelle la connaissance théorique prend le pas sur la connaissance pratique nous semble très contemporain, à nous qui avons renoncé aux vérités et aux fins transcendantes, et qui croyons qu'il nous faut inventer nos valeurs et réviser sans cesse nos croyances dans un univers incertain...

Carl Schmitt : la distinction ami-ennemi comme critère du politique. Avec Tristan Storme aux Rencontres de Sophie à Nantes.


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15.03.2019

Sulfureux à plus d'un titre, le juriste allemand Carl Schmitt a défini la notion de politique en accordant une place centrale à l'ennemi, qui serait d'après lui "notre propre question en tant que figure". La communauté politique ne se déterminerait comme telle qu'en désignant l'hostis par l'intermédiaire d'une décision étatique, c'est-à-dire en décidant d'entrer en guerre. Seul l’État serait, par ailleurs, apte à garantir la paix interne et la pluralité des États souverains assurerait l'équilibre pacifié du continent européen.
La genèse du politique et les conditions de son maintien s'expliqueraient à travers une série de notions fondamentales (l'ami, l'ennemi, la pluralité des États), impliquant toujours l'appareil étatique comme titulaire de la souveraineté, et donc le rejet d'un concept constitutif d'humanité.