La religion industrielle : de la matrice monacale à l'empire du management. Avec Pierre Musso à la Bourse du Travail de Paris.


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27.01.2018

Faire de l’entreprise le cœur des sociétés : ce projet, claironné par M. Emmanuel Macron, est d’ordinaire identifié au néolibéralisme contemporain. Il marque en réalité l’aboutissement d’une longue histoire. Celle de la rationalisation du travail et du temps, qui commence dans les monastères au XIIIe siècle. Celle aussi de l’édification d’une croyance commune dans le salut par le progrès industriel.
Et c'est ce que nous raconte Pierre Musso, professeur à l'Université de Rennes et auteur du récent La Religion industrielle.

Une conférence prononcée dans le cadre de la journée "Tout le monde déteste le Travail".

Les tueurs fous du Brabant, l'affaire qui hante toujours la Belgique. Avec Gérard Rogge sur France Inter.


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02.01.2018

Il a fallu attendre 32 années pour que de nouveau, la Belgique, ainsi que les familles des 28 personnes mortes et des 40 blessés dans la folie de ces tueurs, espèrent de nouveau comprendre ce qu’il s’est passé entre 1982 et 1985, lors d’une série de braquages et de cambriolages qui ont plongé le pays dans la psychose.
32 années, à s’interroger sur l’identité de cette bande, sur ses mobiles, sur ses soutiens. 32 années, à imaginer tous les scénarios possibles allant des tueurs psychopathes à l’Opus Dei, de la piste de prédateurs mafieux à un groupuscule d’extrême droite. 32 années, à tenter de justifier les errements de l’enquête, à panser les plaies au sein de l’Etat avec la mise en place de deux commissions d’enquête parlementaire. 32 années enfin, à attendre qu’un jour quelqu’un ose parler.
Ce jour, certains pensent qu’il est arrivé en mai 2015 quand, sur son lit de mort, un ancien gendarme aurait confié à son frère être le géant de la bande du Brabant. Ce témoignage a été livré à la presse, le lundi 23 octobre 2017. Depuis cette date, chaque jour de l’autre côté de la frontière, dans les salles de rédactions, on interroge de nouveau les témoins de ces massacres, on fouille les archives à la recherche d’un entretien oublié, d’une piste qu’on n’avait pas voulu suivre à l’époque qui pourrait confirmer les propos de cet homme.
Le but ici n’est pas de lever le voile sur les secrets de cette affaire mais, à la lumière des dernières révélations, d’établir un récit pour comprendre ce qui s’est passé, de revenir sur certaines impasses de l’enquête judiciaire et enfin d’expliquer pourquoi la confidence d’un ancien gendarme est peut-être la clé de ce mystère.

Émission "Affaires sensibles", animée par Fabrice Drouelle.

Les nouvelles formes du mondialisme. Avec Georges Feltin-Tracol à l'Action Française de Lyon.


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08.02.2018

Georges Feltin-Tracol, essayiste, rédacteur en chef du site Europe Maxima, en charge du dossier thématique de la revue Réfléchir&Agir et rédacteur à Synthèse nationale, revient en détails sur l'idéologie et la pratique du mondialisme. Il nous en restitue ses manifestations les plus importantes pour nous montrer à quel point les phénomènes politiques, économiques et spirituels en sont conditionnés.
C'est à la reconstitution, pièce après pièce, d'un immense puzzle planétaire que se livre le conférencier.

Une nouvelle théorie économique au service d'un nouveau modèle de développement est-elle possible ? Avec Steve Keen pour l'Agence Française de Développement.


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15.09.2017

L'économie, si on fait l'analogie avec l'astronomie, attend toujours sa révolution copernicienne. Car les économistes sont toujours persuadés que le soleil tourne autour de la terre sans qu'aucune comète ne puisse jamais la heurter. Or, nous savons aujourd'hui que les impacts de comètes ne sont pas rares, tout comme les crises financières dans le capitalisme. Pourtant, la théorie économique dominante n'en fait aucune mention.
Steve Keen, l'un des rares économistes au monde à avoir perçu l'imminence de la crise des subprimes, propose une critique radicale de l'argumentaire néoclassique des économistes. Son constat est sans appel : si les économistes continuent de délaisser des éléments aussi importants que la monnaie ou la dette, alors ils ne pourront pas empêcher l'émergence d'autres crises économiques. Pour Steve Keen, le problème fondamental des économistes mainstream est qu'ils ignorent les failles de leurs propres théories et cherchent encore moins à y remédier lorsque celles-ci apparaissent au grand jour. Il interroge les fondements de l'économie dominante pour mieux les déconstruire, à l'image de la célèbre loi de l’offre et de la demande. Steve Keen pose ainsi les bases d'une nouvelle manière de penser l'économie. Une discipline qui doit selon lui être plus ouverte sur les autres écoles de pensée, mais aussi sur les autres sciences, souvent riches d'enseignements.

La place de l'autorité dans la démocratie française. Avec le Général Bertrand Soubelet au Cercle Aristote.


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25.06.2018

Le Général Bertrand Soubelet, qui était l'un des plus hauts responsables de la gendarmerie française, et après avoir détaillé les carences et les défis auxquels la France devait faire face, a été démis de ses fonctions.
Désormais libre de parole, il revient nous livrer une réflexion sur la justice et l'ordre public, où l'autorité est une notion cardinale.
Il est grand temps d'apporter les remèdes pour guérir un système malade.

Gramsci et la Russie soviétique. Avec Domenico Losurdo à la Fondation Gabriel Péri.


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22.03.2013

Comme on le sait, la révolution qui fonde la Russie soviétique et qui, contre toute attente, a lieu dans un pays non compris dans les pays capitalistes les plus avancés, est saluée par Gramsci comme la "révolution contre Le capital".
Car ce n'est pas la révolution d'octobre qui doit se présenter devant les gardiens du "marxisme" pour obtenir sa légitimation ; c'est la théorie de Marx qui doit être repensée et approfondie à la lumière du tournant historique qui a eu lieu en Russie.
Quelles seront donc les conséquences de la victoire des bolcheviques dans un pays relativement arriéré et, de plus, épuisé par la guerre ?

Le général De Gaulle et mai 68. Avec Henri-Christian Giraud et Roland Hureaux sur Radio Courtoisie.


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22.06.2008

Quelles furent les raisons du voyage du général de Gaulle à Baden-Baden le 29 mai 1968 ? Et pour quelle raison l'URSS, par le biais du PCF, aurait-elle soutenu le général de Gaulle et aidé à rétablir l'ordre ?
C'est en confrontant les points de vue de Henri-Christian Giraud et de Roland Hureaux que nous sommes invités à comprendre les agissements du Général de Gaulle durant cette épisode mouvementé.

Émission du "Libre Journal François-Georges Dreyfus".

Expliquez-moi Derrida. Avec Benoit Peteers, François Cusset, Jérôme Lèbre et Charles Ramond sur France Culture.


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11.2017

C'est en compagnie de Benoit Peteers, François Cusset, Jérôme Lèbre et Charles Ramond que nous partons sur les traces de Jacques Derrida, ce philosophe socratique qui creuse toujours plus la question, ce dandy de l'écriture qui a le goût de l'incertitude.
D'El Biar, faubourg d'Alger où Jackie est né et où il vécut jusqu'à ses dix-neuf ans jusqu'à l'aventure américaine en passant par l'École normale supérieure, nous suivons la trajectoire d'un philosophe appelé à devenir l'une des figures majeures de la "théorie française" aux Etats-Unis à partir des années 1970, notamment avec son concept de la déconstruction, appelé à devenir un paradigme applicable à tous les objets possibles.
Mais Derrida se distingue aussi par son engagement, loin d'un certain "angélisme" qu'on a voulu lui reprocher : arrêté lors de son voyage en Tchécoslovaquie à cause de son soutien aux intellectuels de l'Est, engagé pour les "sans-papiers" et une hospitalité inconditionnelle, ses positions passent à la fois par la rue et par les textes.
Enfin, c'est notre rapport à l'écriture que Derrida questionne. Car l'écriture est la mal aimée des philosophes -Platon lui attribuant le pouvoir de faire oublier aux hommes ce qu'il savent et Rousseau l'accusant de faire disparaître l'intonation de la voix dans son Essai sur l'origine des langues- : qu'ont-ils tous à accuser l'écriture ? De la Grammatologie (1967) à La Dissémination (1972), en passant par le Monolinguisme de l'autre (1996), Derrida s'attaque à cette préférence de la philosophie pour la voix, à la difficulté de s'approprier sa propre langue maternelle, et d'y laisser une trace.
Retour, donc, sur l'une des très grandes figures de la pensée du XXe siècle qui suscite encore bien des appropriations et des polémiques...

Des tablettes d'écriture aux tablettes pour écrire. Avec Clarisse Herrenschmidt pour Devoxx France.


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04.2015

Quelles différences importantes pouvons nous constater entre le geste graphique – expression forte de l'individualité – et l'utilisation d'un clavier pour la saisie d'un texte – la présence du clavier présupposant l'existence de lettres - ? Quels pourraient être les retentissements sur notre organisme de l'apprentissage de l'écriture sur tablette numérique exclusivement ?
Clarisse Herrenschmidt nous propose un voyage de l'invisible au visible, un moment d'aventure grâce à l'écriture...

La vraie actu de Michel Drac : S02E01.


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07.2018

L'analyste politique et prospectiviste Michel Drac nous propose un commentaire de l'actualité focalisé sur les tendances lourdes qui structurent l'équilibre précaire de nos sociétés et sur les éléments de rupture qui viennent le perturber.
Au menu des mois de juin et juillet 2018 :
 - 0'00'00 : introduction
PREMIERE PARTIE
 - 0'01'45 : les essentiels et le postérisé du mois (Matteo Salvini)
 - 0'03'15 : démographie et flux migratoires
 - 0'12'30 : ressources et technologies
 - 0'27'45 : géopolitique
 - 0'52'30 : zoom sur la guerre de Syrie
 - 1'07'15 : économie et écologie
 - 1'40'00 : Union européenne, l'Euro et le Brexit
DEUXIEME PARTIE
 - 0'00'00 : Union européenne, crise migratoire et questions diverses
 - 0'17'45 : politiques intérieures
 - 1'04'00 : cultures et sociétés
 - 1'30'45 : zoom sur la crise du sens

Hommage à Domenico Losurdo. Avec Aymeric Monville et Bernard Bourgeois à la Librairie Tropiques.


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07.07.2018

Domenico Losurdo, l'un des plus grands penseurs contemporains de l'anti-impérialisme et de l'anti-colonialisme, vulgarisateur de Marx et Hegel, vient de nous quitter.
C'est pour lui rendre un hommage impromptu que son éditeur Aymeric Monville et le grand hégélien Bernard Bourgeois se sont réunis et auquel se sont joints de nombreux amis.

L'histoire peut-elle servir à la réconciliation sociale ? Avec Jean-Clément Martin à la Librairie Jean Calvin d'Alès.


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12.03.2013

L'Histoire est régulièrement invoquée pour développer l'esprit civique, fonder les communautés et donner du sens à la vie des nations qu'elle étudie.
Pourtant à quoi sert-elle, lorsqu'elle analyse les conflits et les guerres, surtout quand elles sont civiles ? Souvent présentée comme le récit tenu par les vainqueurs, ce qui la disqualifierait d'office, elle est aussi confrontée au devoir de mémoire, qui accentuerait son incapacité à être autre chose qu'un discours partisan, nourri des luttes, voire des haines. La simple constatation que les "leçons de l’histoire" n’ont jamais empêché le retour du pire ajoute à la suspicion.
Il faut pourtant faire de l'histoire, mais avec d'autres objectifs. En utilisant essentiellement les conflagrations nées pendant la Révolution française dans tout le pays et surtout dans l'Ouest français, Jean-Clément Martin nous propose une réflexion sur la nécessité de clarifier et d'exposer les cadres d'un affrontement, les mémoires qui en sont nées, les dynamiques qui lui sont liées. Il s'agit moins de chercher un consensus impossible, même chez des générations fort éloignées des individus concernés, mais plutôt de proposer les conditions d'un récit à plusieurs voix, pour que le passé puisse passer, au risque des désaccords et des remises en cause des romans collectifs acceptés. L'Histoire n’a plus besoin de revendiquer une ambition morale ou sociale pour trouver une place efficace, alors que la planète semble menacée d'un aplatissement des histoires locales, régionales ou nationales, et que la "fin de l'histoire" a même été affirmée. En dénommant les ruptures, en dépliant les événements, l'histoire vise alors à rappeler les responsabilités de tous les acteurs, dans l'épisode initial comme dans les rappels mémoriels, pour redonner du sens aux liens qui durent et aux implications qui demeurent souhaitables et nécessaires.