L'analyse sociologique des algorithmes du Web : pour quoi faire ? Avec Dominique Cardon au BlendWebMix à Lyon.


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10.2015

Avec cette conférence, Dominique Cardon nous propose une réflexion sur le rôle joué par les algorithmes du web dans la construction de l’espace public numérique.
Comment les calculateurs produisent-ils de la visibilité ? A partir de quels principes le PageRank de Google, les métriques du web social ou les outils de recommandation décident-ils de donner la prééminence à telle information plutôt qu’à une autre ?
Le web que nous connaissons ne serait pas le même s’il n’avait pas été profondément nourri, domestiqué et organisé par l’algorithme qui le classe, le PageRank de Google. En mesurant l’autorité du lien sur la toile, un principe original de classement de l’information s’est inventé dans le monde numérique.
Cependant, d’autres métriques de l’information se sont aujourd’hui généralisées avec les compteurs du web social et les techniques de recommandation personnalisées.
Ces différentes familles de calcul cherchent à mesurer et à valoriser des principes différents : la popularité, l’autorité, la réputation et la prédiction efficace. Le déploiement des calculateurs dans les services numériques se réalise à la faveur de transformations des épistémologies statistiques mises en œuvre par les algorithmes avec la généralisation des techniques d’apprentissage (machine learning).
L’approche sociologique proposée par Dominique Cardon cherche à comprendre de l’intérieur ce que "veulent" faire les algorithmes. Elle soutient que les manières de calculer enferment des représentations particulières des individus et de leur place dans nos sociétés.
Comprendre les algorithmes c’est aussi un moyen de redonner du pouvoir aux utilisateurs et de favoriser une critique éclairée de la manière dont le calcul s’introduit de plus en plus dans nos vies numériques.

De Soloviev à Soljenitsyne, des penseurs pour notre temps. Avec Philippe Champion pour le Cercle de l'Aréopage.


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27.06.2016

La pensée russe, depuis Pierre Ier le Grand, s'est constuite en d'incessantes comparaisons avec la philosophie occidentale (la célèbre querelle des slavophiles contre les occidentalistes). Au-delà de cette opposition interne, la pensée russe a toujours resisté aux catégorisations ontologistes et n'a cessé de cultiver une singularité propre à son terreau civilisationnel, plus intuitive et mystique.
Philippe Champion nous retrace deux siècles d'histoire de la pensée en s'arrêtant sur les penseurs majeurs qui ont marqué l'histoire russe, et en montre toute l'actualité en aboutissant jusqu'à son héritier le plus actuel, Alexandre Douguine.

Une nuit à Majunga, de François de Negroni. Avec Dominique Pagani à la Librairie Tropiques.


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18.11.2016

"C’était à Madagascar, au début des années mille neuf cent soixante-dix. Nous avions quasiment le même âge.
J’étais alors jeune coopérant et enseignais les sciences humaines à l’Université de Tananarive.
Lui terminait ses études d’élève-officier à l’Académie militaire d’Antsirabé. Il s’appelait Thomas Sankara.
Il faisait partie d’une promotion d’environ trente étudiants, dont deux tiers de Malgaches et le troisième venu des quatre coins de l’Afrique francophone : des Sénégalais, des Tchadiens, des Congolais, et deux Voltaïques. Non, Blaise Compaoré n’était pas le second, quoique s’obstinent étrangement à soutenir des comploteurs en contes et légendes." François de Negroni
Dominique Pagani, grand connaisseur de l'Afrique pour y avoir vécu longtemps, et ami de François de Negroni, présente le livre de ce dernier où sa rencontre avec Thomas Sankara est contée. L'occasion de revenir sur la trajectoire remarquable d'un homme au service de son peuple, et qui perdit la vie dans son combat contre l'impérialisme.

Pluralisme anthropologique et pluralisme philosophique. Avec Philippe Descola à l'Université Humboldt de Berlin.


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13.05.2014

Seul l’Occident moderne s’est attaché à bâtir l’opposition, donc la discontinuité supposée, entre la nature et la culture. L’anthropologie perpétue dans la définition même de son objet - la diversité culturelle sur fond d’universalité naturelle - une opposition dont les peuples qu'elle étudie ont fait l’économie.
Philippe Descola nous propose, à partir de traits communs qui se répondent d’un continent à l’autre, une approche nouvelle des manières de répartir continuités et discontinuités entre l’homme et son environnement : le totémisme, qui souligne la continuité matérielle et morale entre humains et non-humains ; l’analogisme, qui postule entre les éléments du monde un réseau de discontinuités structuré par des relations de correspondances ; l’animisme, qui prête aux non-humains l’intériorité des humains, mais les en différencie par le corps ; le naturalisme qui nous rattache aux non-humains par les continuités matérielles et nous en sépare par l’aptitude culturelle.
Chaque mode d’identification autorise des configurations singulières qui redistribuent les existants dans des collectifs aux frontières bien différentes de celles que les sciences humaines nous ont rendues familières.
C’est à une recomposition radicale de ces sciences et aux dialogues possibles avec la philosophie que cette conférence nous invite.

Climat, nucléaire, OGM : la science en otage de l'obscurantisme et de la désinformation. Avec Jean Staune au Centre d'Echanges et de Réflexion pour l'Avenir.


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18.03.2011

Jean Staune analyse les dérives épistémologiques et les processus de désinformation de trois domaines qui ont été particulièrement médiatisés ces dernière années : le réchauffement climatique, l'énergie nucléaire et la question des OGM.
Il se livre à une déconstruction des arguments des deux parties en présence. Une originalité qui donne au lecteur tous les éléments montrant comment "climato-sceptiques", industriels de l'agro-alimentaire et de l'énergie d'un côté, "réchauffistes" et écologistes de l'autre, dénoncent les erreurs de leur opposants en évitant de mettre en lumière le fait que les mêmes procédés existent dans leur propre camp !
Jean Staune nous invite à aborder ces questions de manière scientifique et d'en tirer toutes les conclusions nécessaires, qu'elles soient agréables où non.

Quelles perspectives démographiques pour la France et l'Europe ? Avec Michèle Tribalat et Gérard-François Dumont à l'École Supérieure des Sciences Économiques et Commerciales.


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19.01.2017

Gérard-François Dumont, professeur à l’Université de Paris-Sorbonne et directeur de la revue Population & Avenir, et Michèle Tribalat, démographe et ancienne directrice de recherche à l'Institut national d'études démographiques, nous donnent deux exposés respectivement sur les perspectives démographiques en Europe et en France.
La question de l'apport de population lié aux phénomènes migratoire est traité en profondeur.

Une conférence organisée par l'association "Critique de la raison européenne".

Correspondant de guerre. Avec Renaud Girard chez Régis Debray sur France Culture.


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04.11.2016

C'est en compagnie du grand reporter international au Figaro Renaud Girard que Régis Debray se pose la question du métier de correspondant de guerre : quel est-il ? et pourquoi choisir le terrain ?
Viennent ensuite les réflexions sur la part d'influence médiatique qu'ont les journalistes sur les décideurs politiques, un passage en revue des derniers conflits internationaux importants et tentative de restitution de la place de la France sur l'échiquier mondial.

Emission "Les Discussions du soir", animée par Régis Debray.

Accélération technologique : comment ne pas devenir fou ? Avec Bernard Stiegler à la Bambouseraie d'Anduze.


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15.07.2016

Parmi les différents axes de recherche du philosophe Bernard Stiegler, le numérique et l'automatisation mondiale du travail ont pris une part importante dans sa réflexion sur l'avenir de la société.
Dans les 20 prochaines années, des millions d'emplois salariés auront irréversiblement disparu au profit de la robotisation des tâches, qu'elles soient manuelles ou administratives. Cannibalisés par les technologies capitalistiques, médusés par l'accélération phénoménale de l'innovation technologique et la puissance totalement inédite qu'elle engendre (5 milliards de smartphones, 1 milliard de sites internet), nous nous trouvons dans l'incapacité de nous y adapter, parce que le temps des savoirs de l'homme est infiniment plus lent que le temps du numérique. C'est la disruption.
Cela fait obligation de reconsidérer à nouveaux frais la question du travail, des savoirs, de leur transmission, de l'avenir, de féconder par de nouvelles idées et de nouveaux rêves une autre réalité individuelle et collective, pour que le raz-de-marée de technologies conçues à des fins d'assujettissement ne nous entraîne pas dans la désertion de soi, l'abstention politique, la radicalisation des croyances et la violence. Dans une folie massifiée.

Une soirée organisée par la librairie La porte des mots.

L'enseignement de l'ignorance. Avec Pierre Dortiguier sur Le Mumble.


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28.04.2016

Baisse des exigences, dégradation de la formation des maîtres d'école, appauvrissement de l'orthographe : la transmission traditionnelle des savoirs au sein de l'école semble aujourd'hui laisser la place à professeur chargé d'animation culturelle envers une classe d'élèves turbulente.
Il semble même que ce péril soit programmé par nos dirigeants, et que ce formatage révèle le projet politique inscrit dans les traités européens : créer des sujets soumis, incapables de recul critique.
Le professeur Pierre Dortiguier, diplômé en philosophie, s'est toujours opposé à cette dynamique et vient nous partager son expérience d'enseignant.

L'Allemagne et l'Europe. Avec Peter Sloterdijk à l'Université Libre de Bruxelles.


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24.03.2015

Peter Sloterdijk, intellectuel allemand incontournable et controversé, nous fait ici part de ses considérations politiques sur la situation actuelle européenne et nous en livre une analyse "semi-dépressive", donc optimiste !
Des origines de cette Europe qu’il qualifie de "wunderbar vitales und morbides", il livre aujourd’hui une nouvelle version basée sur la fable de Virgile et du premier Européen, Énée. Ce personnage, héros malgré lui, quitte une ville en feu pour aller en reconstruire une autre dans un ailleurs lointain. Le message de cette fable virgilienne n’est autre que celui de la deuxième chance pour un avenir meilleur, cet avenir meilleur construit suite à des conflits intervenus entre différentes civilisations ou au sein d’un même peuple.
Peter Sloterdijk met en exergue cette thèse de la deuxième chance dans le cas de notre Europe actuelle, battant de l’aile, mais qui mériterait toutefois d’être revitalisée.

Présidentielle 2017 : qui sur le trône ? Avec Adrien Abauzit sur Meta TV.


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13.03.2017

Adrien Abauzit, avocat et conférencier, analyse l'actualité de la campagne présidentielle française, passant en revue les positions, forces et faiblesses des principaux candidats.
L'occasion également de revenir sur ses sujets de prédiclections, le clivage droite/gauche et l'occupation républicaine de la France.

Morale et droit naturel. Avec Pierre-Yves Quiviger à l'Ecole Normale Supérieure.


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17.12.2012

Le droit naturel est volontiers considéré comme un secteur de la morale : incarnation d'une légitimité morale s'opposant à la légalité juridique, inscription d'exigences éthiques fondamentales et universelles dans le corpus normatif, etc.
Contre cette description usuelle du droit naturel qui fait du jusnaturalisme un adversaire que le positivisme juridique peut terrasser sans trop d'efforts, Pierre-Yves Quiviger s'attache à dessiner les contours d'une théorie du droit naturel qui se distingue explicitement de la morale.
Il insiste d'abord sur l'anthropomorphisme et l'anthropocentrisme d'un droit naturel confondu avec la morale, et montre ensuite que la "moralisation" du droit naturel procède largement d'une conception positiviste de la juridicité.
Pierre-Yves Quiviger conclut, enfin, sur la pertinence d'un autre droit naturel pour aujourd'hui et sur la capacité qu'il aurait de minimiser la part de morale dans le droit positif - minimisation souhaitable, comme il cherche à le montrer.