Pédophilie, viol et séduction. Avec Damien Viguier chez E&R à Annecy.


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01.06.2019

La pédophilie, en s'attaquant à l'innocence sans défense, est considérée – et elle doit l’être – comme l'un des pires crimes auxquels la justice a à répondre.
Perversion ou maladie mentale, où s’arrête la pédophilie ? où commence l'éphèbophilie ? Quelle différence entre l'atteinte et l'agression sexuelle ? Quand le consentement peut-il être entendu, prononcé ? quand ne peut-il jamais l’être ? Quels sont les critères à retenir ?
À travers les âges les réponses ont été variables, mettant aux prises les anomalistes et les analogistes, qui abordent selon un angle très différent la définition de la puberté, de la limite entre l'enfance et l'âge adulte, de la capacité à consentir. Âge au-dessous duquel tout acte sexuel est une agression ou un viol, majorité sexuelle et majorité civile, écart d'âge entre les protagonistes, toutes ces données concourent à complexifier un sujet délicat auquel les juges doivent, au cas par cas, trouver la juste réponse, sans parti pris.
Car souvent la victime a d'emblée les faveurs de l'opinion publique, emportée par une compassion bien compréhensible, alors que la séduction ou le mensonge ont pu se mêler au jeu subtil des relations humaines, qui entrent parfois difficilement dans le cadre rigide de définitions arbitraires. Inversement, le système répressif connaît des failles par lesquelles peuvent aisément passer certains agresseurs.
La récente loi Schiappa en voulant éclaircir les choses a embrouillé les esprits ; Damien Viguier, en puisant dans l'histoire du droit et en illustrant ses propos par des cas concrets, tente ici de les rétablir dans toutes leurs nuances et leur complexité.

Une biographie de Kipling. Avec Charles Zorgbibe sur Radio Courtoisie.


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12.09.2010

Né à Bombay, jeune journaliste à Lahore et à Allahabad, Rudyard Kipling évoque la vie des Anglais des Indes dans ses Simples contes des collines qui le rendent célèbre. Il sera le premier Britannique à recevoir le prix Nobel de littérature et le plus jeune lauréat dans l’histoire de ce prix. Trois quarts de siècle après sa mort, il continue de susciter les passions.
Chantre de l'impérialisme, convaincu de la supériorité des "nations civilisées" et des sahibs anglosaxons qui exercent leur domination sur l'Inde, il se prend de compassion pour les masses déshéritées du sous-continent indien, ces hindous et musulmans dont le rapide passage sur terre n'est que souffrance. Aux natives, il consacre son grand roman picaresque, Kim, autour de la route de liaison qui traverse l'Inde et sur laquelle se bousculent, chaque jour, toutes les ethnies et toutes les castes. Il adhère à l'une des rares loges maçonniques interraciales de l'Inde coloniale.
Grand voyageur aux multiples tours du monde, poète des paquebots et des traversées océaniques, l'un des premiers auteurs de science-fiction avec son récit sur l'aviation en 2065, il soutient que chaque être humain doit accepter, avec humilité, de marcher au rythme de son temps. Les précurseurs sont voués à être incompris de leurs contemporains – tel Paul de Tarse, l'un de ses héros, l'homme qui courait en tête.
Proche de l'Ancien Testament, plus proche de Jéhovah, Seigneur des armées, que de l'Agneau des Évangiles, il considère les Britanniques comme le nouveau peuple élu. Mais, au fil des tragédies qui l'atteignent, son regard sur le monde nest plus celui de l'homme d'action, mais du mystique. Dieu doit rester caché, car le chaos de l'univers est inintelligible à l'homme. Seul se manifeste Kismet, le petit dieu malin et ironique qui prend plaisir à désorganiser les destinées humaines...

Émission du "Libre Journal de François-Georges Dreyfus".

Jean Daujat, destin chrétien. Avec Claude Paulot sur Radio Courtoisie.


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29.04.2014

Jean Daujat (1906-1998) ancien élève de l'Ecole normale supérieure en section sciences, disciple du philosophe Jacques Maritain, fonde très tôt le Centre d'Etudes religieuses destiné à la formation intellectuelle et spirituelle catholique. Des milliers d'hommes et de femmes pourront grâce à lui structurer leur intelligence et leur foi à la lumière de la philosophie thomiste : rendre raison de sa foi, orienter sa vie chrétienne à la lumière de la Vérité révélée, comprendre qui est l'homme et quelles sont ses exigences spirituelles, morales et intellectuelles, acquérir les outils intellectuels pour penser vrai, agir bien...
À travers la publication de sa récente autobiographie posthume, c'est l'homme que l'on (re)découvre, ainsi que de nombreuses figures qui ont joué au XXe siècle un rôle prédominant, comme Sarah Bernhardt, André et Simone Weil, Merleau-Ponty, Henri-Irénée Marrou, Sartre et Simone de Beauvoir, Raymond Aron, Bardèche, Brasillach, Thierry Maulnier ou encore Jean Guitton...
Un parcours qui nous offre une lecture passionnante du XXe siècle et qui nous rappelle l'amour de la vérité qui a été au fondement de sa vie.

Émission du "Libre Journal de Philippe Maxence".

La médiatisation des questions de la santé et de la sécurité sociale. Avec Julien Duval et Frédéric Pierru aux Jeudis d'ACRIMED.


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01.09.2009

Les questions de la santé et de la sécurité sociale sont des questions sociales de première importance. Or quand les médias s'en emparent, ils concourent généralement (mais pas toujours...) à la production et à la reproduction d'une vision dominante qui laisse peu de prise à un véritable débat public.
Des chiffres indiscutables donnent communément lieu à des interprétations ou des conclusions qui le sont beaucoup moins. De faux débats s'organisent autour de propositions quasi indémontrables, entre des protagonistes qui accordent sans sourciller une validité générale à des raisonnements partiels et, par conséquent, faussés (même quand ils sont vérifiés).
Les objections très argumentées de certains syndicats, partis minoritaires ou intellectuels critiques contre tel ou tel lieu commun trouvent peu d'espace d'expression dans les médias et la vision dominante se perpétue sans que le crédit collectif dont elle bénéficie soit entamé.

Les rois excommuniés : aux sources de la laïcité. Avec François-Marin Fleutot au Cercle Aristote.


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21.10.2019

L'historien François-Marin Fleutot nous livre le contenu de ses recherches sur les rapports souvent difficiles qui unissait les rois de France à l'Eglise catholique, non pour des affaires de foi mais de souveraineté nationale. Il voit dans cette indépendance revendiquée de la couronne de France, qui valut à nombre de nos souverains l'excommunication, la source de la laïcité entendue comme le fait que le roi de France n'a point de supérieur dans le domaine temporel en son royaume.

Révolution ou bifurcation ? Avec Bernard Stiegler et Alain Damasio à la Librairie Charybde.


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17.10.2019

Pour la première fois, Bernard Stiegler et Alain Damasio se rencontrent. L'un est philosophe et l'autre est auteur de science-fiction et il semblait plus que judicieux de provoquer un échange entre ces deux esprit créatifs, réflexifs et humanistes de notre époque
Chacun nous aide à penser et à "panser" le monde en ouvrant des possibles, en appelant à se reconnecter au vivant, à utiliser les sciences et techniques à bon escient, à reconnaître l'altérité comme une force et à refuser la négation de nos libertés au profit d'un monde qui alors deviendrait fou.
Tous les deux ont en commun le fait de concevoir leur réflexion dans une forme d'action, tous deux sont engagés dans la préservation du vivant mais à partir de démarches d'invention et de création permanentes.
Le mouvement, la poésie et la philosophie sont ici les conditions de la liberté, elle-même condition de la poursuite de l'aventure humaine.

Critique et langue française. Avec Bruno de Cessole sur Radio Courtoisie.


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29.08.2011

Critique littéraire et écrivain, Bruno de Cessole a dirigé pendant 20 ans le service culturel de Valeurs Actuelles et, pendant cinq ans, La Revue des deux Mondes.
Il a publié plusieurs romans et des recueils de portraits d'écrivains comme Le Défilé des réfractaires (L’Éditeur, 2011).
C'est suite à la sortie de ce livre qu'il revient la langue dans la littérature, grande oubliée des productions contemporaines...

Émission "Français, mon beau souci", animée par Michel Mourlet.

Et si on essayait l'école à la maison ? Avec Carmen Daudet sur Méridien Zéro.


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10.2019

L'instruction des enfants est aujourd'hui obligatoire dès l'âge de 3 ans. L'instruction, et non l'école. Rien ne nous interdit donc de la donner nous-même à nos enfants.
Pour ceux qui ont déjà été tentés par cette alternative, persuadés que la massification de l'enseignement ne tient aucun compte des particularités de chaque enfant, que l'exposition de nos petits à une idéologie dominante contraire à nos propres valeurs sera source de conflits, ou que notre bambin est trop jeune pour subir déjà l'angoisse d'une longue séparation et la confrontation quotidienne avec les tensions de groupe, pour ceux-là Carmen Daudet nous répond avec son expérience de mère où elle a choisi de faire l'école à la maison.
Une réflexion fondamentale pour l'éveil et le développement de nos enfants !

Émission "La Méridienne", animée par Wilsdorf et Jean-Louis Roumégace.

L'ère du profit : la faillite de l'esprit. Avec Jean-Paul Sauzet pour l'Université Réelle à Montpellier.


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09.11.2019

Toute culture est une tentative de juguler la violence. Prônant une liberté sans limites, faisant de l'égoïsme une vertu sociale et de la propriété privée un droit naturel inaliénable, le capitalisme libère une passion qui ne tolère pas d'obstacle et étend son emprise sur toutes choses : l'appât du gain.
Dans un tel cadre, le respect pour autrui se double d'une exploitation du voisin. La radicalité de cette passion engendre une sacralisation de la violence et du terrorisme.
L'avenir de l'humanité passe par une nouvelle révolution qui imposera des limites à l'accumulation de richesses.

La Fabrique du Consentement. Avec Dany-Robert Dufour pour Rencontres et Débats Autrement.


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08.11.2019

En 2001, le magazine Life classait Edward Bernays (1895-1995), spécialiste du marketing et de la publicité, parmi les cent personnalités américaines les plus influentes du XXe siècle. Comment expliquer la réussite de cet homme discret devenu centenaire ?
D'origine autrichienne émigré aux États-unis, ce neveu de Sigmund Freud a su tirer profit de la découverte de l'inconscient et ses pulsions par son oncle en l'appliquant au marketing. Inventeur et auteur de Propaganda, passionnant décryptage des méthodes de la "fabrique du consentement", il a su souffler aux oreilles des politiques et industriels comment manipuler les masses en démocratie.

J'arrête la pilule. Avec Sabrina Debusquat pour la Librairie Le Merle moqueur.


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08.09.2017

Scandales sanitaires, ras-le-bol des effets secondaires : les françaises sont de plus en plus nombreuses à arrêter la pilule. Leur désaffection envers ce mode de contraception prouve qu’elles refusent de souffrir pour appliquer un droit. Sabrina Debusquat jette un véritable pavé dans la marre en nous présentant l'enquête qu'elle a menée sur un sujet qui concerne plusieurs millions de femmes.
Comment fonctionne la pilule exactement ? Qui l'a inventée et dans quelles conditions ? Est-elle dangereuse pour la santé et pour l'environnement ? Existe-t-il d'autres solutions aussi efficaces et simples d'emploi ? Et puis… Pourquoi la pilule pour homme n'existe-t-elle pas encore ? Quels sont les espoirs pour la contraception du futur ? Comment faire face aux effets secondaires post-pilule ?

La troisième voie solidariste, alternative radicale au système. Avec Georges Feltin-Tracol sur Radio Courtoisie.


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08.12.2018

Au début du XXIe siècle, dans une France à la fois bloquée par des syndicats officiels minoritaires, défigurée par de hauts-fonctionnaires bureaucrates et soumise aux injonctions voraces des firmes transnationales, la question sociale reste d'une brûlante actualité et se découvre complémentaire avec l'enjeu écologique et l'impératif identitaire.
Pendant qu'un étatisme collectivisant gaspille les ressources nationales et les offre aux oligarchies cosmopolites, les prescripteurs d'opinion valorisent toujours l'horreur libérale et célèbrent un étatisme néo-libéral largement intrusif dans la vie privée des habitants.
Georges Feltin-Tracol récuse autant le mirage collectiviste que le remède étatiste et les illusions libérales. Il propose au contraire de renouer avec la vieille tradition française de la troisième voie. Celle-ci se présente sous différentes facettes (le gaullisme de gauche, les solidarismes, l'approche socio-économique du frontisme à certains moments de son histoire, etc.). Une qui met à l'honneur des réflexions économiques et sociales plus que jamais anticonformistes.

Émission du "Libre Journal de la jeunesse", animée par Pascal Lassalle.