Guy Debord et la société du spectacle. Avec Régis Debray sur France Culture.


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22.07.1995

La "société du spectacle" n'a battu véritablement son plein qu'à Versailles, sous l'Ancien Régime, à la cour de Louis XIV. Nous voilà dans la société du contact.
La bévue considérable de Guy Debord ne doit pas nous égarer. Le spectacle est distancié, l'indice est fusionnel. Tout ce qui s'était jusqu'à hier éloigné dans une représentation doit faire désormais l'objet d'une expérience. Plus de rampe entre la scène et la salle.
Une exposition de peinture postmoderne n'est plus faite pour inspirer un jugement de goût mais est une épreuve, un vertige, une immersion. Le client ne doit plus être devant mais dedans, selon la devise : affectivité, réactivité, accessibilité. Dites-le en chantant : une chanson ne se réfute pas, une sensation non plus.
C'est cette opposition irrémédiable entre la médiologie de Régis Debray et les positions de Guy Debord sur la "société du spectacle" qui sont ici développées.

Émission "Répliques", animée par Alain Finkielkraut.

Oswald Spengler, le Déclin de l'Occident et la question de la technique. Avec Philippe Conrad à la Nouvelle Librairie.


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05.09.2019

Constamment décrit comme un "prophète du déclin", Oswald Spengler mérite en réalité d'être redécouvert aujourd'hui avant tout comme l'auteur d'une philosophie de l'histoire profondément originale, qui ne permet peut-être pas de prévoir automatiquement l'avenir (comment cela serait-il possible ?) mais qui, en aidant à mieux comprendre le passé, éclaire aussi notre présent.
À cet effet, l'historien Philippe Conrad revient sur la trajectoire et l'oeuvre d'Oswald Spengler pour en révéler toute l'actualité.

Une présentation donnée dans le cadre des "Jeudis de l'Iliade".

Dévirilisation de l'Occident, la réponse masculine. Avec François Bousquet et Alain Charles sur Radio Courtoisie.


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07.12.2019

L'offensive féministe que subit la société depuis plusieurs dizaines d'années a profondément recomposé les rapports homme/femme. En réaction à ce phénomène, le masculinisme est né, structuré en plusieurs courants informels proposant chacun un réinvestissement original -et parfois problématique- de la virilité.
Pour tenter de compendre cette mouvance assez disparate et, plus généralement, débattre de la manière dont les peuples européens doivent se réapproprier leur héritage séculaire, sont rassemblés le blogueur et militant Alain Charles et le journaliste François Bousquet.

Émission du "Libre Journal de la jeunesse", animée par Pascal Lassalle.

Pour ou contre la "cancel culture" ? Avec Dany-Robert Dufour, Fatima Benomar, Réjane Sénac et Marion Messina sur RT France.


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31.08.2020

Nouvelle forme de censure ou menace imaginaire brandie par de vieilles élites accrochées à leurs privilèges ? Venue des États-Unis, la notion de "cancel culture" (la "culture de l’effacement"), sorte de boycott organisé sur internet, guette aujourd'hui le moindre faux pas des personnalités publiques. Si certains la voient comme une nouvelle censure, d'autres prônent une nouvelle façon de militer. Au risque de radicaliser et polariser le débat ?
Pour débattre de cette pratique et de ses effets, sont rassemblés la militante Fatima Benomar, la romancière Marion Messina, le politiste Réjane Sénac et le philosophe Dany-Robert Dufour.

Émission "Interdit d'interdire", animée par Frédéric Taddeï.

Vivre Sans. Avec Frédéric Lordon pour la Librairie Libertalia à Montreuil.


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29.10.2019

Vivre Sans : sans institutions, sans État, sans police, sans travail, sans argent. Être "ingouvernables". C'est peut-être le discours le plus dynamique dans l'imaginaire contemporain de la gauche, mais ce qui fait son pouvoir d'attraction est aussi ce qu'il a de plus problématique.
La fortune de ses énoncés recouvre parfois la profondeur de leurs soubassements philosophiques. Auxquels on peut donner la consistance d'une "antipolitique", entendue soit comme politique restreinte à des intermittences ("devenirs", "repartages du sensible"), soit comme politique réservée à des virtuoses ("sujets", "singularités quelconques"). Soit enfin comme politique de "la destitution".
Destituer, précisément, c’est ne pas réinstituer - mais le pouvons-nous ? Ici, une vue spinoziste des institutions répond que la puissance du collectif s'exerce nécessairement et que, par "institution", il faut entendre tout effet de cette puissance. Donc que le fait institutionnel est le mode d'être même du collectif. S'il en est ainsi, chercher la formule de "la vie sans institutions" est une impasse. En matière d'institution, la question pertinente n’est pas "avec ou sans ?" - il y en aura. C'est celle de la forme à leur donner.
Assurément il y a des institutions que nous pouvons détruire (le travail). D'autres que nous pouvons faire régresser (l'argent). D'autres enfin que nous pouvons métamorphoser. Pour, non pas "vivre sans", mais vivre différemment.

Vers la fin de la mondialisation ? Avec Olivier Piacentini pour le Cercle d'Artagnan à Lille.


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06.07.2020

Le mondialisme, c’est l'idéologie d'une superclasse mondiale dominante de l'oligarchie, qui profite de la mondialisation pour étendre son emprise sur la planète entière. La mondialisation c'est le mouvement technologique qui concourt au développement des échanges qui se poursuit et s'amplifie depuis la deuxième guerre mondiale, mais qui n'a vraiment recouvert toute son acception qu'au lendemain de la chute du mur de Berlin. Au début des années quatre-vingt-dix, le marxisme s’est écroulé, de l'intérieur, comme un château de cartes, et la mondialisation s'est désormais imposée à tous sous la forme d'un libre-échangisme intégral, un monde ouvert à la circulation des marchandises, des idées, des hommes également.
Qu'en est-il de cette dynamique alors que le monde économique s'est arrêté pendant de longs mois suite à la pandémie de Coronavirus ? Les plans de la superclasse mondiale sont-ils contrecarrés ? Quels rôles jouent les Etats-Unis, l'Union européenne et la Chine dans l'établissement de ce Nouvel Ordre Mondial ?

Les vertus du protectionnisme. Avec Yves Perez sur TV Libertés.


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06.2020

Redonner ses lettres de noblesse au protectionnisme ! C’est la mission que s'est donné l'économiste Yves Perez.
Mis à l'index par une majorité de décideurs acquis au dogme du libre-échange, le protectionnisme est pourtant aujourd'hui dans tous les esprits, sinon dans les faits, comme en témoigne l'Amérique de Trump. Et avec la pandémie de covid-19, même les néolibéraux commencent à tourner casaque.
Dans son ouvrage Les vertus du protectionnisme, Yves Perez propose de redéfinir une stratégie économique et industrielle cohérente et pérenne.

Émission "Politique & Eco", animée par Pierre Bergerault.

Autour de J-G. Ballard. Avec Jacques Baudou, Frédérique Roussel et Robert Louit sur France Culture.


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29.11.2008

Figure-clé de la science-fiction britannique à partir de la fin des années 50, prophète du "présent visionnaire" et de l'éco-catastrophe, admiré de Jean Baudrillard, James Graham Ballard, que son roman Crash adapté par David Cronenberg a rendu mondialement célèbre, nous revient avec une série de publications :
 - tome I de ses Nouvelles complètes, 1956/1962 et un bref roman Sauvagerie, chez Tristram
 - réédition de ses premiers romans narrant des cataclysmes naturels chez Denoël (Sècheresse, Le monde englouti, La forêt de cristal)
 - parution d'un volume d'études aux éditions èRe
L'occasion de (re)découvrir un écrivain majeur, dont l'actualité de l'oeuvre est chaque jour plus éclatante.

Émission "Mauvais Genres", animée sur François Angelier.

L'Europe, le Covid et la crise économique. Avec Pierre-Yves Rougeyron et Slobodan Despot sur Putsch Média.


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31.08.2020

Alors que les pays européens font face à plusieurs mouvements anti-masques, devons-nous comprendre ces agitations sociales comme des révoltes légitimes contre des mesures liberticides ou comme des mouvements irrationels et complotistes ? Par ailleurs, l'Union européenne pourait-elle succomber à la crise économique qui ne manquera pas de suivre l'arrêt brutal des économies à l'échelle du continent ?
Ces questions sont débattues par Pierre-Yves Rougeyron, politologue, directeur de la revue Perspectives Libres et président du Cercle Aristote, et Slobodan Despot, éditeur et écrivain suisse d'origine serbe, directeur de l'e-magazine L'Antipresse.

Émission "Les maquisards de l'info", animée par Nicolas Vidal.

Éloge du sulfureux Henri Béraud. Avec Francis Bergeron sur Radio Libertés.


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30.05.2019

Alors que les éditions Dualpha viennent de rééditer, en un volume unique, trois pamphlets d'Henri Béraud (La croisade des longues figures, Faut-il réduire l'Angleterre en esclavage ? et Les Raisons d'un silence), l'occasion était parfaite pour revenir sur la vie et l'oeuvre du romancier et journaliste Henri Béraud en compagnie de Francis Bergeron, en qualité de président de l'Association des Amis d'Henri Béraud.
Souvenirs d'une époque où la chappe de plomb du "politiquement correct" n'étouffait pas encore les grands auteurs : une bouffée d'air salvatrice !

Émission "Synthèse", animée par Roland Hélie.

Comment le néoliberalisme défait la démocratie. Avec Pierre Dardot et Christian Laval pour Citéphilo à Lille.


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19.11.2016

Comment expliquer l'insolente victoire des forces pourtant responsables de la crise économique de 2008, l'une des pires depuis 1929 ? Comment expliquer que, en dépit du chaos qu'il a généré et des désastres qu'il continue de préparer, le néolibéralisme soit sorti renforcé de la crise ? Au moment de son déclenchement, nombre d'économistes parmi les plus célèbres avaient hâtivement annoncé sa "mort". Ils n'ont vu dans la poursuite des politiques néolibérales que le résultat d'un entêtement doctrinal.
Pour Pierre Dardot et Christian Laval, le néolibéralisme n'est pas qu'un simple dogme ou une théorie qui aurait "failli" : c'est un mode de gouvernement des sociétés, en train de réaliser la sortie de la démocratie. Soutenu par des oligarchies puissantes, il est un véritable système politico-institutionnel obéissant à une logique d'autorenforcement. Loin d'être une rupture, la crise est devenue un mode de gouvernement d'une redoutable efficacité.
En montrant comment ce système s'est cristallisé et solidifié, ils expliquent que le verrouillage néolibéral a réussi à entraver toute correction de trajectoire par la désactivation progressive de la démocratie. Accroissant le désarroi et la démobilisation, la gauche dite "gouvernementale" a contribué très activement au renforcement de la logique oligarchique. Ceci peut conduire à la sortie définitive de la démocratie au profit d'une gouvernance expertocratique soustraite à tout contrôle.
Pourtant, rien n'est encore joué. Le réveil de l'activité démocratique, que l'on voit se dessiner dans les mouvements et expérimentations politiques des dernières années, est le signe que l'affrontement politique avec le système néolibéral et le bloc oligarchique a déjà commencé.

Une conférence animée par Stanislas d'Ornano.

Théorie du drone. Avec Grégoire Chamayou pour la Librairie l'Harmattan à Lille.


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21.05.2013

Le philosophe Grégoire Chamayou nous présente son livre Théorie du drone (La Fabrique, 2013), dans lequel il expose l'évolution récente des usages militaires des technologies du drone qui, contrairement aux discours de légitimation qu'ils entraînent dans leurs sillages, recomposent dangereusement la conception classique des interventions militaires dans le monde en bafouant le droit international.
À l'heure où le gouvernement français s'engage dans l'acquisition de plusieurs drones, Grégoire Chamayou met salutairement en lumière les enjeux que cela représente, y compris pour les usages potentiels de cette technologie à l'intérieur même de notre territoire national.