Agnotologie : l'ignorance, ça se fabrique ! Avec Aude Fauvel sur France Culture.


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13.03.2026

En 1992 naissait aux Etats-Unis un mot et une discipline, l'agnotologie. Ce néologisme désigne une mission scientifique originale, l'étude du non-savoir ou autrement dit des mécanismes par lesquels l'ignorance est produite par la science, volontairement ou non.
Comment l'industrie du tabac a-t-elle par exemple fabriqué de l'ignorance en usant des codes scientifiques ? Pourquoi un modèle de progrès scientifique peut-il conduire à oublier des savoirs ? Et en quoi l'agnotologie peut-elle être perçue comme une vigie dans une époque d'atteintes faites à la méthode scientifique ?

Émission "Sciences chrono", animée par Antoine Beauchamp.

Du brutalisme à la brutalité, l'hostile béton. Avec Anselm Jappe pour Cause Commune.


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19.05.2021

Le béton est utilisé depuis l'antiquité dans sa forme simple, puis il s'arme — de fer ou d'acier, et envahit peu à peu les constructions, les logements sociaux et les chantiers dans l'urbanisme contemporain tellement il est facile et pas si cher à produire.
Anselm Jappe a écrit un ouvrage sur les questions soulevées par ce matériau comme "arme de construction massive du capitalisme". Participant de la réduction des surfaces dans les logements, de l'uniformisation des bâtis, du contrôle social dans les logements de masse, il engendre également un retournement des habitants contre leur propres habitats : mépris voire haine de ces lieux qui viennent comme remplacer une haine de classe, tellement ils sont honnis.
Il est question également de la nocivité pour la santé des vivants, tant durant l'extraction des sables et graviers nécessaire à son élaboration, que lors de sa production (émission de CO2), que, in fine, dans la stérilisation des sols une fois bétonnés. Il n'y a pas non plus de lien au milieu où l'on est, où l'on construit ou adopte son habitat, qui est indépendant de tout contexte, partout pareil… avec des inconforts thermique, acoustique, et pas de durée.
En outre il n'y a de pas de "belles ruines" après le béton : il y a des tas informes, des débris dans les déchetteries, et un décyclage (tel que l'utilisation des résidus coulés pour des autoroutes ou autres). Outre les ressources, le béton a aussi détruit moult savoirs et métiers de constructions locales et pérennes.
Facteur d'épuisement des ressources et des personnes, l'hostilité du béton n'est-elle pas en effet à la mesure de celle des sociétés capitalistes ?

Émission "Un Coin Quelque Part", animée par Isabelle Carrère.

La résistance noire dans les années 60 : de la non-violence à l'insurrection. Avec Sylvie Laurent au Musée du quai Branly.


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24.09.2014

Historienne et politiste, spécialiste de la société américaine et des questions raciales, Sylvie Laurent exposer l'un des débats les plus fondamentaux du mouvement des droits civiques des années 1960 : celui de la violence comme outil de résistance politique.
Loin de l'opposition caricaturale entre un Martin Luther King Jr. apôtre de la paix et un Malcolm X chantre de l'insurrection, elle montre que ce dilemme moral s'ancre dans une tradition intellectuelle afro-américaine bien plus ancienne, remontant aux luttes abolitionnistes, et que les figures majeures du mouvement ont toutes été traversées par cette tension irrésolue entre la persuasion morale et la résistance armée face à l'oppression.

Dieu est-il désenchanté ? Avec Bernard Bourdin à la Nouvelle Action Royaliste.


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04.02.2026

Et si la modernité avait non pas mis fin à la question de Dieu, mais préparé son retour sous un autre nom ? Plutôt que de représenter l'épuisement de la nomination de Dieu, la modernité pourrait être l'attente de son avènement autrement.
Dans cette perspective, le désenchantement du monde n'est plus celui de Dieu, et la théologie politique ouvre une nouvelle manière de penser le sujet : non point comme soumis à une hétéronomie, mais appelé par celui qui ne se mesure pas. Conséquemment, la modernité ne devrait pas définir le sujet par la seule autonomie, mais par la capacité d'initiative grâce à laquelle les hommes forgent leur histoire individuelle et collective.
Si les religions politiques du XXe siècle ont confondu destin temporel et aspiration à un royaume qui n'est pas de ce monde, et si les religions civiles des XVIIe et XVIIIe siècles ont cherché une sociabilité commune, une théologie du politique relève d'un autre geste. En dé-coïncidant la nomination de Dieu et celle du politique, elle n'impose pas une norme religieuse, elle offre aux sociétés – démocratiques ou non – les ressources de l'incommensurable dans un monde dominé par la mesure. L'individu de droit, appuyé sur la technique, n'est pas encore un sujet tant qu'il se fait et reste la mesure de lui-même.
Bernard Bourdin relit les grandes mutations philosophiques et théologiques qui ont façonné l'Europe et propose une critique du théorème du désenchantement du monde, afin de repenser Dieu comme incommensurable, ressource d'un sujet politique moderne.

 - 0'00'00 : Intro - 0'02'10 : Conférence
 - 1'08'20 : L'écologie ne peut-elle pas remplir le rôle de la religion ?
 - 1'09'25 : Ton œuvre n'est-elle pas une entreprise risquée car elle acte une déconstruction d'une certaine théologie qui appelle une culture historique et religieuse ?
 - 1'25'44 : Comment votre pensée s'inscrit-elle dans le champ politique actuel ?
 - 1'29'40 : Marcel Gauchet et la philosophie de l'Histoire.
 - 1'34'17 : L'appétit pour la conversion se situe sur deux pôles : un pôle de jeunes qui veulent une centralité & un pôle des marges cherchent de l'ordre.
 - 1'37'32 : Le "raz-de-marée" des conversions tiendra-t-il dans le temps & l'acte social de la religion ?
 - 1'40'52 : Les jeunes semblent avoir besoin de structure politique ou spirituelle ?
 - 1'44'02 : Outro

La néoréaction est-elle un courant d'avenir ? Avec Raphaël Paillot et Gary Laski sur le podcast Panache !


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21.12.2025

La néoréaction (NRx) est un courant de pensée radical né dans la Silicon Valley, centré autour de la figure de Curtis Yarvin. Raphaël Paillot et Gary Laski décortiquent ses concepts clés comme la "Cathédrale" ou la critique de l'ordre spontané libéral pour montrer comment ce mouvement influence désormais les élites américaines (Elon Musk, Peter Thiel, JD Vance).
Le contraste est criant entre la vitalité intellectuelle de la droite américaine et la "torpeur" de la droite française, trop souvent limitée au divertissement ou au souverainisme nostalgique.
En explorant la théorie des élites et le besoin de reconstruire une légitimité politique forte, ils appellent à un réveil intellectuel et épistémologique pour sortir de l'impasse progressiste. La néoréaction doit être pensée non pas comme un dogme, mais comme un outil de réalisme politique indispensable pour comprendre les rapports de force de 2026.

 - 0'00'00 : Introduction et définition de la néoréaction (NRx).
 - 0'01'50 : Critique de Curtis Yarvin (Mencius Moldbug) et de ses écrits.
 - 0'06'10 : Le concept de "la Cathédrale" : éducation, médias et clergé progressiste.
 - 0'09'30 : Rupture avec le libertarianisme : vers un réalisme politique du pouvoir.
 - 0'13'40 : Pourquoi le libertarianisme est marginal en France par rapport aux USA.
 - 0'16'45 : Analyse des citations de Curtis Yarvin sur les droits naturels et l'artillerie.
 - 0'19'00 : Classification des erreurs libertariennes (souveraineté populaire vs judiciaire).
 - 0'24'30 : Discussion sur la justice privée et l'Islande médiévale.
 - 0'28'00 : Yarvin et l'affaiblissement du politique : la théocratie gauchiste.
 - 0'33'20 : Épistémologie implicite : d'où vient notre connaissance de la politique ?
 - 0'37'50 : Critique de l'individualisme libéral et de l'intelligence collective.
 - 0'40'10 : Les solutions NRx : dissolution de l'État et retour à une autorité unique.
 - 0'43'00 : La "Gouvernance par Patch" : transposition de la logique de marché à la politique.
 - 0'48'00 : Radicalisme vs Réalisme : les limites de la "Grande Réinitialisation" d'État.
 - 0'51'00 : La "grande torpeur libérale" de l'après-guerre et le consensus post-45.
 - 0'55'00 : Théorie des élites (Pareto, Mosca, Jouvenel) et volonté de perpétuation du pouvoir.
 - 1'00'00 : Le rôle de la contre-élite dans l'histoire (Révolution française).
 - 1'06'00 : La crise de légitimité : analyse de Guglielmo Ferrero sur la violence fasciste.
 - 1'12'00 : Fascisme et industrialisation : l'impasse de l'État monolithique.
 - 1'17'30 : Influence de la NRx sur J.D. Vance, Peter Thiel et Elon Musk.
 - 1'23'00 : Retard du libéralisme français et mépris de l'économie chez les souverainistes.
 - 1'28'15 : Le cadre identitaire et occidentaliste au sein de la pensée néoréactionnaire.
 - 1'31'30 : Ordre vs Liberté : la pyramide des besoins politiques.
 - 1'37'00 : Le rapport des Français à l'argent et le manque de financement des intellectuels de droite.
 - 1'46'00 : La nécessité de reprendre le contrôle des universités et des bases épistémologiques.
 - 1'52'00 : L'ISSEP et l'enjeu de la formation d'une véritable contre-élite.
 - 1'59'30 : Critique de l'anti-intellectualisme de la droite française (PC-news, sketchs).
 - 2'08'00 : Bilan sur l'échec de la "dédiabolisation" et la culture du divertissement politique.
 - 2'18'30 : Conclusion : pourquoi la NRx pose les questions fondamentales de demain.

Le Book Club. Avec Annie Le Brun sur France Culture.


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30.08.2024

Poète, essayiste, spécialiste de l'œuvre du Marquis de Sade et de Victor Hugo, Annie Le Brun a accepté, depuis son appartement débordant de livres, de parler de lectures qui l'ont marqué avec, en filigrane, toujours, le désir comme force motrice de la vie.
Dans cette première bibliothèque construite avec son mari, le poète croate Radovan Ivsic, les livres sont une présence protectrice. Dans les caisses à fruits, puis dans celles de vin, se tiennent sur deux épaisseurs des ouvrages dans lesquels elle se repère sans mal. Rares sont les personnes qui parlent de la lecture avec tant de réel impact sur l'existence.
Les textes qu'elle a choisit racontent, sans détour, sa conscience poétique, son appétit de gaité et de lyrisme, son désir de savoir toujours accroché au désir tout court.

Émission "Le Book Club", animée par Marie Richeux.

Technofascisme. Avec Norman Ajari pour le Café marxiste.


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18.04.2026

Philosophe et universitaire spécialisé dans les études décoloniales et la pensée noire, Norman Ajari publie Technofascisme, Le nouveau visage de la suprématie blanche (Éditions Météores, 2026), dans lequel il souligne la dimension foncièrement raciste, suprémaciste et profondément inégalitaire du projet politique des milliardaires de la tech américaine et du pouvoir trumpien.
Selon lui, toutes les grandes entreprises fonctionnent comme des dictatures, l'État doit fonctionner comme une entreprise, donc l'État doit fonctionner comme une dictature, privatisant ainsi le pouvoir régalien. Leur discours n'est plus comme au XXe siècle un discours de séduction des masses : c'est au contraire un discours qui prône l'insurrection des élites contre des peuples considérés comme de méprisables troupeaux d'ignorants.
Ce transfert de souveraineté vers les entreprises marque l'effondrement du néolibéralisme concurrentiel au profit d'un capitalisme de monopole illustrant l'impérialisme décrit par Lénine.
Mais alors : que faire ? Comment résister au technofascisme ? Comment socialiser les entreprises ? Comment redonner aux travailleurs le pouvoir dans les structures qui sont aujourd'hui les vrais lieux du gouvernement ?

 - 0'00'00 : Introduction et présentation de Norman Ajari
 - 0'02'25 : La critique "professorale" de l'IA ne suffit plus
 - 0'06'36 : Contre l'IA, attaquons ceux qui la produisent
 - 0'08'42 : Qu'est-ce que le technofascisme ?
 - 0'11'14 : Une nouvelle "hyperclasse" plus puissante que des États
 - 0'14'04 : Peter Thiel, le cerveau caché d’extrême droite de la Silicon Valley
 - 0'17'14 : Airbnb et Uber : des entreprises en "mission" contre les États
 - 0'21'17 : L'archéofuturisme : alliance de la technologie et des hiérarchies antiques
 - 0'27'12 : Une répartition inégalitaire de l'avenir
 - 0'28'20 : Transhumanisme : créer littéralement une race supérieure
 - 0'30'30 : L'hyperstition : quand la science-fiction devient réelle
 - 0'32'30 : Contre le "technoféodalisme", penser l'impérialisme de Lénine
 - 0'34'25 : Palantir : le logiciel qui planifie des "chaînes de meurtre"
 - 0'37'58 : La DGSI, le NHS... vos données chez les technofascistes
 - 0'40'11 : L'arme logicielle succédera à l'arme atomique
 - 0'41'47 : Un fascisme sans besoin de vote ni de peuple
 - 0'44'34 : L'entreprise fonctionne comme une dictature
 - 0'45'02 : Faire plier Musk : le sabotage qui a fait dévisser Tesla
 - 0'48'57 : Les data centers, usines géantes à cibler
 - 0'50'42 : "Colossus" à Memphis : pollution et contradictions locales
 - 0'53'27 : Warren Buffett "La guerre des classes existe, et c'est nous qui la gagnons"
 - 0'54'52 : Huey P. Newton et l'intercommunalisme contre les multinationales
 - 0'57'12 : Pourquoi Palantir s'appelle Palantir ?
 - 1'00'44 : Habermas, ou comment le libéralisme fait le lit du fascisme
 - 1'02'40 : Transhumanisme et eugénisme : le vrai projet
 - 1'03'31 : La "mafia PayPal" a grandi sous l'Apartheid
 - 1'06'01 : Trump, Musk, et le "fascisme de dérision"
 - 1'09'59 : Devenir un monopole par vous même
 - 1'12'47 : La décennie enchantée (2000-2010) et la panne de l'innovation
 - 1'17'01 : On nous ment sur les guerres, et ça ne choque plus
 - 1'19'13 : Face à la Chine, la fuite en avant technofasciste

Sionisme, Israël, France. Avec Alain Soral et Serge Federbusch sur Géopolitique profonde.


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13.05.2026

La scène intellectuelle française s'apprête à vivre un moment de rupture. Pour la première fois, deux figures aux trajectoires radicalement opposées acceptent de se confronter publiquement. D'un côté, Alain Soral, essayiste connu pour son anti-sionisme radical. De l'autre, Serge Federbusch, éditorialiste et historien, portant une voix patriote de confession juive.
Ce débat dépasse la simple joute verbale. Il révèle une fracture profonde qui traverse aujourd'hui le camp patriote français. Tandis que la presse observe une division croissante entre le soutien inconditionnel à Israël et une ligne souverainiste stricte, ce face-à-face expose les racines du conflit. L'enjeu est de déterminer si la politique étrangère française répond encore aux intérêts de la nation.

 - 0'00'00 : Introduction
 - 0'02'50 : Soral assume sa judéophobie
 - 0'25'06 : Le CRIF pèse sur la France
 - 0'38'00 : Soral conteste l'allégeance
 - 1'01'00 : Israël instrumentalise Hamas
 - 1'24'00 : Le CRIF domine la politique
 - 1'35'30 : L'Europe détruit l'industrie
 - 1'52'33 : Conclusion

Un débat animé par Mike Borowski.

Michel Villey à l'aune de la modernité. Avec Stamatios Tzitzis, Maxime Brenaut et Victor Poux à l'Institut Catholique de Paris.


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28.03.2025

Michel Villey (1914-1988), historien et philosophe du droit, a laissé une empreinte durable dans sa discipline grâce à ses réflexions novatrices sur la philosophie grecque, notamment sur la pensée d'Aristote. En revisitant les idées de saint Thomas d’Aquin, il a développé des concepts fondamentaux tels que le "droit naturel classique" et une vision réaliste des droits de l'homme. Son travail souligne l'importance de notions grecques comme la physis (nature), le dikaion (droit juste) et le dikastes (le juge comme droit animé).
Plusieurs enseignants-chercheurs analysent ici l'héritage intellectuel de Michel Villey, ce "paladin du réalisme juridique", et sa pertinence dans le contexte actuel. 

Les lumières sombres : comprendre la pensée néoréactionnaire. Avec Arnaud Miranda à la Librairie Millepages.


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30.01.2026

Au cours des années 2010 et 2020, aux États-Unis, une nouvelle contre-culture de droite radicale s'est développée sur internet. Ses figures centrales, comme Curtis Yarvin ou Nick Land, écrivent le plus souvent sous pseudonymes, sur des blogs et sur les réseaux sociaux. Ils ont donné à ce mouvement son nom, la "néoréaction", ou encore les "Lumières sombres".
Les idées qu'ils défendent sont à la fois anciennes et hypermodernes : détruire la démocratie, établir une monarchie, diriger l'État comme une entreprise, rétablir les inégalités entre hommes et femmes, affirmer les différences entre patrimoines génétiques…
D'abord marginaux, ils ont peu à peu obtenu le soutien de certains milliardaires de la Silicon Valley, et leur audience n'a cessé de s'élargir depuis. Avec la victoire de Donald Trump en novembre 2024, ils estiment avoir désormais les mains libres pour faire de l'Amérique le laboratoire de leurs vœux les plus fous.
L'analyse d'Arnaud Miranda met en lumière l'originalité des néoréactionnaires tout en les inscrivant dans l'histoire longue des idées. Elle permet de prendre la mesure de ce qui pourrait bien, si nous n'y prenons garde, devenir notre futur.

Defense tech, le bras armé du technofascisme ? Avec Jean Lesalle, Lino Vertigo, Anthony Cobalt, NIMH et Dr Manhattan pour Rage Culture.


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05.2026

L'industrie de défense américaine est actuellement en train d'être redéfinie, avec de nouveaux acteurs comme Palantir et Anduril. Quelle est l'origine de cette mutation spectaculaire ? À quoi répond-elle et quelles en seront les conséquences pour l'Amérique en particulier et l'Occident en général ? Les États-Unis sont-ils en train de basculer vers une forme de "technofascisme" portée par la Silicon Valley et ses nouvelles figures de proue ?
Longtemps nourrie par l'héritage libertaire et contre-culturel du numérique, la Silicon Valley semble désormais assumer un tournant stratégique vers la défense, la sécurité et la puissance étatique. L'exploitation massive des données, leur mise en réseau et leur utilisation opérationnelle redéfinissent les rapports entre entreprises, gouvernements et conflits contemporains. Ce sujet illustre les tensions entre l'universalisme comme idéologie, et les concepts géopolitique de puissance et de souveraineté.
Ce "retour du réel", incarné par la montée des rivalités entre grandes puissances et la fin d'une certaine naïveté occidentale, remet au centre du jeu les problèmatiques stratégiques et l'innovation militaire comme conditions de survie. Entre fascination et inquiétude, assistons-nous à une réelle dérive autoritaire ou s'agit-il d'une adaptation nécessaire à un monde redevenu conflictuel ?

26 questions dérangeantes. Avec Alain Soral pour Des Paluches et des Bouquins.


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05.2026

Il y a deux sortes d'émissions littéraires : la mauvaise, et la bonne.
La mauvaise est celle d'Augustin Trapenard qui reçoit le gratin de Grasset, ces auteurs subventionnés par la maison Bolloré, moins communément appelée Louis Hachette Group.
La bonne, c'est Des Paluches et des Bouquins, une émission discrète qui s'adresse aux vrais écrivains, pas aux auteurs-journalistes de cour qui vendent la soupe oligarchique, tiède et sans goût, parfois empoisonnée.
Avec Soral sur les Paluches, on cause (beaucoup) cinéma, édition, féminisme, antiracisme, élection, oligarchie, justice, Le Pen, censure, jeunisme, humour, Cloclo, BHL, Ciel, procès, boxe, exil, trahison, réalisme, France.
"Je suis quelqu’un qui est né sous une bonne étoile, même si elle n’est pas à six branches". Le ton est donné.