Howard Phillips Lovecraft (1890-1937), lettres de Providence. Avec sur France Culture.


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20.05.2007

Salué par Stephen King comme le plus grand artisan du récit classique d'horreur du XXe siècle, Howard Phillips Lovecraft est un enfant surdoué, attiré très tôt par la poésie et la lecture des grands classiques, tout en étant passionné des mathématiques.
Né dans la ville de Providence aux États-Unis en 1890, il commence à publier dès ses 14 ans, en 1914, influencé par Edgar Allan Poe. Il écrira la majeure partie de son œuvre lors des dix dernières années de sa vie, entre 1927 et 1937, une œuvre communément découpée en trois phases: Les histoires macabres (1905-1920) - Le cycle onirique (1920-1927) et le Mythe de Cthulhu (1927-1935).

Émission "Une vie, une oeuvre", produite par Lydia Ben Ytzhak.

L'affaire Epstein et le carnet noir. Avec Pierre Jovanovic et Pierre-Yves Rougeyron pour le Cercle Aristote.


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12.2020

C'est peut-être l'affaire -sordide- la plus explosive de ces dernière décennies, qui met à nu l'oligarchie occidentale, son mode de fonctionnement et sa dégénérescence.
Le journaliste Pierre Jovanovic et le politiste Pierre-Yves Rougeyron reviennent longuement sur la vie détraquée du milliardaire Jeffrey Epstein, confident de Bill Clinton, qui a piégé, pendant 20 ans, pour le compte des services israéliens, des milliers de députés, sénateurs, hommes d'affaires, journalistes, stars de cinéma, scientifiques de renom, recteurs et doyens d'universités, premiers ministres, princes et princesses, et même des présidents avec son réseau de prostitution de jeunes filles. De son ascension en tant que professeur de mathématiques en passant par une carrière ratée à Wall Street, on le suit jusqu'à sa gloire et sa déchéance, en passant par sa rencontre capitale avec Ghilaine Maxwell, la fille d'un autre très grand espion du Mossad, Robert Maxwell qui avait acheté les médias britanniques pour le compte d'Israël.
Alors qu'il se prétendait millionnaire grâce à Wall Street, en réalité Epstein s'était transformé en proxénète spécialisé pour les seuls ultra-riches et tout-puissants qui n'exigent qu'une seule chose: la discrétion la plus totale. Il invitait tout ce qui était célèbre dans ses différentes luxueuses propriétés, îles privées ou encore à Paris, où toutes les chambres étaient sonorisées et équipées de caméras très discrètes. En leur fournissant régulièrement des gamines, Epstein avait monté le plus grand réseau international de pédophiles, au point que son avion a été surnommé par les contrôleurs aériens le "Lolita Express", avion que prenaient régulièrement Bill Gates comme Bill Clinton. Il vendait ensuite les vidéos aux services...
Arrêté par la police américaine une seconde fois pour "trafic de mineures" il a été retrouvé mort dans des conditions spectaculaires en août 2019 dans sa cellule du Metropolitan Correctional Center de New York. Un suicide qui a arrangé toutes les célébrités dont les noms se trouvent dans son fameux "Carnet Noir".
Un échange permettant au public français de prendre connaissance d'un grand nombre de révélations sur les activités d'Epstein, de sa "Madame" Ghislaine Maxwell et sur la manière dont cette affaire révèle non seulement les graves dysfonctionnement des "élites" occidentales, mais également la faillite des services secrets des démocraties libérales.

La censure en France. Avec Anne-Sophie Chazaud sur Radio Courtoisie.


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15.09.2020

Cinq ans après l'assassinat des membres de la rédaction de Charlie Hebdo où nous nous étions juré, la main sur le coeur, que plus rien ne saurait nous faire taire, le constat est terrible : conférences universitaires supprimées, expositions censurées, lois liberticides en tous genres, surveillance d'internet, procès et lynchages médiatiques, au point que ce sont tous les types d'expression qui sont désormais sous pression et parfois frappés d'interdits.
L'enjeu du travail d'Anne-Sophie Chazaud est de comprendre comment ces diverses formes de censures, sociétale, judiciaire et politique, s'articulent et se complètent pour former un véritable système dont il est devenu très difficile de s'extraire. Non pas seulement la censure de type institutionnel émanant de l'Etat et du pouvoir politique dont est montré le regain de vigueur, mais aussi la censure qui provient de la société elle-même, privatisée par le biais d'un édifice juridique spécifique.
En définitive, il s'agit de montrer où nous mène cet étrange paradoxe actuel : pouvoir tout dire en apparence, à condition de ne rien exprimer, à condition de rester le plus inexpressif possible. Or, à refuser la conflictualité sans laquelle aucune vérité ne peut être mise au jour, notre société risque beaucoup plus. Tragiquement plus.

Émission du "Libre Journal de la réaction", animée par Philippe Mesnard.

Saint-Just, l'archange de la Révolution. Avec Antoine Boulant sur Radio Courtoisie.


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30.04.2020

Guillotiné le 28 juillet 1794 à l'âge de vingt-six ans, en même temps que Robespierre, Louis-Antoine de Saint-Just a suscité la fascination de tous les historiens de la période révolutionnaire et inspiré de nombreux philosophes, artistes et écrivains.
Membre du Comité de salut public, auteur de rapports qui contribuèrent à bouleverser le cours de la Révolution, organisateur de la victoire aux armées, penseur des institutions républicaines et incarnation d'une Terreur fanatique, celui que Michelet surnommait l'archange de la mort a tout d'un personnage singulier.
Alors que sa dernière biographie a été publiée voici plus de trente ans, Antoine Boulant s'appuie sur les travaux les plus récents et de nombreuses sources d'archives pour brosser un portrait aussi rigoureux que nuancé de cet acteur de premier plan de l'histoire politique française.

Émission du "Libre Journal des chevau-légers", animée par Luc Le Garsmeur.

L'Eglise gallicane et la monarchie absolue. Avec Catherine Maire pour la Nouvelle Action Royaliste.


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09.12.2020

Chercheuse au CNRS, spécialiste de l'histoire religieuse de la France moderne, Catherine Maire avait publié en 1998 un ouvrage fondamental sur le jansénisme (De la cause de Dieu à la cause de la Nation, Gallimard). Elle a depuis élargi sa recherche dans un nouveau livre qui fait l'objet de cette rencontre sur la politique et la religion dans la France des Lumières.
À travers les grandes querelles sur le jansénisme, sur les biens ecclésiastiques, sur le statut des protestants et sur le rôle des jésuites, comment les relations entre l'Eglise et l'Etat se sont-elles nouées à la fin du "siècle de Louis XIV" et pendant le règne de Louis XV ? La politique religieuse de la monarchie, prise dans les tensions internes au gallicanisme, permet de saisir la genèse de la pensée des Lumières dans sa très riche complexité.

D'un siècle l'autre. Avec Régis Debray pour ABC Penser.


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30.11.2020

Né en 1940 à Paris dans un milieu bourgeois, Régis Debray rechigne à parler de lui à l'oral. Il n'a rien à dire sur son enfance et sa vie, annonce-t-il, a commencé à l'âge de 16 ans. Au cours de ces mémoires improvisées, il s'attarde sur sa jeunesse révolutionnaire en Bolivie, où il fut fait prisonnier, et revient sur son rôle de conseiller diplomatique de François Mitterrand. Il évoque ses enthousiasmes, et ce qu'il appelle ses bévues avant de revenir longuement sur les concepts de civilisation, de nation et de sacré, tous trois au coeur de sa pensée politique.

Un entretien conduit par Philippe Petit.

Comment le XIXe siècle a-t-il inventé la science ? Avec Guillaume Carnino sur RFI.


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17.04.2015

Comment la science est-elle devenue la religion de l'âge industriel ? Comment a-t-elle émergé dans la langue et les consciences de la population au XIXe siècle ? Quels ont été les vecteurs de sa diffusion et de sa vulgarisation ? A-t-elle été tributaire d'influences extérieures ? Quels ont été les liens de Pasteur avec l'industrie ? La science peut-elle être pure et désintéressée ? Comment la vérité scientifique est-elle devenue un mode de gouvernement ? Que recouvre la notion de progrès ? La Révolution française s'est-elle accomplie, un siècle plus tard, grâce à la science ?  
Aussi diverses soient-elles, ces questions ont partie liée avec l'émergence d'une force industrielle, philosophique et politique sans précédent : la science. Cette science, qui jadis était synonyme de savoir au sens générique du terme, recouvre désormais l'expérimentation et la mathématisation du réel, pour finalement désigner l'expression du vrai en toutes choses et investir l'intégralité du social.
Parallèlement à la décision démocratique, la vérité scientifique devient peu à peu un mode de gouvernement des êtres et des choses à part entière, et marque l'avènement de la civilisation des experts.
L'industrie, avec laquelle la science partage un schème fondateur - la reproductibilité -, trouve en elle le moteur à la fois matériel et idéologique de son progrès.
L'historien Guillaume Carnino analyse le lien, si étroit en France, entre autorité de la science et idée républicaine.

Émission "Autour de la question", animée par Sophie Joubert.

1933, l'avènement au pouvoir d'Adolf Hitler. Avec Johann Chapoutot sur France Inter.


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15.11.2019

Pour les historiens, les dates sont comme des prises, auxquelles ils s'accrochent et qui leur permettent de remonter le temps et d'ordonner le passé d'un monde. Le 30 janvier 1933, est une date dite événement, celle qui coupe en deux un siècle, un pays, un continent. Ce jour-là, Adolf Hitler est nommé chancelier. La jeune République de Weimar s'effondre alors que le IIIe Reich prend forme.  
En quelques mois l'Allemagne bascule vers la catastrophe qui aboutira à la Seconde Guerre mondiale et à la destruction des Juifs et des Tziganes d'Europe. Qui ont été les compagnons, les alliés, les financiers de cette ascension ? Est-ce que tout a bien commencé le 30 janvier 1933 ?

Émission "Affaires sensibles", animée par Fabrice Drouelle.

Ne travaillez jamais ! Avec Alastair Hemmens à la Librairie Terra Nova de Toulouse.


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13.09.2019

Qu'est-ce que le travail ? Pourquoi travaillons-nous ? Depuis des temps immémoriaux, les réponses à ces questions, au sein de la gauche comme de la droite, ont été que le travail est à la fois une nécessité naturelle et, l'exploitation en moins, un bien social. On peut critiquer la manière dont il est géré, comment il est indemnisé et qui en profite le plus, mais jamais le travail lui-même, jamais le travail en tant que tel.
Dans son travail, Alastair Hemmens cherche à remettre en cause ces idées reçues. En s'appuyant sur le courant de la critique de la valeur issu de la théorie critique marxienne, il démontre que le capitalisme et sa crise finale ne peuvent être correctement compris que sous l'angle du caractère historiquement spécifique et socialement destructeur du travail.
C'est dans ce contexte qu'il se livre à une analyse critique détaillée de la riche histoire des penseurs français qui, au cours des deux derniers siècles, ont contesté frontalement la forme travail : du socialiste utopique Charles Fourier (1772-1837), qui a appelé à l'abolition de la séparation entre le travail et le jeu, au gendre rétif de Marx, Paul Lafargue (1842-1911), qui a appelé au droit à la paresse (1880) ; du père du surréalisme, André Breton (1896-1966), qui réclame une "guerre contre le travail", à bien sûr, Guy Debord (1931-1994), auteur du fameux graffiti, "Ne travaillez jamais".
Une contribution essentielle aux débats contemporains sur le travail.

Autopsie du clivage droite/gauche. Avec Eric Guéguen sur TV Libertés.


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01.2021

En l'espace de 50 ans, les deux formations tour à tour au pouvoir ont, main dans la main, liquidé la souveraineté nationale. Elles l'ont fait au nom d'un projet commun : la dissolution des nations dans un monde globalisé et celle de la politique dans le pur management. Attendiez-vous d'Emmanuel Macron une rupture ? Il en aura été la synthèse.
Dans son dernier ouvrage La justice et l'ordre, Eric Guéguen s'attaque au faux clivage droite-gauche, au culte du progrès, aux ravages du relativisme sur les peuples.
Alors que la mort de la Vème République semble inéluctable, deux mondes antagonistes sont aux prises : local contre global.

Émission "Le Zoom", animée par Pierre Bergerault.

Brasillach, critique de cinéma. Avec Anne Brassié et Philippe d'Hugues sur Radio Courtoisie.


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12.03.2020

Avant d'être fusillé le 6 février 1945, Robert Brasillach a laissé, malgré sa courte vie, une œuvre d'un rare éclectisme et d'un talent inouï. Aussi à l'aise dans le roman, la critique littéraire et cinématographique, le théâtre que dans la politique ou la poésie, il incarnait un humanisme aujourd'hui bien disparu.
Dès l'âge de dix-huit ans, il amorçait une longue carrière de cinéphile et de critique du septième art, dans La Tribune de l’Yonne. Suivirent Le Coq Catalan, La Revue universelle, Gringoire, La Chronique de Paris, L'Appel, La Gerbe, L'Écho de la France…
Phillipe d'Hugues a récemment rassemblé les articles de cinéma que Robert Brasillach a publiés dans ces divers organes de presse de 1927 au 12 juillet 1944. Ils témoignent de sa vision, de se tendresse et de ce fameux "plaisir du cinéma", et complète ainsi la fabuleuse Histoire du cinéma coécrite avec son beau-frère Maurice Bardèche.

Émission du "Le Libre Journal du Cinéma", animée par Pascal-Manuel Heu.

Andre Franquin (1924-1997) : génial, modeste et discret. Avec José-Louis Bocquet, Jean-Christophe Menu, Numa Sadoul et Augustin David sur France Culture.


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04.05.2020

André Franquin débute brièvement sa carrière par l'animation, puis entre au journal de Spirou en 1945 en compagnie de ses comparses, Morris et Peyo. Avec Joseph Gillain, alias Jijé, le dessinateur de Spirou, ils formeront l'école de Marcinelle, et partiront vadrouiller en Californie et au Mexique.
Pendant presque toute sa carrière, Franquin fournit des planches au journal de Spirou, dans lequel il publie ses aventures de Spirou et Fantasio, variant les styles graphiques et les collaborateurs, créant des personnages toujours vivants aujourd'hui comme le Marsupilami.
Un beau jour de 1957, les lecteurs du journal de Spirou voient apparaître dans les marges de leur hebdomadaire un type mou et hésitant, qui délaisse très vite le nœud papillon et la veste un peu cintrée qu'il arborait dans un premier dessin pour un vieux mégot et un pullover râpé.
Ses lecteurs ne savent pas encore que ce "héros sans emploi", débraillé et mollasson, va devenir une icône de la bande dessinée franco-belge, mais ils connaissent son créateur, qui depuis plus de dix ans trimballe aux quatre coins de la planète le héros plus traditionnel qui a donné son nom à leur journal.
Dessinateur zélé : il conjugue plusieurs séries en même temps, multiplie les collaborations, notamment pour les décors et les couleurs de ses propres séries, et pour les scénarios de celles des autres. Sa brève période de dépression ne l'empêchera pas de dessiner Gaston, ni de créer la série caustique Idées noires, publiée dans Le Trombone illustré, supplément subversif au consensuel journal de Spirou.
André Franquin restera fidèle toute sa vie à l'idée que la bande dessinée est un genre humoristique et enfantin, et ses créateurs, d'honnêtes artisans...

Émission "Toute une vie", produite par Victor Macé de Lépinay.