De Gaulle en 1969. Avec Arnaud Teyssier à la Nouvelle Action Royaliste.


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17.04.2019

Le 27 avril 1969, Charles de Gaulle perd le référendum qu'il avait organisé sur la Région et la réforme du Sénat. Il annonce aussitôt sa démission, se retire définitivement à Colombey, dont il ne sort que pour deux échappées étranges et romanesques vers l'Irlande et l'Espagne, et rédige des Mémoires d'espoir. Ses derniers mois au pouvoir ont souvent été présentés comme une succession d'erreurs ou de maladresses, attribuées pour l'essentiel à la vieillesse, ainsi qu'à l'incompréhension de la modernité dont Mai 1968 venait d'annoncer l'avènement avec fracas.
Arnaud Teyssier dit tout autre chose : de Gaulle, en ses derniers temps, avait pleinement pris conscience qu'il faisait face à un personnage nouveau, la société moderne, libérée du souvenir de la guerre, traversée de besoins et de désirs, et pour qui la puissante organisation de gouvernement qu'il avait mise en place était devenue trop lourde. Il appréhendait la venue de temps inédits, porteurs des illusions du bien-être, mais chargés de difficultés, de menaces, de crises.
C'est pour y préparer la France que de Gaulle entreprit, dans ses derniers mois, une révolution de grande ampleur. Pour lui, la réalité du monde, imprégnée d'histoire et de tragédie, était dangereuse, mais aussi pleine d'espoir : si on pouvait la saisir dans sa densité et dans sa profondeur, alors "un grand élan emporterait les êtres et les choses". De Gaulle, en 1969, pressent déjà les angoisses, la peur de l'inconnu, la tentation du renoncement et du nihilisme qui s'empareront cinquante ans plus tard de nos démocraties : aujourd'hui, en 2019, ses intuitions nous aident à corriger la myopie de notre civilisation.

Le refus du travail dans l'Italie révoltée des années 60-70. Avec Oreste Scalzone sur Radio Libertaire.


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2017

40 ans après l'insurrection de Bologne des 11-12 mars 1977 (et sa reconquête par des chars d'assaut), le témoin et acteur direct Oreste Scalzone nous rappelle la longue histoire du refus du travail dans l'Italie révoltée des années 1960-1970.
Après un rappel des théories critiques développées au sein de l'opéraïsme durant les années de plomb, Oreste Scalzone nous révèle quelques pratiques concrètes de "l'anti-travail" ("auto-réductions", grèves des loyers, squats) et parle de la vision non-programmatique du communisme qui était celle de l'Autonomie italienne, en tant que désir de communisation et comme "mouvement réel qui abolit l'état actuel des choses" (Marx).

Émission "Sortir du capitalisme", animée par Armel Campagne.

L'intuition de la science-fiction. Avec Alain Damasio sur ThinkerView.


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11.04.2019

Alain Damasio est l'un des auteurs les plus créatifs du paysage littéraire français actuel. Politiquement très engagé, il n'a pas pour habitude de mâcher ses mots. Connu essentiellement pour ses deux romans cultes La Zone du Dehors et La Horde du Contrevent, il vient de publier Les Furtifs, alors que la révolte des Gilets jaunes, pour qui il a prit fait et cause, fait rage.
Rencontre avec un homme qui bouillonne de projets, dans des domaines aussi variés que le jeu vidéo, le cinéma d'animation, la fiction sonore, et qui nous parle de son rapport à l'écriture, de la science-fiction, de la société de surveillance et de la révolution qui vient !

Les Nouveaux Barbares. Avec Stéphane Edouard au Cercle Politeia à Bordeaux.


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06.04.2019

Que peut notre culture face aux assauts du monde actuel ? Telle est la question que se pose Stéphane Edouard devant l'effacement progressif d'une culture de type classique au profit de la modernité apportée par les nouvelles technologies, s'appuyant sur les travaux d'Alessandro Baricco.
Et avant de juger, il s'agit de comprendre qui sont ces barbares qui met à sac le village de la culture. Plus encore, il nous faut comprendre comment ils procèdent, quels sont leur logique, leur mode de fonctionnement, les dégâts qu'ils ont causés et les leçons qu'on peut en tirer.
A travers divers exemples (le vin, le football, les livres, Internet), Stéphane Edouard dresse un fulgurant portrait de cette mutation et s'interroge sur le concept d'expérience, sur la localisation du sens, pour nous et pour ces nouveaux barbares.
Un passionnant voyage dans le présent qui nous autorise une réflexion forte et articulée sur l'avenir de la culture.

La mécanique des passions. Avec Alain Ehrenberg à la Librairie Mollat.


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03.12.2018

De nouvelles sciences du comportement humain ne cessent de prendre de l'ampleur et de susciter l'engouement depuis le début des années 1990 : il s'agit des neurosciences cognitives. Leur ambition est de faire de l'exploration du cerveau le moyen de traiter les pathologies mentales (comme la dépression ou la schizophrénie) mais aussi de nombreux problèmes sociaux et éducatifs, comme l'apprentissage ou la maîtrise de ses émotions.
Ces sciences sont-elles devenues le baromètre de nos conduites et de nos vies, prenant la place autrefois occupée par la psychanalyse ? L'homme "neuronal" est-il en passe de remplacer l'homme "social" ?
Alain Ehrenberg montre que l'autorité morale acquise par les neurosciences cognitives tient autant à leurs résultats scientifiques ou médicaux qu'à leur inscription dans un idéal social majeur : celui d'un individu capable de convertir ses handicaps en atouts en exploitant son "potentiel caché". Elles sont la chambre d'écho de nos idéaux d'autonomie.

Pourquoi la démocratie ne fait plus rêver ? Avec Yascha Mounk sur France Culture.


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04.09.2018

Malgré la stabilité, la prospérité et la sécurité qu'elle a pu engendrer depuis 70 ans, la démocratie libérale est aujourd'hui en train de céder partout dans le monde face aux assauts d'un contre-modèle populiste, autoritaire et réactionnaire.
Incarné par Donald Trump, ce changement d'ère politique prend ailleurs le visage d'Erdogan, la voix d'Orban, la gestuelle de Maduro, les outrances de Salvini et les provocations de Farage.
Critiquées par les experts, exposées par la presse et dénoncées par leurs opposants, ces nouvelles figures de la modernité politique  enchaînent néanmoins, semble-t-il contre toute logique, les succès électoraux. Pourquoi la démocratie ne fait-elle plus rêver ?

Émission "L'Invité des Matins", animée par Guillaume Erner.

Sur le développement personnel. Avec Charles Robin sur Le Précepteur.


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04.2019

Qu'est-ce que le développement personnel ? Est-il un simple symptôme de nos sociétés individualistes ? L'expression d'une quête de sens ? Ou bien peut-il constituer un véritable outil de connaissance et d'amélioration de soi ?
Le Précepteur Charles Robin nous fait part de ses réflexions sur ce sujet très à la mode depuis quelques années.

Art et littérature. Avec Pierre Lamalattie sur Radio Courtoisie.


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25.09.2018

Écrivain, peintre et critique d'art, Pierre Lamalattie nous partage ses réflexions originales sur l'état des arts plastiques aujourd'hui en France.
Bien qu'ayant appris très tôt les bases de la peinture à l'huile, il entreprend pourtant des études d'agronomie - en compagnie de Michel Houellebecq. S'ensuivront plusieurs voyages et rencontres où son goût pour l'art pictural s'intensifie et il décide, en 1995, après avoir travaillé comme médiateur social et enseigné quelques années la gestion des ressources humaines, de se consacrer uniquement à la peinture.
Son travail, résolument figuratif et férocement ironique, propose notamment une réflexion sur la vie contemporaine au travail.

Émission "Libre journal de la nouvelle droite", animée par Thomas Hennetier.

Tuer une nation : l'assassinat de la Yougoslavie. Avec Alain Jejcic à la Librairie Tropiques.


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09.04.2019

Après le renversement du communisme en Europe de l'Est et en Union soviétique, la République fédérale de Yougoslavie est restée le seul pays de la région à n'avoir pas rejeté ce qui restait de son socialisme pour installer à la place un système de marché sans entrave à la pénétration du capital. La Yougoslavie avait en effet refusé l'ouverture totale de son économie, de son secteur public important et de ses ressources nationales à prix bradés aux investisseurs et aux créanciers internationaux. C'est pour cette dissidence face au catéchisme inquisiteur capitaliste, et pour rien d'autre, que la Yougoslavie fut attaquée, démantelée et dévastée.
Bien sûr il a fallu habiller cette vérité concrète dans la narration mensongère imposée ad nauseam par les médias et les pouvoirs politiques occidentaux : enrôler la question ethnique pour servir des intérêts de classe, en diabolisant Milošević comme le génocidaire absolu, et arriver à faire croire, malheureusement même à l'honnête homme, que l'OTAN, pourtant bras armé du capitalisme prédateur, avait effectué une "conversion humanitaire". L'on tenait enfin une "guerre juste", des bombardements capitalistes humanitaires !
Alain Jejcic montre ici au contraire que la plupart des opérations de nettoyage ethnique à travers l'ex-Yougoslavie ont été perpétrées non pas par les Serbes mais contre eux ! Et que le "plus grand défi militaire" – d’après l'expression de Clinton – de l'histoire de l'OTAN, fut en fait un passage à tabac sadique d'un petit pays par les forces militaires les plus puissantes du monde. Et comble de déréliction pour les Yougoslaves : ces puissances occidentales, pourtant entièrement responsables de l'effusion de sang et de la dévastation, ont pu apparaître comme… des sauveurs !
Dès la fin de la Guerre froide donc, la nature hideuse du capitalisme, désormais libéré de la bride que le monde communiste concurrent lui imposait jusqu'alors, a pu se révéler sans plus aucune retenue. Ces bombardements impitoyables sur la Yougoslavie furent les premières concrétisations d'une longue série d'agressions prédatrices réalisées par une institution non élue, l'OTAN, qui se place au-dessus des lois, des nations et des peuples.

Censure et liberté d'expression. Avec Etienne Chouard et Jean Bricmont sur Sud Radio.


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18.04.2019

Philosophiquement parlant, à quoi sert la liberté d'expression ? Et concrètement, quelles devraient être les moyens sa mise en oeuvre ? Enfin, plus prosaïquement, dans quel état est la liberté d'expression aujourd'hui en France ?
Pour en parler, Etienne Chouard reçoit Jean Bricmont. Ils font le point sur quelques affaires d'actualité où l'on voit la censure gagner du terrain (accusations d'antisémitisme envers les Gilets jaunes, affaire Chomsky), et reviennent sur le traitement des opposants politiques et des lanceurs d'alerte au vu de l'évolution récente du droit.

Émission "Jeudi Chouard : l'heure des citoyens constituant", animée par Didier Maïsto.

Hasta la muerte ou le sens de la vie. Avec Régis Debray sur France Culture.


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20.09.2018

Plus d'un tiers des français choisissent la crémation et épargnent donc à leurs proches d'avoir à fréquenter des cimetières qui se sont de toute façon éloignés des villes pour aller là où les transports en commun ne passent plus que rarement.
Hier veillés et célébrés, nos morts sont désormais discrètement et rapidement évacués. Tels les soldats malchanceux tombés au matin de l'armistice, ils nous gênent et nous affligent d'autant plus qu'ils manquent de peu l'immortalité que les prophètes du transhumanisme nous promettent pour demain.
La mort se meurt dans l'euphorie générale, mais il faudra peut-être un jour la réhabiliter à titre posthume.

Émission "L'Invité des Matins", animée par Guillaume Erner.

La langue française, du coup d'Etat de l'Académie française à la révolution de l'écriture inclusive. Avec Armel Campagne sur Radio Libertaire.


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2018

L'Académie française a récemment accusé l'écriture inclusive de "prétendre s'imposer comme norme" et, contre celle-ci, s'est posée en "garante de l'avenir".
C'est pourtant cette même Académie française, institution du pouvoir absolutiste et du patriarcat des lettrés créée au XVIIe siècle, qui a érigé comme norme des règles grammaticales profondément sexistes et opéré une transformation masculiniste de la langue française.
Est-ce que l'écriture inclusive pourrait, elle, permettre un avenir non-sexiste dans l'expression de la langue ?

Émission "Sortir du capitalisme".