Le Dragon et l'Aigle : lutte d'influence en Afrique subsaharienne. Avec Clément Nguyen au Cercle Aristote.


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09.09.2019

Affaiblie économiquement à la fin de la Guerre froide, minée par les crises politico-militaires et les drames humanitaires associés, touchée par le phénomène terroriste islamiste, l'Afrique s'est vue courtisée par deux puissances extracontinentales qui n'étaient pas embarrassées par le statut pesant d'ancien colonisateur mais dont l'appétit allait s'exprimer sans commune mesure.
Les Etats-Unis ont étendu leurs instruments d'influence sur un théâtre qu'ils avaient délaissé durant les décennies précédentes ; la Chine, elle, a vu dans cet immense espace un moyen d'élever son statut international et de satisfaire une base industrielle toujours plus gourmande. Washington a patiemment investi sur une nouvelle architecture de sécurité continentale tandis que Pékin a pris la tête du gigantesque chantier que constitue la mise en place d'infrastructures économiques lourdes, le domaine privilégié par l'un subissant une forme de désintérêt de l’autre.
Devant le faible degré de convergence diplomatique entre les Etats-Unis et la Chine sur une série de dossiers, ce qui pouvait apparaître initialement comme une complémentarité a rapidement muté en une compétition officieuse et intense. Une compétition régionale aux répercussions mondiales.

Lord Byron (1788-1824). Avec Joseph Barry, Michel Cazenave, Robert Escarpit, Olivier Caplain, Gabriel Matzneff et Thérèse Tessier sur France Culture.


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17.11.1988

Du ténébreux Childe Harold à Don Juan le voltairien, le portrait vécu et fantasmé d'un héros majeur du romantisme : Lord Byron, à travers ses passions, ses folies et ses défis à la société de son temps.
Au-delà des fractures d'une vie et les apparentes contradictions, il se dégage de Byron une unité qui se manifeste dans son attitude de perpétuelle révolte, cette révolte d'origine métaphysique qui est le cœur même du mouvement romantique.
Le plus étonnant, chez ce dandy sulfureux qui fit scandale dans la très bourgeoise Angleterre de la fin du XVIIIe siècle et du début du XIX, c'est sa conscience politique : son esprit révolutionnaire l'amènera à s'engager pour la cause de l'Indépendance des peuples.
Un homme qui, dans ses actes et ses écrits, n'aura jamais reconnu que la liberté pour seul maître, tout au long de sa vie.

Émission "Une vie, une oeuvre", produite par Françoise Estèbe et Isabelle Yhuel.

Japon : la tentation militariste. Avec Pierre-François Souyri sur France Culture.


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27.10.2018

Des vents mauvais soufflent-ils depuis le Japon ? Quelque chose comme la tentation d'un retour à un militarisme qui, au XXe siècle, a si profondément marqué l'histoire de l'Extrême Orient, et bien au-delà ?
La capitulation d'août 1945, quatre ans après l'agression de Pearl Harbour contre l'Amérique et aussitôt après les bombardements atomiques d'Hiroshima et Nagasaki, avait mis fin à une longue période de guerre, menée au premier chef contre la Chine, la Grande Bretagne et les États-Unis, une guerre qui avait porté une litanie de violences infinies.
Le Japon, après sa défaite, avait accepté, au fil de textes durablement confirmés, de rompre avec ces temps antérieurs et de renoncer à tout usage de la force en-dehors de ses frontières. C'était désormais le seul pays au monde qui, dans sa Constitution élaborée sous l'occupation américaine, avait affirmé qu'il "renonçait à jamais à la guerre en tant que droit souverain de la nation, ainsi qu'à l'usage de la force comme moyen de règlement des conflits internationaux". Il était proclamé "qu'il ne serait plus jamais maintenu au Japon de forces terrestres, navales et aériennes". Avec cette affirmation péremptoire : "Le droit de belligérance de l'État n'est plus reconnu".
Or, voici que, depuis peu, le gouvernement nationaliste de Shinzo Abe, sous l'effet des crises contemporaines, et peut-être du temps qui a passé, fonde son autorité et ses ambitions sur une remise en cause éclatante de ce principe. "Japan is back", s'écrie-t-il. Est-ce donc un coup de tonnerre ?

Émission "Concordance des temps", animée par Jean-Noël Jeanneney.

Florence et la philosophie. Avec Pierre Magnard sur Radio Courtoisie.


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11.06.2012

Florence : une ville de laquelle est sortie autant de gens illustres que Marsile Ficin, Leon Battista Alberti, Léonard de Vinci, Nicolas Machiavel ou encore Michel-Ange. Cette "nouvelle Athènes" incarna presque à elle seule l'effort de la Renaissance en matière artistique et philosophique.
Comment peut-on comprendre et expliquer ce lien destinal entre une ville et la philosophie ?

Émission "Le monde de la philosophie", animée par Philippe Nemo.

Pourquoi Camus nous parle. Avec Jean-François Mattéi, Jean-Pierre Jorris, Eric Werner et Pierre Le Vigan sur Radio Courtoisie.


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19.11.2013

Albert Camus fait l'objet de nombreux malentendus qu'il est temps de dissiper. C'est le travail que se proposent d'accomplir les invités ici réunis en revenant de façon novatrice et éclairante sur l'oeuvre de ce grand philosophe et écrivain.
La notion de "reconnaissance" est au coeur de l'oeuvre de Camus et c'est en abordant les trois cycles de son oeuvre (l'absurde, la révolte, l'amour) que l'on comprend mieux ses différentes prises de position : son refus radical de la peine de mort et de la bombe atomique, sa méfiance en la révolution ou sa position par rapport à l'Algérie.
Il est également important de prendre en compte un élément intime de la construction de la pensée d'Albert Camus : l'amour qu'il portait à sa mère.

Émission du "Libre Journal des enjeux actuels", animée par Arnaud Guyot-Jeannin.

Démocratie et désenchantement. Avec Marcel Gauchet sur KTOTV.


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10.10.2019

Cofondateur de la revue Le Débat, directeur d'études émérite à l'EHESS, Marcel Gauchet ausculte depuis plus de trente ans le triomphe de la modernité politique et la sortie de l'ère du religieux. Avec Le Désenchantement du monde, en 1985, il a écrit un des livres les plus essentiels pour comprendre notre temps.
Depuis, il ne cesse de s'interroger sur L'Avènement de la démocratie qui a fini par créer Un monde désenchanté. Est-ce qu'après avoir vaincu la réaction et la révolution, la démocratie n'aurait pas trouvé son pire ennemi en elle-même, en se dissolvant dans l'individualisme et la perte du sens de ce qui nous réunit ?

"7 conversations philosophiques" animées par François Huguenin.

La fracture esthétique. Avec Alexandre Landre au Cercle Aristote.


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16.09.2019

Alexandre Landre, commissaire-priseur et secrétaire-fondateur du Club du Mercredi, nous propose de nous interroger sur la fracture esthétique qui parcourt la "dissidence" : au-delà des idées abstraites et du maniement des concepts, sommes-nous capable d'incarner notre vision du monde pour que nos messages politiques soient d'abord ressentis avant d'être compris sur le plan intelletuel ?
Parce que nous revendiquons un certain héritage culturel et que nous entendons pourfendre le mensonge et la laideur, nous nous devons de réfléchir à cette dimension souvent oubliée du combat politique.

Après l'Histoire. Avec Philippe Muray sur France Culture.


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18.05.1999

Choses vues dans les dernières années du XXe siècle, les chroniques de Philippe Muray rassemblées dans Après l'Histoire dressent un portrait aussi précis que possible de notre temps ; et, simultanément, elles ébauchent une théorie générale de ce moment de l'ère hyperfestive, car l'accumulation illimitée de fêtes en est devenue l'occupation la plus fervente et la consolation la plus quotidienne. L'individu inédit que cette civilisation est en train de façonner a donc lui aussi un nom qui n'était encore jamais apparu nulle part : Homo festivus.
Après l'Histoire est le récit, à la fois inquiétant et comique, des aventures de ce personnage qui ne ressemble plus à rien de connu jusque-là. On y trouvera des aperçus étonnants sur son idéologie, son langage, ses habitudes, son comportement intime, sa morale publique, ses nouvelles méthodes pour faire régner l'ordre et même, de plus en plus souvent, et de manière impunie, la terreur.
Pour espérer comprendre quelque chose à notre époque, il est indispensable de faire le pari que la métamorphose des hommes a déjà eu lieu et que leur mutation n'est envisageable qu'à partir de l'hypothèse d'une sortie définitive de la période historique, pour autant qu'Histoire et humanité étaient synonymes. Après l'Histoire veut donc dire aussi : après l'humain.

Émission "Agora", animée par François Angelier.

Psychopatologies de l'homme moderne. Avec Pierre Le Vigan, Olivier François, François Bousquet et Olivier Maulin sur Radio Courtoisie.


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08.11.2011

Les souffrances psychiques ne sont pas des maladies. Mais elles peuvent y mener. La condition de l'homme étant tragique, ouverte, risquée, la fragilité de l'homme est inhérente à son être-au-monde. Toutefois, si le malaise est dans l'homme depuis toujours, le monde moderne et hypermoderne lui donne des formes nouvelles. Les sociétés traditionnelles fonctionnaient sur la base d'un modèle d'intégration sociale, au demeurant inégalitaire, où chacun néanmoins avait sa place, y compris le fou. Les sociétés modernes ont fonctionné sur le mode du refoulement et de la névrose. La société du travail ne voulait pas connaître les états d'âme, ni même les âmes d'ailleurs.
La société hypermoderne combine les exigences du travail et celles de l'autonomie : il faut être productif, il faut être performant, mais aussi "positif". Il faut donner sa force de travail, mais aussi assumer un certain savoir-être, et non simplement apporter son savoir-faire. La mobilisation de l'homme dans l'hypercapitalisme est donc totale mais elle n'est plus une mobilisation sous une forme guerrière qui était celle du "soldat du travail". C'est une mobilisation pour plus de mobilité, plus de fluidité, plus de liquidité. L'hypercompétitivité et la lutte de tous contre tous tendent à devenir la règle. Le consumérisme et le narcissisme tout comme le désir mimétique en sont les conséquences. Tout ce qui relève des projets à long terme, individuels ou collectifs, en sort évidemment dévalorisé.
Cela ne va pas sans de nouvelles formes de malaises intimes, psychiques, qui atteignent l'homme et le reconfigurent. Ce livre, qui s'essaie à en dresser le portrait, est ainsi un court traité de psychopathologie de l'homme moderne pour mieux comprendre notre monde.

Émission du "Libre Journal de Claude Giraud", animée par Christian Brosio.

L'industrialisation est d'abord une révolution mentale. Avec Pierre Musso sur France Culture.


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01.06.2018

Qu'est ce qui constitue la matière première de l'innovation et de la création technologique ? A cette question, Pierre Musso répond sans hésiter : l'imaginaire. Celui de l'homme occidental est bâtie sur le mythe prométhéen de domination de la nature. Mais il a fallu pour l'épanouir rompre avec la vision contemplative de la nature développée par l'Antiquité.
L'imaginaire de l'industrialisation sur lequel nous vivons encore aujourd'hui s'est alors peu à peu imposé comme une nouvelle religion. Et comme toute religion, l'industrie a ses cérémonies, ses expositions, ses rassemblements. Mais à la différence des religions monothéistes centrées sur la figure du père, l'industrie est centrée sur une figure maternelle. Ou plutôt une double figure : d'un côté une mère généreuse qui prodigue ses largesses aux humains, de l'autre une marâtre cruelle qui malmène ses enfants.

Émission "Matières à penser", animée par Serge Tisseron.

La forme de la Terre, un aperçu de la science médiévale. Avec Jean-Marc Mandosio pour l'Association Chronos.


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09.10.2014

Contrairement à une idée reçue qui a la vie dure, les savants médiévaux savaient parfaitement que la Terre est ronde. Comment l'expliquaient-ils, et comment cette connaissance s'inscrivait-elle dans leur représentation du monde ?
Jean-Marc Mandosio, historien des sciences et de la philosophie, nous présente cet exposé.

Trans-, Posthumanisme... et l'humain dans tout ça ? Avec Olivier Rey et Mark Hunyadi sur France Culture.


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08.10.2018

Après Une question de taille (Stock, 2014), où est interrogé, dans le sillage d'Ivan Illich, l'ignorance de la juste mesure dans les sociétés contemporaines, et Quand le monde s'est fait nombre en 2016, une critique de la raison statistique, le philosophe et mathématicien Olivier Rey revient aujourd'hui agacé par les promesses exorbitantes dont est investi le progrès dans Leurre et malheur du transhumanisme (Desclée de Brouwer, 2018).
A ses côtés Mark Hunyadi, professeur de philosophie morale et politique et auteur du Temps du posthumanisme (Les Belles Lettres, 2018), s'interroge aussi sur les fascination et illusions que charrient l'idéologie et la pratique du transhumanisme.

Émission "La Grande table idées", animée par Olivia Gesbert.