Liberté et langage. Avec Francis Wolff à l'Ecole Normale Supérieure.


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02.10.2017

Un agent est libre s'il peut être tenu pour cause de certains événements qui, par-là même, ne sont plus des événements mais des actions, les siennes. Corrélativement ces actions sont libres si, au contraire des événements qui sont causés par d'autres événements, elles n'ont d'autre cause que le sujet lui-même.
Francis Wollf nous montre que, pour qu'une action soit libre, il faut qu'elle ne soit pas seulement l'effet d'un désir conscient, mais d'un désir de second ordre, autrement dit d'une volition. Un désir est un événement de conscience, qui, en tant que tel, est causé par d'autres événements mentaux ; mais une volition est un acte de conscience d'un sujet qui n'a d'autre cause que le sujet lui-même.
Une telle structure "plissée" de la conscience est rendue possible par la structure prédicative (S est P, S n'est pas P) et indicative (je te dis que) du langage humain.
C'est avec une telle définition de l'action libre que l'on peut rendre raison des caractéristiques classiquement prêtées à la volonté et à la liberté. La volonté est opposée aux désirs occurrents ; elle suppose la négation. La liberté se connaît sans preuve puisque nous la sentons en nous ; elle est la source de la responsabilité morale et de la responsabilité juridique dans les systèmes rationnels de Droit : c'est pourquoi elle comporte des degrés.

Un exposé dans le cadre des "Lundis de la Philosophie".

La science rend-elle la religion impossible ? Avec Etienne Klein et Lydia Jaeger pour le Forum Veritas à Paris.


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2012

Est-ce que les malentendus entre science et religion seraient principalement dus à des abus de langage - des deux côtés ? La pratique de la science est-elle en elle-même une démarche de foi ? La question de l'origine de l'univers constitue-t-elle un énigme à résoudre ou plutôt un mystère à contempler ? La recherche d'un fondement nécessaire de l'univers reste-elle philosophiquement valable à la lumière des connaissances scientifiques actuelles ? Penser le néant est-il possible ou une idée destructrice d'elle-même, comme le pensait Henri Bergson ? En argumentant en faveur de l'existence de Dieu à partir du principe anthropique fort en s'appuyant sur le réglage fin des constantes fondamentales de l'univers, est-ce qu'on fait plus que simplement évoquer l'idée d'un demi-dieu ingénieur ? Peut-on être converti à la foi par un argument scientifique ?
Autant de questions qui sont débattues par Lydia Jaeger et Etienne Klein, tous deux physiciens.

Le projet Blumkine. Avec Christian Salmon à la Librairie Ombres Blanches.


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03.10.2017

Il y a plus de trente ans, Christian Salmon renonçait au projet d'écrire la vie d'une légende oubliée de la Révolution russe : Iakov Blumkine, terroriste, tchékiste, poète, stratège militaire, agent secret, exécuté à l'âge de vingt-neuf ans sur ordre de Staline.
Les années ont passé jusqu'à ce que l'auteur découvre à l'occasion d'un déménagement une malle contenant les archives du "projet Blumkine" : des manuscrits, des documents, de rares photographies, et des souvenirs personnels.
Il décide alors de reprendre le "projet Blumkine" pour proposer un récit biographique inclassable, à l'image de ce personnage pris dans les reflets de sa légende : l'enfant romantique d'Odessa, l'assassin de l'ambassadeur d'Allemagne en 1918, le poète qui fréquente Isadora Duncan et l'avant-garde artistique du début des années 1920, le guerrier et le stratège qui reconquièrent la Mongolie, l'agent du NKVD en Palestine, le secrétaire de Trotski... L'auteur entreprend un voyage sur les pas de ce jeune homme qui prétendait avoir eu neuf vies et qui avait tout "d'un amant authentique de la poésie et d'un tueur-né". Un voyage qui le mène d'Odessa à Moscou, d'Istanbul jusqu'aux plateaux du Tibet.
Mais les événements se télescopent : la vie du héros rencontre celle de l'auteur, l'Histoire percute les soubresauts du présent. Le "projet Blumkine" change alors de nature, il déborde de son cadre, la chronologie est pulvérisée, le biographe est à la peine. Un autre voyage commence...

Qui a écrit le premier texte de l'humanité ? Et qui l'a lu ? Avec Clarisse Herrenschmidt au Musée international de la Réforme à Genève.


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12.10.2017

Clarisse Herrenschmidt, archéologue et historienne de l'Antiquité, propose une réflexion captivante à propos des premiers écrits et de ses lecteurs originels. Une plongée fascinante dans des mondes à la fois lointains et familiers.

Le droit au travail, de Marx aux cheminots. Avec Dominique Pagani au café marxiste à Paris.


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12.05.2018

Le travail, catégorie centrale de la philosophie de Marx mais aussi de Hegel, est analysé par Dominique Pagani dans ses implications actuelles, à l'heure du chômage de masse, de la précarisation et du retour des luttes qui, de 1848 à 1968 et passant par l'actuel conflit des cheminots, réaffirment le droit au travail dans la dignité.

Poutine, le maître du jeu mondial ? Avec Pierre-Yves Rougeyron sur TV Libertés.


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05.2018

Accord sur le nucléaire iranien, affaire Skripal, Syrie, ou Ukraine : l'actualité internationale a rythmé la courte visite d'Emmanuel Macron en Russie. Il faut dire qu'un an après la première rencontre entre les présidents russe et français au Château de Versailles, Vladimir Poutine, fraichement réélu, a accueilli son homologue en position de force.
Pour ce match retour, la France était l'invitée d'honneur du Forum économique international de Saint-Pétersbourg, un événement qui permettait de repenser les relations entre Moscou et Paris souvent entravées par les différents wagons de sanctions.
Pierre-Yves Rougeyron, fondateur du Cercle Aristote et directeur de la publication de la revue Perspectives libres revient avec nous sur l'actualité internationale où Vladimir Poutine semble de plus en plus s’imposer.

Sade aujourd'hui. Avec Annie Le Brun à l'Ecole des Arts Déco de Paris.


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27.11.2014

Longtemps clandestine, l'œuvre de Donatien Alphonse François de Sade (1740-1814) est plus que jamais scandaleuse : en balayant avec violence les préjugés moraux, elle remet en cause l'ordre même des choses et nous confronte à un néant ténébreux, vertigineux.
Annie Le Brun, poète, essayiste, inspiratrice et commissaire de l'exposition Sade. Attaquer le soleil du musée d'Orsay, met ici en lumière la révolution de la représentation ouverte par les textes de l'écrivain.

Pour une histoire spécifique et globale de l'émergence du capitalisme. Avec Armel Campagne et Benjamin sur Radio Libertaire.


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2018

L'histoire de l'émergence du capitalisme est une histoire lourde d'enjeux politiques : s'il a toujours existé, qu'il n'est qu'une prolongation d'un penchant de l'homo oeconomicus aux échanges, qu'il a émergé pacifiquement dans toute l'Europe occidentale à partir du Moyen Âge et/ou qu'il n’a jamais eu aucun lien avec des oppressions comme celles du patriarcat, du racisme, de l'esclavage, du colonialisme, de l'exploitation des milieux naturels et de l'État, alors comment ne pas en conclure qu'il n'y a pas de sortie possible du capitalisme ?
Et si, au contraire, il avait émergé violemment, en rupture avec l'histoire des sociétés humaines, mais aussi – c'est l'objet de cette émission – de manière globale, en articulation avec ces formes d'oppression ? Il s'agit désormais de combiner une histoire de l'essor spécifique du capitalisme, issue du "marxisme politique", et une histoire de son expansion impériale et de son interconnexion avec des sociétés non-capitalistes, issue de "l'histoire globale", en dépassant de ce fait leurs limites respectives.

Émission "Sortir du capitalisme".

Penser l'écologie. Avec Alain de Benoist sur Radio Courtoisie.


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12.03.2018

La vogue actuelle de l'écologie (et de l'écologisme) s'explique par deux facteurs essentiels : l'aggravation des pollutions de toutes sortes, qui saccagent les paysages, détruisent les écosystèmes, infectent les nappes phréatiques et menacent les océans ; et l'épuisement programmé des réserves naturelles, dont on sait aujourd'hui qu'elles ne sont ni inépuisables ni gratuites, à un moment où plus des trois-quarts de nos ressources énergétiques sont encore des ressources fossiles (gaz, pétrole, charbon, uranium). S'y ajoutent les débats sur le réchauffement climatique, le traitement des déchets industriels et nucléaires, les perturbateurs endocriniens, les menaces sur l'alimentation, etc.
De nombreux auteurs se sont déjà attachés à étudier ces problèmes. Mais peu l'ont fait au point de prendre fermement position en faveur de la décroissance. Le constat de base que font les "décroissants" est celui-ci : une croissance matérielle infinie est impossible dans un espace fini (comme l'est notre planète). Sans pour autant vouloir arrêter l'histoire ni retourner en arrière, vient un moment où il est nécessaire comprendre que "plus" ne veut pas automatiquement dire "mieux" et qu'il est parfois nécessaire de dire : "C'est assez !"
Alain de Benoist, à qui l'on doit déjà de nombreux essais d'histoire des idées et de philosophie politique, nous explique ici pourquoi le "développement durable" est voué à l'échec : en prétendant concilier croissance et écologie, il revient, dans le meilleur des cas, à réduire la vitesse sans pour autant changer de cap dans la mauvaise direction. La notion même de croissance, issue de la modernité occidentale, est alors déconstruite à partir d'une critique radicale, qui s'appuie notamment sur les notions d' "empreinte écologique" et d' "effet-rebond".
Alain de Benoist plaide, en conclusion, pour restituer un rapport de co-appartenance à la nature rompant avec l'idée d'un monde transformé en simple objet du vouloir humain : "Le monde naturel n'est pas un simple décor de nos existences, c'est l'une des conditions systémiques de la vie".

Émission "Le monde de la philosophie", animée par Rémi Soulié.

De quoi l'énergie est-elle le nom ? Avec Etienne Klein pour l'Institut national des sciences et techniques nucléaires à Saclay.


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18.12.2012

Chaleur, mouvement, rayonnement électromagnétique sont autant de phénomènes disparates que nous relions aujourd’hui sous une seule et même grandeur : l’énergie. Cette notion n’est devenue un véritable concept de la physique qu’au milieu du XIXe siècle, à partir du moment où il a été établi de façon claire qu’elle obéissait à une loi de conservation. Qu’implique cette loi de conservation qui suppose du même coup qu’il y ait transformation ?
Petit retour sur ce concept en compagnie du physicien Étienne Klein.

Introduction à la philosophie des sciences. Avec Etienne Klein à l'Ecole centrale de Paris.


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2012

Etienne Klein, physicien et philosophe des sciences, revient dans ce cours sur les fondements de la physique, les implications philosophiques des découvertes des physiciens ainsi que l'évolution des rapports entre la science et la société et les questions éthiques soulevées par l'avancée des sciences et des technologies.
L'objectif étant de nous ouvrir l'esprit en nous présentant les connaissances scientifiques les plus importantes ayant été obtenues au cours du XXe siècle et de nous amener à réfléchir sur leurs implications pratiques et théoriques.

Macron... No future ? Avec Michel Drac sur Méridien Zéro.


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09.02.2017

Michel Drac est reçu sur Méridien Zéro pour une causerie prospectiviste sur les scénarios possibles pour notre pays dans les 4 ans à venir.
Le prétexte à cette invitation est son livre publié récemment aux éditions du Retour aux sources, Voir Macron. 8 scénarios pour un quinquennat, dans lequel sont envisagées de multiples évolutions dans les mois à venir, des plus probables aux plus farfelues (mais néanmoins possibles).

Émission "La Méridienne", animée par Jean-Louis Roumégace et aidé par Maurice Gendre et Roubachoff.