Que Lire ? Avec Pierre-Yves Rougeyron pour le Cercle Aristote.


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01.01.2018

Pierre-Yves Rougeyron se donne pour but, dans cette émission, de présenter les livres qui contribueront à nous armer intellectuellement dans la lutte qui nous attend : recouvrer une France souveraine et forte au sein du concert des nations.
Cette tâche demande des individualités structurées, conscientes des dangers qui les guettent, fières de leurs racines et constantes dans leur engagement.
En un mot, des hommes debouts.

La numérisation de l'instrumentarium comme question d'une organologie élargie. Avec Bernard Stiegler à la Cité de la musique.


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06.04.2004

Pour Bernard Stiegler, la reproduction industrielle de la musique pose une question esthétique, qui est aussi politique. L'enregistrement rend en effet possible la nouveauté inouïe d'une musique répétable à l'identique qui cependant modifie le travail de l'oreille, affranchie de la partition, s'ouvrant à une autre organologie de l'écoute et de la composition : le régime de reproductibilité modifie le régime de production.
Aujourd'hui la numérisation transforme la science de la musique. Les modes d'écoute sont une interprétation et une participation.
C'est aussi l'accès aux fonds musicaux et aux technologies de représentation et d'analyse. Ainsi se dessinent la nécessité et la possibilité d'une éducation à l'écoute, accompagnant une révolution grammatologique et l'invention d'une autre époque du musical.

La condition anarchique. Avec Frédéric Lordon à la Librairie Le Merle Moqueur.


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14.11.2018

Disons les choses d'emblée : la condition anarchique ici n'a rien à voir avec l'anarchisme qui intéresse la théorie politique. Lue étymologiquement, comme absence de fondement, an-arkhé, elle est le concept central d'une axiologie générale et critique.
Générale parce qu'elle prend au sérieux qu'on parle de "valeur" à propos de choses aussi différentes que l'économie, la morale, l'esthétique, ou toutes les formes de grandeur, et qu'elle en cherche le principe commun. Critique parce qu'elle établit l'absence de valeur des valeurs, et pose alors la question de savoir comment tient une société qui ne tient à rien.
Aux deux questions, une même réponse : les affects collectifs. Ce sont les affects qui font la valeur dans tous les ordres de valeur. Ce sont les affects qui soutiennent la valeur là où il n'y a aucun ancrage. Dans la condition anarchique, la société n'a que ses propres passions pour s'aider à méconnaître qu'elle ne vit jamais que suspendue à elle-même.

Contre-histoire des grèves de 1936 et du Front populaire. Avec Charles Jacquier sur Radio Libertaire.


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2017

Alors qu'une offensive historique du capital est en préparation, un retour sur les grèves de mai-juin 1936 et une critique du Front populaire paraît nécessaire. Charles Jacquier, historien, revient pour nous sur cette période en s'appuyant sur trois livres principaux : Front populaire, révolution manquée de Daniel Guérin, Grèves et joie pure de Simone Weil et Tout est possible ! Les gauchistes français (1929-1945) de Jean Rabaut.

Émission "Sortir du capitalisme", animée par Armel Campagne.

Pierre-Yves Rougeyron : grand entretien pour le Cercle Aristote.


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12.2018

Dans ce grand entretien, Pierre-Yves Rougeyron revient sur l'actualité politique et géopolitique du mois de novembre 2018.
Une analyse où les actualités nationale et internationale sont passées au crible de l'intérêt français souverain.

 a. Actualité du Cercle Aristote
 b. Questions nationales
 c. Questions internationales
 d. Décès de Thomas Wauquier

Penser le bien et le mal avec la littérature. Avec Olivier Rey et Bérénice Levet à Répliques sur France Culture.


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05.11.2011

Lorsque Herman Melville meurt à New York, en 1891, il est un vieil homme à peu près oublié. Moby-Dick, quarante ans plus tôt, a coulé sa carrière littéraire. C’est seulement dans les années 1920, dans une Angleterre qui a fait l’expérience de la Grande Guerre, que le public commence à s’aviser de son génie. La fièvre de la redécouverte nourrit la quête d’inédits et, d’une boîte en fer blanc, surgit le récit auquel Melville a travaillé durant les cinq dernières années de sa vie : Billy Budd.
Malgré une taille limitée, celle d’une longue nouvelle, et une intrigue très simple, Billy Budd est rapidement devenu l’une des œuvres les plus étudiées et les plus commentées de la littérature mondiale, suscitant des débats aussi passionnés que contradictoires. La violence de la lutte entre critiques ne doit pas surprendre : Melville a tout fait pour livrer à une modernité demi-habile, pensant que tout problème a sa solution, une de ces situations sur lesquelles elle ne peut que se casser les dents. Qu’est-ce que le mal ? Quelles sont ses stratégies pour se répandre ? Comment limiter son empire ? Quel sens donner à la beauté d’un être ? Comment accueillir la grâce échue à un autre ? Autant de questions que le texte soulève, que la pensée instrumentale nous a désappris à poser et qui, lorsqu’elle les rencontre, la rendent comme folle. Autant de questions essentielles pour une vie humaine, et dont la littérature est peut-être la mieux à même, par ses ambiguïtés, à pouvoir traiter sans fausseté.
C'est dans le cadre d'un débat entre Olivier Rey et Bérénice Levet -qui se fait ici le porte-parole de Hannah Arendt- que ces questions sont discutées. Où l'on constate encore une fois, au travers de l'étude du chef-d’œuvre posthume d'Herman Melville, toute la puissance de la littérature pour explorer les grands thèmes éthiques et esthétiques que notre tradition de pensée n'a cessé de penser.

Anarchistes individualistes et illégalistes à la "belle époque". Avec Anne Steiner sur Radio Libertaire.


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2008

Ils ont vingt ans en 1910 et se définissent comme des "en-dehors". Hors du troupeau, ils refusent de se soumettre à l’ordre social dominant, mais rejettent aussi tout embrigadement dans les organisations syndicales ou politiques. Pour eux, l’émancipation individuelle doit précéder l’émancipation collective.
Leur refus des normes bourgeoises, comme des préjugés propres aux classes populaires, les amène à inventer d’autres rapports entre hommes et femmes et entre adultes et enfants, à prôner l’amour libre et la limitation volontaire des naissances. Leur rejet du salariat les conduit à expérimenter la vie en milieu libre, à réfléchir à d’autres modes de consommation et d’échanges, mais aussi à emprunter la voie de l’illégalisme – jusqu’au célèbre périple de la "bande à Bonnot".
En révolte contre sa famille, Rirette Maîtrejean débarque à Paris à l’âge de seize ans et devient l’une des figures de ce milieu. Son parcours sert de fil conducteur à Anne Steiner qui, en suivant sa trajectoire, fait sortir de l’ombre bien des acteurs de cette épopée anarcho-individualiste ayant fait leur ce précepte de Libertad : "Ce n’est pas dans cent ans qu’il faut vivre en anarchiste." Exigence que plus d’un paya de sa liberté et même de sa vie.

Émission "Offensive Sonore".

Panafricanisme 2.0 ? Avec Kémi Séba sur ThinkerView.


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21.11.2018

Kemi Seba, panafricaniste reconnu pour sa lutte de libération du continent africain contre toute forme de domination économique et politique, est également un polémiste de talent. Son but avoué est l'émancipation de l'homme noir qu'il vise par la mise en place d'une souveraineté africaine intégrale.
Mais qui est cet homme ? Quel est son parcours ? Et que met-il en place, concrètement, pour atteindre ses objectifs ? Réponse dans cet entretien.

La procréation médicalement assistée et ses dérives. Avec Aude Mirkovic et Cathy Cardaillac sur Radio Courtoisie.


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08.03.2013

Le 7 novembre 2012, la garde des sceaux a présenté un projet de loi ouvrant le mariage et de ce fait l’adoption ou la reconnaissance d'enfants nés par des techniques de procréation médicalement assistée, aux personnes de même sexe. Selon ce projet, ce n’est plus la différence sexuelle du couple ni l’engendrement de l’enfant qui caractériseront le mariage mais le simple désir d’être époux ou parents.
Force est de constater que ce changement dépasse largement les cadres du code civil ou de la sémantique. C’est la nature même du mariage, du parent et de la filiation qui sont redéfinis.
Alors qu’un enfant a besoin de connaître ses origines biologiques et de se situer dans la chaîne des générations, quel sera sur lui l’impact d’une loi le privant de sa filiation biologique ? Comment seront gérés les conflits de parenté biologique et sociale devenus inextricables pour le juge ? Quelles conséquences pour tous les enfants si la présomption de paternité disparaît ?
Face à ce bouleversement anthropologique et de société, les invités de cette émission rappelle avec clarté les fondements historiques du mariage dans la loi française et les limites de ce projet de loi, qui nécessite une révision constitutionnelle.

Le rire libérateur de Philippe Muray. Avec Fabrice Luchini à Répliques sur France Culture.


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24.04.2010

C'est une bouffée d'oxygène salvatrice contre l'air vicié de la pensée unique que nous offre Fabrice Luchini en offrant en représentation, depuis quelque temps, la lecture des textes de Philippe Muray. Une performance qui relève d'ailleurs presque de la provocation au sein de notre ère de l'hyper festif, tant les textes choisis parmi l'œuvre de Muray se révèlent corrosifs - quoique drôles et savoureux !
Le comédien, grand lecteur de Céline, Nietzsche ou La Fontaine, revient ici sur l'acide lucidité de l'essayiste disparu depuis peu.

30 ans après Tchernobyl, pour une critique raisonnable du scientisme et du capitalisme technoscientifique. Avec Bertrand Louart et Armel Campagne sur Radio Libertaire.


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05.04.2016

C'est en compagnie de Bertrand Louart, menuisier-ébeniste anti-industriel, qu'on procède ici à une critique raisonnable du scientisme et de ses contre-vérités, des prétentions réalistes, totalitaires et hégémoniques du mode de connaissance scientifique et de l'idéologie d'une "science pure" déconnectée de ses applications technologiques et du capitalisme, à l'occasion des 30 ans de l'explosion de Tchernobyl et des 5 ans de Fukushima.

Émission "Sortir du capitalisme".

Rwanda, le paradoxe français. Avec Charles Onana au Cercle Aristote.


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26.11.2018

Le 6 avril 1994, un avion Falcon 50 transportant deux chefs d'Etat africains, leurs collaborateurs et trois Français membres de l'équipage, est abattu par un missile SAM 16 au-dessus de l'aéroport de Kigali. L'ONU reconnaît que cet attentat est l'élément déclencheur des massacres atroces qui se vont se commettre dans tout le Rwanda. Or, depuis 20 ans, cet acte terroriste reste impuni. Le Tribunal Pénal International pour le Rwanda (TPIR), censé juger tous les crimes commis en 1994, a décidé d'écarter l'attentat des procès. Pourquoi ?
Plus spécifiquement, quel rôle exact l'armée française a-t-elle joué pendant le génocide et pourquoi le régime de Paul Kagame actuellement au pouvoir au Rwanda ne cesse-t-il d'accuser la France dans les événement tragiques qui ont eut lieu dans cette région ?