Les formes chrétiennes de la violence en Occident. Avec Philippe Buc chez Régis Debray sur France Culture.


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30.12.2016

Philippe Buc et Régis Debray examinent dans cette émission comment la théologie chrétienne a façonné des siècles de conflits, depuis la première guerre judéo-romaine (66) jusqu'aux attentats terroristes de la Fraction armée rouge en passant par la première croisade (1096).
Même dans les sociétés sécularisées ou explicitement non chrétiennes, les formes qu'ont prises de nombreux séismes politiques sont selon lui en grande partie explicables par le christianisme et les très anciens concepts religieux qui influencent la façon dont la violence est perçue et perpétrée.
Ce qu'il convient de comprendre, c'est non seulement la logique par laquelle une personne saine d'esprit est amenée à tuer ou mourir pour un principe, mais aussi les raisonnements qui légitiment l'imposition de la liberté par la contrainte ou le pardon des atrocités de la guerre.
Le travail de Philippe Buc montre combien les pieux idéaux de sacrifice, de pureté et de rédemption n'ont cessé de donner sens à la violence, depuis les premiers siècles chrétiens jusqu'aux temps inquiets que nous vivons.

Faut-il sauver la Cour Pénale Internationale ? Avec Juan Branco à Aix-en-Provence.


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20.02.2017

En pleine crise de légitimité, la Cour Pénale Internationale est le fruit de nombreuses critiques, notamment en cause, son action se concentrant sur le continent africain alors qu’aucune enquête n’a par exemple été ouverte pour le cas de la Palestine ou de l’Afghanistan.
Au coeur des enjeux internationaux, la Cour Pénale Pnternationale peut-elle s’affranchir du jeu des grandes puissances afin d’instaurer une réelle justice pénale internationale?
Juan Branco, ancien assistant du procureur à la Cour Pénale Internationale, s’appuie sur son expérience afin de mettre en lumière les limites relatives à son fonctionnement.

Une conférence organisée par l'association Reesah - REseau d'Etudiants Spécialisés en Action Humanitaire.

Les visages pâles : Solange Bied-Charreton répond aux questions de David L'Epée.


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2017

Solange Bied-Charreton est l'une des romancières françaises parmi les plus originales de la nouvelle génération.
Son dernier roman en date, Les Visages pâles (Stock, 2016) dresse un portrait aussi féroce que subtil d’une certaine droite bourgeoise tiraillée par ses contradictions, entre fuite en avant ultralibérale et tentation réactionnaire.
Discussion animée au sujet de la littérature et de la psychologie des droites.

La concurrence des souverainistes. Avec Frédéric Lordon sur France Culture.


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24.03.2017

Figure de Nuit Debout, l'économiste et philosophe Frédéric Lordon est invité pour donner un éclairage sur le nouveau clivage souverainistes/mondialistes. Il nous explique pourquoi le souverainisme de gauche serait l'autre nom de la démocratie...

90's : histoire d'une transition. Avec François Cusset et Ludivine Bantigny sur France Culture.


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15.05.2014

Les années 90 sont-elles "la fin de tout et le début de quelque chose" ?
Plongée au coeur de cette période étrange, prise en étau entre la chute de l'URSS et les attentats du 11 septembre, en compagnie de François Cusset et Ludivine Bantigny.

L'atlas du mondialisme. Avec Pierre Hillard pour Culture Populaire à Nice.


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11.06.2017

Selon Pierre Hillard, le but de l'Union européenne n'est pas la création d'une Europe unie mais d'un bloc euro-atlantique avec l'Amérique du Nord. Il cite le cas de Richard de Coudenhove-Kalergi, un des premiers fédéralistes européens, qui affirmait déjà la volonté de créer une "Union atlantique", l'Angleterre faisant le pont entre l'Europe et l'Amérique. Il désignait l'ensemble comme une "Fédération à trois".
En raison du transfert de compétences politiques, économiques et monétaires à des blocs continentaux en voie d’unification (Union européenne, Union nord-américaine à l'instigation de Robert Pastor, Union des nations sud-américaines, Union africaine, Union eurasienne, etc.), les États vidés de leurs substances sont appelés à se disloquer en raison de facteurs multiples (financiers, ethniques, économiques, etc.). Même les États-Unis, en raison de la création en cours de l'Union nord-américaine, sont appelés à éclater en plusieurs entités territoriales de même que le Canada.
Ce processus en cours partout sur la planète permettra à des blocs continentaux débarrassés de leurs États de constituer l’architecture de la gouvernance mondiale.
Pierre Hillard nous démontre que le mondialisme ne saurait être un emballement de la machine, comme il l'est souvent entendu quant à une Union européenne qui aurait dérapé, mais bel et bien un projet messianique s'étendant sur plusieurs siècles, voire plusieurs millénaires...

La question nationale et la question sociale en France. Avec Pierre de Brague, Stéphane Blanchonnet et Louis Alexandre pour E&R à Reims.


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12.12.2015

C'est en revenant sur les expériences de l'Action française, du syndicalisme révolutionnaire français et de leur jonction au sein du Cercle Proudhon que Pierre de Brague (auteur chez Kontre Kulture et militant d'E&R), Stéphane Blanchonnet (président du Comité directeur de l'Action française) et Louis Alexandre (rédacteur en chef de la revue Rébellion) abordent les tentatives historiques d'articulation des questions nationale et sociale en France.

Sommaire des questions de la quatrième partie :
 0'00'02 : La question sociale et la question nationale, deux pôles affaiblis par leur dissociation
 0'02'00 : Déclin de l'AF suite au départ de Georges Valois, thèse de Bertrand Renouvin
 0'04'15 : Génération Maurras, renouveau militant et question sociale
 0'05'14 : Première Guerre mondiale, fracture au sein du syndicalisme et attachement à la patrie
 0'11'00 : Le Front National, bénéficiaire de la négation de la question nationale par la "Gôche"
 0'14'42 : Métamorphose de la lutte des classes, le peuple contre les élites
 0'20'45 : La réduction identitaire, piège pour les mouvements nationalistes
 0'24'30 : Le libéralisme, négation de toute détermination
 0'29'10 : Faiblesse du peuple français et absence de sacré
 0'33'18 : Maurras et Marx, deux visions de l’Homme
 0'40'05 : Nomadisme et syndicalisme
 0'42'48 : Corporatisme maurrassien et corporatisme fasciste

Les relations entre l'Union européenne et la Russie. Avec Jacques Sapir à l'Institut d'État des relations internationales de Moscou.


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20.04.2016

La crise ouverte que connaissent les relations entre la Russie et l'Union européenne entre dans sa troisième année. Le récent voyage à Moscou de Jean-Marc Ayrault, le Ministre des Affaires Etrangères de la France, a cependant donné un signal clair que, pour certains pays cette crise n'a maintenant que trop durée. Les propos que M. Ayrault y a tenus sont des éléments importants qui indiquent la volonté de la France de trouver une issue rapide à cette crise. De son côté, la Russie cherche, elle aussi, à sortir de cette crise.
Cette crise, cependant, a largement affectée les représentations de la Russie en France ainsi que dans plusieurs pays européens. Pourtant, on doit noter qu'elle n'est qu'une étape dans une lente dégradation des relations entre la Russie et l'Union européenne. Et, dans cette dégradation, la responsabilité de l'Union européenne est indéniable, même si elle résulte fort souvent des conséquences non-intentionnelles de ses actions. Dans le même temps, les relations économiques entre la Russie et l'Union européenne sont en train de changer.
Ceci met en question la capacité tant pour l'Union européenne que pour la Russie de prendre place dans un monde multipolaire qui est aujourd'hui une réalité, après avoir été pendant longtemps un simple souhait.

Connaissez-vous Henri Vincenot ? Avec François Bousquet et Olivier François sur Méridien Zéro.


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07.04.2017

Nous est ici proposé le portrait d'une figure attachante de la littérature française contemporaine et enracinée : Henri Vincenot.
Loin d’être dépassées, les idées de cet auteur bourguignon et la saveur de ses écrits doivent être transmises et c'est à cette tâche que s'attellent les deux invités François Bousquet et Olivier François, "plumes" entre autres de la revue Eléments.

Une émission animée par Wilsdorf et Jean-Louis Roumégace.

La France, fille aînée de l'Eglise ? Avec Marion Sigaut et Claire Colombi chez E&R à Perpignan.


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12.06.2016

Lors des invasions barbares, alors que les élites avaient fui avec femmes et enfants, ce furent les chefs de l'Eglise qui, en 451, firent reculer Attila et constituèrent, durablement, une nouvelle autorité fiable et respectée. Et c'est après Rome, l'Arménie et l'Éthiopie que la France, avec Clovis, devint l'un des premiers royaumes chrétiens. L'Eglise propagea alors le savoir à travers tout le continent et contribua activement à y éradiquer ce fléau des peuples qu'était l’esclavage.
Le titre de fils ainé de l'Eglise fut attribué par le pape au roi Pépin de Bref qui, après avoir soulagé l'Italie du nord des exactions lombardes au VIIIe siècle, attribua à la papauté les territoires ainsi conquis qui devinrent les états pontificaux. Et ce n'est finalement que par un abus de langage que les Républicains du XIXe siècle attribuèrent à la France -et non à son Roi- le titre de fille aînée de l'Église.
Car de royaume profondément chrétien jusqu'à la Révolution française, la République, en l'espace de quelques années, renversa la royauté et déroba à l'Eglise le patrimoine qu'elle avait accumulé pendant des siècles et dont elle se servait pour assurer un service public multiforme : offices religieux, éducation, secours aux pauvres et aux malades, recherche, conservation et diffusion du savoir. Tout fut renversé et confisqué au profit d'un Etat qui, en privatisant les trésors et en pourchassant les ecclésiastiques, jeta durablement la population dans la détresse.
Retour sur les relations entre la France et l'Eglise, entre grandeur et décadence, du Moyen Age à la Révolution !

Taine et ses neveux. Avec Pascal Engel au Collège de France.


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19.05.2016

Entre histoire, philosophie et littérature, l'histoire des idées se situe à la croisée des disciplines comme à celle des continents, ne s'étant développée en France que dans une interaction avec la recherche anglo-saxonne ou germanique.
Et c'est dans cette perspective que Pascal Engel nous propose de nous intéresser aux idées d'Hippolyte Taine -souvent mal comprises- et à ses héritiers -souvent insoupçonnés...

Les iconoclastes, de Cromwell à Daech. Avec Robert Steuckers pour E&R à Lille.


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21.01.2017

Au XVIe siècle, les réformés, qui renouaient avec l'Ancien Testament, considérèrent le culte de Marie, les statues et autres représentations religieuses comme idolâtres. Ils se mirent à saccager ces ouvrages : c'est ce que l'on appelle l'iconoclasme protestant.
Les premiers actes iconoclastes se produisirent dans l’espace germanique à Zurich (1523), Strasbourg (1524), Copenhague (1530), Genève (1535), et Augsbourg (1537). La grande crise iconoclaste française eut lieu lors de la première guerre de religion en 1562. Dans les villes prises par les protestants, les édifices religieux furent systématiquement saccagés. En 1566, ce furent la Flandre et les Pays-Bas en général qui connurent une grande flambée iconoclaste. Le mouvement, d’inspiration populaire, commença à Steenvoorde et se répandit dans les alentours.
Cette obsession de destruction de l’héritage passé au profit d'une "table rase" n’est pas sans rappeler la destruction récente de la cité antique de Palmyre par l’Etat Islamique...