Le football, arme de mystification idéologique et de démobilisation. Avec Jean-Marie Brohm sur Radio Libertaire.


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2016

Aux thuriféraires de la "religion athlétique" et du "culte de la performance", voici opposée la têtue réalité des faits. Censurées, occultées, refoulées, ces réalités, loin d'être de simples "déviations", "dénaturations" ou "dérives" comme le répètent à l'envi les idéologues sportifs, constituent au contraire la substance même du football-spectacle.
Derrière le matraquage footballistique de l'espace public se profilent toujours la guerre en crampons, les haines identitaires et les nationalismes xénophobes. Et derrière les gains, transferts et avantages mirobolants des stars des pelouses, promues "exemples pour la jeunesse", se cachent les salaires de misère, le chômage, l'exclusion, la précarité et l'aliénation culturelle de larges fractions de la population invitées à applaudir les nouveaux mercenaires des stades comme naguère les foules romaines étaient conviées par les tyrans aux combats de gladiateurs.
Le football-spectacle n'est donc pas simplement un "jeu collectif", mais une politique d'encadrement pulsionnel des foules, un moyen de contrôle social qui permet la résorption de l'individu dans la masse anonyme, c'est-à-dire le conformisme des automates.
Une analyse de circonstance, alors que va être sifflé le coup d'envoi de la coupe d'Europe de football.

Émission "Sortir du capitalisme", animée par Armel Campagne.

France-Israël : histoires secrètes (1948-2018). Avec Vincent Nouzille à l'institut de Recherche et d'études Méditerannée/Moyen-Orient.


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07.11.2018

Vincent Nouzille, pour la première fois, a mené un travail qui permet de raconter les coulisses de 70 ans de relations franco-israéliennes. Grâce à des centaines de documents inédits, provenant notamment des archives françaises, israéliennes et américaines, et grâce à des témoignages d'acteurs de premier plan, il révèle des conversations secrètes des chefs d'État, des accords confidentiels, des guérillas clandestines et des confidences –parfois sévères– de dirigeants israéliens et français.
Que se sont dit De Gaulle et Ben Gourion lors de leurs entretiens ? Quel a été le rôle du Mossad durant la guerre d'Algérie ? Pourquoi De Gaulle a-t-il rompu avec Israël en 1967 ? Pourquoi Chirac fut-il tour à tour adulé puis détesté en Israël ? Comment Sarkozy et Hollande se sont-ils alignés sur certaines positions diplomatiques d’Israël et comment des coopérations secrète­­­­s se sont nouées contre le terrorisme ? Pourquoi Macron est-il attendu au tournant par les Israéliens ?
Depuis la création de l'État d’Israël en 1948, la France entretient avec l'État hébreu des relations passionnelles et contrariées. Une succession de hauts et de bas, de tentatives de réconciliations et d'incompréhensions réciproques, qui alimentent les controverses et donnent à ce sujet un caractère ultra-sensible. Il est vrai que la France a une histoire spéciale avec Israël, du fait de l'importance de la communauté juive sur son territoire, de ses liens avec les pays arabes et de sa volonté de s'impliquer dans les affaires du Proche-Orient où son influence a pourtant décliné. Mais les conseils des Français agacent souvent les Israéliens qui reprochent en retour à la France de ne pas les comprendre, ni de les soutenir assez…

Le savoir comme fin en soi. Avec Normand Baillargeon pour les Affaires universitaires du Canada.


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02.2012

Normand Baillargeon ne compte plus ses livres. Il peut maintenant ajouter à sa bibliographie un manifeste bien ficelé en faveur d'une culture générale émancipatrice et contre-doctrinaire. Mieux vaut penser un programme d'enseignement dans un sens plutôt que dans l'autre ; parce que l'éducation est une arme qui libère autant qu'elle asservit.
L'anarchiste derrière le livre le dit : la culture est un objet problématique à circonscrire, c'est un "peu de tout, mais pas n'importe quoi". Évitons surtout les erreurs qui ont été commises dans le passé ; l'école s'éloigne de son dessein lorsqu'elle fait du dogme le contenu de son instruction.
Voilà pourquoi son livre, Liliane est au lycée, sied si bien dans la collection Antidote des éditions Flammarion.

Évolution, la preuve par Marx. Avec Guillaume Suing sur Radio Campus Lille.


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11.05.2016

Alors que le mouvement social fait rage, plusieurs militants CGT sont rassemblés, dont Guillaume Suing, pour parler de l'actualité politique et du livre que ce dernier vient de faire paraître aux éditions Delga : Evolution : la preuve par Marx.
Agrégé de biologie, Guillaume Suing nous intéresse aux manifestations de la vie et à l'évolution des formes multiples qu'elle prend. S'inscrivant dans les pas de Engels et de sa Dialectique de la Nature, il nous montre les enjeux et l'actualité de ces débats.

Les problèmes éthiques posés par les nouveaux conflits. Avec Henri Hude au Collège des Bernardins.


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07.10.2015

La première question à laquelle il est nécessaire de répondre est à qui se posent ces problèmes éthiques. Aujourd'hui les problèmes éthiques posés par les nouveaux conflits dans le domaine militaire concernent le militaire, le politique, le scientifique, le philosophe, citoyen ?
Il n'y a pas spécialement de nouveauté en éthique militaire mais plutôt une exacerbation de certains phénomènes qui existaient déjà. Il s'agit notamment de l'intrusion des moyens de communication de masse qui révolutionne l'articulation du militaire et du politique. La guerre devient un moyen de communication.
Les principes de la "guerre juste" sont également touchés : comment satisfaire l'obligation morale de lutter efficacement contre l'adversaire si le combattant terroriste se déguise en non-combattant ?

Une conférence de l'Observatoire de la modernité.

Gilets Jaunes : l'insurrection dans l'impasse ? Avec Michel Drac sur TV Libertés.


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02.2019

Écrivain et blogueur à succès, Michel Drac nous livre une brillante analyse sur les changements profonds qui sont à l'oeuvre dans la société française.
Il évoque la mutation du paysage politique en cours et à venir, la révolte des Gilets Jaunes qu'il qualifie d'impasse et la peur grandissante des élites.

Une histoire du mouvement révolutionnaire de 1881 à 1914. Avec Guillaume Davranche sur Radio Libertaire.


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2016

Un siècle après l’immense boucherie de 1914-1918 dont est coresponsable l'État capitaliste français, 110 ans après une première tentative de grève générale en Mai 1906 et une Charte d'Amiens du syndicalisme révolutionnaire appelant à une abolition du salariat au moyen d'une grève générale, l'historien Guillaume Davranche nous propose une émission d'histoire du mouvement révolutionnaire, libertaire et anti-guerre de 1881 jusqu'à 1914.
Après une introduction critiquant du rôle de l'État français dans l'engrenage menant vers l'affrontement de 1914-1918, l'on suit l'évolution du mouvement révolutionnaire (plus particulièrement de ses franges libertaires/anarchistes) de 1881 jusqu'en 1909 (phase insurrectionnaliste 1880-1889, phase grève-généraliste 1889-1901, phase "héroïque" du syndicalisme révolutionnaire 1901-1909).
La seconde partie de l'émission est consacrée aux mutations du courant anarchiste-communiste ainsi qu'aux revirements politiques qui ont ponctué la guerre sociale d'avant-guerre.

Émission "Sortir du capitalisme", animée par Armel Campagne.

La dimension politique du bonheur : réflexions à partir de Marx. Avec Franck Fischbach à l'Université de Strasbourg.


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10.03.2016

"Faut-il être heureux ?" La question a de quoi surprendre... Qui ne souhaite l’être ? Aristote déjà, dans sa célèbre Éthique à Nicomaque, définissait le bonheur comme la finalité de nos actions : il est la seule chose que l'on recherche pour elle-même, et non en vue d'autre chose.
Mais aujourd'hui chacun semble sommé d'être heureux : une injonction au bonheur retentit de toutes parts, sans que la définition du bonheur soit devenue plus claire.
Dans le cadre de cette conférence, Franck Fischbach s'interroge sur le sens que le bonheur prend chez Marx, notamment dans ses dimensions idéologique, sociale et politique.

Gilbert Simondon. Avec Xavier Guchet, Nathalie Simondon, Jean-Hugues Barthélémy, Jean-Yves Chateau et Vincent Bontems sur France Culture.


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04.2016

Et si, contrairement à ceux qui pensent que la technique a déshumanisé l'homme, c'était plutôt l'homme, justement, qui a déshumanisé la technique ?
Cette série de quatre émissions nous fait le portrait de Gilbert Simondon et aborde les différents aspect de la pensée de ce grand penseur de la technique. Car certains termes emblématiques de son écriture, qu'il s'agisse d'individuation, d'ontogenèse, ou de transindividualité, restent assez difficiles à comprendre pour celui qui n'est pas déjà un initié.
La dernier volet de cette série est consacré à l'aspect futurologique de la pensée de Simondon. Afin que ce qu'il nous a légué puisse continuer à nous servir pour saisir les enjeux de notre temps...

La nature est un champ de bataille. Avec Guillaume Deloison et Armel Campagne sur Radio Libertaire.


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09.2018

Cet échange rievient sur l'un des aspects les plus novateurs du travail de Razmig Keucheyan dans son livre La nature est un champ de bataille, à savoir le concept de racisme environnemental qui entend souligner les liens existants entre la problématique environnementale et la question du racisme.
L'un des aspects de ce livre consiste à montrer que la nature n'est pas quelque chose de parfaitement séparé de l'homme mais au contraire un lieu de vie riche de rapports sociaux et donc politisé : nous ne sommes pas tous égaux face à la crise écologique !
Sont abordés également les réactions potentielles du capitalisme face à cette crise, comme la valorisation marchande des déchets.
Enfin, est critiqué une certaine approche réactionnaire de notre rapport aux besoins et inspirée de Heidegger, régulièrement présente dans les mouvements écologique.

Vivons-nous en démocratie ? Avec Francis Dupuis-Déri, Dominique Leydet et Joseph Yvon Thériault à l'Université du Québec à Montréal.


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10.2017

Pour Francis Dupuis-Déri, la modernité est une période antidémocratique. Ni le Canada, ni la France, ni les États-Unis ne sont, à proprement parler, des régimes démocratiques. Car lorsqu'elle est définie correctement, une démocratie exige l'implication directe de tous les citoyens lors des prises de décisions.
En conséquence, pour le professeur au département de science politique de l'UQAM, une réelle démocratie exige l'abolition des partis et des élections, oblige la fermeture des parlements et le remplacement nos instituons politiques actuelles par des agoras où tous les citoyens seraient invités à prendre part.
Ce sont de ces thèses, défendues dans son livre La peur du peuple (Lux, 2016), qu'il débat avec Dominique Leydet et Joseph-Yvon Thériaut.

La guerre des métaux rares : la face cachée de la transition énergétique. Avec Guillaume Pitron sur RFI.


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13.01.2018

Les énergies renouvelables vont-elles nous plonger dans une nouvelle dépendance aux métaux rares ? Causer des dégâts environnementaux plus graves que les énergies fossiles ? C'est en tout cas ce que prétend Guillaume Pitron dans son ouvrage La guerre des métaux rares. Dans ce livre coup de poing, l'auteur nous montre comment l'essor des énergies renouvelables et du véhicule électrique nous mène à des désordres écologiques plus graves que ceux entrainés par l'exploitation du pétrole, du gaz et du charbon.
Il est alors nécessaire de prendre le temps d'étudier ce problème de près et d'en comprendre les implications écologiques, techniques et géopolitiques.