Les grandes philosophies. Avec Charles Robin sur Le Précepteur.


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2020

Au fil des siècles, de nombreux courants de pensée ont façonné notre conception du monde et notre manière d'appréhender l'existence : Qu'est-ce que la vérité ? Comment peut-on vivre heureux ? Dieu existe-t-il ? Quel est le sens de notre vie ?
Bien loin du jargon des spécialistes, le professeur de philosophie Charles Robin nous rend accessible les œuvres des plus grands philosophes afin d'en faciliter la compréhension et, pourquoi pas, de nous faire changer le regard que nous portons sur nous-mêmes et sur le monde.
Une initiation sérieuse à une discipline souvent difficile d'accès, dans un langage clair et une atmosphère détendue.

Les rapports entre société et individus : une reflexion anthropologique. Avec Emmanuel Todd à l'Université d'Angers.


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05.10.2020

En économie, il est courant de postuler que les processus sociaux sont le résultat des interactions individuelles. La société et le système économique sont ainsi perçus comme les conséquences de décisions rationnelles produites par le calcul des intérêts personnels.
D'un point de vue anthropologique, cette vision des rapports entre individus et société est extrêmement contestable. Elle néglige le rôle fondamental que jouent les structures sociales dans les comportements et même les performances économiques.
De fait, l'individu rationnel et conscient de ses intérêts relève davantage du mythe que d'un savoir scientifique. Plus fondamentalement, la pensée économique ne parvient pas à prendre en compte l'importance de la diversité des sociétés et propose bien souvent des modèles abstraits qui débouchent sur des recommandations politiques qui se heurtent à la réalité empirique des structures sociales et des sociétés dans lesquelles elles sont mises en œuvre.

L'invention du colonialisme vert. Avec Guillaume Blanc sur RFI.


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09.10.2020

L'histoire débute à la fin du XIXe siècle. Persuadés d'avoir retrouvé en Afrique la nature disparue en Europe, les colons créent les premiers parcs naturels du continent, du Congo jusqu'en Afrique du Sud. Puis, au lendemain des années 1960, les anciens administrateurs coloniaux se reconvertissent en experts internationaux. Il faudrait sauver l'Eden !
Mais cette Afrique n'existe pas. Il n'y a pas de vastes territoires vierges de présence humaine, et arpentés seulement par ces hordes d'animaux sauvages qui font le bonheur des safaris touristiques. Il y a des peuples, qui circulent depuis des millénaires, ont fait souche, sont devenus éleveurs ici ou cultivateurs là.
Pourtant, ces hommes, ces femmes et enfants seront - et sont encore - expulsés par milliers des parcs naturels africains, où ils subissent aujourd'hui la violence quotidienne des éco-gardes soutenus par l'Unesco, le WWF et tant d'autres ONG.
Guillaume Blanc met au jour les contradictions des pays développés qui détruisent chez eux la nature qu'ils croient protéger là-bas, prolongeant, avec une stupéfiante bonne conscience, le schème d'un nouveau genre de colonialisme : le colonialisme vert.

Émission "Idées", animée par Pierre-Edouard Deldique.

Marie-France Garaud. Avec Rémi Delieutraz sur Radio Courtoisie.


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29.10.2019

"L'audace d'une femme arrêtant ce concours
En des jours ténébreux a changé ces beaux jours."
Ces vers de Racine auraient pu servir de référence à plusieurs générations d'hommes politiques confrontées aux stratégies d'influence de celle qu'on a appelé "Marie la France". Il faut croire que les grands auteurs du théâtre classique, de Corneille à Musset, de Molière à Hugo, avaient prévu le déroulement de l'Histoire de France sous la Ve République ! Pompidou, Chirac, Giscard, Mitterrand, Séguin, Pasqua… Tous ont été des personnages tragiques.
Pour nous, Rémi Delieutraz retisse le fil de l'histoire récente du pouvoir autour de la vie particulière, ensorcelante et romanesque de Marie-France Garaud en s'appuyant sur les ressources du grand répertoire du théâtre. Et fait mouche !

Émission du "Libre Journal de la réaction", animée par Philippe Mesnard.

André Suarès. Avec Stéphane Barsacq sur Radio Courtoisie.


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10.12.2019

André Suarès compte parmi les écrivains les plus importants de la première moitié du XXe siècle et pourtant son nom reste encore trop méconnu, alors que ceux de Proust, Gide, Claudel ou Valéry sont passés à la postérité. Stéphane Barsacq s'est attaché, dans un ouvrage récent, à mettre en valeur des textes inédits en volume ou très difficilement accessibles qui permettent de mesurer à quel point le talent de Suarès est grand.
Doué d'une immense culture et d'un regard pénétrant, Suarès peut s'exprimer sur tous les fronts : littérature ; peinture ; musique et danse ; mystique. On retrouvera ainsi des études d'une qualité exceptionnelle sur des auteurs aussi importants que Shakespeare, Goethe, Dostoïevski, Tolstoï, Verlaine, Stevenson, Péguy, Zweig. Les autres arts ne sont pas en reste avec des chapitres consacrés à Léonard de Vinci, Gustave ou Van Gogh, Wagner, le ballet ou Charlie Chaplin. Enfin une dernière partie est consacrée à des auteurs de spiritualité : saint Paul, saint Augustin, Spinoza...
Le recueil Miroir du temps offre un panorama complet de sa pensée et permet de découvrir toute l'ampleur des thèmes chers à Suarès sous une forme inédite, constituant ainsi l'une des meilleure entrées en matière possibles à cette œuvre majeure.

Émission du "Libre journal de la réaction", animée par Philippe Mesnard.

Freund, le conflit au coeur du politique. Avec Emma Limane pour le Cercle Philosophique d'Ainay.


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14.01.2019

L'intervention porte sur la pensée de Julien Freund, théoricien de la science politique, disciple de Carl Schmitt, et plus précisément sur ce qu'il appelle "l'essence du politique". Nous nous demandons plus particulièrement ce que signifie le troisième grand présupposé du politique, à savoir la distinction Ami/Ennemi.
En effet, qu'est-ce qu'une communauté politique, sinon l'affirmation d'un "nous" face à des "autres" ? Cette distinction, si elle est essentielle au politique, constitue-t-elle une dialectique inébranlable, nous condamnant à envisager la politique comme le lieu d'un conflit sempiternel entre les communautés ? Et que vaut cette distinction aujourd'hui dans un contexte international qui prétend unir les hommes au profit d'une paix universelle ?

Sagesse du paganisme. Avec Thibault Isabel sur Radio Courtoisie.


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01.06.2020

Comment bien conduire son existence ? Cette question se pose d'autant plus aujourd'hui que la société européenne n'est plus organisée autour d'un ensemble de dogmes religieux. Sans doute y avons-nous gagné en liberté ; mais cela nous oblige aussi à explorer de nouvelles voies spirituelles et morales pour redonner un sens à notre vie.
Les sagesses antiques peuvent nous servir de guide. Que ce soit en Grèce, à Rome ou en Chine, les philosophes nous ont appris à vivre en harmonie avec le cosmos, avec les autres et avec nous-mêmes, afin d'établir l'équilibre qui nous permettra d'accéder au souverain bien : le bonheur.
Thibault Isabel montre de quelle façon Héraclite, Confucius, Plutarque et leurs contemporains pourraient nous aider à rebâtir une nouvelle conception de la spiritualité. En remontant le fil de notre histoire, nous découvrons la clé d'un monde où l'esprit ne dominait pas encore la chair, et où la culture ne dominait pas encore la nature.
Il s'agit alors de remettre au centre de nos existences l'écologie, la réhabilitation du corps, de la beauté et des plaisirs charnels ; le développement d'une morale qui ne soit pas fondée sur le péché ; le rapport à la vie et à la mort ; l'importance de l'éducation et de la culture ; la promotion des valeurs féminines dans la société et la réhabilitation du culte de la Déesse-Mère et enfin l'adoration mystique du monde dans sa sacralité.

Émission "Le monde de la philosophie", animée par Rémi Soulié.

La religion de Chesterton. Avec Wojciech Golonka sur Radio Courtoisie.


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01.01.2020

Au cœur de l'enthousiasme agitant une partie des chrétiens lors des célébrations des cinq cents ans de la Réforme, il est judicieux d'inviter à la fête un témoin anglais de poids, plus autorisé à prendre part à un tel anniversaire puisque ancien protestant libéral antidogmatique, successivement unitarien, moderniste, agnostique, anglican, anglo-catholique (en somme tout ce que le protestantisme a su exprimer en ses multiples mutations), devenu farouchement catholique.
Témoin considérable certes, mais aussi viscéralement drôle, quand bien même la gravité de son parcours peut parfois gâcher les sourires d'une commémoration...

Émission "Au fil des pages", animée par Benoît Mancheron.

Définir le capitalisme : richesse et pouvoir. Avec Stéphane Haber à l'Ecole Normale Supérieure.


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27.01.2014

On a souvent reproché à la catégorie de "capitalisme", telle qu'elle s'est cristallisée au début du XXe siècle sur des bases en partie marxiennes, d'alimenter, du simple fait de sa massivité, un certain réalisme réifiant dans le champ des sciences économiques, sociales et historiques. Si l'on y prend garde, le "capitalisme" peut en effet apparaître comme une force autonome, inhumaine, faisant plier la société sous le poids des contraintes fonctionnelles liées à son dynamisme aveugle : un sujet de l'Histoire qui aurait fait le vide autour de lui et serait en passe de tout absorber. Aux yeux des critiques de la catégorie de capitalisme, il y avait là un risque considérable de simplisme et de dogmatisme.
Pourtant, à une époque où les préoccupations liées au caractère incontrôlé de certaines tendances propres au monde économique, une partie des sources existentielles et historiques de ce scepticisme est en train de se tarir. Car notre univers paraît bel et bien, plus que jamais, peuplé de puissances aliénées, détachées du monde de la vie, mues par un principe d'auto-affirmation insatiable, qui réclament d’accroître encore leur emprise sur les sociétés et la nature. La saine méfiance à l'égard de notions qui ont l'air de vouloir assujettir d'emblée l'enquête à la vision d'une société unidimensionnelle et ultra-déterminée doit donc se réinventer.
Stéphane Haber nous montre qu'il faut, pour ce faire, chercher du côté d'une prise en compte de la phase paradoxale du capitalisme qui est la nôtre : un capitalisme plus protéiforme que par la passé, à la fois moins centré et moins figé, qui ressemble plus à un assemblage de dispositifs aussi souples que variés qu'à un système organique ou à l'émanation transparente d'un principe sous-jacent.

Une intervention dans le cadre des "Lundis de la philosophie".

De la lutte contre la corruption au lawfare : une histoire américaine. Avec Renaud Beauchard sur France Culture.


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14.10.2019

La guerre se fait désormais aussi par le droit. Les Américains ont même inventé un mot pour désigner l'utilisation du droit comme arme de guerre : le lawfare. C'est en compagnie de l'avocat Renaud Beauchard, avocat à Washington et auteur de L'assujettissement des nations, ouvrage de référence sur la question brûlante du règlement des différends entre Etats et investisseurs, que nous abordons ce problème épineux.

Émission "Matières à penser", animée par Antoine Garapon.

Qu'allons-nous faire de l'angoisse écologique ? Avec Régis Debray sur France Culture.


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25.01.2020

Diminution des espaces de vie, effondrement de la biodiversité, pollution des sols, de l'eau, de l'air, déforestation rapide, sans oublier, bien sûr, le changement climatique d'origine anthropique. En ces domaines, tous les indicateurs sont alarmants et toutes les projections sont inquiétantes.
Aujourd'hui, qu'allons nous faire de l'angoisse écologique ? Que se passe-t-il donc ? Qu'est ce qui, dans le monde d'aujourd'hui, se construit ? Qu'est ce qui s'y détruit ? Nous l'ignorons pour une grande part, mais c'est paradoxalement parce que nous avons compris quelque chose. Nous avons compris que par des boucles nouvelles et inattendues, nous allons de plus en plus dépendre de choses qui dépendent de nous.
Dès lors, comment savoir ce qui va se passer si ce qui va se passer dépend en partie de ce que nous allons faire ? Nous sommes désormais conscients que nous grignotons de plus en plus avidement le fruit terrestre de taille finie qui nous porte, mais nous ne savons pas comment enrayer cette mauvaise tendance. Alors nous pressentons que cet avenir même que nous sommes en train d'anticiper par nos actions aussi bien que par nos inactions, pourrait se révéler radicalement autre. Et au fond de nous mêmes, nous le craignons.
Régis Debray, écrivain et philosophe, nous éclaire sur le concept d'angoisse écologique, à l'occasion de la sortie de son ouvrage Le siècle vert. Un changement de civilisation (Gallimard, 2020).

Émission "La Conversation scientifique", animée par Etienne Klein.

La science-fiction soviétique. Avec David L'Epée sur Radio Courtoisie.


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22.12.2020

Le paradis sur terre ? Il suffit de le chercher... ou de l'instaurer ! L'utopie future ? Mais elle est déja réalisée par l'Etat tsariste... ou soviétique !
L'URSS, en effet, a longtemps été fascinée par tout ce qui touche à la science-fiction. Dans les années 1920, des œuvres d'art comme le roman d’Evgueni Zamiatine, Nous autres, et le premier film de science-fiction jamais réalisé, Aelita, ont stupéfié les spectateurs du monde entier par leurs visions de l'avenir.
C'est ce continent englouti que nous explorons en compagnie de l'intellectuel indépendant et critique de cinéma David L'Epée.

Émission du "Libre journal de la réaction", animée par Philippe Mesnard.