L'archipel français, naissance d'une nation multiple et divisée. Avec Jérôme Fourquet à la Fondation Jean Jaurès.


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11.03.2019

En quelques décennies, tout a changé : la France d'autrefois et sa matrice catho-républicaine s'est complètement disloquée. C'est un archipel d'îles s'ignorant les unes les autres qui se dessine sous nos yeux.
Jérôme Fourquet, directeur du département Opinion et stratégies d'entreprise de l'Ifop, envisage d'abord les conséquences culturelles et morales de cette érosion, et il remarque notamment combien notre relation au corps a changé (le développement de certaines pratiques comme le tatouage et l'incinération en témoigne) ainsi que notre rapport à l'animalité – le veganisme et la vogue des théories antispécistes en donnent la mesure.
Mais, plus spectaculaire encore, l'effacement progressif de l'ancienne France sous la pression de la France nouvelle induit un effet d' "archipelisation" de la société tout entière : sécession des élites, autonomisation des catégories populaires, formation d'un réduit catholique, instauration d'une société multiculturelle de fait, dislocation des références culturelles communes.
Où allons-nous, dans tout cela ?

Une rencontre animée par Jérémie Peltier.

Capitalisme, la crise finale ? Avec Michel Drac pour Le club du Mercredi à Nancy.


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29.05.2019

Analyste politique et prospectiviste, Michel Drac nous présente ses travaux les plus récents sur la crise du capitalisme et le bouleversement des prix. En effet, le fonctionnement actuel des différentes banques centrales entraîne des changements sévères sur les marchés, censés fonctionner dans une logique libérale et concurrentielle. Mais est-ce encore le cas ?
Michel Drac dresse une analyse inédite, performante et percutante, nous interrogeant sur l'état du système économique mondial.

Le populisme en question. Avec Alain de Benoist et Chantal Mouffe sur RT France.


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01.07.2019

Le nouveau clivage politique en gestation va-t-il se restructurer entre les populistes illibéraux et les partis libéraux de l'oligarchie comme le pense Alain de Benoist, ou entre populistes de droite et populistes de gauche comme le soutient Chantal Mouffe ?
Pour comprendre les enjeux de cette querelle autant interprétative que performative, il faut écouter attentivement ce débat entre les auteurs de Le moment populiste : droite-gauche, c'est fini ! (Pierre-Guillaume De Roux, 2017) et Pour un populisme de gauche (Albin Michel, 2018).
Une chose est certaine : les fronts bougent, et la bataille politique ne fait que commencer !

Émission "Interdit d'interdire", animée par Frédéric Taddeï.

L'Université à l'heure des dérives identitaires et intersectionnelles : panorama général et genèse du phénomène. Avec Laurent Bouvet pour le Comité Laïcité République.


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15.06.2019

Aujourd'hui, la principale menace pesant sur l'Université est la dérive identitaire. Pas l'identité en tant que telle, mais l'exacerbation identitaire conduisant à l'organisation de réseaux communautaires diffusant une vision fragementée de la société et niant la possibilité d'un monde commun.
Les entrepreneurs identitaires, ceux qui vivent de l'agitation des haines et des rancœurs, entretiennent un discours victimaire à dessein : leur existence est liée à la destruction du commun, à la réduction des uns et des autres à tel ou tel critère de leur identité. Ce discours victimaire, renvoyant chacun à une identité qui enferme plutôt qu'elle émancipe, peut conduire au refus de l'intégration et déboucher sur une forme de séparatisme, voire d'hostilité à la France.
L'universitaire Laurent Bouvet revient sur les origines de ce phénomène, largement importé des Etats-Unis, et dresse le portrait des acteurs du conflit tel qu'il s'est imposé à la France.

Qui fut Mussolini ? Avec Frédéric le Moal, Michel Ostenc et Max Schiavon sur Radio Courtoisie.


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14.09.2016

Qui fut Mussolini ? Et au travers de la trajectoire de cet homme, pouvons-nous donner une définition du fascisme ? Fut-il un mouvement réactionnaire, conservateur ou révolutionnaire ? Se situait-il à gauche ou à droite ?
Cette émission donne non seulement des réponses à ces questions cruciales, mais porte sur le fascisme un regard nouveau et inhabituel chez les historiens français. Réaffirmant avec force le caractère totalitaire du régime, les intervenants replacent l'idéologie qui le fonde dans sa nature révolutionnaire tout en la rattachant à la Révolution française et au socialisme.
Car si les fascistes cherchèrent à détruire par la violence la modernité libérale de leur temps, ce ne fut pas au nom d'un âge d'or révolu et dans une démarche passéiste, mais avec la volonté farouche de construire une société et un homme nouveaux. Cette ambition imprégnait aussi bien les pensées et les actes du Duce que ceux de ses disciples, y compris dans la radicalisation sanglante de la république de Salò.
Pour toutes ces raisons, la trajectoire de Mussolini, de la prise du pouvoir jusqu'à sa mort, est celle d'un militant ayant échoué dans son entreprise révolutionnaire.

Émission du "Libre Journal des débats", animée par Charles de Meyer.

Aux origines du capitalisme patriarcal. Avec Silvia Federici sur Le Média.


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05.2019

Silvia Federici, historienne et philosophe féministe, s'est fait connaître en France avec le grand succès d'un livre traduit en 2014, Caliban et la sorcière.
Femmes, corps et accumulation primitive. L'ouvrage souligne le rôle central pour l'essor du capitalisme joué par deux formes de travail gratuit, massives et occultées : le travail des esclaves ou des indigènes exploités aux colonies, celui des femmes dans les foyers des métropoles européennes.
Les chasses aux sorcières de la fin du Moyen Âge et de l'époque moderne peuvent être interprétées comme des moyens de neutraliser les modes d'organisation et de production communautaires qui reposaient sur l'action des femmes et n'étaient pas adaptés à l'exploitation capitaliste. En ce sens, les bûchers européens étaient les pendants de l'oppression coloniale.
Le nouveau livre de Silvia Federici, Le Capitalisme patriarcal (2019), poursuit l'histoire de la fonction de "reproduction" pour la période des XIXe-XXe siècle. En insistant tout particulièrement sur un changement majeur engagé à partir des années 1870 environ : avec les lois sociales, les femmes et les enfants sont exclus des usines (où la première révolution industrielle les avait exploités avec une intensité maximale comme les hommes) et l'augmentation des salaires masculins complète un dispositif par lequel les détenteurs du capital assurent une meilleure reproduction de la force de travail.
Ce nouveau compromis salarial place les femmes, chargées d'un travail de reproduction invisible mais crucial, dans la dépendance des maris salariés. Lesquels sont comme des relais de l'État capitaliste à l'intérieur de la sphère domestique.
La mise en évidence du travail de reproduction, créateur de valeur sociale (et non directement marchande), permet à Silvia Federici de penser le développement du capitalisme non comme une révolution progressiste, étape nécessaire vers la maîtrise de la nature par l'industrie mais comme une contre-révolution opposée au développement du communalisme, c'est-à-dire d'organisations horizontales qui prenaient le pas sur le féodalisme à la fin du Moyen Âge.
Cette nouvelle vision du passé va de pair avec une stratégie pour le présent : face à la nouvelle accumulation primitive lancée par le néolibéralisme depuis la fin des années 70, la réponse réside dans la défense de relations et de modes de productions communautaires, qui intègrent la fonction de reproduction et, avec elle, celle de défense de la nature.

Émission "La grande H.", animée par Julien Théry.

Pédophilie, viol et séduction. Avec Damien Viguier pour E&R à Marseille.


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26.05.2019

La pédophilie, en s'attaquant à l'innocence sans défense, est considérée – et elle doit l’être – comme l'un des pires crimes auxquels la justice a à répondre.
Perversion ou maladie mentale, où s’arrête la pédophilie ? où commence l'éphèbophilie ? Quelle différence entre l'atteinte et l'agression sexuelle ? Quand le consentement peut-il être entendu, prononcé ? quand ne peut-il jamais l’être ? Quels sont les critères à retenir ?
À travers les âges les réponses ont été variables, mettant aux prises les anomalistes et les analogistes, qui abordent selon un angle très différent la définition de la puberté, de la limite entre l'enfance et l'âge adulte, de la capacité à consentir. Âge au-dessous duquel tout acte sexuel est une agression ou un viol, majorité sexuelle et majorité civile, écart d'âge entre les protagonistes, toutes ces données concourent à complexifier un sujet délicat auquel les juges doivent, au cas par cas, trouver la juste réponse, sans parti pris.
Car souvent la victime a d'emblée les faveurs de l'opinion publique, emportée par une compassion bien compréhensible, alors que la séduction ou le mensonge ont pu se mêler au jeu subtil des relations humaines, qui entrent parfois difficilement dans le cadre rigide de définitions arbitraires. Inversement, le système répressif connaît des failles par lesquelles peuvent aisément passer certains agresseurs.
La récente loi Schiappa en voulant éclaircir les choses a embrouillé les esprits ; Damien Viguier, en puisant dans l'histoire du droit et en illustrant ses propos par des cas concrets, tente ici de les rétablir dans toutes leurs nuances et leur complexité.

L'autre Europe n'aura pas lieu. Avec Jean-Luc Schaffhauser au Cercle Aristote.


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27.05.2019

On nous ment. L'autre Europe plus démocratique, plus protectrice, plus coopérative, bref l'Europe de la paix ne se fera pas dans le cadre des institutions actuelles.
L'Europe de Bruxelles a mis le marché et la concurrence au centre de ses institutions. Il en résulte une forfaiture démocratique, une guerre économique et sociale. En quittant les institutions de l'actuelle Union, l'Europe de la coopération des Nations peut s'entreprendre.
Et c'est l'alsacien Jean-luc Schaffhauser, philosophe de formation et député européen, qui nous raconte en quoi son expérience lui a montré l'indispensable sortie des institutions actuelles pour retrouver l'esprit initial de l'Europe de Strasbourg.

Les voleurs d'énergie. Avec Aurélien Bernier sur Radio Gatine.


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12.2018

Chauffage, éclairage, mobilité, alimentation, production de biens et de services... l'énergie est à chaque instant au cœur des activités humaines. Le contrôle de sa production, de sa diffusion et de sa distribution est hautement stratégique. Source de conflits, voire de guerres, l'exploitation et la consommation énergétique sont très inégalitaires, accentuent les déséquilibres entre nations riches et pauvres et entraînent des risques majeurs pour l'homme et son environnement.
Privée à l'origine, l'énergie devint largement publique au cours du XXe siècle. La France ne fut pas le seul pays à nationaliser l'énergie ; un mouvement quasi-mondial s'est développé pour mettre fin aux abus scandaleux des grands groupes privés. Aujourd’hui, le privé veut reprendre ce qui lui appartenait et par tous les moyens : saccage d'entreprises nationales publiques, adoption de directives ultralibérales par l'Union européenne, ouvertures à la concurrence forcées pour les pays du Sud...
Comme pour le transport ferroviaire, l'eau ou les déchets, la santé ou l'éducation, il s'agit de transférer aux grandes firmes privées une activité très rentable, niant aux citoyens tout droit de regard sur cette industrie qui les concerne dans leur quotidien et leur devenir.
Contre cette offensive, Aurélien Bernier nous rappelle l'histoire de la propriété des énergies et des systèmes mis en place pour les exploiter et nous propose une réflexion originale pour reconstruire un service public des énergies qui réponde aux enjeux sociaux et environnementaux de notre époque.

Émission "Les fans de radis", animée par Olivier Degorce.

Philosophie de la biologie. Avec Barbara Stiegler sur France Culture.


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10.05.2019

La philosophie est-elle une vocation ? Comment viennent les  idées ? Comment se fabrique un concept ? À quoi ressemble l'atelier du  philosophe ? Et quel rôle le philosophe doit-il jouer dans la cité ? C'est au tour de Barbara Stiegler de répondre à ces questions.
Passionnée dès l'enfance par les sciences mais déçue par leur enseignement, elle s'est ensuite orientée vers la philosophie et traite désormais de questions politiques en relation au biologique, non pas comme une science mais comme une évocation du vivant.
Un parcours passionnant défendant une pratique incarnée de la philosophie.

Émission "Les Chemins de la philosophie", animée par Adèle Van Reeth.

La dernière révolution du général De Gaulle. Avec Arnaud Teyssier sur Radio Courtoisie.


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21.04.2019

Le 27 avril 1969, Charles de Gaulle perd le référendum qu'il avait organisé sur la Région et la réforme du Sénat. Il annonce aussitôt sa démission, se retire définitivement à Colombey, dont il ne sort que pour deux échappées étranges et romanesques vers l'Irlande et l'Espagne, et rédige des Mémoires d'espoir. Ses derniers mois au pouvoir ont souvent été présentés comme une succession d'erreurs ou de maladresses, attribuées pour l'essentiel à la vieillesse, ainsi qu'à l'incompréhension de la modernité dont Mai 1968 venait d'annoncer l'avènement avec fracas.
Arnaud Teyssier dit tout autre chose : de Gaulle, en ses derniers temps, avait pleinement pris conscience qu'il faisait face à un personnage nouveau, la société moderne, libérée du souvenir de la guerre, traversée de besoins et de désirs, et pour qui la puissante organisation de gouvernement qu'il avait mise en place était devenue trop lourde. Il appréhendait la venue de temps inédits, porteurs des illusions du bien-être, mais chargés de difficultés, de menaces, de crises.
C'est pour y préparer la France que de Gaulle entreprit, dans ses derniers mois, une révolution de grande ampleur. Pour lui, la réalité du monde, imprégnée d'histoire et de tragédie, était dangereuse, mais aussi pleine d'espoir : si on pouvait la saisir dans sa densité et dans sa profondeur, alors "un grand élan emporterait les êtres et les choses". De Gaulle, en 1969, pressent déjà les angoisses, la peur de l'inconnu, la tentation du renoncement et du nihilisme qui s'empareront cinquante ans plus tard de nos démocraties : aujourd'hui, en 2019, ses intuitions nous aident à corriger la myopie de notre civilisation.

Émission du "Libre Journal des amitiés françaises", animée par Thierry Delcourt.

Sur Michel Foucault, par Dominique Pagani.


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05.2019

Michel Foucault représente, avec Gilles Deleuze ou encore Jacques Derrida, la quintessence du post-modernisme en pronant un anti-humanisme et un irrationalisme sous le patronnage du Nietzsche le plus détestable. Les trois cibles à abattre seront donc les suivantes : l'humanisme, le progrès et l'universel.
Sa pensée commence d'ailleurs à devenir populaire au moment même où le Capital reprend les choses en main, soit à la fin des Trente glorieuses.
Comment cette contre-révolution de la pensée a-t-elle pu s'imposer ? Et comment le libéralisme-libertaire, puisque c'est de cela dont il s'agit, s'est-il structuré, si l'on suit la logique de la pensée de Foucault ?