Otto Rank, la volonté créatrice. Avec Pierre Bitoun, Claude-Louis Combet, Alain de Mijolla et Aimé Agnel sur France Culture.


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03.04.1997

Otto Rank, né Otto Rosenfeld le 22 avril 1884 à Vienne et mort le 31 octobre 1939 à New York, est un psychologue et psychanalyste autrichien. D'abord membre du premier cercle freudien, secrétaire de la Société psychanalytique de Vienne et membre du "comité secret", l'évolution de ses recherches lui vaut d'être exclu de l'Association psychanalytique internationale en 1930. Il est considéré comme un dissident du mouvement international.
Originaire de Vienne, Otto Rank est issu d'une famille de la moyenne bourgeoisie juive. Fils de l'artisan d'art Simon Rosenfeld, il est contraint, dans un premier temps, de travailler lui-même comme artisan et de renoncer aux études supérieures. Il prend le nom de Rank à l'âge de dix-neuf ans, en référence au bon Dr Rank de la pièce d'Ibsen, La Maison de poupée. Il lit à vingt ans L'Interprétation des rêves de Freud et écrit un essai que le psychanalyste Alfred Adler transmet à Freud. Il devient dès lors un psychanalyste du premier cercle et, en 1906, le premier secrétaire de la Société psychanalytique de Vienne et à ce titre, l'auteur des transcriptions des minutes de la société viennoise (conférences et d'échanges), de 1906 à 1918. En 1924, il publie Le Traumatisme de la naissance, s'intéresse à ce qui se trouve avant le complexe d'Œdipe et propose une vision différente de celle de la psychanalyse d'orientation freudienne. Sigmund Freud l'analyse brièvement jusqu'à fin décembre 1924 puis le rejette ; Rank se trouve exclu des cercles psychanalytiques freudiens.
En 1926, Rank s'installe à Paris, devenant l'analyste d'Henry Miller et d'Anaïs Nin, avec qui il a une courte liaison. Il voyage en Amérique, où il rencontre un certain succès. Il est invité notamment à la société de Rochester pour la Protection de l'enfance en danger où travaille alors Carl Rogers. Il est exclu de l'Association psychanalytique internationale le 10 mai 1930. En octobre 1939, il meurt à New York à l'âge de 55 ans, des suites d'une septicémie.

Émission "Une vie, une oeuvre", produite par Bénédicte Niogret.

Architecture et Développement durable. Avec Pierre Caye pour les SUPERONDA TALK de l'EPFL.


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30.03.2021

Il importe certes que notre développement soit durable et respecte les générations futures. Encore faut-il que les hommes soient en mesure de construire la durée à travers leurs modes mêmes de production !
Depuis 50 ans, l'écologie est à l’ordre du jour des politiques publiques. Pour quels résultats ? Chacun aspire désormais, aussi bien à droite qu'à gauche, à "changer de modèle". Mais les meilleures intentions suffisent-elles ? Or, pour la première fois depuis Marx, un auteur -Pierre Caye- nous propose une approche globale du système productif et décrit les outils nécessaires à sa transformation.
Sous le couvert du temps, les principaux facteurs de production, le capital, le travail, la technique s'en trouvent profondément transformés : pour durer, le capital devient le patrimoine, le travail se consacre à la maintenance, en même temps que la technique nous sert d'enveloppe protectrice. L'économie accède désormais à sa dimension morale et politique la plus haute et la plus digne, loin des idéologies dominantes de l’innovation, de la disruption et de la destruction créatrice.

Une conférence introduite par Sébastien Marot.

La guerre anglo-américaine de 1812. Avec Sylvain Roussillon pour la Revue Conflits.


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09.2020

La seconde guerre d’indépendance américaine a vu la prise de Wasinghton par les Anglais et le contrôle des Grands Lacs. Pourtant, ce sont les Américains qui sont sortis vainqueurs et qui ont pu ainsi affirmer leur puissance sur le continent nord américain. La guerre de 1812-1815 est pourtant aujourd'hui méconnue alors qu'elle a contribué à renforcer l'autonomie des États-Unis.
Sylvain Roussillon, auteur de L'autre guerre d'indépendance américaine. 1812, le conflit méconnu nous parle de cette guerre. Elle intervient durant les campagnes de Napoléon, ce qui a contraint les Anglais a créer un second front. Elle a obligé les États-Unis à se positionner par rapport aux Indiens, qui tentaient de créer un État confédéré, enfin elle a contribué à façonner un sentiment national américain. Les deux partis politiques en présence, les Fédéralistes et les démocrates-républicains ont ainsi été conduit à approfondir leur vision géopolitique, notamment par rapport à leurs relations avec l'Europe et les puissances extérieures.
Si cette guerre est aujourd'hui passée au second plan par rapport à la première guerre d'indépendance et à la guerre civile américaine, elle est néanmoins un jalon essentiel de la naissance de cette puissance.

Un entretien mené par Jean-Baptiste Noé.

"Salauds de pauvres !" : l'univers du White Trash américain de Caldwell à Rob Zombie. Avec Sylvie Laurent sur France Culture.


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14.01.2012

Affreux, sales et texans (mais pas seulement) tel pourrait être le sous-titre de cet entretien en compagnie de l'historienne Sylvie Laurent, avec qui nous allons gaillardement à la rencontre de cet archétype du "mauvais genres" social nord-américain qu'est le "Poor WhiteTrash".
Il faut entendre le mauvais pauvre, le dégénéré de naissance, le marginale pathologique, feignant, avide et vicieux, portant d'incruster sur sa face, de répandu sur tout son corps de sous-homme, les stigmates des pires abjections morales. Pour l'américain digne et laborieux, le "White trash", ou "raclure blanche", c"est le rebut de la société, l'ordure vivante, entre la bête et l'esclave, mais sans leurs avantages respectifs, car improductif. Cette catégorie hante la conscience américaine depuis la fondation des USA.
Nous en suivons l'évocation littéraire, de Caldwell à Russell Banks ou Eminem et nous nous consacrons à son incarnation cinématographique au travers d'une production qui va d'Anthony Mann à Rob Zombie.

Émission "Mauvais Genres", animée sur François Angelier.

Soros l'impérial. Avec Thibault Kerlirzin sur Méridien Zéro.


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10.07.2020

George Soros est une légende. Multimilliardaire, l'homme a construit sa fortune par sa grand habileté sur les marchés financiers. Tant redouté qu'écouté par ces derniers, il a par ailleurs su se rendre indispensable auprès des grands de ce monde. Du camp Démocrate américain à l'Union européenne, des dirigeants africains à l'Université qu'il fonda en Hongrie, ses conseils et sa générosité englobent les domaines politique, économique et sociétal.
Car l'originalité de Soros, c'est avant tout d'avoir été l'un des premiers à être à la fois financier et philanthrope. Au travers de son ONG, l'Open Society, il se bat en effet pour construire des démocraties dites inclusives et dynamiques, au profit d'une société dite ouverte et progressiste.
Pourtant, malgré ses nombreux apports et bienfaits qu'on dit avoir été prodigués à l'ensemble de l'humanité, George Soros reste sous le feu nourri des critiques des "populistes" de tous bords. Comment l’expliquer ? Thibault Kerlirzin nous propose quelques clés pour y répondre.

Émission "La Méridienne", animée par Wilsdrof et Tesla et Beluga.

Folie identitaire : la contagion. Avec Mark Lilla et Nathalie Heinich sur France Culture.


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07.10.2018

L'identité, après avoir été défendue à gauche, est désormais instrumentalisée par la droite et l'extrême-droite. Il est nécessaire de revenir sur cette notion consubstantielle à l'être humain, et qui peut être utile à la compréhension de la société si elle n'est pas réduite à des usages politiques.
À cet effet, Nathalie Heinich et Mark Lilla qui publient respectivement Ce que n'est pas l'identité (Gallimard) et La gauche identitaire. L'Amérique en miettes (Stock), reviennent sur les usages et mésusages du concept d'identité.

Émission "Signes des temps", animée par Marc Weitzmann.

Renaissance. Avec Pierre-Yves Rougeyron pour le Cercle Aristote.


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05.07.2021

La fascination pour le déclin est une passion triste. Pour les peuples encore vivant et qui entendent rester debout, il y aura toujours un demain.
C'est ce vitalisme que nous nous devons d'avoir chevillé au corps, par respect pour l'héritage que nous ont légué nos ancêtres, mais peut-être encore plus pour ce que nous transmettrons à nos enfants.
La paranthèse de la décadence doit se referment pour laisser place à la renaissance.

Hors Champs. Avec Robert Linhart sur France Culture.


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01.02.2011

Retour sur l'expérience des "établis" en compagnie de Robert Linhart qui nous fournit par là le récit d'un intellectuel employé comme ouvrier dans une usine Citroën en 1968, le sien. Un témoignage exceptionnel qui revient sur certaine époque et son militantisme d'extrême-gauche maoïste.

Émission "Hors-champs", animée par Laure Adler.

Claude Lévi-Strauss (1908-2009), l'homme en perspective. Avec Monique Lévi-Strauss, Anne-Christine Taylor, Patrice Maniglier, Françoise Zonabend et Emmanuelle Loyer sur France Culture.


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11.02.2017

Né en 1908 à Bruxelles, Claude Lévi-Strauss grandit à Paris dans une famille de peintres. Chez lui, on chante Offenbach par cœur et on va à l'opéra même quand on n'a pas beaucoup d'argent. Pendant ses vacances dans les Cévennes, il se passionne pour la géologie, la nature, le camping.
Au début des années 30, il est un jeune agrégé de philosophie, qui a lu Marx et découvert Freud. Il est envoyé en province pour enseigner, mais c'est surtout son activité de militant socialiste qui le passionne. Il ressent par ailleurs le besoin de rompre avec l'enseignement traditionnel de la philosophie tel qu'il l'a reçu à la Sorbonne. Curieux de tout, il a envie d'embrasser le monde. C’est "un dimanche de l'automne 1934, à 9h du matin, sur un coup de téléphone" que tout se décide.
Il embarque pour le Brésil, invité à devenir professeur de sociologie à l'université française de Sao Paulo. C'est là, au cours de ses congés, qu'il entreprend ses premières expéditions à la rencontre des Indiens. Cette expérience est un baptême ethnographique, qui marque le tournant de sa carrière, et lui fournit la première matière de la révolution des sciences sociales qu'il s'apprête à mener.
De retour en France, les lois raciales de Vichy le contraignent à partir aux Etats-Unis en 1941 où il rencontre l'effervescence du monde de l'exil européen à New York, entre surréalisme et naissance du structuralisme.
Après-guerre, il revient en France et entreprend l'intense travail de l'écriture. Des décennies au cours desquelles Claude Lévi-Strauss réinvente l'anthropologie, discipline désormais affirmée, grâce à lui. En 1959, il est élu au Collège de France à la chaire d'anthropologie sociale.
Il publie La pensée sauvage en 1962, qui bouleverse la pensée occidentale sur les sociétés sans écriture : la frontière entre "elles" et "nous" s'estompe. La pensée n'est pas que dans le langage et la rationalité, elle est partout à l'œuvre.
Puis de 1964 à 1971, il publie son œuvre majeure, les quatre volumes de Mythologiques, une approche structurale des mythes, qui empruntent leur forme à la musique.
Avec l'œuvre de Lévi-Strauss, c'est une révolution du regard qui s'opère, une mise en perspective de tout ce qui nous fait en tant qu'individu et en tant que société.
D'œuvre en œuvre, il élabore ce "regard éloigné" qui nous fait prendre conscience que les notions que nous croyons les plus universelles sont encore le fruit d'une vision ethnocentriste du monde. Sa lecture est une expérience de transformation de soi.
Après avoir fortement influencé la recherche dans les années 60-70, la pensée de Lévi-Strauss est redécouverte aujourd'hui et révèle toute sa pertinence et son actualité.

Émission "Une vie, une oeuvre", produite par Irène Omélianenko.

"Le roman c'est le Sang de l'Homme". Avec Juan Asensio pour le Cercle Jean Mermoz.


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07.2021

Il devient salutaire de quitter la pression des événements médiatiques pour scruter les cieux littéraires. Ne se privant pas d'une critique acerbe contre nos écrivains contemporains, ces auteurs qui "jouent au Lautréamont portant cache nez et pantoufles", cet entretien en compagnie du critique littéraire Juan Asensio, centré sur son dernier ouvrage Le temps des livres est passé, nous permet de déceler quelques bribes de son exigence littéraire.
Loin de s'inscrire dans des discussions byzantines à propos des grands auteurs, sa critique est d'un style unique, alliant flamboyance et érudition. Entre Paul Gadenne, Bernanos et László Krasznahorkai, nous assistons à une suite d'éloge des grands écrivains à lire et à relire.
Longue vie au Stalker et longue vie aux petites petites structures qui se battent pour faire revivre la grande littéraure et qui soutiennent et la préservent par là un certain esprit Français !

L'éblouissant Chesterton. Avec Jacques Dewitte et Basile de Koch sur France Culture.


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08.05.2010

Écrivain de l'époque édouardienne, Gilbert Keith Chesterton (1874-1936) est un écrivain prolifique, essayiste, auteur de poèmes, de biographies, d'articles, de nouvelles policières. Et alors que deux essais de Chesterton, Hérétiques et Orthodoxie, viennent d'être réédités, ce sont deux inconditionnels de l'oeuvre qui viennent nous en parler.
Dans ce débat à teneur philosophique, le philosophe Jacques Dewitte et le journaliste et écrivain Basile De Koch parlent de ce qu'ils doivent à l'oeuvre de l'écrivain anglais Chesterton.

Émission "Répliques", animée par Alain Finkielkraut.

Venezuela, un coup d'Etat à l'ombre de la pandémie. Avec Romain Migus pour le Cercle Aristote.


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02.05.2020

Ecrivain et journaliste, Romain Migus nous partage son point de vue sur le Venezuela, pays dans lequel il a vécu une dizaine d'années, tant du point de vue intérieur qu'au niveau de ses relations internationales.
Spécialiste des révolutions latino-américaines et de la guerre médiatique, ses prises de position détonnent avec les commentaires habituels des médias institutionnels.

Émission "Entretien de la Quarantaine", animée par Pierre-Yves Rougeyron.