Agir malgré la décadence : David Engels répond aux questions de Julien Rochedy.


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11.2020

L'Occident est à bout de souffle, il est tard, probablement trop tard pour changer de cap, et ce qui viendra après la collision annoncée entre la bienpenseance et la réalité, nul ne le sait. Et pourtant, il faut vivre ; vivre avec le déclin de l'Europe, vivre avec la certitude que demain ne pourra qu'être pire qu'aujourd’hui ; vivre en sachant que les jours de la civilisation occidentale telle que nous la connaissions sont comptés.
Que faire ? Comment gérer sa vie au quotidien, comment se projeter, malgré tout, dans l’avenir, et surtout, comment faire pour léguer notre héritage en danger à nos descendants ?

Blake et Mortimer, immortels. Avec Pascal Ory sur France Culture.


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23.11.2019

Dans le monde merveilleux de la bande dessinée, celle que l'on peut désormais qualifier de classique, les duos s'épanouissent, les paires abondent, les couples font florès : il est ici question de la fameuse série Blake et Mortimer, d'Edgar P. Jacobs, sur laquelle nous nous penchons en compagnie de Pascal Ory.
Il va s'agir de comprendre ce que peut expliquer que cette oeuvre, qui remonte déjà loin en arrière (le troisième quart du XXe siècle) trouve, aujourd'hui encore, des échos tels que les albums que d'autres créateurs ont osé perpétuer depuis la disparition du créateur, connaissent actuellement des tirages énormes : plusieurs centaines de milliers, selon leurs éditeurs.
Est-ce donc un art spécifique de rejoindre des mythes éternels, entre les pharaons et l'Atlantide, de restituer les fascinations durables de l'archéologie, de nourrir une science-fiction d'anticipations lucides quant aux technologies et aux armements échappant à leurs créateurs, de donner vie à des stéréotypes indéracinables sur les peuples et sur les nations qui s'affrontent, et de porter, à la fin des fins, un optimisme tourmenté mais rassurant sur le triomphe du bien sur mal, des bons sur les méchants ?
Tout cela, oui, probablement, et davantage...

Émission "Concordance des temps", animée par Jean-Noël Jeanneney.

Entre sensationnalisme et émotion, où en est notre société ? Avec Anne-Cécile Robert sur Radio Néo.


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22.11.2018

Notre société est subjuguée par ses propres émotions. C'est en tout cas la thèse de la chercheuse et journaliste Anne-Cecile Robert qui a écrit un pamphlet questionnant l'omniprésence, voire le diktat des émotions dans le débat public et dans les décisions prises par nos hommes politiques.
Des marches blanches jusqu'aux causes humanitaires, de la culture de la victime jusqu'au sensationnalisme sans bornes des médias, la sensibilité est partout, l'émotion a toujours le dernier mot, souvent au détriment de la réflexion, du bon sens, et du rationnel.
La Stratégie de l'émotion, c'est le nom du livre paru chez Lux, qui démantèle cette toute-puissance du coeur.

Émission "Chaos", animée par Haekel Bekka.

Vers une sécession américaine ? Avec David Teuscher et Pierre-Yves Rougeyron sur TV Libertés.


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11.2020

Auteur de l'ouvrage Vers les Etats-Désunis ? aux éditions Perspectives Libres, le géopolitologue David Teuscher tente d'évaluer les incidences à long terme de l'élection américaine et de ses incertitudes sur un territoire et une société au bord de la sécession et de l'implosion.
Quelque soit le résultat définitif de l'élection, la fragmentation de la société américaine ne va aller que grandissante jusqu'à la sécession possible de certains Etats, regroupés en "méga-régions".
Et le tout au prix d'une guerre civile ? C'est l'une des grandes questions de cet échange.

Émission "Grand Angle", animée par Thomas Arrighi.

La Révolution française : luttes de classes, de genres et décoloniales. Avec Caroline Fayolle sur Radio Libertaire.


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2020

C'est notamment à partir de Bourgeois et bras-nus. Guerre sociale durant la Révolution française (Libertalia, 2013) de Daniel Guérin et de Les Jacobins Noirs. Toussaint Louverture et la Révolution de Saint-Domingue (Amsterdam, 2017) de C. L. R. James que l'historienne Caroline Fayolle revient sur les luttes de classe, de genre et les enjeux de décolonisation en France et à Saint-Domingue (Haïti) entre 1789 et 1804.
Plusieurs points de vue qui, croisés, permettent de renouveller la vision que l'on peut avoir de la Révolution française.

Émission "Sortir du capitalisme", animée par Armel Campagne.

Une analyse critique des théories de Francis Cousin. Avec Benoit Bohy-Bunel sur Radio Libertaire.


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2020

Du point de vue de la théorie critique, il est désormais impossible d'éviter de traiter le dossier Francis Cousin. Ce "philo-analyste" de profession, docteur en philosophie, n'hésite pas à répondre aux sollicitations de Radio Courtoisie, de TV Libertés ou encore à discuter pendant plus de trois heures avec Étienne Chouard, le tout en professant dogmatiquement une pensée marxienne qui serait celle des origines, débarrassée des rajouts successifs qui n'auraient fait qu'altérer sa substance subversive initiale.
Enfilant les perles et les poncifs éculés jusqu'à la corde, son audience n'a pourtant cessé d’augmenter, jusqu'à devenir celle d'un leader d’opinion.
C'est en compagnie du professeur de philosophie et militant de l'Union Communiste Libertaire Benoit Bohy-Bunel que cette émission produit une analyse critique "radicale et définitive" des théories fumeuses et dangereuses de Francis Cousin.

Émission "Sortir du capitalisme", animée par Armel Campagne.

Esclavage, l'histoire à l'endroit. Avec Bernard Lugan sur Radio Courtoisie.


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10.09.2020

Le 10 mai 2001, en votant la "Loi Taubira", les députés français ont imposé une vision idéologique et manichéenne de la traite esclavagiste.
Cette loi ne dénonce en effet que la Traite pratiquée par les Européens. Elle fait l'impasse sur les Traites arabo-musulmanes, afin que, selon Christiane Taubira, "les jeunes Arabes (…) ne portent pas sur leur dos tout le poids de l'héritage des méfaits des Arabes" (L'Express, 4 mai 2006).
En pliant sous "l'air du temps", les députés français ont donc effacé de la Mémoire collective des millions de victimes. A commencer par ces femmes et jeunes filles razziées dans ce que les conquérants arabes appelaient la "moisson berbère". Ibn Khaldun évoque à ce sujet les "belles esclaves berbères, de toison couleur de miel". Et que dire des enlèvements opérés jusque dans les années 1800 en mer et le long des rivages méditerranéens européens ?
Cette loi fait également l’impasse sur le rôle des Africains eux-mêmes. En Afrique sud-saharienne, les Européens, dont il n'est évidemment pas question d'évacuer la part de responsabilité, n'ont pas participé à la chasse aux esclaves, attendant sur le littoral que leur soient livrés les captifs. Il dépendait donc in fine de leurs partenaires africains d’accepter ou de refuser de leur vendre leurs "frères". La réalité est qu’une partie de l'Afrique s'est enrichie en vendant l'autre partie.
Loin des nuées et des manoeuvres culpabilisatrices, le travail de Bernard Lugan nous donne les moyens de réfuter une histoire officielle dont la finalité est de paver la route de la repentance.

Émission du "Libre journal de chrétienté", animée par Guillaume de Tanouärn.

GAFA, reprenons le pouvoir. Avec Joëlle Toledano à l'Université Côte d'Azur.


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21.09.2020

Il y a vingt ans Apple entamait avec le retour de Steve Jobs sa seconde vie. Google et Amazon étaient des start-up et Facebook n'existait pas. Vingt ans après, les GAFA font partie des entreprises les plus puissantes au monde.
N'avons-nous pas fait preuve de naïveté face à ces jeunes pousses qui se réclamaient de la liberté d'entreprendre et de l'innovation ? Peut-on encore lutter contre ces empires plébiscités par les consommateurs et aux ambitions sans limite ?
Joëlle Toledano montre comment les GAFA arrivent à s'extraire du droit commun, à verrouiller la concurrence, à définir leurs propres règles en s'appuyant sur l'efficacité des outils numériques. Dénonçant notre retard face à ces entreprises sophistiquées et agiles, elle nous exhorte à comprendre ce nouveau monde et à reprendre l’initiative.
La transformation numérique est rapide, bouleverse les chaînes de valeur. Les intérêts de court terme sont souvent opposés à ceux de long terme, d'où les difficultés à définir l'intérêt général. Donnons-nous les moyens de fabriquer les institutions du XXIe siècle au service du bien commun !

Penser, c'est rendre grâce. Avec Pierre Magnard pour le Cercle Aristote.


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08.12.2020

"Retrouver le pays natal, pouvoir se prévaloir d'un authentique retour aux origines, c'est ainsi que l'on devient philosophe, pour reprendre pied quand le sol vient à se dérober."
C’est à emprunter un chemin d'écolier que nous invite le dernier livre de Pierre Magnard. Un chemin qui part d'une rencontre, celle de la pensée de Heidegger, dans la khâgne de Jean Beaufret en 1946, où se joue l'intime d'une vocation philosophique.
Un chemin jalonné d'anecdotes savoureuses, où l'on croise toutes les grandes figures de la pensée française de la seconde moitié du XXe siècle, de Gandillac à Boutang, de Foucault à Michel Henry, dialoguant avec Platon, Montaigne ou Bergson.
Un chemin où l'âme d'un vieux maître d'école se recueille pour mieux se livrer, et "conjuguer une fois encore la poussière et l'étoile".

Bram Stoker (1847-1912) : dans l'ombre de Dracula. Avec Dacre Stoker Noel Dobbs, Jean Marigny, Alain Pozzuoli et Philippe Chassaigne sur France Culture.


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29.12.2009

Si tout le monde sait que Dracula est un roman, moins nombreux sont ceux qui connaissent le nom de son auteur : Bram Stoker (1847-1912) fait, en effet, partie de ces écrivains que le succès de leur œuvre a éclipsé.
Un anonymat peu mérité puisque l'écrivain irlandais est à l'origine de l'un des plus grands mythes de l'histoire de la littérature et du cinéma : Dracula, son personnage, étant devenu l'archétype même du vampire. Qui était vraiment Bram Stoker ? Certains le considèrent comme l'auteur d'un unique chef d'œuvre, d'autres comme un prude bourgeois victorien, farouche partisan de la censure...
Pas si sûr ! Dans son roman Dracula, on perçoit un tout autre visage : la figure monstrueuse du vampire, l'érotisme des personnages laissent transparaître une âme bien plus trouble. Derrière le costume du conservateur conformiste se cache de toute évidence un autre être, un Bram Stoker que cette émission nous invite à découvrir.

Émission "Toute une vie", produite par Céline du Chéné.

Roswitha Scholz et la critique de la valeur-dissociation. Avec Benoit Bohy-Bunel et Clément Homs à la Librairie Terra Nova de Toulouse.


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17.01.2020

Roswitha Scholz est, aux côtés de Robert Kurz et des membres de la revue Exit !, l'une des principales théoriciennes en Allemagne du courant de la critique de la valeur-dissociation (Wert-Abspaltungskritik). Elle s'attache à théoriser le lien entre capitalisme et patriarcat moderne ainsi que les métamorphoses de ce patriarcat, et à dépasser les féminismes de l'égalité et de la différence, comme les féminismes intersectionnels, déconstructionnistes, matérialistes, écoféministes ou de la "lutte des classes".
Avec son théorème de la "valeur-dissociation", Roswitha Scholz propose une critique féministe du patriarcat capitaliste au-delà du progressisme politique, du marxisme traditionnel et de tous les développements postmodernes. Elle effectue une critique radicale de la modernité comprise comme patriarcat producteur de marchandises, ce qui la conduit à refuser de se laisser enfermer aussi bien dans la croyance en un progrès immanent de la modernité, que dans les "contradictions secondaires ", l'essentialisme naturalisant ou le différentialisme post-structuraliste.

Rousseau, Kant, Marx, Clouscard : clefs de lecture sur ERFM.


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2021

L'apport théorique de Michel Clouscard est immense. Mais aussi important soit-il, il se révèle parfois difficile à comprendre pour le néphyte !
Cette série d'interventions vise à replacer ses travaux dans la tradition des grandes percées conceptuelles qui ont mené à l'élaboration la plus avancée du matérialisme historique et dialectique, soit le mouvement engagé par Rousseau (état de nature/état civil, être suprême, volonté générale et psyché) et se prolongeant par Kant (théorie de la connaissance), Hegel (dialectique) et Marx (valeur d'usage et valeur d'échange, fétichisme de la marchandise, dans son oeuvre maîtresse Le Capital), jusqu'à Clouscard lui-même.
Monisme dialectique, infrastructure et superstructure, néo-kantisme, structuralisme dynamique en inclusion, antéprédicatif : autant de concepts qui sont clairement expliqués et contextualisés par l'étude plus particulière du Traité de l'amour fou et de Critique du libéralisme libertaire de Michel Clouscard.
Les difficultés, la structure du texte et la problématique sont clairement définies afin de nous permettre d'accéder au concept de libéralisme(-libertaire), matrice de toute l'histoire des idées politiques depuis la Révolution française, dont la genèse permet d'expliquer les évolutions du capitalisme depuis deux siècles, en apparence contradictoires.