Hegel, le politique et l'esthétique : Dominique Pagani répond aux questions de Loïc Chaigneau.


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07.06.2017

Dans sa préface à la Phénoménologie de l’esprit, Hegel signale qu' "À la facilité avec laquelle l’esprit se satisfait, on peut mesurer l’étendue de sa perte." Il vise ainsi le poématisme absolu de Schelling, troquant la richesse du poème contre la palette d’un peintre limitée à deux couleurs : "le rouge pour la scène historique et le vert pour les paysages selon la demande". Réduisant encore cette binarité, notre temps ("Chaque philosophie ne fait que résumer son temps dans la pensée"), censure le rouge au profit du seul vert ; la couleur, très "völkisch", des "Forêts teutonnes" qui dominent Fribourg ; un vert désencombré de l’histoire : celui de l'écologie politique, qui "en a marre du gaullo-communisme" (D. Cohn-Bendit), ou du Medef qui dit vouloir "en finir avec le C.N.R." (D. Kessler).
En entreprenant cette discussion sur Hegel, Dominique Pagani s’est efforcé, par pur souci esthétique, d'y restituer une légère touche de rose ; celle qui nous embaume "dans la croix de la souffrance présente" : on l’aura compris nous sommes ici en représentation, au théâtre. Partant, le problème de la connaissance, n’y paraît qu’à la lumière qui achève toute dramatique ; à commencer par celle que notre Ulysse de l’esprit nomme "la religion esthétique" : la Reconnaissance.

Au régal du management : portrait intellectuel d'un jeune philosophe. Avec Baptiste Rappin, Juan Asensio et Rémi Soulié sur Radio Courtoisie.


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28.06.2017

Quel pan de notre vie, aujourd'hui, ne se trouve pas aux prises avec le management ? Qui pourrait bien se targuer d'échapper à cette lame de fond qui bouleverse en profondeur les structures mentales de nos sociétés avancées ?
Force est pourtant de constater le flou conceptuel qui entoure le management : son arrivée dans le langage courant a en effet pour corollaire d'en masquer le sens, y compris aux premiers intéressés, les managers et les managés. De ce point de vue, il s'avère expédient de reprendre la réflexion à la racine : le management est un projet technoscientifique, dont les soubassements sont théologiques mais la portée anthropologique et politique.
Que se passe-t-il alors quand le management pénètre des sphères qui lui étaient initialement étrangères ? Qu'arrive-t-il aux institutions quand l'optimisation du fonctionnement devient leur raison d'être ? Quels rapports le management entretient-il au Vrai (et à l'Université), au Bien (et à l'État) et au Beau (et à l'Art) ?
Tels sont les enjeux du travail de Baptiste Rappin qui, par le détour de la philosophie, n'hésite pas à hisser la réflexion sur le management à son véritable niveau : celui de la civilisation et de l'identité européennes en butte au nihilisme de la Technique.

Emission du "Libre Journal des débats", animée par Charles de Meyer.

Accéleration, une critique sociale du temps. Avec Hartmut Rosa à la Comédie du livre de Montpellier.


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29.05.2011

La vie moderne est une constante accélération. Jamais auparavant les moyens permettant de gagner du temps n'avaient atteint pareil niveau de développement, grâce aux technologies de production et de communication ; pourtant, jamais l'impression de manquer de temps n'a été si répandue.
Dans toutes les sociétés occidentales, les individus souffrent toujours plus du manque de temps et ont le sentiment de devoir courir toujours plus vite, non pas pour atteindre un objectif mais simplement pour rester sur place.
Hartmut Rosa examine les causes et les effets des processus d'accélération propres à la modernité, tout en élaborant une théorie critique de la temporalité dans la modernité tardive en reprennant notamment la question de l'aliénation à la lumière de la vie accélérée. Car sous la pression d'un rythme sans cesse accru, les individus font désormais face au monde sans pouvoir l'habiter et sans parvenir à se l'approprier.

Notes de lecture, par Michel Drac.


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2017

Michel Drac, analyste politique et prospectiviste bien connu, s'arrète sur quelques livres importants qui parlent de notre époque, de ses dérives et qui donnent une idée de la dynamique historique qui est la notre.

L'Océan Pacifique, nouvelle Méditerranée ? Avec Bruno Gollnisch au Cercle Aristote.


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22.05.2017

Le Pacifique devient chaque jour un peu plus au centre des préoccupations du monde. C'est un espace fragmenté, jalloné de rivalités entre grandes puissances et qui peut devenir un espace conflictuel.
Pour comprendre les grandes lignes géopolitiques qui traversent cette région et les conflits actuels, Bruno Gollnisch, homme politique mais également professeur de droit international et japonisant, nous livre un exposé clair et érudit.

Charles Taylor et le Moi, jamais sans les autres. Avec Patrick Savidan et Bernard Gagnon sur France Culture.


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23.02.2012

Il est impossible de saisir toute la richesse et toute la complexité de l'identité du sujet moderne sans considérer comment notre conception du moi s'est développée à partir des images anciennes de l'identité humaine. Il s'agit donc de comprendre la révolution inouïe qui a fait que les modernes se voient comme des êtres doués d’intériorité, comme des "moi" ayant une profondeur.
C'est le travail qu'a mené Charles Taylor dans son ouvrage Les Sources du moi et qui nous est présenté ici.

Emission "Les Chemins de la philosophie", animée par Adèle Van Reeth.

Sécession. Avec Julien Rochedy sur TV Libertés.


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07.2017

Pour cet entretien de juillet 2017, Julien Rochedy et Christopher Lannes reviennent pour un 4e épisode de "Sécession".
Au sommaire : l’actualité politique avec notamment les premiers jours du président Macron, les résultats des élections législatives, une réflexion sur les différences entre les libéralismes de droite et de gauche et, pour terminer, une partie questions-réponses un peu plus détendue...

Le capitalisme et sa dynamique de destruction écologique. Avec Armel Campagne pour Nuit Debout à Paris.


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27.05.2016

Depuis quelques années, la catastrophe climatique annoncée occupe le premier plan des discussions. Exception faite de la baisse intervenue durant l’année de récession 2009, l’émission mondiale de CO2 continue d’augmenter inexorablement.
Et si le débat public dans les centres capitalistes interprète la crise économique, en dépit de sa persistance, comme un phénomène purement passager, il perçoit en revanche parfaitement que la crise écologique procède des fondements mêmes du mode de vie moderne.
La contradiction n’est en effet que trop manifeste entre, d’un côté, les impératifs économiques de la croissance et, de l’autre, la finitude des ressources matérielles et de la capacité du milieu naturel à absorber les déchets produits par la civilisation.
Il est donc impératif de penser la dynamique de destruction écologique par le "fait social total" (Marcel Mauss) que constitue le capitalisme.

Changer de révolution : l'inéluctable prolétariat. Avec Jacques Ellul répondant aux questions de Joyce Main Hanks.


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23.11.1981

Le prolétariat, affirme Jacques Ellul, n’a pas été un produit du seul capitalisme, mais bien de la société industrielle elle-même. Ainsi, la révolution soviétique, la "voie chinoise", tout comme l’évolution du tiers monde, aboutissent à la création d’un immense prolétariat mondial.
Toutes les révolutions ont échoué, en cédant à la fatalité industrielle et technicienne du capitalisme qu’elles entendaient combattre.
Et pourtant, au début des années 80, la première vraie révolution semble devenir possible. Pour quelles raisons ? À quelles conditions ? Sommes-nous encore capables d’une véritable espérance révolutionnaire ?

Jacques Chancel s'entretient avec Bertrand de Jouvenel, sur France Inter.


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09.09.1976

Bertrand de Jouvenel, journaliste et essayiste, revient sur son parcours et son oeuvre.
Après avoir abordé son enfance et ses années de formation, il nous raconte ses années de maturité. Vie à la campagne, opinions politiques, intérêt pour l'écologie, importance de l'enseignement, culte du progrès : il répond longuement aux questions de Jacques Chancel.

Cet étrange monsieur Monnet. Avec Bruno Riondel au Cercle Aristote.


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26.06.2017

Né à Cognac en 1888, Monnet a eu une longue existence et une influence déterminante sur de très nombreuses décisions qui façonnent encore notre vie contemporaine.
Mais qui était-il vraiment ? Difficile de le savoir avec exactitude, tant l’homme a méticuleusement brouillé les pistes.
Héritier de la maison de cognac familiale, il a voyagé très tôt dans les pays anglo-saxons (USA et Royaume-Uni). Réformé en 1914, il occupe l’un des premiers postes "interalliés" et vit le plus souvent à Londres. En 1940, il s’oppose à la proclamation de la "France Libre" de De Gaulle et devient l’un des principaux interlocuteurs de Roosevelt.
A la fin de la guerre, le projet d’une Europe fédérale est prêt...

Jésus est juif en Amérique. Avec Célia Belin sur la RTS.


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26.08.2012

L’alliance solide et profonde qui unit les États-Unis et Israël depuis plus de soixante ans est communément attribuée à l’influence d’un lobby juif tout-puissant qui tirerait les ficelles de la politique étrangère américaine au Moyen-Orient. Or cette vision réductrice néglige un aspect essentiel de la question : aujourd’hui, aux États-Unis, les supporters d’Israël les plus fervents et les plus nombreux sont issus de la droite chrétienne.
Ces partisans dévoués de l’État juif, que l’on appelle chrétiens sionistes, sont convaincus qu’il relève de leur devoir religieux d’aimer et de protéger Israël. En une quarantaine d’années, ils ont gagné une influence sans précédent dans le système politique, aidés par l’explosion du conservatisme et par leur partenariat avec les faucons israéliens. De George W. Bush à Sarah Palin, le soutien à Israël est désormais une figure imposée pour tout candidat républicain.
En plongeant dans l’univers exalté des chrétiens sionistes, Célia Belin nous révèle l’extraordinaire montée en puissance d’un mouvement politique inspiré d’une théologie fondamentaliste et radicale, acteurs incontournables de la vie politique américaine.