Réseaux et communication. Avec Pierre Musso au Centre Pompidou.


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04.12.2015

Une nouvelle divinité s'installe, une divinité technicienne dont Internet n'est qu'une des lumineuses apparitions : le Réseau. Partout la figure du réseau s'impose pour réenchanter la vie quotidienne et réinterpréter le monde contemporain. Objet fétiche pour le culte contemporain du mouvement, du passage et de la connexion, le réseau relie le présent et l'avenir.
L'exposé de Pierre Musso permet de suivre le travail de formalisation du réseau, considéré comme une forme artificielle, celle du filet et du tissu, jusqu'à aujourd'hui où il est devenu le mode de représentation principal de l'ensemble de la société.
L'invention du réseau introduit à la recherche de structures réticulées observées ou imaginées, pour expliquer le corps humain, notamment le cerveau, éclairer la nature, ou analyser la société.

Agrippa d'Aubigné (1552-1630). Avec Gilbert Schrenck, Gisèle Mathieu-Castellan, Franck Lestrigant, Gilles Jallet, Henri Weber et Dominique Grandmont sur France Culture.


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21.07.1988

Agrippa d'Aubigné est né en 1551 près de Pons en Saintonge. La voix de Jean-Paul Zehnacker, père protestant, lui donne une éducation humaniste et le plonge aussi à 8 ans dans la guerre civile.
Il rejoint les armées protestantes à 19 ans et commence à écrire Les tragiques sous le choc des massacres de la St Barthélemy. Il est ensuite aux côtés de Henri de Navarre dans la lutte de celui-ci pour l'accession au trône.
Après l'abjuration de celui-ci, il donnera une suite au combat par la plume en rédigeant une Histoire Universelle et des satires religieuses et sociales. Il finit ses jours en exil à Genève en 1630.
Ses œuvres majeures sont Le Printemps, poèmes de jeunesse, à la violence pour la combattre et inverse le mouvement de la mort pour celui de la vie, entourée par les sentiments de la pitié et de l'amour.
Cette émission tente de restituer la figure complexe de l'homme et l'élan irrésistible qui traverse et emporte son auteur au-dessus des désastres de la guerre afin de rejoindre le Plan de Dieu. Est-ce seulement du Dieu protestant ?

Émission "Une Vie, une Œuvre", animée par Marc Floriot.

Qu'est ce que la Terreur ? Avec Jean-Clément Martin pour Les voix de l'histoire.


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11.2017

C'est à l'occasion de la sortie de son livre La Terreur. Vérités et légendes (Editions Perrin) que l'historien de la Révolution française Jean-Clément Martin revient sur l'histoire cette notion et démonte les mécanismes qui ont fait d'une invention politique opportuniste une réalité historique avérée dont le sens protéiforme se glisse au service d'intérêts de toutes sortes : politique, religieux, philosophique, esthétique...
Loin des interprétation maximaliste ou téléologique, une mise au point passionnante et nécessaire, car prudente et sourcée !

La pensée de Clément Rosset. Avec Frédéric Schiffter, Nicolas Delon, André Martins et Santiago Espinosa sur France Culture.


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01.2009

Pourquoi se compliquer l'existence, alors qu'on peut faire simple ? Pourquoi voir double, alors qu'on peut voir clair ? Parce qu'au fond, c'est plus facile. Comme il est plus facile de fuir le bonheur, que d'être heureux...
Bienvenue dans la philosophie de Clément Rosset, une pensée inaccessible aux érudits !

Émission "Les nouveaux chemins de la connaissance", animée par Raphaël Enthoven.

Henry de Monfreid. Avec Daniel Grandclément sur France Inter.


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22.05.2015

Né dans l'Aude en 1879, Henry de Monfreid a mené une vie d'aventures qui l'ont conduit sur tous les continents, particulièrement le continent africain.
Très vite, il se frotte à la vie active, travaille pour la Société Maggi dont il est renvoyé. Il achète alors une laiterie qui fait faillite et gravement atteint par la fièvre de Malte, il suit sa convalescence chez son père. Là, il rencontre une jeune allemande, Armgart Freudenfeld qu'il épouse en 1915. Ce passionné des mers et des horizons lointains s'installe à Djibouti et se lance dans le négoce des peaux et du café.
Cette vie trépidante, au cours de laquelle il se découvre une vocation photographique, lui inspire son premier récit autobiographique Les secrets de la mer rouge.
Pendant la Première Guerre mondiale, il espionne les positions turques pour le compte des autorités françaises et vit de différents trafics.
Arrêté à la fin de la Seconde Guerre mondiale pour intelligence avec le gouvernement italien du Duce, il est déporté au Kenya. Il y reste jusqu'à son retour en France en 1947 où il s'installe à Ingrandes dans l'Indre.
Peinture, musique et surtout écriture occupent la fin de sa vie. Un dernier voyage à la Réunion lui inspire Mon aventure à l'ile des Forbans. Il meurt à Ingrandes à l'age de 95 ans.

Émission "Affaires sensibles", animée par Fabrice Drouelle.

Idéaux d'autonomie, santé mentale, psychologie. Avec Alain Ehrenberg pour l'Association des Conseillers d'Orientation Psychologues de France.


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20.09.2017

La création du corps unique des psychologues de l’Éducation Nationale s’inscrit dans la dynamique d’ascension des questions qu’on appelle de "santé mentale". Celles-ci ne relèvent plus seulement de la psychopathologie des maladies mentales, elles se sont élargies à des enjeux de socialisation, donc de désocialisation, et traversent de part en part la vie sociale, dont l’école.
La conférence d'Alain Ehrenberg porte sur le grand changement sociologique qui en constitue le contexte moral et social : nous sommes passés, entre les années 1970 et le tournant du 21e siècle, d’une société où l’on protégeait par des statuts à une société où il s’agit de sécuriser des parcours de vie en les accompagnant.
Cela tient à ce que nous vivons désormais dans un individualisme de capacité imprégné par les idées et valeurs de l’autonomie.

Une conférence qui se tient lors des 66èmes journées nationales d’étude à Lyon.

Le jeu des espaces : réflexions à partir de Carl Schmitt. Avec Jean-François Kervegan au Collège de France.


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31.03.2016

La réflexion sur les enjeux de territoire et la récusation d'une unité politique du monde sont des motifs récurrents de l’œuvre de Carl Schmitt, malgré les ruptures apparentes ou réelles qu’elle comporte. Ils sont présents dans les écrits de la période décisionniste (1920-1933), où ils illustrent le fantasme d’un dépassement définitif du conflit politique.
Durant la période national-socialiste, Schmitt oppose sa théorie du "grand espace" et des Empires aux rêves mondialistes, d’autant plus dangereux qu’ils servent les intérêts d’une puissance aspirant à l’hégémonie, les États-Unis.
Mais c’est dans les écrits postérieurs à 1945 que cette approche devient centrale, en même temps que la réflexion désabusée sur "le nouveau nomos de la terre" qui pourrait succéder au jus publicum europaeum de l’époque moderne.
En fin de compte, le rejet constant du rêve d’une unification politique illustre à la fois la conviction étatiste de Schmitt et son refus d’une philosophie rationaliste de l’histoire.

L'outil de défense français. Avec Nicolas Dhuicq au Cercle Aristote.


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30.10.2017

Qu'avons-nous fait de notre armée ? Le personnel politique est-il allé trop loin dans la réduction des dépenses ?
Nicolas Dhuicq, ancien député, membre de la commission de la défense nationale et des forces armées et spécialiste des questions militaires nous donne un panorama complet de notre outil de défense, de ses faiblesses et des menaces qui pèsent sur lui.

Qu'est-ce qu'être républicain aujourd'hui ? Avec Jean-Fabien Spitz pour les Amis de la Liberté à Nice.


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15.10.2016

Le modèle républicain en France appartient-il au passé ? La réponse à cette question ne semble plus faire de doute aujourd'hui.
Pour les libéraux, le modèle jacobin fantasme l'égalité abstraite de tous les citoyens mais il ne réussit, au nom de cet idéal, qu'à étouffer la société civile sous le poids de la bureaucratie et à paralyser les initiatives et la liberté des individus.
Les partisans déclarés de la république tiennent, pour leur part, que le projet d'autogouvernement est une arme de résistance à la marchandisation et à la transformation de la société politique en servante de la production et des échanges.
Si les libéraux ne veulent voir que l'économie, ils ne veulent voir que le politique, et demeurent convaincus qu'une société d'individus sans projet politique commun est vouée à la dévitalisation. Or le républicanisme français a toujours été autre, porteur d'une philosophie politique originale.
Profondément individualiste, elle pose que l'aspiration centrale de l'homme moderne - le bien être - est un objectif créateur de lien social pour autant qu'il est poursuivi dans des conditions d'égalité des chances. Cette égalité, qui légitime aux yeux de tous la quête individuelle du bien être, seule la présence de la puissance publique dans le jeu social la rend possible. Les sociétés modernes sont cimentées par la représentation de l'égalité de leurs membres. Or cette égalité trouve sa réalité non pas dans l'activité abstraite des citoyens débattant les uns avec les autres de ce qu'ils veulent faire ensemble, mais dans la construction d'un mode de répartition qui assure à chacun la même chance de vouloir et de faire par lui-même. Le fondement de l'être ensemble n'est pas l'action commune mais la justice de son objet.
Inactuel, le républicanisme ?

L'Espagne en crise. Avec Nicolas Klein au Cercle Aristote.


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23.10.2017

La récente crise espagnole a fait naître, comme les champignons après la pluie, toute une génération de "spécialistes" qui avaient autant d'avis sur notre grand voisin que d'ignorance sur sa réalité.
Nicolas Klein, hispanisant, nous présente son premier livre qui revient sur le poids de l'histoire, sur la vie politique espagnole et sur les grands défis auxquels l'Espagne est confrontée.
Face à l'incompréhension des français sur notre grand et si proche voisin, Nicolas Klein accomplit un travail de réinformation des plus utiles.

Les grands textes de la religion industrielle et du management. Avec Pierre Musso à l'Institut d'Etudes Avancées de Nantes.


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25.04.2017

L’industrie est une vision du monde. Avant d’être machinisme, elle est une grande machinerie intellectuelle. Nous vivons et nous croyons dans les "Révolutions industrielles" qui se multiplient depuis deux siècles.
Le travail de Pierre Musso porte un regard anthropologique et philosophique de l'Occident sur lui-même. Cet Occidental selfie met au jour sa puissante religion industrielle, jamais vue comme telle.
L’industrie absorbe tout. Elle fait tenir l’architecture culturelle de l’Occident. Car l’Occident a bien une religion. Il ne s’est produit aucune "sécularisation". La religion ne peut disparaître : elle se métamorphose. Avec la "Révolution industrielle", un "nouveau christianisme" technoscientifique a été formulé.
Pierre Musso donne à voir la naissance, dans la matrice chrétienne, d'une religion rationnelle qui est désormais notre croyance universelle. L'esprit industriel s'est emparé du plus grand mystère de l'Occident chrétien, celui de l'Incarnation, et l'a inscrit dans divers grands Corps pour transformer le monde : ceux du Christ, de la Nature, de l'Humanité et de l'Ordinateur.
Pierre Musso explore la généalogie de la religion industrielle et met en évidence trois bifurcations majeures institutionnalisées dans le monastère (XIe-XIIIe siècles), la manufacture (XVIIe-XVIIIe) puis l'usine (XIXe), avant de constituer l’entreprise (XXe-XXIe). Son élaboration s'est accomplie sur huit siècles pour atteindre son apogée avec la "Révolution managériale", la cybernétique et la numérisation.
La religion industrielle a produit un corpus philosophique, quelques bibles encyclopédiques, un puissant imaginaire et un grand théâtre usinier. Elle s'est construite à l'ombre de l'État et contre la religion politique, longtemps de façon souterraine. Désormais, l'Entreprise porte et exporte la religion industrielle alors que l'État voit sa symbolique politique se dilapider.

Quand l'Amérique voulait détruire de Gaulle. Avec Eric Branca au Cercle Aristote.


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04.09.2017

Pourquoi de Gaulle refusa-t-il, en 1964, de présider les commémorations du vingtième anniversaire du débarquement allié en Normandie ? Parce qu'il se souvenait que, sans sa volonté farouche de faire échec aux plans de Roosevelt, la France ruinée de 1944 n'aurait pas été traitée autrement que l'Allemagne vaincue, privée d'une fraction de son territoire et placée sous administration militaire américaine. Pis, c'est sur une partie des élites de Vichy que, durant tout le confit, la Maison-Blanche avait misé pour barrer la route à l'homme du 18 Juin.
Grâce aux archives déclassifiées, mais aussi à des témoignages inexploités, il est désormais possible de raconter pour la première fois cette "guerre de trente ans" qui, de 1940 à 1969, opposa le Connétable de la France libre à la volonté de puissance des Etats-Unis. Alors que, aux instants les plus cruciaux de la guerre froide, le soutien du Général resta toujours acquis à Washington, le Département d'Etat et la CIA ont beaucoup tenté pour l'éliminer de la scène internationale.
Du financement du FLN algérien au concours prêté à l'OAS, de l'espionnage nucléaire à la corruption d'une partie de la classe politique française, en passant par l'enrôlement d'Hollywood dans la croisade antigaulliste, Eric Branca raconte avec verve l'histoire secrète et inédite d'un conflit rendu d'une brûlante actualité par l'élection de Donald Trump.