La gnose, tumeur au sein de l'Eglise, par Etienne Couvert.


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1991

"Dans toute l'histoire humaine, la pensée et la vie n'ont que deux formes fondamentales : la catholique et la gnostique." Cette affirmation sans détours du père Meinvielle traduit parfaitement l'état d'esprit d'Etienne Couvert.
Cette conférence est donc un exposé des grandes thèses de la pensée gnostique et permet de mesurer leur pénétration dans notre civilisation moderne.
Un travail indispensable à la connaissance d'un des pires ennemis de l'Eglise catholique.

Les non-musulmans en islam : entre mythes et réalités. Avec Youssef Hindi chez E&R à Bordeaux.


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14.01.2017

Il existe aujourd'hui une réelle déformation quant à la perception qu'ont les non-musulmans de l’islam. Ce biais de perception est d'ailleurs encouragé et exploité dans le cadre de la stratégie du choc des civilisations qui vise à opposer un monde chrétien monolitique à un espace musulman qui le serait tout autant.
L'historien Youssef Hindi, fidèle à sa méthode de contextualisation historique combinée à une étude exégétique minutieuse, s'emploie dans cette conférence à étudier les rapports complexes, souvent méconnus ou oubliés, de la chrétienté et du monde musulman. Car de la naissance et de l’expansion de l’islam à aujourd'hui, ces rapports ont évolué et le statut des minorités chrétiennes en terre d'islam a grandement évolué.
Au-delà des croyances et des mythes simplistes, un retour au sérieux des études historique et exégétique est salutaire !

Ecrivains dans la Grande Guerre. Avec François Angelier et Laurence Campa aux Rendez-vous de l'histoire de Blois.


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11.10.2013

Voici un parcours littéraire et poétique au cœur de la Première Guerre mondiale à travers le regard et la voix d'écrivains qui l'ont vécue, des premières lignes à l'arrière, de la veille du conflit à ses lendemains. Sont notamment évoquées de grandes figures de langue française, mais aussi allemande et anglaise.
Ces hommes, qui ont partagé le destin de millions de leurs contemporains et payé comme eux un très lourd tribut, ont transcendé l'expérience inouïe de la guerre par la littérature. Leur parole singulière s'exprime de façon forte et originale dans des lettres, des récits ou des poèmes.

Court traité de la servitude religieuse, par Denis Collin.


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05.2017

"La critique de la religion est pour l'essentiel terminée" : voilà ce que Marx écrivait en 1843 (Critique de la philosophie du droit de Hegel).
Le début du XXIe siècle semble lui donner tort. Fondamentalismes, djihadisme, terrorisme : ceux qui pensaient que nous étions définitivement entrés dans un monde matérialiste en sont pour leurs frais.
Mais il existe une tradition philosophique pour laquelle vivre sous la conduite de la raison permet de s'émanciper de la servitude religieuse. Il s'agit donc d'en revenir aux principes afin d'examiner ce qu'il en est du fait religieux aujourd'hui.

Nietzsche, le rebelle aristocratique. Avec Domenico Losurdo au séminaire "Marx au XXIème siècle".


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09.04.2016

Chez Nietzsche, les analyses philosophiques et littéraires fascinantes se mêlent à des thèmes répugnants comme "le nouvel esclavage", "l’anéantissement des races décadentes", "l’anéantissement de millions de ratés". Nous sommes en présence d’un philosophe qui, en remettant en question deux millénaires d’histoire, repense et critique les plates-formes théoriques qu’il élabore lui-même au fur et à mesure.
La contextualisation historique et la reconstruction de la biographie intellectuelle de Nietzsche sont donc la condition pour saisir la cohérence tourmentée ainsi que la grandeur d’un penseur qui, à partir de son "radicalisme aristocratique" et tout en caressant des projets d’une indicible violence, entonne un contre-chant sacrilège de l’histoire et des mythologies de l’Occident.

Géostratégie et polémologie. Avec Caroline Galactéros chez Régis Debray sur France Culture.


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21.10.2016

Caroline Galacteros, Colonel au sein de la réserve opérationnelle des Armées et directrice du cabinet d'intelligence stratégique Planeting, s'emploie à lire notre société à travers ses façons militaires : stratégie et anthropologie sont alors utilisés comme des miroirs.
Le constat est clair : notre occident possède une évidente supériorité technologique mais fait preuve, en même temps, d'une grande fragilité stratégique. Vivons-nous une utopie technologique globale ? Nos sociétés post-modernes peuvent-elles sortir du piège de la profusion matérielle et de l'appauvrissement éthique ?
Enfin, quelle cohérence existe-t-il entre l'instance politique et l'instance militaire ?

Emission "Les Discussions du soir", animée par Régis Debray.

Savoir d'où l'on vient pour savoir où l'on va. Avec Jean Sévillia et François-Xavier Bellamy pour les Eveilleurs d'Espérance à Versailles.


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16.11.2016

Réunis pour parler de la crise de la transmission, les deux conférenciers ont su à la fois poser un diagnostic réaliste et évoquer des raisons d'espérer et de continuer à s'engager pour la défense de notre culture et de notre histoire.
Car nous devons garder à l'esprit que l'histoire et la culture sont nos biens les plus précieux. Ils constituent un  capital bien particulier qui, à l'inverse des tous les autres, se multiplie en se partageant !
Il n’y a pas de fatalité : à nous de réinvestir le champ culturel, médiatique et l'enseignement afin de porter ce message.

Des algorithmes à l'art de gouverner les hommes. Débat entre Philippe Vion-Dury et Tristan Nitot pour Le Mouton Numérique à l'Institut Européen de Journalisme de Paris.


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21.03.2017

À la recherche du "bonheur statistique des masses". La formule est une réponse du Dominique Dubarle à Norbert Wiener, mathématicien et père de la cybernétique, cette science des "mécanismes autogouvernés et du contrôle". Des algorithmes à l'art de gouverner les hommes, il n’y a en effet qu’un pas, pas que n’hésitent pas à franchir les géants de la Silicon Valley, de leurs aveux-mêmes.
Si les nouvelles technologies sont réellement portées par ces projets de contrôle des masses, quelle marge de manoeuvre nous reste-t-il ? Quelle responsabilité avons-nous encore face aux méandres algorithmiques ?
L’enjeu est de taille, et c'est précisément pour cette raison que Tristan Nitot, cofondateur de Mozilla Europe, et Philippe Vion-Dury, journaliste, sont invités à en débattre.

Le steampunk comme uchronie technologique. Avec François Jarrige, Sylvie Allouche, Alain Damasio et Olivier Gechter aux Utopiales à Nantes.


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31.10.2016

Lorsque les auteurs de steampunk imaginent des mondes alternatifs où la vapeur et le charbon se sont imposés comme énergies, ils mettent en place une esthétique mais aussi une technologie alternative.
Quelles sont ces superbes machines ? Ne pourrions-nous rêver de les voir rouler, travailler ou voler ? Qu’est-ce qui nous fascine dans la machine à vapeur ?

L'héritage culturel de l'Europe en question. Avec Françoise Bonardel sur la RTS.


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19.03.2012

Françoise Bonardel s’interroge sur les finalités de la culture (identité, sagesse), et les raison qui ont mené au déclin du creuset culturel européen.
Ne pourrions nous pas imaginer une voie qui serait proprement européenne, où la renaissance spirituelle se déploierait à travers la "grande culture" de la Renaissance et des Lumières, à mi-chemin entre ces deux écueils que sont l’enracinement patriotique et le relativisme d’une société de consommation mondialisée ?

Histoire nationaliste : le Marquis de Mores, Jules Guerin et l'épisode de Fort Chabrol. Avec Jean Dartois sur Radio Résistance.


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11.2010

L'épisode de Fort Chabrol :
1899. Le 7 août a commencé, dans une ville de Rennes en état de siège et une France en ébullition, le procès en révision d’Alfred Dreyfus. Un procès qui n’aurait sans doute pas vu le jour sans le spectaculaire "J’accuse… !" d’Émile Zola jeté par le journal L’Aurore, le 13 janvier 1898, à la face des politiques, des magistrats et des militaires complices de la condamnation du "Juif Dreyfus".
Pierre Waldeck-Rousseau, nommé président du Conseil le 22 juin 1899, quelques semaines avant l’ouverture du procès en révision, craint des émeutes de la part des nationalistes, des royalistes ou des antisémites, chauffés à blanc par les agitateurs et les propagandistes. Le 12 août, il fait arrêter les dirigeants de la Ligue des Patriotes, et notamment leur chef de file Paul Déroulède. Déroulède n’a pourtant rien d’un anti-Dreyfusard, mais il est l’héritier politique du général Boulanger et, à ce titre, accusé avec ses amis d’une Ligue reconstituée, d’avoir mis à profit le climat troublé qui règne dans le pays pour tenter, lors des obsèques de Félix Faure, le Coup d’État auquel Boulanger a renoncé 10 ans plus tôt avant de se suicider en 1891.
Pour les mêmes motifs, sont également visés par les mandats d’amener délivrés aux policiers les cadres de la Ligue Antisémite. Mais contrairement à Déroulède, il n’est pas question pour eux de se laisser interpeller : dans le sillage de leur président Jules Guérin, 11 militants et activistes se réfugient au 51 de la rue de Chabrol, dans les locaux du Grand Occident de France, fondé quelques semaines plus tôt par ce même Guérin. Violemment antisémites et antimaçonniques, les adhérents du Grand Occident ont pour signe de reconnaissance les deux poings levés, "un dans la gueule des Juifs, l’autre dans celle des Francs-maçons" ! Un geste qui, mieux qu’un long discours, résume parfaitement leur état d’esprit. Ce qui ne les empêche pas d’exprimer par écrit la haine qu’ils éprouvent pour leurs adversaires dans les colonnes de L’Antijuif, le fer de lance de la presse antidreyfusarde, dirigé comme le Grand Occident par Guérin et également domicilié au 51 rue de Chabrol.
Le 13 août, le sous-chef de la Sûreté, accompagné d’une escouade de policiers, se présente rue de Chabrol pour arrêter Guérin et ses compagnons. Mais les rebelles ne l’entendent pas de cette oreille : "Pas question de nous rendre. Nous avons des cartouches et des armes. S’il le faut, nous ferons sauter l’immeuble" lance aux policiers un Guérin provocateur depuis le 1er étage de l’immeuble où il s’est barricadé avec ses amis et quatre employés.
Sur l’ordre de leurs chefs, les gardes républicains se contentent de garder l’immeuble jour et nuit, persuadés que les "insurgés" vont se rendre rapidement, faute de nourriture. C’est compter sans les nombreux sympathisants antisémites et antidreyfusards de la capitale. La résistance s’organise, et un appartement est loué par des amis de Guérin dans le tout proche immeuble du 114 rue de La Fayette d’où le ravitaillement peut être lancé vers le 51 rue de Chabrol. Malgré des pertes, une quantité suffisante de nourriture parvient aux mains des rebelles. Et comme si cela ne suffisait pas, des colis sont jetés aux insurgés par les clients de l’omnibus à impériale qui, plusieurs fois par jour, passe dans la rue. Tout cela sous les clameurs enthousiastes de la foule venue nombreuse soutenir les Ligueurs.
Régulièrement ridiculisés par les ravitailleurs juchés sur l’impériale des voitures hippomobiles, les policiers obtiennent, après plusieurs jours de siège, de la Compagnie Générale des Omnibus que la ligne soit détournée pour ne plus emprunter la rue de Chabrol jusqu’à la reddition de Jules Guérin et de ses compagnons. Mais les insurgés ont accumulé les vivres et le siège se poursuit, au grand désappointement de Waldeck-Rousseau et du préfet Lépine, impuissants à mettre un terme à cette sédition qui ridiculise le pouvoir en place. Impossible pourtant d’agir autrement : la situation politique est particulièrement instable et un ordre d’assaut pourrait faire des victimes et mettre le feu aux poudres avec des conséquences imprévisibles. À cet égard, les violents heurts qui opposent aux abords de "Fort Chabrol" le 20 août antisémites et anarchistes sont éloquents : repoussées vers le 11e arrondissement par des renforts de police, ces échauffourées débouchent sur l’incendie de l’église Saint-Joseph-des-Nations rue Saint-Maur.
Peu à peu, les choses se calment pourtant : les manifestations se raréfient, les policiers ne tentent rien, et les insurgés s’installent dans la durée en attendant le verdict du procès en appel de Rennes. Celui-ci intervient le 9 septembre : Dreyfus est, en dépit des preuves, une nouvelle fois condamné, mais en bénéficiant curieusement de "circonstances atténuantes" paradoxales qui n’empêchent pas une sentence de 10 années de réclusion précédées d’une nouvelle dégradation. Guérin et ses amis exultent et sont tout près de se rendre lorsqu’ils apprennent le 10 septembre que Dreyfus a déposé un "pourvoi en révision". Comble d’horreur à leurs yeux, Waldeck-Rousseau semble vouloir tirer un trait définitif sur cette affaire et envisage la grâce du condamné. Dreyfus refuse dans un premier temps car cette mesure de clémence équivaut de facto à reconnaître sa culpabilité. Épuisé par cinq longues et épuisantes années de procédure, il accepte pourtant la mort dans l’âme quelques jours plus tard.
Le 19 septembre 1899, Waldeck-Rousseau signe le décret de grâce qui dégage définitivement Dreyfus de toute action judiciaire. Atterrés par cette nouvelle, Guérin et ses amis se rendent dès le lendemain sans incident notable. Le siège de Fort Chabrol aura duré 38 jours !
Jugés en Haute-Cour, Déroulède et Guérin seront condamnés, le premier au bannissement (il partira en exil à Saint-Sébastien) et le second à de la prison ferme, moins pour le Coup d’État d’opérette dont il est accusé que pour avoir ridiculisé durant des semaines les plus hauts personnages de l’État. Quant à Fort Chabrol, il n’en subsiste plus désormais qu’une forme imagée, régulièrement employée par les journalistes lorsqu’un forcené armé se retranche dans un local pour tenir tête durablement aux policiers.

Emission "Voix de L'Héritage".

Le néolibéralisme, genèse revisitée et étrange postérité. Avec François Denord, Jean Solchany et Thibaut Rioufreyt au séminaire de l'histoire sociale des idées politiques à Sciences-Po Paris.


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15.03.2016

Ce séminaire est organisé autour de deux communication qui sont ensuite discutées par François Denord :

 - Jean Solchany, d'abord, vient nous parler de Wilhelm Röpke (1899-1966), l'un des grands fondateurs du néolibéralisme. Il nous propose une lecture orginale d'un phénomène trop souvent réduit à ses manifestations les plus contemporaines et les plus anglo-saxonnes, alors qu'il plonge ses racines dans la crise des années 1930 et prend forme en Suisse au lendemain immédiat de la Seconde Guerre mondiale. Il entend ainsi redonner son importance à une figure étonnamment délaissée par les chercheurs. Incontournable en Suisse et en Allemagne, très lié aux nouveaux conservateurs américains, pourfendeur du "collectivisme" sous toutes ses formes, préoccupé du sort de l'Amérique latine et de l'Afrique, publiant dans toutes les langues, Wilhelm Röpke a incarné la variante néolibérale de l'intellectuel engagé. Au-delà de la dénonciation du keynésianisme, de l'interventionnisme et de l'Etat-providence, ses écrits et ses réseaux permettent de cerner le néolibéralisme comme un regard global sur le monde, comme une philosophie politique et sociale ambivalente dans son rapport à la modernité, comme une mobilisation de combat et d'influence à l'échelle occidentale. L'écho rencontré par Wilhelm Röpke illustre la renaissance des idées libérales et conservatrices dans la seconde moitié du XXe siècle et le rôle majeur joué dans leur fermentation et leur diffusion par les intellectuels émigrés d'origine germanique.

 - Thibaut Rioufreyt, ensuite, nous présente ses travaux qui permettent de mieux comprendre le virage social-libéral engagé par le Parti Socialiste, mais aussi de savoir où il va. Il retrace la relation ambigüe des socialistes français à la "Troisième voie" britannique dont Tony Blair fut le promoteur dans les années 1990-2000.