Pédophilie, viol et séduction. Avec Damien Viguier pour E&R à Marseille.


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26.05.2019

La pédophilie, en s'attaquant à l'innocence sans défense, est considérée – et elle doit l’être – comme l'un des pires crimes auxquels la justice a à répondre.
Perversion ou maladie mentale, où s’arrête la pédophilie ? où commence l'éphèbophilie ? Quelle différence entre l'atteinte et l'agression sexuelle ? Quand le consentement peut-il être entendu, prononcé ? quand ne peut-il jamais l’être ? Quels sont les critères à retenir ?
À travers les âges les réponses ont été variables, mettant aux prises les anomalistes et les analogistes, qui abordent selon un angle très différent la définition de la puberté, de la limite entre l'enfance et l'âge adulte, de la capacité à consentir. Âge au-dessous duquel tout acte sexuel est une agression ou un viol, majorité sexuelle et majorité civile, écart d'âge entre les protagonistes, toutes ces données concourent à complexifier un sujet délicat auquel les juges doivent, au cas par cas, trouver la juste réponse, sans parti pris.
Car souvent la victime a d'emblée les faveurs de l'opinion publique, emportée par une compassion bien compréhensible, alors que la séduction ou le mensonge ont pu se mêler au jeu subtil des relations humaines, qui entrent parfois difficilement dans le cadre rigide de définitions arbitraires. Inversement, le système répressif connaît des failles par lesquelles peuvent aisément passer certains agresseurs.
La récente loi Schiappa en voulant éclaircir les choses a embrouillé les esprits ; Damien Viguier, en puisant dans l'histoire du droit et en illustrant ses propos par des cas concrets, tente ici de les rétablir dans toutes leurs nuances et leur complexité.

L'autre Europe n'aura pas lieu. Avec Jean-Luc Schaffhauser au Cercle Aristote.


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27.05.2019

On nous ment. L'autre Europe plus démocratique, plus protectrice, plus coopérative, bref l'Europe de la paix ne se fera pas dans le cadre des institutions actuelles.
L'Europe de Bruxelles a mis le marché et la concurrence au centre de ses institutions. Il en résulte une forfaiture démocratique, une guerre économique et sociale. En quittant les institutions de l'actuelle Union, l'Europe de la coopération des Nations peut s'entreprendre.
Et c'est l'alsacien Jean-luc Schaffhauser, philosophe de formation et député européen, qui nous raconte en quoi son expérience lui a montré l'indispensable sortie des institutions actuelles pour retrouver l'esprit initial de l'Europe de Strasbourg.

Les voleurs d'énergie. Avec Aurélien Bernier sur Radio Gatine.


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12.2018

Chauffage, éclairage, mobilité, alimentation, production de biens et de services... l'énergie est à chaque instant au cœur des activités humaines. Le contrôle de sa production, de sa diffusion et de sa distribution est hautement stratégique. Source de conflits, voire de guerres, l'exploitation et la consommation énergétique sont très inégalitaires, accentuent les déséquilibres entre nations riches et pauvres et entraînent des risques majeurs pour l'homme et son environnement.
Privée à l'origine, l'énergie devint largement publique au cours du XXe siècle. La France ne fut pas le seul pays à nationaliser l'énergie ; un mouvement quasi-mondial s'est développé pour mettre fin aux abus scandaleux des grands groupes privés. Aujourd’hui, le privé veut reprendre ce qui lui appartenait et par tous les moyens : saccage d'entreprises nationales publiques, adoption de directives ultralibérales par l'Union européenne, ouvertures à la concurrence forcées pour les pays du Sud...
Comme pour le transport ferroviaire, l'eau ou les déchets, la santé ou l'éducation, il s'agit de transférer aux grandes firmes privées une activité très rentable, niant aux citoyens tout droit de regard sur cette industrie qui les concerne dans leur quotidien et leur devenir.
Contre cette offensive, Aurélien Bernier nous rappelle l'histoire de la propriété des énergies et des systèmes mis en place pour les exploiter et nous propose une réflexion originale pour reconstruire un service public des énergies qui réponde aux enjeux sociaux et environnementaux de notre époque.

Émission "Les fans de radis", animée par Olivier Degorce.

Philosophie de la biologie. Avec Barbara Stiegler sur France Culture.


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10.05.2019

La philosophie est-elle une vocation ? Comment viennent les  idées ? Comment se fabrique un concept ? À quoi ressemble l'atelier du  philosophe ? Et quel rôle le philosophe doit-il jouer dans la cité ? C'est au tour de Barbara Stiegler de répondre à ces questions.
Passionnée dès l'enfance par les sciences mais déçue par leur enseignement, elle s'est ensuite orientée vers la philosophie et traite désormais de questions politiques en relation au biologique, non pas comme une science mais comme une évocation du vivant.
Un parcours passionnant défendant une pratique incarnée de la philosophie.

Émission "Les Chemins de la philosophie", animée par Adèle Van Reeth.

La dernière révolution du général De Gaulle. Avec Arnaud Teyssier sur Radio Courtoisie.


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21.04.2019

Le 27 avril 1969, Charles de Gaulle perd le référendum qu'il avait organisé sur la Région et la réforme du Sénat. Il annonce aussitôt sa démission, se retire définitivement à Colombey, dont il ne sort que pour deux échappées étranges et romanesques vers l'Irlande et l'Espagne, et rédige des Mémoires d'espoir. Ses derniers mois au pouvoir ont souvent été présentés comme une succession d'erreurs ou de maladresses, attribuées pour l'essentiel à la vieillesse, ainsi qu'à l'incompréhension de la modernité dont Mai 1968 venait d'annoncer l'avènement avec fracas.
Arnaud Teyssier dit tout autre chose : de Gaulle, en ses derniers temps, avait pleinement pris conscience qu'il faisait face à un personnage nouveau, la société moderne, libérée du souvenir de la guerre, traversée de besoins et de désirs, et pour qui la puissante organisation de gouvernement qu'il avait mise en place était devenue trop lourde. Il appréhendait la venue de temps inédits, porteurs des illusions du bien-être, mais chargés de difficultés, de menaces, de crises.
C'est pour y préparer la France que de Gaulle entreprit, dans ses derniers mois, une révolution de grande ampleur. Pour lui, la réalité du monde, imprégnée d'histoire et de tragédie, était dangereuse, mais aussi pleine d'espoir : si on pouvait la saisir dans sa densité et dans sa profondeur, alors "un grand élan emporterait les êtres et les choses". De Gaulle, en 1969, pressent déjà les angoisses, la peur de l'inconnu, la tentation du renoncement et du nihilisme qui s'empareront cinquante ans plus tard de nos démocraties : aujourd'hui, en 2019, ses intuitions nous aident à corriger la myopie de notre civilisation.

Émission du "Libre Journal des amitiés françaises", animée par Thierry Delcourt.

Sur Michel Foucault, par Dominique Pagani.


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05.2019

Michel Foucault représente, avec Gilles Deleuze ou encore Jacques Derrida, la quintessence du post-modernisme en pronant un anti-humanisme et un irrationalisme sous le patronnage du Nietzsche le plus détestable. Les trois cibles à abattre seront donc les suivantes : l'humanisme, le progrès et l'universel.
Sa pensée commence d'ailleurs à devenir populaire au moment même où le Capital reprend les choses en main, soit à la fin des Trente glorieuses.
Comment cette contre-révolution de la pensée a-t-elle pu s'imposer ? Et comment le libéralisme-libertaire, puisque c'est de cela dont il s'agit, s'est-il structuré, si l'on suit la logique de la pensée de Foucault ?

Richard Cantillon. Avec Benoit Malbranque à l'Institut Coppet.


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24.03.2015

C'est au début du XVIIIe siècle que l'économiste franco-irlandais Richard Cantillon a introduit la figure et le mot d' "entrepreneur" dont s'inspirera Schumpeter au XXe siècle. Ce qui caractérise l'entrepreneur, selon lui, c'est que ses coûts sont certains quand ses bénéfices, eux, ne le sont pas !

I. La vie de Richard Cantillon
 1/ Un irlandais aux origines normandes
 2/ Le succès du banquier parisien
 3/ L'économiste, auteur de l'Essai sur la nature du commerce

II. Les idées de Richard Cantillon
 1/ Présentation de l'Essai sur la nature du commerce
 2/ Il existe des lois générales de l'économie que l’on peut rechercher scientifiquement 
 3/ L'entrepreneur et son rôle dans l'activité économique
 4/ La monnaie et la finance
 5/ Le libéralisme de Cantillon

III. L'influence et la postérité de Cantillon
 1/ La diffusion des idées de Cantillon au XVIIIe siècle
 2/ La Physiocratie, une réaction contre les idées de Cantillon
 3/ L'admiration de l'école autrichienne pour Cantillon

La liberté d'expression face au blasphème. Avec Anastasia Colosimo aux rencontres philosophiques de Monaco.


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15.02.2018

Le blasphème est, depuis ses origines, un concept politique qui n'intéresse le religieux que marginalement. Jérusalem, Athènes, Rome, les morts fondatrices de Socrate et de Jésus-Christ, tous deux condamnés à la peine capitale, le premier pour impiété, le second pour blasphème, ainsi que la Torah, l'Évangile et le Coran témoignent que l'histoire de l'interdiction du blasphème est avant tout celle de sa fonction politique, qui est d'éliminer celui qui nuit à la communauté.
Avec l'apparition de la modernité, l'invention de la tolérance et la proclamation de la liberté d'expression comme droit fondamental, le blasphème aurait dû disparaître. Il s'est en fait transformé.
De Salman Rushdie à Charlie Hebdo, il est même devenu l'enjeu de crises planétaires répétées. Dans le monde musulman, son interdiction est aujourd'hui un outil redoutable de répression des minorités au niveau national et d'accélération de choc des civilisations au niveau international.
À ce défi, l'Europe prétend répondre par la liberté d'expression, bien que la majorité des pays occidentaux continue à condamner le blasphème, compris non plus comme une offense à Dieu, mais aux croyants, signe d'une sécularisation dévoyée.
C'est particulièrement le cas en France où la prolifération des lois venant limiter la liberté d'expression a fini par réinstaurer un délit de blasphème tout en multipliant les délits d'opinion...

La construction politique de la dette. Avec Benjamin Lemoine, Eric Toussaint et Jean-Clet Martin sur France Culture.


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13.12.2018

Dès le XVIIIe siècle, Adam Smith annonçait la "ruine de toutes les grandes nations européennes" sous l'effet de l' "énorme dette" accumulée par chacune d'entre elles. Une rhétorique aux accents résolument modernes. La dette publique et les risques qu'elles feraient courir à notre économie apparaissent désormais comme un argument d'autorité en faveur de la rigueur budgétaire la plus stricte.
Alors, le récit de la dette, cette chronique d'une catastrophe annoncée, est-il en réalité une fiction politique ? Comment l'endettement est-il devenu un instrument de pouvoir ?

Émission "Entendez-vous l'éco ?", animée par Tiphaine de Rocquigny.

La question de la stratégie politique. Avec Jacques Sapir à la Nouvelle Action Royaliste.


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19.06.2019

Pendant plusieurs décennies, nous avons connu des stratégies d'union -de la gauche et de la droite- qui ont permis aux deux camps de gouverner successivement. Puis, à gauche en 2012, la tactique a été appliquée sans stratégie et, après la victoire d'Emmanuel Macron, la constitution d'un bloc oligarchique a conduit à de nouvelles réflexions stratégiques autour de concepts tels que le populisme et le souverainisme.
L'éclatement des oppositions politiques et sociales conduit à poser en termes neufs "la question de la stratégie politique" après les élections européennes qui ont vu le succès du Rassemblement national et l'échec de la France insoumise sur fond de révolte des Gilets jaunes.
Jacques Sapir, auteur de nombreux ouvrages et articles sur les aspects théoriques et pratiques de la stratégie, nous livre son analyse de la situation politique et esquisse les perspectives d'évolution du champ politique et social.

Heurs et malheurs du puritanisme anglais. Avec Bernard Cottret sur France Culture.


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27.10.2012

Chacun sait bien que la pudeur britannique n'est plus ce qu'elle était, mais tout de même... La traditionnelle exclamation "Oh ! Shocking !" continue à s'entendre Outre-Manche lorsque des affaires de moeurs défraient la chronique. Et nul ne peut se défaire de l'idée que la reine Victoria continue de se retourner dans sa tombe quant sont bafouées toutes les règles du puritanisme qu'elle avait incarnées, au cours d'un règne de 64 ans. Ces règles qu'elle avait héritées, en les intensifiant peut-être, des protestants des siècles anciens.
Il est donc intéressant de considérer l'histoire de ce puritanisme en se portant jusqu'au XVIe siècle, et en se demandant si vraiment il n'en reste rien dans la Grande-Bretagne contemporaine, en élargissant la curiosité aussi aux Etats-Unis d'Amérique, puisque les premiers pèlerins, ceux du Mayflower, comme leurs successeurs au long du XVIIe siècle, étaient profondément marqués par cette sensibilité, par les doctrines qu'elle accompagnait, par les comportements qu'elle impliquait, par les rigueurs qu'elle exigeait.
Bernard Cottret, professeur d'histoire des civilisations anglo-saxonnes, nous guide dans cette exploration.

Émission "Concordance des temps", animée par Jean-Noël Jeanneney.

La révolution qui vient : de l'imaginaire du Grand Soir à la grève générale de 1906. Avec Aurélie Carrier sur Radio Libertaire.


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2019

À la fin du XIXe siècle, l'attente du Grand Soir exprime l'espoir d'un bouleversement violent et radical de l'ordre social existant. Cette croyance millénariste en l'éclosion d'un monde régénéré grâce à la révolution sociale est caractéristique de la mythologie libertaire qui se forme alors. Une vision insurrectionnelle qui influencera les syndicalistes révolutionnaires.
Aurélie Carrier se propose d'étudier les représentations qui composent l'imaginaire du Grand Soir, et leurs interactions avec celui de la grève générale.
La puissance d'attraction et la capacité de retentissement du Grand Soir débordèrent les cercles libertaires pour pénétrer les masses populaires. Repérer l'influence d'une telle construction imaginaire sur les pratiques sociales permet de questionner l'espace des possibilités entre la réalité sociale et ses représentations, et la généalogie des utopies, disparues ou renaissantes.

Émission "Sortir du capitalisme", animée par Armel Campagne.