Pierre Drieu la Rochelle (1893-1945). Avec Stéphane Guégan au Collège des Bernardins.


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05.10.2016

Ecrivain à la fois romantique et post-moderne, socialiste et fasciste, européen et nationaliste, pilier de la NRF, Drieu fascine. Il est séducteur, fantasque et tellement talentueux. Des tranchés à Doriot, premier parcours d'un jeune Européen aux valises pleines.

Une conférence proposée par l'Observatoire de la modernité.

La Gouvernance par les nombres. Avec Alain Supiot pour la Fondation Hugot du Collège de France.


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2017

Cet entretien, qui rend compte d'une série de deux cours prononcés au Collège de France par Alain Supiot ("Du gouvernement par les lois à la gouvernance par les nombres" et 2012 et "Les figures de l'allégeance" en 2013), nous permet d’accéder avec fluidité au déroulement d’une pensée complexe qui nous ouvre les portes de l’histoire du Droit et du mode de gouvernement des hommes. Nous découvrons comment le droit a toujours participé, avec l’art et la science, de l’imaginaire des hommes, véritable lien entre le réel et l’idéal, qui porte les civilisations.
Mais l’imaginaire industriel a fait son temps, et nous entrons aujourd’hui pleinement dans l’ère de l’imaginaire cybernétique, qui répond au vieux rêve occidental d’une harmonie fondée sur le calcul. Un discours qui vise la réalisation efficace d’objectifs mesurables plutôt que l’obéissance à des lois justes, ne laissant aux hommes, ou aux États, d’autre issue que de faire allégeance à plus fort qu’eux, au mépris du droit social.
Véritable manifeste contre le Marché total et les usages normatifs de la quantification économique, la parole d'Alain Supiot nous permet de pénétrer dans les arcanes du droit, les dysfonctionnements qui frappent l’Europe, et de mieux comprendre les soubresauts institutionnels qui bouleversent notre époque.

Le droit de (ne pas) croire. Avec Roger Pouivet à l'Ecole Normale Supérieure.


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22.02.2016

Toute religion suppose des croyances, à commencer par celle que des dieux ou un Dieu unique existent. Mais si le croyant ne peut présenter des preuves ou des raisons suffisantes de ses croyances religieuses, n’est-il pas irrationnel ?
Toute une tradition philosophique et théologique affirme qu’il existe des raisons de croire et mêmes des preuves que Dieu existe : c’est celle de la théologie naturelle. Elle ne fait plus recette chez les philosophes et les théologiens contemporains, sans avoir disparu cependant.
Quoi qu’il en soit, est-il mauvais partout, toujours et pour quiconque de croire quoi que ce soit sur la base d’une évidence insuffisante ?
L’interrogation porte sur le droit épistémologique de croire en l’existence de Dieu. Une épistémologie délaissant la question des critères de justification pour mettre l’accent sur les vertus intellectuelles ne serait-elle pas plus accueillante à l’égard des croyances religieuses ? Un croyant est-il vraiment intellectuellement vicieux ? Et s’il ne l’est pas, son droit épistémologique de croire est-il garanti ?

Bernanos, avec nous ? Avec Juan Asensio et Cécile Delorme-Reboul sur Radio Courtoisie.


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11.01.2017

Ces dernières années, Bernanos a connu une nouvelle actualité littéraire avec plusieurs rééditions de ses oeuvres.
Mais cela veut-il dire qu'il est lu ? Et s'il l'est, son travail littéraire est-il évalué à sa juste mesure ?
C'est en compagnie de Juan Asensio et Cécile Delorme-Reboul que nous revenons sur l'oeuvre dérangeante de Bernanos.

Emission du "Libre Journal des débats", animée par Charles de Meyer.

Maurras, un portrait. Avec Rémi Soulié et Olivier François sur Méridien Zéro.


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10.03.2017

Méridien Zéro nous propose de revenir sur une figure majeure de la mouvance nationale, tant par ses qualités indéniables que par ses limites. Il n’est pas question de proposer une simple biographie de Maurras (1868-1952) mais d’approfondir certains aspects de celui qui fut pendant des décennies -cas extrêmement rare- à la fois un écrivain, un poète, un théoricien, un chef d’école et l’animateur d’un mouvement politique dont l’influence s’est révélée remarquablement durable.

Une émission animée par Wilsdorf et Jean-Louis Roumégace.

Le capitalisme à l'allemande, une alternative possible ? Avec Patricia Commun à l'Université Ouverte de Cergy-Pontoise.


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02.03.2017

La réussite commerciale de l’Allemagne qui ne se dément pas, sa capacité d’accueil des réfugiés qui semble sans limites, sa relative paix sociale sont-elles éternelles ?
Dans quelle mesure est-elle portée par un capitalisme différent du "capitalisme anglo-saxon" ou du "capitalisme d’État" à la française ? En quoi l’Allemagne marque-t-elle une rupture dans l’ordre économique ? Assume-t-elle vraiment son rôle de leader économique européen ?
Patricia Commun, professeure d’études germaniques à l’université de Cergy-Pontoise, tente de répondre à ces questions en présentant également la naissance de ce modèle allemand. Elle pose la question de la pérennité de ce dernier dans une Europe en constante recherche de repères.

15 ans après le 11 Septembre. Avec Daniele Ganser pour ReOpen911 à Paris.


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09.09.2016

A l’occasion des commémorations des 15 ans du 11-Septembre, l’historien Daniele Ganser donne une conférence faisant le point sur les zones d'ombres entourant cet événement marquant et sur la question des guerres illégales ayant été menée contre "le terrorisme" depuis lors.
Une réflexion qui nous emmène à nous questionner sur l'importance du contrôle des ressources pétrolières dans les relations internationales et l'usage de la couverture médiatique pour justifier les actions des gouvernements.

Max Frisch : "J'adore ce qui me brûle" (1911-1991). Avec Lionel Richard, Philippe Rahm, Richard Dindo et Philippe Wellnitz sur France Culture.


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28.08.2016

On connaît Max Frisch pour ses Journaux, ses pièces de théâtre, on sait qu'il fut la conscience de la gauche helvétique, et les questions soulevées lors de la parution de sa biographie par Urs Bircher, ont stigmatisé le trouble sur l'identité du moi, véritable centre névralgique d'une oeuvre entièrement construite sur le doute.
Qui est en effet Stiller, lequel dit justement le temps d'un extraordinaire roman ne pas être ce Stiller dont il est précisément question ? Qui est le véritable scripteur du Journal, Max Frisch autobiographe ou Max Frisch écrivain ? Enfin, qui est Max Frisch ?
L'émission suggère une hypothèse : si Max Frisch n'était pas seulement Max Frisch écrivain, mais aussi un Max Frisch méconnu, architecte diplômé, à la tête d'un bureau d'architectes durant 15 ans, répondant ainsi à l'attente d'un père, lui-même architecte ?
Le vertige identitaire de Frisch trouverait à la fois un socle, mille possibilités d'aménagement, et surtout un axe autour duquel enrouler la fiction comme autant de plans dessinés précisément, Rötring et Té à plat sur le papier.
Cette émission replace donc, avec les moyens qui sont ceux de la radio, paysages sonores à doubles fonds, échos étranges entre les œuvres, archives cinéma et audio, l'oeuvre de Max Frisch, avec en son centre, une construction extrêmement rigoureuse à la manière d'un plan d'architecture ou d'urbanisme.

Émission "Une vie, une oeuvre", animée par Irène Omélianenko.

Les croyances collectives. Avec Raymond Boudon à l'Université de tous les savoirs.


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29.11.2001

On prend ici le mot croyance dans le sens le plus large (le fait de croire à une proposition, à une théorie, etc.). L'analyse des croyances collectives est un des sujets essentiels de la sociologie. Elle pose une question fondamentale : par quels mécanismes des individus appartenant à un groupe (au sens le plus large de ce mot) croient-ils la même chose ?
S'agissant de croyances scientifiques, on n'a guère de peine à discerner ces mécanismes. L'explication peut ne pas être immédiate et impliquer de laborieuses recherches mais, s'agissant des croyances scientifiques, celles-ci peuvent être vues comme le résultat d'une discussion rationnelle. Qu'en est-il lorsqu'il s'agit de croyances qui paraissent infondées (comme les croyances en des relations de causalité imaginaires qui définissent la magie) ou de croyances qui, par principe, ne paraissent pas pouvoir être fondées, comme les croyances prescriptives : celles qui traitent, non de l'être, mais du devoir-être ? La coupure entre les croyances scientifiques et les autres types de croyances est peut-être moins nette qu'on ne le croit : il n'est pas plus facile d'expliquer pourquoi Descartes croyait que la nature a horreur du vide que d'expliquer les croyances magiques.
Une première ligne de pensée répond à ces questions, en évoquant l'existence de forces psychologiques ou culturelles qui feraient que, dans telle culture, dans tel groupe ou tel ensemble d'individus, l'esprit humain obéirait à des règles d'inférence particulières, serait affecté par des biais, fonctionnerait dans des cadres mentaux invalides. Cette hypothèse a été mise sur le marché par Lévy-Bruhl ; elle est toujours présente dans les sciences sociales. L'autre ligne de pensée, inaugurée par Durkheim est également très présente dans les sciences sociales contemporaines. Elle paraît devoir l'emporter en raison de son efficacité scientifique. Elle consiste à admettre que les croyances ordinaires se forment selon des mécanismes fondamentalement identiques à ceux qui expliquent la cristallisation des croyances scientifiques. Des exemples démontrant son efficacité peuvent être facilement empruntés aux sciences sociales classiques et contemporaines. La même ligne de pensée apparaît comme très prometteuse s'agissant de l'explication des croyances prescriptives : des études portant sur divers sujets et notamment sur les sentiments de justice le suggèrent.

La bioéconomie et les fondements imaginaires de l'industrie biomédicale. Avec Céline Lafontaine au Centre Culturel International de Cerisy.


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26.09.2015

L'ensemble des processus biologiques propres à l'existence corporelle sont désormais au cœur d'une nouvelle phase de la globalisation industrielle : la bioéconomie. Celle-ci peut se définir sommairement comme l'application des biotechnologies à la production primaire, à la santé et à l'industrie afin d¹accroître la productivité économique.
Parce qu¹elle s'enracine dans les soubassements anthropologiques les plus profonds -le désir d'échapper à la maladie, le rêve d'une jeunesse éternelle et la peur de la mort- la bioéconomie du corps humain représente l'expression ultime du capitalisme industriel. Elle se nourrit des promesses et des espoirs portés par les innovations biomédicales.
Céline Lafontaine revient sur le cas de la médecine régénératrice, plus spécifiquement la recherche sur les cellules souches, qui représente la forme la plus achevée de cette "industrie de l'espoir".

Une communication donnée dans le cadre du colloque intitulé "Imaginaire, industrie et innovation".

Défendre Wikileaks et Julien Assange. Avec Juan Branco pour ThinkerView.


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20.06.2017

"La politique n’est pas un jeu : elle affecte directement les vies humaines au quotidien" : l’avocat de Julian Assange, Juan Branco, revient sur son itinéraire et les leçons qu’il en tire, notamment sur les jeux de dupe de la politique étrangère de la France, du Rwanda à la Syrie et en passant par l’Arabie saoudite et le Qatar.
Il aborde aussi la question de l’état d’urgence, le Comité Invisible, les ZAD et les autres moyens de résistance au système étatique.

La répression du révisionnisme historique. Avec Damien Viguier chez E&R à Lille.


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25.02.2017

Dans le cadre de son cycle de conférences sur les outils juridiques de la domination, Damien Viguier s'arrète ici sur la répression du révisionnisme qui se fait en France au nom de la loi Gayssot.
Car si une société se définit par ses tabous, eux-mêmes protégés par des dogmes, quel ordre politique et moral ces actions en justice nous révèle-t-il ?