Qu'est-ce que l'homme ? Avec Rémi Brague sur Radio Courtoisie.


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15.04.2013

Armes de destruction massive, pollution, extinction démographique : tout ce qui menace l'homme en tant qu'espèce vivante ne fait plus de doute. Mais il existe des facteurs qui, venant de l'homme lui-même, sapent son humanité propre. Ils ont beau être difficiles à saisir, c'est eux que Rémi Brague tâche de repérer à travers une analyse fulgurante et radicale de l'idée d'humanisme.
Car il ne s'agit plus de savoir comment nous pouvons promouvoir la valeur homme et ce qui est humain. La question, désormais, est plus profonde : faut-il vraiment promouvoir un tel humanisme ? Nous ne pouvons plus nous bercer d'illusions. Il est facile de prêcher un humanisme réduit aux règles du vivre-ensemble, mais comment le fonder ?
La pensée moderne est à court d'arguments pour justifier l'existence même des hommes. En cherchant à bâtir sur son propre sol, à l'exclusion de tout ce qui transcende l'humain, nature ou Dieu, elle se prive de son point d'Archimède. Est-ce une façon de dire que le projet athée des temps modernes a échoué ?
 
Émission "Le monde de la philosophie", animée par Philippe Nemo.

Madame de Staël. Avec Lucien Jaume pour la Fondazione Primoli à Rome.


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17.04.2019

Germaine de Staël a joué un rôle décisif dans l'élaboration du libéralisme politique en Europe, particulièrement au sein du "Groupe de Coppet", terme désignant ses proches (Necker, Benjamin Constant, Sismondi, les Broglie). Ni anticipation de la vision doctrinaire et orléaniste, ni réplique de la philosophie politique anglaise, elle a diffusé un esprit spécifique dans la conception des institutions et au sein de la culture libérale
Ecrivant que "la liberté n'est autre chose que la morale en politique", comment Mme de Staël concevait-elle les règles de la politique en son temps et en Europe ? Et de quelle liberté parle-t-elle ?
L'interrogation staëlienne sur liberté, libéralisme et morale est encore d'actualité, et même plus que jamais..

Penser l'économie avec Ayn Rand. Avec Stéphane Legrand et Alain Laurent sur France Culture.


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04.01.2019

Figure intellectuelle de premier plan aux Etats-Unis alors qu'elle est peu connue en France, Ayn Rand se retrouve au carrefour du regain conservateur et libéral américain, de la contreculture libertaire, de l'esprit start-up et connait aujourd'hui un regain d'influence.
Théoricienne de l'égotisme rationnel, elle est l'auteure de deux immenses best-sellers aux Etats-Unis, La Grève et La Source vive. Philosophe et écrivaine, elle a inventé les héros de la mythologie capitaliste et plaidé toute sa vie pour un individualisme radical.
C'est en compagnie de Stéphane Legrand et Alain Laurent que nous partons à la découverte de sa vie et de sa pensée romanesques.

Émission "Entendez-vous l'éco ?", animée par Tiphaine de Rocquigny.

Bilan de faillite. Avec Régis Debray sur RFI.


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17.06.2018

Un dépôt de bilan peut se consigner dans la bonne humeur, avec clins d'oeil et sourires. C'est cette variante teintée d'humour, rarement pratiquée au tribunal de commerce, qu'a choisie Régis Debray dans son dernier livre Bilan de faillite, sous forme d'un lettre d'un père à son fils bachelier, en quête de conseils sur la filière à suivre.
Littérature, sociologie, politique, sciences dures ? En empruntant le langage entrepreneurial, celui de notre temps, Régis Debray lui expose les bénéfices qu'un jeune homme peut dorénavant attendre de ces divers investissements. En lui recommandant instamment d'éviter la politique.
Bien au-delà de simples conseils d'orientation professionnelle, ce livre-testament voudrait faire le point sur le métier de vivre dans le monde d'aujourd'hui, sans rien sacrifier aux convenances. Beaucoup d'adultes et quelques délurés sans âge particulier pourront sans doute y trouver leur compte.

Émission "Idées", animée par Pierre-Edouard Deldique.

Sur l'intelligence. Avec Françoise Bonardel et Idriss Aberkane sur RT France.


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16.10.2019

Si vous avez l'imprudence de dire que le niveau des acquis scolaires et de la vie culturelle est en baisse, attendez-vous à une levée de boucliers ou à ce qu'on vous réponde qu'il en a toujours été plus ou moins ainsi, et qu'il faut bien évoluer avec son temps !
Cette baisse apparente ne serait donc qu'un trompe-l'œil dû à l'évolution des critères permettant d'évaluer les fluctuations de ce niveau en fonction des époques et des circonstances. Ce qui était exigible d'un individu cultivé au Moyen Âge – lire et parler couramment le latin par exemple – ne l'est plus aujourd'hui où la maîtrise des outils informatiques est par contre devenue une nécessité.
Alors que la mise en service d'intelligences artificelles renouvelle ces questionnements, un débat entre une philosophe, Françoise Bonardel, et un enseignant et essayiste spécialiste des neurosciences, Idriss Aberkane, est de la plus grande nécessité.

Émission "Interdit d'interdire", animée par Frédéric Taddeï

La Crise des années 1930. Avec Olivier Dard pour Canal-U.


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17.01.2017

Décennie charnière de l'histoire de la France contemporaine, prélude à l'effondrement de 1940, les années trente sont communément associées à l'image d'une crise généralisée, rattachées à une forme d'ankylose et d'impuissance de la part des pouvoirs publics comme de la société française et assimilées à une période de décadence.
Olivier Dard entreprend de revisiter ces années d'entre-deux guerres avec un double objectif. D'abord, fournir un résumé de l'état des connaissances et des débats historiographiques concernant la période. Ensuite, en privilégiant notamment trois domaines que sont la vie politique et la crise des institutions, la crise économique, sa réception et les remèdes mis en oeuvre pour la juguler, et les enjeux diplomatiques et militaires, proposer une remise en perspective, articulée chronologiquement, des différents aspects de la crise française.
Il s'agit de montrer que la somme des contradictions paralysant la France des années trente explique le choix impossible de politiques claires et cohérentes de la part des gouvernants.

Le Dragon et l'Aigle : lutte d'influence en Afrique subsaharienne. Avec Clément Nguyen au Cercle Aristote.


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09.09.2019

Affaiblie économiquement à la fin de la Guerre froide, minée par les crises politico-militaires et les drames humanitaires associés, touchée par le phénomène terroriste islamiste, l'Afrique s'est vue courtisée par deux puissances extracontinentales qui n'étaient pas embarrassées par le statut pesant d'ancien colonisateur mais dont l'appétit allait s'exprimer sans commune mesure.
Les Etats-Unis ont étendu leurs instruments d'influence sur un théâtre qu'ils avaient délaissé durant les décennies précédentes ; la Chine, elle, a vu dans cet immense espace un moyen d'élever son statut international et de satisfaire une base industrielle toujours plus gourmande. Washington a patiemment investi sur une nouvelle architecture de sécurité continentale tandis que Pékin a pris la tête du gigantesque chantier que constitue la mise en place d'infrastructures économiques lourdes, le domaine privilégié par l'un subissant une forme de désintérêt de l’autre.
Devant le faible degré de convergence diplomatique entre les Etats-Unis et la Chine sur une série de dossiers, ce qui pouvait apparaître initialement comme une complémentarité a rapidement muté en une compétition officieuse et intense. Une compétition régionale aux répercussions mondiales.

Lord Byron (1788-1824). Avec Joseph Barry, Michel Cazenave, Robert Escarpit, Olivier Caplain, Gabriel Matzneff et Thérèse Tessier sur France Culture.


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17.11.1988

Du ténébreux Childe Harold à Don Juan le voltairien, le portrait vécu et fantasmé d'un héros majeur du romantisme : Lord Byron, à travers ses passions, ses folies et ses défis à la société de son temps.
Au-delà des fractures d'une vie et les apparentes contradictions, il se dégage de Byron une unité qui se manifeste dans son attitude de perpétuelle révolte, cette révolte d'origine métaphysique qui est le cœur même du mouvement romantique.
Le plus étonnant, chez ce dandy sulfureux qui fit scandale dans la très bourgeoise Angleterre de la fin du XVIIIe siècle et du début du XIX, c'est sa conscience politique : son esprit révolutionnaire l'amènera à s'engager pour la cause de l'Indépendance des peuples.
Un homme qui, dans ses actes et ses écrits, n'aura jamais reconnu que la liberté pour seul maître, tout au long de sa vie.

Émission "Une vie, une oeuvre", produite par Françoise Estèbe et Isabelle Yhuel.

Japon : la tentation militariste. Avec Pierre-François Souyri sur France Culture.


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27.10.2018

Des vents mauvais soufflent-ils depuis le Japon ? Quelque chose comme la tentation d'un retour à un militarisme qui, au XXe siècle, a si profondément marqué l'histoire de l'Extrême Orient, et bien au-delà ?
La capitulation d'août 1945, quatre ans après l'agression de Pearl Harbour contre l'Amérique et aussitôt après les bombardements atomiques d'Hiroshima et Nagasaki, avait mis fin à une longue période de guerre, menée au premier chef contre la Chine, la Grande Bretagne et les États-Unis, une guerre qui avait porté une litanie de violences infinies.
Le Japon, après sa défaite, avait accepté, au fil de textes durablement confirmés, de rompre avec ces temps antérieurs et de renoncer à tout usage de la force en-dehors de ses frontières. C'était désormais le seul pays au monde qui, dans sa Constitution élaborée sous l'occupation américaine, avait affirmé qu'il "renonçait à jamais à la guerre en tant que droit souverain de la nation, ainsi qu'à l'usage de la force comme moyen de règlement des conflits internationaux". Il était proclamé "qu'il ne serait plus jamais maintenu au Japon de forces terrestres, navales et aériennes". Avec cette affirmation péremptoire : "Le droit de belligérance de l'État n'est plus reconnu".
Or, voici que, depuis peu, le gouvernement nationaliste de Shinzo Abe, sous l'effet des crises contemporaines, et peut-être du temps qui a passé, fonde son autorité et ses ambitions sur une remise en cause éclatante de ce principe. "Japan is back", s'écrie-t-il. Est-ce donc un coup de tonnerre ?

Émission "Concordance des temps", animée par Jean-Noël Jeanneney.

Florence et la philosophie. Avec Pierre Magnard sur Radio Courtoisie.


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11.06.2012

Florence : une ville de laquelle est sortie autant de gens illustres que Marsile Ficin, Leon Battista Alberti, Léonard de Vinci, Nicolas Machiavel ou encore Michel-Ange. Cette "nouvelle Athènes" incarna presque à elle seule l'effort de la Renaissance en matière artistique et philosophique.
Comment peut-on comprendre et expliquer ce lien destinal entre une ville et la philosophie ?

Émission "Le monde de la philosophie", animée par Philippe Nemo.

Pourquoi Camus nous parle. Avec Jean-François Mattéi, Jean-Pierre Jorris, Eric Werner et Pierre Le Vigan sur Radio Courtoisie.


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19.11.2013

Albert Camus fait l'objet de nombreux malentendus qu'il est temps de dissiper. C'est le travail que se proposent d'accomplir les invités ici réunis en revenant de façon novatrice et éclairante sur l'oeuvre de ce grand philosophe et écrivain.
La notion de "reconnaissance" est au coeur de l'oeuvre de Camus et c'est en abordant les trois cycles de son oeuvre (l'absurde, la révolte, l'amour) que l'on comprend mieux ses différentes prises de position : son refus radical de la peine de mort et de la bombe atomique, sa méfiance en la révolution ou sa position par rapport à l'Algérie.
Il est également important de prendre en compte un élément intime de la construction de la pensée d'Albert Camus : l'amour qu'il portait à sa mère.

Émission du "Libre Journal des enjeux actuels", animée par Arnaud Guyot-Jeannin.

Démocratie et désenchantement. Avec Marcel Gauchet sur KTOTV.


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10.10.2019

Cofondateur de la revue Le Débat, directeur d'études émérite à l'EHESS, Marcel Gauchet ausculte depuis plus de trente ans le triomphe de la modernité politique et la sortie de l'ère du religieux. Avec Le Désenchantement du monde, en 1985, il a écrit un des livres les plus essentiels pour comprendre notre temps.
Depuis, il ne cesse de s'interroger sur L'Avènement de la démocratie qui a fini par créer Un monde désenchanté. Est-ce qu'après avoir vaincu la réaction et la révolution, la démocratie n'aurait pas trouvé son pire ennemi en elle-même, en se dissolvant dans l'individualisme et la perte du sens de ce qui nous réunit ?

"7 conversations philosophiques" animées par François Huguenin.