La République maçonnique : l'affaire des Fiches. Avec Laurent Kupferman sur Europe 1.


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03.05.2016

C'est à la Belle Epoque qu'une histoire assez étonnante eu lieu, la célèbre "affaire des Fiches", affaire qui aura durablement éclaboussé la jeune Troisième République, entre l'affaire Dreyfus et la loi de séparation des Églises et de l'État.
Et c'est en compagnie de Laurent Kupferman, auteur d'ouvrages s'intéressant aux liens entre les Francs-maçons et l'histoire de France, que nous revenons sur cet épisode aujourd'hui assez oublié.

Emission "Au coeur de l'histoire", animée par Franck Ferrand.

Debord, le naufrageur. Avec Jean-Marie Apostolidès sur Radio Aligre.


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20.10.2015

En 1994 disparaissait Guy Debord, l'un des derniers grands intellectuels français, figure mythique des mouvements d'avant-garde de la seconde moitié du XXe siècle. Ecrivain, cinéaste, penseur révolutionnaire, autodésigné "ennemi de son siècle", il a été le chef de file de l'Internationale lettriste (1953-1957) puis de l'Internationale situationniste (1957-1972), et, à partir de son oeuvre majeure, La Société du spectacle (1967), l'infatigable pourfendeur de la société de consommation.
Mais Debord était également, selon ses mots et comme le révèlent ses archives, "un déclassé conspirateur, un aventurier ne respectant rien parce que n'ayant rien à perdre", un "enfant gâté, qui a toujours cru que le monde était fait pour lui faire plaisir et n'a jamais été capable de ressentir les choses au-delà de cet infantilisme affectif", un "Capricorne patient comme le grisou qui s'accumule dans les galeries de mines de la société".
C'est qu'il était bien placé pour connaître l'homme qui se cachait derrière le mythe qu'il s'était forgé, et cette part d'ombre que l'impressionnant travail d'investigation de Jean-Marie Apostolidès met enfin au jour. Une biographie intime et sans concession où l'on découvre un homme qui construit sa vie comme une oeuvre d’art, en se rêvant tour à tour bandit, chef de bande, agitateur, général d'armée, empereur et philosophe.

Émission "La vie est un roman", animée par Yves Tenret.

La condition des paysans au Moyen-Age et la légende noire de l'historiographie traditionnelle. Avec Jacques Heers l'Institut Universitaire Saint Grégoire le Grand à Lyon.


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20.01.1997

Le Moyen-Age, et particulièrement ses paysans, est recouvert d'une légende noire née au XVIIIe siècle et orchestrée par la Révolution, puis par les maîtres de l'enseignement public.
L'historien Jacques Heers utilise son érudition au service d'une démystification salutaire des mille ans qui séparent la chute de l'empire romain d'Occident et la découverte de l'Amérique, montrant les erreurs et les malhonnêtetés qui ont fondé et alimenté cette légende.
Il nous propose plutôt de dépasser nos a priori et d'adopter une autre vision pour comprendre cette époque, celle d'une "symbiose" entre les différents ordres de la société, principe constitutif des codes sociaux alors en vigueur.

La crise des médias. Avec Myret Zaki sur TheSwissBox Conversation.


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08.2019

Le monde vit une transition conflictuelle entre puissances en déclin et puissances émergentes. Finance de l'ombre, maquillage des données économiques, guerres des monnaies, uberisation et vérouillage des médias, ... Tous ces paramètres sont à prendre en compte dans les stratégies que déploient les puissances aujourd'hui en compétition.
Myret Zaki, rédactrice en chef du magazine économique BILAN et auteur de plusieurs ouvrages liés à l'actualité financière, nous offre son expertise pour produire une analyse lucide des enjeux auxquels nous devont faire face.
Dans un contexte de tensions géopolitiques, c'est les informations de qualité qui doivent primer, afin de permettre au citoyen un décryptage minutieux et vigilant.

Vers les Etats-désunis ? Avec David Teuscher pour le Cercle Aristote.


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12.2019

Les États-Unis sont un exemple de diversité et de pluralité par ses 50 États, dont chacun dispose de ses propres institutions : gouvernement, parlement, lois, etc. Les lignes de fracture de la société américaine sont nombreuses : idéologies, disparités économiques, aires culturelles, divisions ethniques, flux migratoires, ou encore mouvements radicaux. Les États-Unis sont-ils si unis et indivisibles ?
Chercheurs et think tanks ont alors développé le concept de "mégarégions". Ce projet territorial consiste à regrouper des États fédérés autour d'une aire métropolitaine majeure sur une base géographique, économique et culturelle commune, pour répondre aux défis de la société.
David Teuscher propose de repenser la structure des États-Unis par les mégarégions et lignes de fracture en invoquant des cas concrets. Le but est de s'interroger sur l'évolution territoriale du pays en essayant de penser la géopolitique interne des États-Unis confrontée aux facteurs de conflit classiques.

Le vrai est-il un moment du faux ? Avec Jean-Laurent Cassely sur France Culture.


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14.06.2019

Chemises de bûcheron canadien, toast à l'avocat, hamburgers haut de gamme et micro-brasseries... Au tourbillon de consommation qui a caractérisé les Trente Glorieuses et à l'uniformité qui a fait ce que Jean-Laurent Cassely nomme les Trente Génériques et qu'il date d'environ 1990-2010, répondrait le mouvement hipsters, une contre-culture qui tente un retour à des lieux, vêtements et aliments désuets, et recherche l'imitation vintage d'un passé fantasmé.
Dans No Fake, contre-histoire de notre quête d'authenticité (Arkhê, 2019), Jean-Laurent Cassely nous explique ainsi que ce mouvement est principalement porté par les "millenials", les enfants de baby-boomers nés dans les années 1980 et 1990. Pris dans leur quête névrotique du vrai, ils sombreraient en fait dans un monde de l' "hyper vrai", lequel prendrait parfois l'allure d'un nouveau stade du faux.
Loin de vouloir établir une distinction entre une vraie et une fausse authenticité, le travail de Jean-Laurent Cassely vise d'abord à montrer la relativité du concept même d' "authenticité", lequel participerait en fait d'une compétition sociale où l'on se distingue selon notre degré d' "authentique". Or, le vrai troquet aux tables en formica que nous cherchons tous n'a pas été éradiqué par la modernité : il n'a probablement jamais existé.

Émission "La Grande table des idées", animée par Olivia Gesbert.

L'Homme prédateur. Avec Jean-Jacques Hublin au Collège de France.


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2018

Comment certains singes pratiquent-ils une chasse organisée et une sorte de transfert de viande avec ses alliés ? Et pourquoi manger de la viande, pour des primates essentiellement végétariens au départ ? Quels enseignements peut-on tirer de ces comportements de prédation pour appréhender la transition entre le monde des primates non humains et les hommes eux-mêmes, dans les temps les plus reculés de nos origines ? Comment les homininés et les carnivores ont-ils co-évolué ? Quand et comment Homo Sapiens a-t-il commencé à exploiter le milieu aquatique ? Et quelle est l'influence des comportements de chasse et de prédation sur les groupes humains ou les structures familiales de nos lointains ancêtres préhistoriques ?
Le professeur et paléoanthropologue Jean-Jacques Hublin nous entraîne dans une grande exploration de la prédation et de la chasse chez les homininés où l'on trouve le genre homo et des formes disparues, et que l'on distingue des hominidés, rassemblant tous les grands singes, y compris nos lointains cousins, les chimpanzés, les orang-outans et les gorilles.

Politiques du vivant, le IIIe Reich en contexte (1933-1945). Avec Johann Chapoutot au Collège de France.


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15.05.2013

L'historien Johann Chapoutot s'attaque dans cette conférence aux étroites relations entretenues par le régime national-socialiste avec les milieux scientifiques en général et les domaines de la santé et des sciences de la vie en particulier. Car c'est massivement que la communauté scientifique s'est mise au service de l'idéologie raciste nazie.
Comment des jeunes gens brillants ont-ils versé dans l'horreur ? Pourquoi des médecins, juristes, historiens, linguistes, archéologues ou biologistes de haut niveau sont-ils devenus au fil des ans falsificateurs, pilleurs, parfois tueurs ?

Une intervention dans le cadre du colloque "Le vivant. Hommage à Claude Bernard", organisé par Alain Prochiantz.

Capital et idéologie. Avec Thomas Piketty à l'Université de Genève.


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28.11.2019

Toutes les sociétés humaines ont besoin de justifier leurs inégalités : il faut leur trouver des raisons, faute de quoi c'est l'ensemble de l'édifice politique et social qui menace de s'effondrer. Les idéologies du passé, si on les étudie de près, ne sont à cet égard pas toujours plus folles que celles du présent. C'est en montrant la multiplicité des trajectoires et des bifurcations possibles que l'on peut interroger les fondements de nos propres institutions et envisager les conditions de leur transformation.
À partir de données comparatives d'une ampleur et d'une profondeur considérables, Thomas Piketty retrace dans une perspective tout à la fois économique, sociale, intellectuelle et politique l'histoire et le devenir des régimes inégalitaires, depuis les sociétés trifonctionnelles et esclavagistes anciennes jusqu'aux sociétés postcoloniales et hypercapitalistes modernes, en passant par les sociétés propriétaristes, coloniales, communistes et sociales démocrates. À l'encontre du récit hyperinégalitaire qui s'est imposé depuis les années 1980-1990, il montre que c'est le combat pour l'égalité et l'éducation, et non pas la sacralisation de la propriété, qui a permis le développement économique et le progrès humain.
En s'appuyant sur les leçons de l'histoire globale, il est possible de rompre avec le fatalisme qui nourrit les dérives identitaires actuelles et d'imaginer un socialisme participatif pour le XXIe siècle : un nouvel horizon égalitaire à visée universelle, une nouvelle idéologie de l'égalité, de la propriété sociale, de l'éducation et du partage des savoirs et des pouvoirs.

Philosophie des sciences humaines. Avec Sylvain Auroux à l'Ecole Normale Supérieure de Lyon.


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06.2007

L'histoire et la géographie, la sociologie et l'anthropologie, l'économie et la linguistique, la psychologie et la psychanalyse font toutes partie des sciences humaines. Ces disciplines trouvent-elles leur unité dans l'usage de certains concepts, dans un objet commun aux contours définis ou en raison d'un certain leg historique lié aux entreprises de savoir ?
Le philosophe et linguiste Sylvain Auroux, auteur de plusieurs ouvrages de référence sur l'histoire des sciences du langage, la philosophie et l'épistémologie des sciences humaines, se propose d'étudier les sciences humaines dans ses problématiques philosophiques afin d'en mesurer la cohérence et la pertinence sur le plan scientifique.
Une étude aussi vaste que passionnante.

Du marranisme au sionisme : une histoire profonde. Avec Laurent Guyénot chez E&R à Grenoble.


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13.05.2017

À chaque expulsion des juifs d'un royaume d'Europe, un grand nombre optait pour la conversion, et, même s'ils "judaïsaient" pendant une ou deux générations, ils finissaient par s’intégrer dans la chrétienté. Mais la conversion forcée, sans autre alternative que la mort, d'une centaine de milliers de juifs portugais (la plupart exilés d'Espagne) en 1496 transforma le phénomène en raz-de-marée civilisationnel. La dispersion de ces crypto-juifs animés d'un ressentiment profond et durable contre l'Église catholique, et d'une conscience raciale exacerbée, eut un impact majeur sur l'évolution économique, culturelle et religieuse de l'Europe, du Proche-Orient et des Amériques.
Le milieu marrane fut aussi le creuset du sionisme moderne. Depuis le 17e siècle, les sionistes travaillent l'histoire dans les profondeurs, par infiltration des cercles de pouvoir. Le néoconservatisme, avec son patriotisme de façade, est une forme moderne de crypto-sionisme. Car en dernière analyse, le crypto-judaïsme est bibliquement fondé sur le modèle de Jacob, vêtu "des plus beaux habits d'Ésaü" et disant à son père aveugle : "Je suis Ésaü, ton premier-né" (Genèse 27,15-19).

L'Eurasie et l'Europe face aux superpuissances et à l'islam. Avec René Cagnat au Cercle Aristote.


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02.12.2019

Véritable pivot stratégique, l'Asie centrale sert à René Cagnat de prisme géopolitique pour aborder les points d'actualité brûlants. De la guerre civile tadjike, afghane, pakistanaise, mais aussi yougoslave, à la résistance au contrôle des grandes puissances, en passant par le réveil de l'islam, les hauts et les bas de l'engagement américain, les avatars du triangle Washington-Moscou-Pékin, les migrations présentes et futures ou encore la condition féminine en tant qu'élément de renouveau et de résilience : c'est une image incandescente des incendies planétaires qu'il présente.
On trouvera dans cette conférence la synthèse d'une réflexion étalée sur un demi-siècle, mais aussi la description vivante, aimante et poétique des populations centrasiatiques, Afghans et Ouïghours compris.