Céline et l'enjeu esthétique des pamphlets. Avec Nicole Debrie sur Radio Courtoisie.


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09.04.1998

Les pamphlets céliniens ne se limitent pas à trois titres que l'on a isolés abusivement pour mettre en relief certains vecteurs anti-juifs, et condamner ainsi l'auteur.
En effet, la polémique célinienne vise essentiellemenet un enjeu esthétique : la liberté de l'intuition poétique en dehors de toute idéologie.
Céline n'a pas été seul dans ce combat : Chênier, Zola, Vallès, Artaud, Robin accompagnent le poète.
L'idéologie correspondait pour le poète Céline et pour le docteur Destouches à une grille canalisant pensée et sensibilité, et s'opposant, par conséquent, au mouvement de la vie et de la création poétique.
Céline s'est toujours battu contre la mort biologique, comme il l'annonçait dans son premier pamphlet Semmelweis. Il s'est toujours efforcé de maintenir une intuition poétique libre contre la mort psychique des iédologies.
C'est ce que Nicole Debrie tente de montrer à la lumière des oeuvres de Claude Bernard et d'Emile Zola, et par une lecture attentive des huit pamphlets céliniens : Semmelweis, Hommage à Zola, Mea Culpa, Bagatelles pour un massacre, l'Ecole des cadavres, les Beaux Draps, l'Agité du bocal et les Entretiens avec le professeur Y.

Le rôle historique des institutions dans le progrès des sciences. Avec Jacques Blamont à l'Université de Toulouse.


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03.05.1999

Jacques Blamont présente l'historique d'un mode particulier de la recherche scientifique, l'agence d'objectifs. Après en avoir donné une définition et les principales caractéristiques, il date la naissance des agences d'objectifs contemporaines -marquant le passage d'une recherche scientifique universitaire à une recherche gouvernementale- par la mise en œuvre de la recherche spatiale avec la création de la Direction des armements de la Wehrmacht en 1932, la création d'une agence américaine à la demande d'Einstein et sur l'initiative de Roosevelt en 1942, la création, la même année, du NKVD en Union soviétique. Sur le modèle américain, la France créera le Centre National des Études Spatiales et le Commissariat à l'Énergie Atomique.
Pour Jacques Blamont, l'histoire des agences d'objectifs s'enracine dans l'histoire lointaine des institutions portées par les politiques scientifiques stratégiques des gouvernements ou des "princes", dès le VIIIe siècle avant JC à Babylone et son collège des Mages, ensuite à Alexandrie avec le Musée et sa grande bibliothèque fondés par Ptolémée Sôter dont la dynastie mènera pendant plus de cent ans une politique d'investissements dans le domaine astronomique (mesures de positions stellaires) pour contribuer à la suprématie navale puis dans le domaine de la médecine.
Jacques Blamont démontre ensuite comment, du XIIIe siècle et jusqu'au XVIIe siècle, des institutions scientifiques comme les universités européennes créées à l'initiative d'Innocent III, l'observatoire danois Uraniborg (fondé par Tycho Brahé avec les subsides de Frédéric II), le Collège romain institué par le jésuite Ignace de Loyola et le Pape Grégoire XIII, la Royal Society en Angleterre et l'Académie des sciences en France, etc. ont œuvré selon les principes d'agences d'objectifs caractérisées.

Faut-il enterrer Karl Marx ? Avec Robert Clavijo pour l'Université Réelle à Montpellier.


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15.09.2017

Le nom de Marx résonne encore familièrement à nos oreilles. Figure importante de la pensée critique pour les uns, penseur dangereux et dépassé pour les autres : qu'en est-il vraiment ?
Alors que le système capitalisme semble vaciller sur ses propres bases, Roberto Clavijo nous invite à nous réapproprier les enseignements du fondateur du matérialisme historique.

Ernesto "Ché" Guevara. Avec Régis Debray sur France Inter.


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05.09.2016

De son vivant il était un mythe, l’icône d’une révolution qu’il portait à bout de bras, le symbole de la rébellion. À sa mort, le 9 octobre 1967, le Ché, est devenu une légende. Celle d’un homme profondément humaniste, charismatique, à la pureté idéologique considérée comme sans faille... S'il fallait donner un visage, une représentation humaine de la postérité, ce serait le Ché, dont il est une allégorie à lui tout seul.
Parmi les nombreux souvenirs, il y a ce nom, évidemment, entré depuis dans les livres d’histoires. Mais il y a aussi ce visage, illustré par la célèbre photo en Noir et Blanc d’Alberto Korda, celui d’un homme barbu, souriant, cigare à la bouche, béret étoilé sur la tête qu'on voyait dans toutes les chambres d'ados, il n'y a pas si longtemps.
Homme d’idée et homme d’action. Combattant héroïque, révolutionnaire, voyageur, il avait fait de sa vie un combat et un modèle d’engagement. Il en paiera le prix ! Sa mort à 39 ans dans le maquis bolivien reste encore entourée de nombreuses zones d’ombres et elle a longtemps alimenté les rumeurs les plus folles.
Alors quel est le parcours de cet homme qui voulait changer le destin de la société par la puissance des idées et la force des armes ? Comment un jeune médecin argentin est-il devenu le plus célèbre guérilléro du XXème siècle ? Et enfin comment Ernesto Guevara de la Cerna est-il devenu "Le Ché" ?
Pour parler de Che Guevara, Régis Debray. Philosophe, nouvelliste, romancier, critique, dramaturge, il a eu le privilège de rencontrer Ernesto Guevara, et goûter lui aussi aux geôles boliviennes...

Émission "Affaires sensibles", animée par Fabrice Drouelle.

Hommage à Michel Déon. Avec Rémi Soulié et Philippe d'Hugues sur Radio Courtoisie.


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06.02.2017

Pol Vandromme l'appelait le "nomade sédentaire". Car ce grand voyageur nous a donné le goût de la Grèce autant que de la France royale à laquelle il était resté fidèle. Ce lecteur subtil et fin incarnait à merveille l’idée la plus haute que l’on puisse se faire de la droite littéraire, par excellence buissonnière et légendaire.
Il avait de l’élégance et du style ; il était seul et entouré d’amis morts ou vivants ; il était libre voyageur et enraciné ; il se défiait des idées mais il aimait la vie vivante, celle que les paysages embellissent et que l’on accepte avec toutes ses contradictions sans jamais chercher à les dépasser.
Avec Morand, Chardonne, André Fraigneau, Nimier, Blondin, Jacques Laurent, François Sentein ou Michel Mohrt, il compte désormais parmi la phalange des singuliers, navigateurs hauturiers et mainteneurs, gardiens de la beauté des phrases.

Émission "Français mon beau souci", animée par Michel Mourlet.

Progrès et catastrophe selon Walter Benjamin. Avec Arno Münster pour l'Institut Heinrich Mann à Pau.


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19.11.2016

Arno Münster se penche sur la critique du progrès selon Walter Benjamin, la riposte d'Ernst Bloch et les apports de Günter Anders.
Il soutient la thèse que dans la philosophie du XXe siècle, le catastrophisme éclairé a remplacé la pensée progressiste traditionnelle et que l'émergence du mouvement écologique a renforcé le scepticisme par rapport au progrès. Cette évolution a eu des effets négatifs sur tous les partis qui s'engagent dans une politique d'émancipation, notamment en ce qui concerne le progrès social.

Une conférence prononcée dans le cadre du salon du livre "Les idées mènent le monde".

Code du travail, quel changement ? Avec Gérard Filoche chez ATTAC à Nantes.


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05.09.2017

Quelles conséquences concrètes auront les réformes du code du travail ? Quelles en seront les conséquences sur notre modèle social ?
Loin des argumentations politiciennes, Gérard Filoche, ancien inspecteur du travail, nous explique comment le gouvernement actuel s'apprête à balayer cent ans d'histoire du droit du travail, cent ans de luttes pour construire une protection et des droits aux salariés.

De l'engagement des chrétiens en politique. Avec François Huguenin à l'Institut Philanthropos.


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07.12.2016

Historien des idées et essayiste français, François Huguenin nous livre une réflexion sur le sens de l'engagement des chrétiens dans la cité et nous invite à vivre pleinement le précepte évangélique qui nous exhorte les disciples du Christe à vivre dans le monde, sans être du monde.

Le bonheur en Suisse. Avec François Garçon pour l'ALEPS à Paris.


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20.04.2016

La Suisse est le pays le plus heureux du monde. C'est une étude internationale qui l'affirme. Les critères retenus ? L'emploi, le logement, la santé, la richesse, l'environnement, la sécurité...
Pourtant, la patrie de Rousseau reflète une image assez négative : corruption, évasion fiscale, islamophobie... Face à ce paradoxe, quels sont les secrets du bonheur suisse ?
La Suisse n'est pas seulement un îlot où cohabitent banquiers et gruyères sur fond d'alpages enneigés. Au coeur du miracle helvète ? Les votations. Composé de 26 cantons, qui sont autant d'États souverains, c'est le seul pays où, quatre fois par an, le peuple initie des lois et en surveille l'application : de l'immigration à la religion, de l'énergie à la fiscalité, de la protection des animaux aux bruits des avions ! Unique en son genre, cette démocratie participative suscite la curiosité des démocrates et des républicains du monde entier. Ses résultats sont en effet incroyables : un chômage quasi inexistant, une compétitivité à toute épreuve et le système de formation le plus performant sur le continent.
Les Suisses sont-ils alors xénophobes ? Non, car 24% de la population résidente y est étrangère.
François Garçon pose alors un franc diagnostic : affaiblie par une crise dont elle ne parvient pas à sortir, il est temps que l'Europe arrête de mépriser la Suisse pour enfin s'en inspirer.

Marx, Malthus et la critique de l'économie politique. Avec Francis Cousin pour le groupe Aufhebung !


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06.09.2017

Le conflit qui opposa Marx à Malthus sur sa fameuse loi de population permet de revenir à l'essence de la pensée radicale et critique.
Et Francis Cousin de nous inviter à reccueillir avec humilité l'héritage théorique et pratique du mouvement ouvrier comme émergence d'une conscience toujours plus aiguisée à la lutte des classes et appelant la constitution des communautés de l'être.

Léon Daudet, bretteur des lettres. Avec Francis Bergeron et Jean Cochet sur Radio Courtoisie.


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14.06.2017

Voici un personnage extraordinairement fascinant, sorti tout droit du XVIIe siècle, un compagnon de Rabelais. Comme Rabelais, il a pratiqué la médecine, comme Rabelais, il écrit avec une richesse de vocabulaire que n'effraient ni la scatologie ni la crudité des scènes et des mots. Jouisseur à l'état pur, au sens jubilataire que ce mot peut revêtir. Léon Daudet est un amoureux de la vie.
Il a été, tour à tour ou simultanément, médecin, romancier, critique, mémorialiste, biographe, pamphlétaire, activiste, exilé, duelliste, député, grand amoureux, procureur, orateur, journaliste, historien, gourmet, adepte des bordels et de l'église, républicain et monarchiste, père de famille, chef de parti, auteur de plus de cent livres. Et il dit quelque part que s'il avait réuni tous ses articles, cela aurait représenté plusieurs centaines de volumes.
Du même coup, sa vie, qui couvre toute la IIIe République (fils d'Alphonse Daudet, il naît peu avant l'effondrement du Second Empire), est un roman à elle seule. Un roman à la Dumas, avec des rebondissements à chaque page, des coups d'épée, de la prison, des procès, des morts tragiques.
Oui, il s'est trompé, gravement, parfois. Oui, il a été injuste, grossier, outrancier, approximatif, répétitif, colérique. Mais en neuf vies (et plus), tout de même ! Il est humainement impossible d'avoir écrit autant, d'avoir vécu autant, sans se tromper jamais, et c'est pourquoi on ne peut que pardonner ses faiblesses à ce diable d'homme.
Léon Daudet, saint laïc, politiquement correct, propre sur lui ? Pouah! Nous le voulons, pour toujours, comme il était réellement. C'est comme cela et pas autrement qu'il est magnifique. 

Émission "Voix au chapitre", animée par Anne Le Pape.

Radioscopie : Henry de Montherlant répond aux questions de Jacques Chancel sur France Inter.


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10.03.1970

Le dramaturge et écrivain romanesque Henry de Montherlant se confie au micro de Jacques Chancel : de ses origines et son enfance dans un milieu de femmes à ses goûts pour Rome et l'Espagne, de sa décision de rester célibataire à ses rapports avec l'Académie française, des relations qu'il entretient avec la mort et la peur ou la manière dont il crée les personnages de ses oeuvres, c'est finalement un jugement sur sa vie et son époque qu'il nous délivre.