Guy Debord. Avec Jean-Marie Apostolidès à la Librairie Tropiques.


(0)
138 Vues
0 commentaire
2015

Jean-Marie Apostolidès nous livre une biographie de Guy Debord. Probablement la première qui restitue la complexité de cette figure intellectuelle marquante de l'après-guerre, avec ses parts d'ombres et la révélation de sa nature véritable, bien éloignée de celle que voulaient s'imaginer ses candides jeunes zélotes.
Au-delà du mythe auto-constitué et de ses impostures esthétiques, sociales et politiques, reste un des écrivains français les plus remarquables et les plus symptomatiques de la deuxième moitié du XXe siècle.

La puissance et la maîtrise des espaces fluides : perspectives historiques. Avec Laurent Henninger au Cercle Jean Bodin à Lyon.


(0)
139 Vues
0 commentaire
09.03.2018

Dans le cadre des réflexions géopolitiques du cercle, l'historien militaire Laurent Henninger traite du lien entre la puissance et la maîtrise des espaces fluides, au prisme d'un regard historique.
Travaillant depuis plusieurs années sur les "révolutions" et "mutations" militaires à travers les âges dans une perspective à la fois comparative et pluridisciplinaire, il est la personne la mieux indiquée pour faire l'histoire de la relation dialectique entre les "espaces fluides" et les "espaces solides".

Jack Goody et la méthode structurale de Claude Lévi-Strauss. Avec Clarisse Herrenschmidt à l'École nationale supérieure des sciences de l'information et des bibliothèques.


(0)
85 Vues
0 commentaire
30.11.2015

Lors de cette journée d'étude en hommage à Jack Goody, Clarisse Herrenschmidt revient sur sa tentative de subversion de la dichotomie nous/autres en comparant sa méthodologie à celle de Claude Lévi-Strauss.
Car si le grand anthropologue britannique a bien été ce réel inventeur qui, comme Einstein, savait sortir "par effraction des types merveilleusement nets de pensée fermée" (Bachelard) qui organisent nos catégories conceptuelles, il n'en demeure pas moins que notre rapport à l'Autre reste structuré selon une logique nous/autres, même si celui-ci a été profondément bouleversé.

L'Europe doit construire la première Time Machine. Avec Frédéric Kaplan pour le Club 44 à La Chaux-de-Fond.


(0)
99 Vues
0 commentaire
09.11.2017

Durant les vingt dernières années, l'Internet et ses services se sont développés sans véritablement tenir compte de la dimension temporelle. Il nous donne aujourd'hui à voir un "Grand maintenant", infiniment dense et continuellement mis à jour. Les Big Data nous promettent une société où nous pourrions anticiper l'avenir, grâce à la puissance de calcul des superordinateurs et la collecte massive de données. Pourtant, à ne scruter que les palpitations du présent, la prédiction algorithmique marque déjà ses limites intrinsèques.
L'Europe est aujourd’hui la mieux placée pour réussir le virage spatio-temporel de l'Internet. La richesse de son passé est un de ses meilleurs atouts pour son futur. Les progrès de la robotique et de l'intelligence artificielle permettent d'envisager une infrastructure à l'échelle du continent pour numériser, analyser, reconstituer notre patrimoine millénaire. Il y a des kilomètres d'archives à traiter, des milliards de pages à transcrire, des centaines de villes à modéliser comme autant de nœuds d'un vaste réseau d'échanges constituant notre histoire commune.
Le projet Time Machine, en compétition dans la course pour les nouveaux FET Flagships, propose une infrastructure d'archivage et de calcul unique pour structurer, analyser et modéliser les données du passé, les réaligner sur le présent et permettre de se projeter vers l'avenir. Il est soutenu par 80 institutions provenant de 20 pays et par 14 programmes internationaux. Le projet Time Machine peut donner à l'Europe la technologie de son renouveau : une occasion unique pour construire notre futur à partir de notre patrimoine commun, une occasion unique pour nous retrouver.

Qu'est-ce qu'un philosophe français ? L'analyse sociologique d'une institution de savoir. Avec Jean-Louis Fabiani à l'École nationale supérieure des sciences de l'information et des bibliothèques.


(0)
531 Vues
0 commentaire
19.04.2011

Peut-on traiter de la philosophie en sociologue ? Comment rendre compte d’une discipline comme de n’importe quelle autre activité sociale ou culturelle ?
Longtemps, les philosophes ont repoussé les tentatives de la part des sociologues et des historiens pour élargir le champ du questionnement.
Les choses sont différentes aujourd’hui et on peut proposer une autre manière d’écrire l’histoire de la philosophie, à la fois respectueuse des concepts et soucieuse de leur vie sociale, à travers les modes de présence des livres philosophiques, des dispositifs institutionnels qui installent la discipline dans le monde social et de l’engagement des philosophes dans les disputes de leur époque.
Il s’agit ainsi de penser l’unité d’une pratique culturelle à travers le temps, tout en faisant droit aux émergences et aux points de rupture.

Pierre-Yves Rougeyron : grand entretien pour le Cercle Aristote.


(0)
164 Vues
0 commentaire
03.2018

Pour ce grand entretien, Pierre-Yves Rougeyron revient sur l'actualité politique et géopolitique de février 2018.
Une analyse où les actualités nationale et internationale sont passées au crible de l'intérêt français souverain.

La vraie actu de Michel Drac : S01E04.


(0)
183 Vues
0 commentaire
03.2018

L'analyste politique et prospectiviste Michel Drac nous propose un commentaire de l'actualité focalisé sur les tendances lourdes qui structurent l'équilibre précaire de nos sociétés et sur les éléments de rupture qui viennent le perturber. Cette édition se concentre particulièrement sur l'économie.
Au menu du mois de février 2018 :
 - 0'00'00 : introduction
LA CONJONCTURE GLOBALE
 - 0'04'45 : un moment historique important
 - 0'05'50 : rappel sur la chronologie globale
 - 0'11'10 : en apparence, ça va bien
 - 0'21'10 : la catastrophe qui vient
 - 0'31'50 : la nature exacte du moment présent
 - 0'33'40 : la vraie situation de l'emploi
 - 0'38'00 : les signaux faibles
 - 0'42'40 : l'ampleur prévisible du retournement
 - 0'49'00 : la planète finance va-t-elle exploser ?
 - 0'51'50 : vers une énorme destruction d'emplois ?
 - 0'56'00 : l'articulation entre géopolitique et économie globale
 - 1'03'00 : la vraie nature de l'accord de Paris
 - 1'05'20 : prendre conscience de l'ampleur de la rupture potentielle
L'ÉCONOMIE POLITIQUE DES ETATS-UNIS
 - 1'06'00 : les Etats-Unis face à leur destin
 - 1'09'35 : il y a protectionnisme et protectionnisme
 - 1'11'50 : l'impuissance rend agressif
 - 1'15'30 : la disgrâce de Kushner
 - 1'18'15 : la relance version Trump
LA FRANCE D'EMMANUEL MACRON
 - 1'36'30 : la France en 2018
 - 1'38'20 : un pouvoir autiste
 - 1'46'30 : la France, une dictature ?
 - 1'57'40 : les "réformes"

Albert Camus le pied-noir. Avec Jean-François Mattéi au Cercle Algérianiste du Gers.


(0)
452 Vues
0 commentaire
2013

Lorsqu'Albert Camus reçut le Prix Nobel de Littérature en 1957, il remercia l'Académie suédoise d'avoir distingué "un Français d'Algérie" et précisa l'orientation de son œuvre : "Je n'ai jamais rien écrit qui ne se rattache, de près ou de loin, à la terre où je suis né. C'est à elle, et à son malheur, que vont toutes mes pensées". 
Jean-François Mattéï étudie ici le rapport à la terre natale qui conduisit Camus à affirmer qu'il préférait, selon une formule tronquée, "sa mère à la justice". Il envisage la manière dont la pensée de Midi a ouvert les portes d'un royaume "nourri de ciel et de mer, devant la Méditerranée fumant sous le soleil". 
Si l'enfant de Belcourt est resté un étranger dans son exil parisien comme sur son propre sol, Camus a pourtant réussi, dans sa fidélité à sa terre et à son enfance, à restaurer, face à la "tendre indifférence du monde", l'héroïsme du Premier homme.

La personnalité et l'oeuvre de Georges Dumezil. Avec Jean Haudry et Xavier Delamarre chez Alain de Benoist sur TV Libertés.


(0)
153 Vues
0 commentaire
03.2018

Le philosophe Alain de Benoist, dans ce nouveau numéro des "Idées à l’endroit", nous invite à nous pencher sur la question indo-européenne en compagnie de ses invités Jean Haudry et Xavier Delamarre.
L'occasion d'évoquer en détails la personnalité et l'œuvre du célèbre linguiste et anthropologue Georges Dumézil, spécialiste du sujet.

Back to the USSR : le communisme soviétique comme voie autonome vers le capitalisme. Avec Anselm Jappe à Barcelone.


(0)
129 Vues
0 commentaire
02.03.2018

L'histoire de l'URSS peut aujourd'hui être comprise comme une "modernisation de rattrapage", c'est-à-dire l'introduction violente des mécanismes de base de la production de valeur dans un pays arriéré qui autrement n'aurait jamais pu devenir une partie autonome du marché mondial. Ce mode de production n'aura été qu'une variante de la société mondiale de la marchandise,
Car si l'URSS n'était pas "socialiste", cela n'était pas dû seulement à la dictature d'une couche de bureaucrates, comme l'affirmait la gauche anti-stalinienne. La véritable raison en était que les catégories centrales du capitalisme – marchandise, valeur, travail, argent – n'y étaient pas du tout abolies. On prétendait seulement les gérer "mieux", au "service des travailleurs".
Et lorsque l'URSS s'est effondrée, ce n'est pas une "alternative" au système capitaliste qui a disparu, mais le "maillon le plus faible" de ce système même.

Les affects de la politique. Avec Frédéric Lordon à la Sorbonne.


(0)
126 Vues
0 commentaire
18.01.2017

Que la politique soit en proie aux "passions", tout le monde l'accordera. Autrement malaisé serait de faire entendre que les affects constituent son étoffe même. La politique n'est-elle pas aussi affaire d'idées et d'arguments, et les "passions" ne sont-elles pas finalement que distorsion de cet idéal d'une politique discursive rationnelle ?
Le point de vue spinoziste bouscule la fausse évidence d'une antinomie entre les "idées" et les affects. On émet bien des idées pour faire quelque chose à quelqu'un - pour l'affecter. Et, réciproquement, les idées, spécialement les idées politiques, ne nous font quelque chose que si elles sont accompagnées d'affects. Faute de quoi, elles nous laissent indifférents.
En "temps ordinaires" comme dans les moments de soulèvement, la politique, idées comprises, est alors un grand jeu d'affects collectifs.

Une conférence qui s'inscrit dans le séminaire "Actualité de la philosophie et des sciences sociales" organisé par Geoffroy de Lagasnerie.

Indépendance des médias ? Avec Aude Lancelin pour ThinkerView.


(0)
193 Vues
0 commentaire
27.02.2018

Depuis son éviction de la grande presse écrite qu'elle avait intégrée depuis l’été 2000 journaliste -aventure qu'elle raconte dans Le Monde libre-, Aude Lancelin a rejoint les médias en ligne chez "Là-bas si j'y suis" et "Le Média".
Un choix en phase pleinement assumé : travailler aux côtés de gens qui croient aux idées, qui savent que journalisme et engagement doivent être d'urgence réconciliés et pour contribuer à réparer une vie démocratique française très abîmée.
Grâce à son parcours, Aude Lancelin est toute indiquée pour nous parler des relations malsaines entre le monde des médias et les pouvoirs, qu'ils soient politique ou économique.