Féminisme : une histoire ancienne ? Avec Eugénie Bastié sur Fréquence Protestante.


(0)
62 Vues
0 commentaire
12.04.2016

Soixante-dix ans après Simone de Beauvoir, la révolution féministe menée contre la domination masculine ne serait-elle pas achevée ? La conquête des droits politiques et sociaux est actée, le contrôle de la procréation acquis, le système de la parité imposé. Mais, telles les antiques Furies, les idéologues contemporaines s'acharnent à militer pour un avenir radieux dont elles nient qu'il soit déjà advenu. C'est pourquoi le combat pour les femmes tourne à l' "isme" orwellien, revanchard et totalitaire.
Abolir la prostitution, mais autoriser la GPA... Supprimer la différence de genre dans les écoles, mais instaurer l'égalité de fonction dans les ministères... Réclamer l'émancipation du corps mais accepter l'imposition du voile... Soutenir que l'on peut être uniquement pro-choix, mais refuser que l'on puisse souffrir d'avoir avorté... Se proclamer de gauche et se targuer de faire entrer au chausse-pied la condition féminine dans le salariat...
Eugénie Bastié dévoile la tragédie et la misère du féminisme contemporain qui, par aveuglement idéologique, s'est transformé en machine à lutter contre les intérêts des femmes réelles.

Émission "Midi Magazine", animée par Philippe Arondel.

Tradition sans traditionalisme ? Avec Dany-Robert Dufour, Philippe Simay et Marcel Gauchet sur France Culture.


(0)
87 Vues
0 commentaire
2004

Le diagnostic d'une crise de la transmission nous dispense souvent de définir exactement ce qui est transmis. Aveuglé par l'opposition usagée entre tradition et modernité, nous oublions ce que la tradition peut avoir de dynamique, et combien elle suppose de liberté (la réinvention, la réappropriation).
L'invocation de la tradition en symbole d'un passé perdu -de l'autorité, des pères, de la loi- la fige dans le traditionnalisme. Mais sans la fiction d'une origine dégradée, la tradition peut à l'inverse être comprise comme un processus qui met en jeu des allers-retours entre les générations.
Comment s'exerce ce mouvement aujourd'hui, alors que les liens inter-générationnels ont changé ? Quels sont les acteurs de la transmission des savoirs, de la mémoire, de la culture  ?
Face à de telles mutations, la philosophie peut choisir le ton apocalyptique, ou préférer l'analyse lucide du sens et des conditions du passage.

Émission des "Vendredi de la philosophie", présentée par François Noudelmann.

La vraie actu de Michel Drac : S02E06.


(0)
116 Vues
0 commentaire
01.2019

L'analyste politique et prospectiviste Michel Drac nous propose un commentaire de l'actualité focalisé sur les tendances lourdes qui structurent l'équilibre précaire de nos sociétés et sur les éléments de rupture qui viennent le perturber.
Au menu des mois de décembre 2018 et janvier 2019 :
 - 0'01'00 : Le postérisé du mois (Bachar el-Assad)
 - 0'03'45 : Démographie et flux migratoires
 - 0'14'45 : Energies et technologies
 - 0'19'45 : Géopolitique
 - 0'38'00 : Economie et écologie
 - 0'55'15 : Eurocrise
 - 1'09'15 : Politiques intérieures
 - 1'09'30 : Cultures et société

Modes de vie et écologie : les limites du libéralisme politique. Avec Mark Hunyadi à l'Université catholique de Louvain.


(0)
49 Vues
0 commentaire
01.12.2015

Dans cet exposé, le philosophe Mark Hunyadi nous parle de la tyrannie des modes de vie et du paradoxe moral qu'ils engendrent. Mais ce paradoxe : quel est-il ?
La prolifération des comités d’éthique en tout genre laisse impensée l'imposition de fait d'une série d'options (tehcnologiques et marchande) qui conditionnent nos modes de vie. La pluralité des "styles de vie" se développe sur la toile de fond de "modes de vie" qui s'imposent de facto.
Le modèle du libéralisme politique montre, à cet égard ses limites : notre éthique ne sert plus à critiquer le système ni les modes de vie, mais à les accompagner dans leur marche triomphale.

Une conférence organisée par le "Groupe de Réflexion Interdisciplinaire sur la Crise Ecologique".

Comprendre Machiavel. Avec Denis Collin au Cercle Res Communa.


(0)
84 Vues
0 commentaire
18.01.2019

Peu d’auteurs ont une réputation aussi exécrable que Machiavel, devenu synonyme d'intelligence perverse et calculatrice. Denis Collin montre à quel point cette interprétation est non seulement hâtive, mais fausse.
Machiavel, fonctionnaire au service du pouvoir florentin et patriote déplorant l'absence d'un État italien unifié, s'est employé à tirer les leçons de changements majeurs dans le système économique et social de son temps.
Confronté à la disparition des républiques féodales et à la montée en puissance du capitalisme, il conclut à la nécessité du volontarisme politique pour préserver la liberté de la cité et de l'individu tout au long d'une histoire qui ne sera plus qu'une crise permanente.
Il refuse l'asservissement de la politique à la morale, par lucidité et non par cynisme. Maillon important d'une tradition politique où cousineront avec lui Spinoza, Rousseau ou Gramsci, il s'impose comme un précieux antidote à l'idéologie naïve de la démocratie d'aujourd'hui.

Les révolutions du XXe siècle. Avec Domenico Losurdo sur Radio Galère.


(0)
43 Vues
0 commentaire
2017

Peu à peu se fait jour l'idée que le communisme serait la cause initiale de tous les crimes du XXe siècle. Pour les tenants d'une histoire réactionnaire, le génocide de "race" initié par les nazis ne serait qu'une réponse au génocide de "classe" lancé par les bolcheviques. Domenico Losurdo démontre que les germes des massacres du XXe siècle, étaient pourtant bel et bien présents bien avant Octobre 17.
Contre les faussaires de l'histoire, Losurdo révèle à quel point le colonialisme fut une véritable école du crime de masse pour les nazis comme pour la plupart des pays libéraux de tradition démocratique. On pense à l'exemple saisissant d'Hitler fasciné par les massacres d'indiens par les américains.
L'originalité du travail de Domenico Losurdo est de dénoncer le discours hypocrite qui compare les crimes du communisme aux déclarations de principe de la démocratie libérale, en ignorant la pratique de cette dernière. Il s'amuse à inverser le processus.
Un exercice salvateur pour s'armer contre toutes les manipulations idéologiques de l'histoire.

Le regard politique. Avec Pierre Manent à Répliques sur France Culture.


(0)
52 Vues
0 commentaire
02.10.2011

Depuis une trentaine d'années, Pierre Manent creuse un sillon aussi original que discret dans le paysage intellectuel français. Cette conversation veut restituer ses principales conclusions dans le domaine de la philosophie politique, fruit d'une démarche personnelle : la lecture inlassable des grands auteurs, la conviction qu'une science politique demeure possible à l'ère du relativisme, un certain "regard politique", enfin, qui rend intelligible le monde contemporain.
Cet échange avec Alain Finkielkraut est une vivante introduction au travail de Pierre Manent, nous rappelant continuellement son ambition de chercheur : "Toute notre histoire, se déployant à partir de notre nature politique, voilà ce que je voudrais donner à voir et à comprendre".

Macron, le bloc bourgeois et les Gilets jaunes. Avec Jérôme Sainte-Marie à la Nouvelle Action Royaliste.


(0)
130 Vues
0 commentaire
09.01.2019

Au lendemain de l'élection présidentielle de 2017, le politologue et spécialiste des études d'opinion Jérôme Sainte-Marie avait expliqué que le clivage droite-gauche s'estompait au profit d'un affrontement entre "libéralisme élitaire" et "souverainisme populaire" dont les Français avait de plus en plus nettement conscience et qui pourrait conduire à de très fortes tensions si un programme ultralibéral était appliqué.
Alors que les Gilets Jaunes semblent lui donner raison, que peut-on attendre comme réaction de la part du "bloc bourgeois" derrière Macron ?

Transmettre, à quoi bon ? Avec François-Xavier Bellamy pour Espérance Nouvelle à Bruxelles.


(0)
82 Vues
0 commentaire
10.03.2015

François-Xavier Bellamy dresse le constat suivant : nous voulons toujours éduquer, mais nous ne voulons plus transmettre. Il s'est produit, dans nos sociétés occidentales, une rupture inédite : une génération s'est refusé à transmettre à la suivante ce qu'elle avait à lui donner, l'ensemble du savoir, des repères, de l'expérience humaine qui constituait son héritage.
C'est pourquoi il n'est pas de plus urgente ni de plus belle mission que de transmettre l'héritage culturel qui peut seul constituer pour l'avenir l'unité de notre pays, en même temps que la liberté de ceux qui y vivront.
Ce n'est pas le choc des cultures que nous devons craindre, mais le choc des incultures.

Les Gilets Jaunes et Emmanuel Macron jugés par Machiavel. Avec Yannick Jaffré pour Stratpol.


(0)
123 Vues
0 commentaire
01.2019

Le publiciste Yannick Jaffré nous propose une analyse de l'actualité politique au prisme des enseignements du Prince de Machiavel.
Du sens des actions d'Emmanuel Macron jusqu'à la remise en perspective historique de l'irruption du peuple français sur la scène politique (les Gilets Jaunes), nous est proposée une réflexion politique de haute tenue pour comprendre les enjeux actuels.

Le dandysme philosophico-littéraire. Avec Daniel Salvatore Schiffer à l'Académie Royale de Belgique.


(1)
156 Vues
0 commentaire
10.2010

Le dandysme : une notion beaucoup plus profonde et articulée, tant sur le plan philosophique que littéraire, que ce qu’il y paraît à première vue. C’est cette thématique que Daniel Salvatore Schiffer va nous aider à mieux cerner tout au long de ces deux cours-conférences.
Ces leçons, aux confins de la philosophie, de l’art et de la littérature, se basent sur la réflexion, à travers quelques-uns de leurs concepts-clés, de deux des penseurs majeurs du XIXe siècle, Friedrich Nietzsche et Sören Kierkegaard, pour analyser, dans un deuxième temps, la manière dont deux des plus grands écrivains de ce même siècle, Charles Baudelaire et Oscar Wilde, ont appliqué, au sein de leur œuvre poético-littéraire, ces notions philosophiques.
La figure du "philosophe-artiste", tout d’abord. Elle jalonne l’œuvre de Nietzsche. De lui connaît-on surtout la critique des valeurs judéo-chrétiennes : ce qu’il appelle la "transmutation des valeurs". Avec, comme corollaire, l’avènement de ce qu’il qualifie le "surhomme". C’est ce type de "surhomme" qui se révèle être la préfiguration du "philosophe-artiste" : être à l’intelligence, comme à la sensibilité, évoluant constamment, en une sorte de synthèse existentielle, aux limites, justement, de la philosophie et de l’art.
L’esthétique de Kierkegaard, ensuite. Elle constitue le premier des trois stades, au sein de sa "dialectique qualitative", du développement humain : les stades esthétique, éthique et religieux. Il est fait également allusion du thème de la séduction, pivot existentiel et conceptuel de son "stade esthétique".
Ainsi examinenons-nous, ensuite, la manière dont deux des plus grands écrivains du XIXe siècle - Charles Baudelaire, en France, et Oscar Wilde, en Angleterre -, chantres du dandysme, ont appliqué, consciemment ou non, ces importants concepts nietzschéen et kierkegaardien au sein de ces deux chefs-d’œuvre de la littérature universelle que sont Le Peintre de la vie moderne de Baudelaire, et Le Portrait de Dorian Gray de Wilde. Car c’est dans ces deux œuvres, principalement, que l’on voit apparaître le plus clairement la figure du "dandy", dont le philosophe-artiste nietzschéen ainsi que le "séducteur" kierkegaardien sont les archétypes philosophiques.

La Renaissance, une construction politique du XIXe siècle. Avec Didier Le Fur sur la Radio Chrétienne Francophone.


(0)
101 Vues
0 commentaire
10.03.2018

La Renaissance est souvent présentée comme une période de bouillonnement scientifique, intellectuel et artistique, née en Italie. Dans Une autre histoire de la Renaissance (éd. Perrin), Didier Le Fur la présente comme une construction du XIXe siècle.
Une construction lente mais construction tout de même. Au XVe siècle en Italie, des intellectuels ont redécouvert le latin des Romains et décidé de le remettre à l'honneur. Comme dit Didier Le Fur, "ils se sont pris de mégalomanie de réinventer une langue et de la réimposer à la culture italienne pour le prestige de la cité de Florence".
Au siècle suivant (milieu du XVIe siècle), la notion de Renaissance réapparaît en France. Cette fois sous l'impulsion des auteurs de la Pléiade. Ces jeunes intellectuels de 20 à 27 ans, désireux de trouver leur place au milieu des clercs de l'époque, réinventent une poésie en modernisant le français : il vont "refaire la langue magnifique" - tout comme les intellectuels florentins l'avaient fait pour le latin.
Enfin, c'est finalement au XIXe siècle, sous la plume de Michelet, que la Renaissance va devenir une période historique à part entière.

Émission "La suite de l'Histoire", présentée par Véronique Alzieu.