La justice est-elle instrumentalisée ? Avec Régis de Castelnau au Cercle Res Communa.


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17.01.2020

Avocat honoraire et animateur du blog "Vu du Droit", Régis de Castelnau pense que la justice française est non seulement instrumentalisée, mais qu'elle l'a également acceptée. Et ceci se vérifie avec la répression de masse contre les Gilets jaunes, les poursuites contre François Fillon, contre Marine Le Pen, contre Jean-Luc Mélenchon, ainsi qu'avec la protection dont bénéficient les amis de monsieur Macron.
Cette collusion entre l'appareil judiciaire et le pouvoir exécutif pose un problème réel pour l'exercice des libertés fondamentales garanties par la constitution. Saurons-nous le comprendre... et le régler ?

Jean-François Revel ou les illusions perdues de la philosophie. Avec Henri de Monvallier à l'Université Populaire d'Issy-les-Moulineaux.


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2019

De l'enfance marseillaise à l'Académie Française, en passant par la khâgne du lycée du Parc à Lyon, l'ENS, la Résistance, les voyages, les expériences professionnelles dans la presse et dans l'édition, Henri Monvallier nous dresse le portrait de Jean-François Ricard dit "Revel" (1924-2006), un homme engagé dans son siècle.
L'idée centrale étant de dégager les grandes articulations de sa trajectoire biographique et de son œuvre et de s'arrêter un peu plus longuement sur deux ouvrages : Pourquoi des philosophes ? (1957),  réquisitoire impitoyable contre les illusions que la philosophie entretient sur elle-même, et Descartes inutile et incertain (1976), dans lequel l'auteur s'efforce de défaire le lien établi entre l'adjectif "cartésien" et la notion de rationalité.
Jean-François Revel, un hommes aux visages multiples, indépendant, libéral et rationaliste, en butte aux obscurantismes de son siècle.

Barbarossa, une guerre totale. Avec Jean Lopez sur StoriaVoce.


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09.2019

Nous sommes le 18 décembre 1940. En cette fin d'année, alors que la France a capitulé depuis six mois, Hitler signe la directive Barbarossa. Ultra-secrète, cette dernière n'est tirée qu'à seulement neuf exemplaires. Elle sera décisive dans l'histoire de la Deuxième Guerre mondiale  puisque, de quelque façon que l'on considère le problème, l'échec de l'opération va enlever à l'Allemagne toute chance de victoire dans le conflit mondial.
Dans un premier temps, Jean Lopez revient sur les origines de cette opération. En effet, ce serait une erreur que d'isoler l'opération Barbarossa en dehors de son contexte historique, de ne pas plonger dans les origines politiques et diplomatiques, idéologiques mais aussi historiques de cet affrontement entre la Russie soviétique et l'Allemagne nazie.
Ensuite, dans un second temps, Jean Lopez s'arrête sur la dimension absolue et totale, de ce conflit. Nous naviguons d'un camp à l'autre et voyons aussi comment cette dimension absolue porte en elle au fond l'échec de l'Allemagne et la victoire russe.

Une émission animée par Christophe Dickès.

Identité et catholicisme en France. Avec Jean Sévillia et Camille Pascal sur Radio Courtoisie.


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16.11.2016

Qu'en est-il de l'héritage catholique de la France aujourd'hui ? Peut-on parler d'identité chrétienne ?
Les historiens Camille Pascal et Jean Sévillia revisitent les scènes fondatrices de la France catholique qui ont fait de notre pays la "Fille aînée de l'Église", depuis son baptême au Ve siècle jusqu'au divorce inscrit dans la loi de 1905.
Il est plus que nécessaire de renouer avec notre récit national afin de donner une réalité à l'idée même de la France en la faisant connaître, aimer et partager par tout un peuple.

Émission du "Libre Journal des débats", animée par Charles de Meyer.

Arthur de Gobineau, l'homme et l'oeuvre. Avec Jacques Bressler sur Radio Courtoisie.


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20.07.2019

Arthur de Gobineau, né à Ville-d'Avray, a une enfance heureuse et une adolescence vagabonde. En compagnie de sa mère et d'un précep­teur, il découvre la province française, séjourne en Allemagne, devient collégien en Suisse.
Très tôt, se révèlent son goût du savoir et sa passion pour l'Orient. En 1835, il s'installe à Paris avec la volonté de s'illustrer dans les Lettres. Mais sera-t-il poète, romancier ou orientaliste ? Il peine à se faire connaître et, en 1849, entre dans la carrière diplomatique.
Six ans plus tard paraît l'Essai sur l'inégalité des races humaines, interprétation nouvelle de la naissance et de la mort des civilisations, mais aussi révélation du style admirable de Gobineau. Trois ans en Asie (1859) puis Les Religions et les philosophies dans l'Asie centrale (1865) signent une vision prémonitoire des rapports entre l'Europe et le Moyen-Orient. L'Histoire des Perses (1869) vient compléter l'Essai.
Puis, Gobineau crée un nouveau genre littéraire avec les Nouvelles asiatiques, chef-d'oeuvre d'humour et d'érudition. Et, avec Les Pléiades, il développe sa conception élitiste de la vie.
Le travail de Jacques Bressler nous présente un Gobineau adversaire sans complexe des Lumières et de la Révolution, une voix puissante, une vision prémonitoire de l'égalitarisme moderne, de ses causes et de ses conséquences.

Émission du "Libre Journal de la jeunesse", animée par Pascal Lassalle.

Une histoire profonde de l'anthropocène. Avec James C. Scott sur France Culture.


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01.06.2019

Anthropocène, concept pour happy few il y a encore quelques années, le mot peuple désormais quotidiennement les colonnes des journaux et résonne souvent dans les médias. Anthropocène donc pour dire cette nouvelle ère géologique au cours de laquelle l'activité humaine a affecté de façon décisive l'écologie et l'atmosphère de la planète Terre.
Le constat s'impose mais les débats ont cours à propos du point de départ. Quand certains estiment que ce sont les premiers essais nucléaires qui marquent l'entrée dans ce moment nouveau, d'autres le font remonter beaucoup plus tôt au XIXe siècle et à la Révolution industrielle.
Politiste professionnel, anthropologue amateur, environnementaliste convaincu et anarchiste par principe, James Scott est beaucoup plus radical : c'est dès l'utilisation du feu par l'homme qu'il estime nécessaire de remonter pour comprendre l'anthropocène. Le feu, puis la sédentarité, l'agriculture, l'élevage, et l'invention de l'Etat. C'est ce qu'il défend dans un essai brillant Homo domesticus.

Émission "La Suite dans les idées", animée par Sylvain Bourmeau.

L'Italie au Moyen-Age, une nation sans état. Avec Jacques Heers à l'Université Paris II Panthéon-Assas.


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06.02.1993

Médiéviste éminent, spécialiste de l'histoire italienne, Jacques Heers lève le voile sur le fonctionnement de la péninsule au Moyen Age, véritable nation consciente d'elle-même mais sans état, malgré les querelles des alliances et déchirements successifs entre cités rivales et familles combattant pour le pouvoir.
Une énigme historique qui trouve ici une solution élégante.

L'école enseigne à l'enfant qu'il doit être inévitablement classé par un bureaucrate. Avec Ivan Illich sur France Culture.


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1972

Aujourd'hui, les mots éducation et école sont devenus quasiment synonymes. Pourtant, l'école ne représente qu'une infime partie de l'histoire de l'éducation. Comment cet amalgame a-t-il pu se produire ? Pourquoi en sommes-nous arrivés à croire que l'éducation de nos enfants devait relever de la responsabilité de l'État ? Quelles logiques sont à l'oeuvre derrière cette vaste entreprise de normalisation des masses ?
L'école obligatoire, la scolarité prolongée, la course aux diplômes, autant de faux progrès qui consistent à produire des élèves dociles, prêts à consommer des programmes préparés par les "autorités" et à obéir aux "institutions". À cela il faut substituer des échanges dit Ivan Illich, entre "égaux" et une véritable éducation qui prépare à la vie dans la vie, qui donne le goût d'inventer et d'expérimenter.
Implacable critique de la société industrielle, Ivan Illich a démontré qu'au-delà d'un certain seuil, les institutions se révèlent contre-productives et a dénoncé la tyrannie des "besoins" dictés par la société de consommation. Il fut l'un des premiers à voir dans l'aide au développement une tactique pour généraliser le productivisme et y acculturer les peuples. À cette idée comme à celle de croissance, véritables "assauts de l'économie contre la condition humaine", il oppose une ascèse choisie et conviviale, un mode de vie qui entremêle sobriété et générosité.

Un entretien mené par Roger Kahane.

Le fascisme qui vient. Avec Armel Campagne sur Radio Libertaire.


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2019

Mouvement réactionnaire de masse contre l'égalité des droits ; migrants enlevés, tabassés et laissés pour mort par des milices à Calais ; large diffusion de thèses réactionnaires, xénophobes et islamophobes ; intensification du quadrillage répressif des quartiers populaires et violences policières impunies ; manifestations interdites et criminalisation croissante de toute contestation ; scores inégalés du Front National à toutes les élections depuis 2012. Sous des formes disparates et encore embryonnaires, mais dont la seule énumération dit le pourrissement actuel de la politique, c’est le fascisme qui fait retour.
Et celui-ci s'annonce non comme une hypothèse abstraite mais comme une possibilité concrète. Pourtant, la possibilité du fascisme est généralement balayée d'un revers de main par les commentateurs : comment la République française, patrie autoproclamée des droits de l'homme, pourrait-elle engendrer le monstre fasciste ? La France ne s'est-elle pas montrée "allergique" au fascisme tout au long du XXe siècle, comme le prétendent certains historiens français ? Le Front National n'a-t-il pas renoncé au projet ultranationaliste, raciste et autoritaire qui le caractérisait depuis sa création ? N'assiste-t-on pas au renouveau du capitalisme français sous les auspices d'un jeune président réalisant enfin les "réformes" prétendument nécessaires ?
C’est à démonter ces fausses évidences que s'attache Armand Paris en s'appuyant sur le livre d'Ugo Palheta La possibilité du fascisme. France, la trajectoire du désastre (La Découverte, 2018). Il scrute ainsi la trajectoire d'un désastre possible, enraciné dans la triple offensive – néolibérale, autoritaire et raciste – dont Emmanuel Macron est la parfaite incarnation, mais un désastre résistible, pour peu que le danger soit reconnu à temps et qu'émerge un nouvel antifascisme, capable de mener de front le combat contre l'extrême droite et celui contre les politiques destructrices qui favorisent son ascension.

Émission "Sortir du capitalisme", animée par Guillaume Deloison.

Moldavie, la virgule euro-russe. Avec Robert Steuckers et Iurie Roșca pour E&R à Lille.


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23.03.2019

Ancien vice-Premier ministre de Moldavie, journaliste et éditeur, Iurie Roşca est le principal coordinateur des colloques eurasistes de Chisinau, qu'il présente comme un anti-Davos. Persécuté par les oligarques qui dirigent son pays, il a été menacé en 2018 d'une peine de 7 ans de prison.
C'est en compagnie du géopolitologue belge Robert Steuckers que le rôle de la Moldavie au sein de l'Europe est exposé, de l'antiquité jusqu'aux dissidences anti-mondialistes actuelles.
Un noble combat pour l'indépendance d'un petit pays, également important dans la logique eurasiste d'équilibre des pôles de puissances à l'échelle internationale.

La conspiration d'Esdras, origine et principes du métasionisme. Avec Laurent Guyénot pour E&R à Lyon.


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15.12.2018

Une chose n'a pas changé depuis le temps d'Esdras (Ve siècle avant notre ère) : Israël a besoin, pour exister, de la protection d'un empire. Ce n'est pas seulement sur la Torah qu'Esdras fonda son État théocratique, mais aussi, si l'on en croit le Livre d'Esdras, sur un édit de l'empereur perse lui donnant autorité sur "tout le peuple de Transeuphratène" (territoires à l'ouest de l'Euphrate).
C'est en utilisant cet exemple comme paradigme que Laurent Guyénot introduit le concept de "métasionisme" qui permet de mieux comprendre la trajectoires des élites juives et leur rapport aux pouvoirs des nations dans lesquelles elles se trouvent.

La tragédie grecque aujourd'hui. Avec Jean-Pierre Vernant sur la RAI.


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05.1994

Aujourd'hui, les théâtres continuent d'afficher régulièrement des tragédies grecques. Pourquoi des textes, écrits il y a 2'500 ans, qui marquent l'invention du théâtre, fascinent-ils encore aujourd'hui ?
Jean-Pierre Vernant, spécialiste de l'homme grec ancien dont il a considérablement renouvelé l'approche, nous expliquer en quoi la tragédie grecque reste d'actualité en tant que phénomène social, esthétique et psychologique nous permettant de plonger aux sources de nos racines culturelles.