Le Colbertisme en question. Avec Stéphane Blanchonnet à l'Université d'été de l'Action Française.


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19.08.2015

Érigé en modèle de travail et de vertu par le XIXe siècle républicain, Jean-Baptiste Colbert (1619-1683) est sûrement l'un des ministres de la France qui a le plus marqué la postérité.
L'analyse du succès de ce tout-puissant serviteur de l'État nous aide à comprendre ce qui a ensuite été désigné comme une doctrine à part entière ayant participé à la construction de l'État moderne : le colbertisme.

De la modernité. Avec Olivier Rey pour le Cercle Politeia.


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07.10.2017

Nous savons que la trajectoire empreintée par notre modernité nous emmène au désastre. Et pourtant, il nous semble impossible de la modifier.
En outre, les questions qui ont mobilisé des générations de penseurs - la vie telle qu'on aimerait vraiment la vivre, le sens d'une existence humaine - tendent à disparaître de l'horizon du pensable.
Comment l'idéal moderne de liberté, dont l'affranchissement de la tradition constitue le fondement, a-t-il pu nous entraîner aussi loin dans l'égarement ?

La conscience est-elle devenue une affaire de science ? Avec Stanislas Dehaene chez Etienne Klein sur France Culture.


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20.02.2016

Commençons par rappeler une évidence, déjà notée par Ludwig Wittgenstein : "C’est un coup du sort étrange : tous les hommes dont on a ouvert le crâne avaient un cerveau". Ce constat peu contestable pose la question de savoir si l’on peut savoir quel rôle joue le cerveau dans notre rapport au monde et dans la fabrication de ce que nous appelons une "conscience".
Par quels mécanismes nous permet-il de percevoir ce que nous percevons ? Par quels stratagèmes certaines informations parviennent-elles à accéder à notre conscience tandis que d’autres demeurent dans les limbes de notre attention ? Par quels processus nos connaissances sur le monde se construisent-elles ?
L’objet que je veux connaître, ce n’est pas moi, il semble être autonome par rapport à moi, il a sa réalité propre et j’ai la mienne, alors comment puis-je le connaître ? Pour le dire avec les mots de Hegel, comment ce qui est en soi peut-il devenir pour moi ? Telle est en somme la formulation philosophique du problème de la connaissance. Mais les sciences ont-elles des choses à nous dire sur ces sujets ? Les neurosciences et les sciences cognitives, par exemple, qui sont en pleine ébullition, peuvent-elles apporter des éléments de réponses plus justes que les hypothèses des philosophes ?

Émission "La Conversation scientifique", animée par Etienne Klein.

La déferlante conservatrice. Avec Frédéric Rouvillois au Cercle Pol Vandromme à Bruxelles.


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07.12.2017

Alors qu'Emmanuel Macron et son mouvement "En Marche" incarnent le progressisme jusqu'à la caricature, la sortie récente du Dictionnaire du conservatisme arrive à point nommé pour organiser la résistance.
Car le conservatisme, qui évoque des hommes comme des valeurs, des moments historiques comme des institutions, des perspectives futures comme des mythes, est divers mais cohérent : à la fois éternel et actuel, pensée qui structure face au monde de l'éphémère et du relatif, opposant d'indispensables certitudes à la désagrégation moderne.

Une conférence animée par Pascal Eysseric.

Réflexions sur le droit. Avec Damien Viguier pour E&R.


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2017

Il est parfois intéressant de prendre le temps de revoir et d'approfondir certaines thématiques relatives au droit et à son apprentissage.
C'est pourquoi nous est proposée cette série de six leçons dispensée par Maître Damien Viguier et qui permet d'appréhender la philosophie du droit français.
Sont aussi explorées dans ce programme des thématiques connexes telles que l'anthropologie ou la préhistoire.

Des révoltes des quartiers au reveil arabe. Avec Marc-Edouard Nabe et Tariq Ramadan à Lille.


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02.03.2012

Alors que plusieurs pays du proche et du moyen-orient sont secoués par des vagues de contestation populaire -ce qu'on appelle communément le printemps arabe-, il est temps de prendre un peu de recul et de s'interroger sur la portée de ces évènements.
Et comme la France est aussi passée par une vague de rébellion courant 2005, que peut-on dire des possibles similitudes et/ou convergences avec ces révoltes actuelles qui agitent le monde arabe ?

Un débat organisé par le "Collectif des Musulmans de France" en partenariat avec l'Association "Rencontre & Dialogue".

Joseph Conrad (1857-1924), artiste du regard. Avec Jacques Darras, Bernard Hoepffner, Michel Le Bris, Claudine Lesage et Jean-Pierre Naugrette sur France Culture.


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21.02.2008

Et comment ne le serait-il pas, lui qui a passé 20 années de sa vie à scruter les vagues, les risées, les écueils et les vents ? À en mesurer les conséquences sur la vie des hommes rassemblés sur le microcosme d'un navire ?
L'année de sa mort, en 1924, dans un texte intitulé The Romance of Travels, qu'il écrit pour la revue "Countries of the world", et repris dans le "National Geographic Magazine", il souligne cette étrange coïncidence que la date de sa naissance correspondît avec la parution du livre de l'explorateur Sir Leopold Mac Clintock, Le voyage du Fox dans les mers arctiques, où se trouve relatée la tragique épopée de Sir John Franklin à bord de deux navires pris par les glaces. Il découvre, en lisant ce livre, enfant, "la nature profonde de [sa] propre individualité", le goût de la géographie, sa passion pour l'étude des cartes. Ces cartes où le centre de l'Afrique n'est encore qu'un grand blanc. Mais dans les blancs des cartes il inscrira son œuvre.
Josef Teodor Konrad Korzeniowski, né à Berdichev, en Pologne ukrainienne, s'engage donc dans la marine marchande française à 17 ans, puis, ayant gravi les échelons jusqu'au grade de capitaine, il passe ses plus longues années de navigation dans la marine marchande anglaise ; mais secrètement, pendant les quatre dernières années de sa vie de marin, voyage avec lui et s'élabore lentement le manuscrit de son premier roman, La Folie Almayer. Il a 37 ans, et il va changer de vie.

Émission "Une vie, une oeuvre", produite par Simone Douek et Céline Ters.

Au-delà de la démocratie directe, pour une critique libertaire du démocratisme. Avec Léon de Mattis sur Radio Libertaire.


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2017

La "démocratie représentative", c’est-à-dire l’État capitaliste parlementaire bourgeois, n’a plus de légitimité chez une part grandissante des gens, d’où un engouement toujours plus fort des déçus pour un mot d’ordre, celui de "démocratie directe".
Si la "démocratie directe" peut être effectivement une étape vers une critique émancipatrice des hiérarchies et de l’État, et témoigne assez souvent d’une authentique volonté d’égalité réelle, on peut cependant se demander si elle est réellement anti-étatiste, libertaire et anti-capitaliste.
Est-elle vraiment l’unique moyen d’organisation d’une lutte ? Est-elle seulement un bon moyen de lutte ? Est-elle un horizon souhaitable ?

Émission "Sortir du capitalisme", animée par Armel Campagne.

Technique, mémoire, croyances. Avec Bernard Stiegler et Régis Debray au Centre Pompidou.


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22.02.2002

Dans le 3e tome de sa monumentale étude sur le temps et la technique, Le temps du cinéma et la question du mal-être, le philosophe Bernard Stiegler montre comment et pourquoi les dispositifs de production des symboles, qui relevaient jusqu'alors des sphères de l'artistique, du théologique, du juridique et du politique, sont désormais totalement absorbés et organisés par les industries culturelles qui contrôlent hégémoniquement ce qui nous constitue comme conscience : les flux temporels.
Dans son dernier ouvrage : Dieu, un itinéraire, le philosophe et médiologue Régis Debray, après avoir analysé systématiquement la genèse du monothéisme à travers les supports de son esprit et en mobilisant une immense documentation, s'interroge ainsi pour finir : "Que doit faire l'Ordinateur d'origine face aux ordinateurs tout court ? se transformer bien sûr... On peut attendre des réseaux de demain un e-God, just in time, commutable, à télécommande et sans copyright".
Ces deux approches, très différentes, mais qui partagent l'a priori d'une matérialité constitutive de l'esprit, reposent, en les éclairant d'un jour nouveau, la question des représentations, de l'aliénation des consciences, de la place et du rôle des techniques, et au bout du compte, la question de notre rapport au mal aujourd'hui.

La Grande Guerre européenne et la naissance du Nouvel Ordre Mondial. Avec Alain de Benoist à Budapest.


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11.11.2013

La Première Guerre mondiale a souvent été présentée comme une grande guerre civile européenne. On l'a aussi désignée comme marquant le véritable début du XXe siècle. Mais ce qui est plus fascinant encore, c'est que ce conflit mondial a déterminé toute l'évolution du XXe siècle.
En Russie, la guerre permit aux bolcheviks de parvenir au pouvoir. En Allemagne, le national-socialisme, lui aussi fils de la guerre, se nourrira à la fois de la menace soviétique et de l'humiliation imposée aux allemands par le traité de Versailles. Hors d'Europe, l'avènement du pricipe des nationalités aboutit à la décolonisation.
Et nous n'avons pas encore fini aujourd'hui de percevoir les conséquences de ces phénomènes...

La beauté sauvera-t-elle le monde ? Avec François Bousquet aux assises de l'Enracinement à Palavas.


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29.10.2017

"Jadis, si je me souviens bien, ma vie était un festin où s’ouvraient tous les cœurs, où tous les vins coulaient. / Un soir, j’ai assis la Beauté sur mes genoux. − Et je l’ai trouvée amère. − Et je l’ai injuriée." Arthur Rimbaud
Mais pourquoi donc l'homme moderne s'est-il volontairement plongé dans une nuit sans poésie, sans beauté ?

L'idéologie néo-conservatrice et la politique étrangère française. Avec Renaud Girard au Cercle Pouchkine.


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30.11.2017

Aussi curieux que cela puisse paraître, le mouvement néoconservateur - qui met la démocratie au-dessus de la paix -, né en Amérique en même temps que le reaganisme et sa lutte contre "l'Empire du Mal", a eu pour père spirituel un ancien militant trotskiste, William Kristol. Et son premier parrain politique, le sénateur Jackson, est venu du Parti démocrate.
En 1996, Bill Kristol et Robert Kagan affirment, dans un article intitulé Vers une politique étrangère néoreaganienne, que "les buts moraux et les intérêts nationaux fondamentaux de l'Amérique sont presque toujours en harmonie".
Cette réapparition de la morale en politique étrangère vient détrôner la doctrine Kissinger, qui privilégiait jusque-là l'impératif de la paix, toujours fondée sur la diplomatie classique et le maintien de l'équilibre des forces.
Avec Renaud Girard, nous faisons un retour sur l'histoire de cette idéologie et essayons de comprendre en quoi elle a influencé la politique étrangère française.