L'humiliation, analyse d'un sentiment moteur de l'Histoire. Avec Philippe Prevost sur Radio Courtoisie.


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18.07.2018

Tout homme est habité par des passions ou par des sentiments : l'amitié, l'amour, la haine, l'envie. L'un d'eux le fait réagir plus particulièrement lorsqu'il en est victime : l'humiliation. En effet, humilier quelqu'un, c'est le dégrader à ses propres yeux, c'est en quelque sorte le faire mourrir. 
Et ce qui est vrai sur le plan individuel l'est-il aussi sur le plan collectif. Si tel est le cas, ne peut-on pas en faire une grille de lecture de certains événements importants qui ont marqué l'histoire et finalement de l'histoire elle-même ?
Comment sortir du cycle infernal que risque de créer ce sentiment puisque tout peuple humilié crie vengeance et rêve de revanche afin de retrouver, au moins en partie si ce n'est totalement, sa dignité perdue ? Car la dignité n'est-elle pas le sentiment le plus précieux chez l'homme comme chez les peuples ?
C'est à toutes ces questions que tente de répondre l'historien Philippe Prevost, de l'Illiade jusqu'aux événements les plus récents.

Émission "Au fil des pages", animée par Benoît Mancheron.

Jules Romains (1885-1972) et la modernité. Avec Marie-Claire Baucquart, Bernard Delvaille, Jean-Laurent Cochet et Alain Duhamel sur France Culture.


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28.11.1985

À l'occasion du centenaire de la naissance de Jules Romains, cette émission retrace la biographie de l'écrivain, brosse les grandes lignes de son parcours littéraire et souligne l'importance de son oeuvre poétique souvent oubliée au profit des romans qui ont fait sa renommée.

Émission "Une Vie, une Œuvre", animée par Hubert Juin.

Mai 68. Avec Patrick Buisson à Rouen.


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10.04.2018

Refus de la transmission, culte du désir, mort de la figure du Père : Mai 68 annonçait tous les maux qui gangrènent la société d’aujourd'hui. Reste à comprendre comment des cris de révolte sont devenus des diktats.
Patrick Buisson, historien, journaliste et conseiller spécial du président de la République Nicolas Sarkozy de 2008 à 2012, nous révèle les causes et les conséquences de cet évènement singulier de l'histoire de France, véritable ruse de l'histoire qui vit une poignée d'étudiants combattre l'ordre bourgeois alors qu'ils ne faisaient que lui offrir une seconde jeunesse en opérant la convergence entre une révolte individualiste et les besoins économiques et sociaux du nouveau "capitalisme de la séduction"...

Une conférence organisée par "Les rencontres du 41".

Le meurtre et le martyre en Occident. Avec Philippe Buc sur France Inter.


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30.03.2017

Robespierre qui fait le sacrifice de sa vie et tue les autres d'un même mouvement… Les vieux bolcheviks pourchassés par Staline et qui s'offrent en victimes consentantes, se félicitant que le drapeau rouge qui triomphera des ennemis de classe contienne aussi une goutte de leur sang… Sans doute ces martyrs du temps de la Nation et de la Révolution seraient-ils étonnés d'être rapprochés des croisés, des fanatiques de l'Apocalypse du Moyen-Âge et des ligueurs des guerres de religion.
Mais le pari que fait Philippe Buc est d'interroger les origines de ces formes de violence qui ne disparaissent jamais en Occident : régulièrement, elles ressurgissent des profondeurs, leur force de destruction restée intacte, quel que soit le renouvellement du terrain de surface. Le nom de Dieu a pu disparaître en apparence ou être remplacé par ses frères jumeaux - l'État, la Nation, la Révolution -, mais n'y a-t-il pas une matrice commune ? Et comme il convient de prendre le religieux au sérieux, ne faut-il pas la chercher dans le christianisme ?
On va se récrier. Le Christ a dit "Remets ton glaive au fourreau" et le christianisme a pu amener à la pacification voire au pacifisme, en passant par les droits de l’homme. Bien sûr. Mais il a été dit aussi "Qui n’est pas avec moi est contre moi". Et le dernier livre du Nouveau Testament s’appelle… l'Apocalypse : le temps dernier est bi-partite, il amène la paix mais on baigne dans le sang jusqu'aux chevilles.
L'hypothèse développée ici est de se tenir du côté obscur de la Force : "Je ne suis pas allé venu apporter la paix mais le glaive"...

Émission "La marche de l'histoire", animée par Jean Lebrun.

La société autophage. Avec Anselm Jappe à la Librairie Quilombo.


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04.10.2017

Dans La société autophage, le philosophe allemand Anselm Jappe livre une proposition théorique originale et très radicale du capitalisme ainsi qu’une analyse des formes de violence extrêmes. En s’intéressant au sujet narcissique-fétichiste, qu’il identifie comme la subjectivité propre au capitalisme de crise, la "critique de la valeur" élargit ici son discours à la sphère des structures psychiques, à la recherche du sujet même de la fétichisation de la marchandise. Ce travail s’adresse à tous ceux qui se préoccupent de la "pulsion de mort" de la société actuelle et qui pensent qu’elle est le résultat d’une véritable crise de civilisation.   
Le mythe grec d’Érysichthon nous parle d’un roi qui s’autodévora parce que rien ne pouvait assouvir sa faim – punition divine pour un outrage fait à la nature. Cette anticipation d’une société vouée à une dynamique autodestructrice constitue le point de départ de La Société autophage. Anselm Jappe y poursuit l’enquête commencée dans ses livres précédents, où il montrait – en relisant les théories de Karl Marx au prisme de la "critique de la valeur" – que la société moderne est entièrement fondée sur le travail abstrait, l’argent, la marchandise et la valeur.
Mais comment les individus vivent-ils la société marchande ? Quel type de subjectivité le capitalisme produit-il ? Pour le comprendre, il faut rouvrir le dialogue avec la tradition psychanalytique, de Freud à Erich Fromm ou Christopher Lasch. Et renoncer à l’idée, forgée par la Raison moderne, que le "sujet" est un individu libre et autonome. En réalité, ce dernier est le fruit de l’intériorisation des contraintes créées par le capitalisme, et aujourd’hui le réceptacle d’une combinaison létale entre narcissisme et fétichisme de la marchandise.
Le sujet fétichiste-narcissique ne tolère plus aucune frustration et conçoit le monde comme un moyen sans fin voué à l’illimitation et la démesure. Cette perte de sens et cette négation des limites débouchent sur ce qu’Anselm Jappe appelle la "pulsion de mort du capitalisme" : un déchaînement de violences extrêmes, de tueries de masse et de meurtres "gratuits" qui précipite le monde des hommes vers sa chute.
Dans ce contexte, les tenants de l’émancipation sociale doivent urgemment dépasser la simple indignation contre les tares du présent – qui est souvent le masque d’une nostalgie pour des stades antérieurs du capitalisme – et prendre acte d’une véritable "mutation anthropologique" ayant tous les atours d’une dynamique régressive.

Individualisme, communautarisme ou républicanisme : quelle politique à l'âge identitaire ? Avec Mark Lilla et Laurent Bouvet à la Fondation Jean Jaurès.


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04.10.2018

La politique, et notamment les progressistes, ont-ils déserté le bien commun au profit des questions identitaires et morales ? Est-ce la raison de la défaite de la gauche aux États-Unis ? De la faiblesse des partis progressistes en Europe ?
C'est le débat qui est ici mené entre Mark Lilla, professeur, historien des idées et auteur du récent La Gauche identitaire. L'Amérique en miettes et Laurent Bouvet, professeur de science politique.

L'oeuvre de Patrice Jean. Avec Patrice Jean, Thomas Hennetier et François Bousquet sur Radio Courtoisie.


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29.08.2018

Patrice Jean, auteur de plusieurs romans remarqués (La France de Bernard en 2013 et Les structures du mal en 2015), a récemment publié L'homme surnuméraire (éditions Rue Fromentin), l'histoire d'un père de famille méprisé par sa femme, ses enfants et son époque.
Exerçant le métier de professeur de français au lycée de Saint-Nazaire, il nous donne dans cette émission sa vision de la littérature qui rentre dans une "lutte à mort" avec le mode d'exister savant et technicien qui domine notre monde.

Émission du "Libre journal de la nouvelle droite", animé par François Bousquet.

Un regard chrétien sur le vivre-ensemble. Avec Guillaume de Tanouarn au Cercle Aristote.


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01.10.2018

Face aux enjeux de notre temps, nous semblons à bout de souffle : nous ne savons plus définir ce qui nous est commun et permettrait de relever les défis qui se présentent à nous. Désemparés, nous oublions la fraternité, notion évangélique et républicaine, qui nous permet de vivre ensemble. Pour raviver cette fraternité qui se dérobe à nos yeux, la seule solution est de refonder une foi commune, non pas confessionnelle, mais un élan de vie partagé qui nous porte et nous rassemble.
Dans cette conférence, Guillaume de Tanoüarn ausculte en philosophe la crise de notre société. Convoquant les grands noms de la pensée, il relit la modernité sans la condamner et s'interroge sur les moyens de renouer avec une fraternité vivante. Car il est urgent et salutaire d'en redécouvrir le sens pour retrouver ce qui nous unit.

Qu'est-ce que la philosophie analytique ? Avec Pascal Engel sur France Culture.


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20.10.2014

La philosophie de tradition analytique, née à la fin du siècle dernier des critiques de l'idéalisme en Allemagne et en Grande-Bretagne, a connu des développements très variés au vingtième siècle, du réalisme à l'empirisme logique et à la philosophie linguistique.
Aujourd'hui elle semble avoir éclaté, aussi bien dans ses méthodes que dans ses doctrines, en de multiples tendances. Pascal Engel nous présente cette diversité tout en nous révélant la continuité d'une tradition et d'un style qui incarne, au sein de l'espace pluriel de la philosophie contemporaine, l'une des figures du rationalisme.

Émission "Les Chemins de la philosophie", animée par Adèle Van Reeth

De la Pologne populaire à l'hiver capitaliste. Avec Monika Karbowska et Bruno Drweski à la Librairie Tropiques.


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20.09.2018

C'est de l'intérieur que Monika Karbowska nous raconte l'évolution de la pensée et des sentiments d'une jeune Polonaise éduquée dans la Pologne populaire souhaitant rompre avec ses pesanteurs sans imaginer que son pays ne puisse pas continuer à progresser… et constatant peu à peu, par la pratique, le piège qui se refermait sur l’ensemble de ses concitoyens.
Dans le contexte d'une mondialisation qui avait déjà piégé la Pologne à cause de la spirale de l'endettement mais qui n'avait jusque-là qu'à peine effleuré les Polonais, protégés qu'ils étaient malgré tout par un rideau protecteur qui, à leurs yeux, n'était qu'un "rideau de fer" contraignant.
Cet itinéraire révèle les évolutions d'une gauche occidentale quelque peu déboussolée par la disparition des repères communistes et une Ukraine soumise à une fascisation beaucoup plus brutale sur fond d'hégémonie du capital occidental, en particulier allemand, qui a tendance à repousser les anciens pays socialistes vers la périphérie, et donc vers une sorte de tiers-mondisation.
Monika Karbowska rappelle comment, au cours de toutes ces années, elle est passée du constat factuel de la dégradation de la position de la femme en parallèle avec le retour d'un cléricalisme d'un autre âge à la remise en question de l'ensemble des transformations sociales et économiques en cours et à la prise de conscience de ce que représente le capitalisme tardif mondialisé en crise désormais structurelle.
Il semblerait que désormais la reconstruction d'une véritable conscience politique en Pologne soit à l'ordre du jour. Ce qui peut d’ailleurs expliquer le raidissement des pouvoirs et la fuite en avant vers des répressions anticommunistes qui sont aussi radicales qu'elles sont ridicules, et somme toute inefficaces...

Comment l'euro et le marché unique détruisent l'Europe. Avec Coralie Delaume et David Cayla aux Rencontres Déconomiques.


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07.07.2018

L'Union européenne est morte, mais elle ne le sait pas encore !
Coralie Delaume et David Cayla nous décrivent l'échec spectaculaire de son modèle économique, échec conjoint du Marché unique et de l'euro.
Alors que le chômage et la précarité gangrènent les nations les plus faibles, la financiarisation de l'économie continue de siphonner la richesse des pays demeurés prospères.
Accepterons-nous de dresser enfin l'acte de décès de l'Union européenne ? Et celui-ci sera-t-il le prélude à une heureuse renaissance des pays qui la composent ?

Salazar vu de France. Avec Olivier Dard sur Radio Courtoisie.


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18.04.2018

Cela nous semble étonnant, mais Salazar a bien été "célébré" en France par une partie de ses élites, des années 1930 aux années 1960.
Olivier Dard met en lumière ces relations entre une partie de privilégiés - principalement dans les milieux de droite conservatrice et radicale français - et le régime portugais et son dirigeant.
Est alors redonnée au philosalazarisme une place notable dans l'histoire politique et intellectuelle française contemporaine.

Émission "Voix au chapitre", animée par Anne Le Pape.