Idéologie, aliénation, conscience vraie, conscience fausse et lutte de classe. Avec Francis Cousin pour le Collectif Guerre de Classe.


(0)
132 Vues
0 commentaire
09.2020

"La question de savoir s'il y a lieu de reconnaître à la pensée humaine une vérité objective n'est pas une question théorique, mais une question pratique. C'est dans la pratique qu'il faut que l'homme prouve la vérité, c'est-à-dire la réalité, et la puissance de sa pensée, dans ce monde et pour notre temps. La discussion sur la réalité ou l'irréalité d'une pensée qui s'isole de la pratique, est purement scolastique." Marx – Thèse II sur Feuerbach

"Ma conscience c’est mon rapport avec ce qui m'entoure. Là où existe cette relation, elle existe pour moi." Marx & Engels – L'idéologie allemande

"La structure sociale et l'État résultent constamment du processus vital d'individus déterminés; mais de ces individus non point tels qu'ils peuvent s'apparaître dans leur propre représentation ou apparaître dans celle d'autrui, mais tels qu'ils sont en réalité, c'est-à-dire, tels qu'ils œuvrent et produisent matériellement; donc tels qu'ils agissent sur des bases et dans des conditions et limites matérielles déterminées et indépendantes de leur volonté. Les représentations que se font ces individus sont des idées soit sur leurs rapports avec la nature, soit sur leurs rapports entre eux, soit sur leur propre nature. Il est évident que, dans tous ces cas, ces représentations sont l'expression consciente réelle ou imaginaire de leurs rapports et de leur activité réels, de leur production, de leur commerce, de leur organisation politique et sociale. Il n'est possible d'émettre l'hypothèse inverse que si l'on suppose en dehors de l'esprit des individus réels, conditionnés matériellement, un autre esprit encore, un esprit particulier. Si l'expression consciente des conditions de vie réelles de ces individus est imaginaire, si, dans leurs représentations, ils mettent la réalité la tête en bas, ce phénomène est encore une conséquence de leur mode d'activité matériel borné et des rapports sociaux étriqués qui en résultent." Marx & Engels – L'idéologie allemande

L'unification de l'Allemagne et l'avenir de l'Europe. Avec Vladimiro Giacché au séminaire "Marx au XXIème siècle" à la Sorbonne.


(0)
101 Vues
0 commentaire
2015

La réunification de l'Allemagne, un des plus beaux succès de l'Europe issue de la chute du mur de Berlin ? La réalité est bien différente. 25 ans après, la distance entre les deux parties de l'Allemagne continue à s'accentuer, malgré les transferts d'argent public du gouvernement fédéral et de l'Europe.
Fort d'une recherche scrupuleuse et des témoignages des principaux acteurs, Vladimiro Giacché montre comment la réunification a signifié la complète désindustrialisation de l'Allemagne de l'Est, la perte de millions de postes de travail, et une émigration vers l'ouest qui dépeuple des villes entières.
Le patrimoine économique du pays le plus prospère du bloc de l'Est a ainsi été dilapidé, spolié, saccagé, au prétexte d'une intégration à l'idéologie libérale dominante.
Après les ravages que cette même politique aveugle cause aux pays du Sud de l'Europe et au notre également, force est de constater que l'histoire de cette union qui divise parle également à notre présent.

Renversez l'Histoire ! Avec Laurent Obertone sur Le Média Pour Tous.


(0)
138 Vues
0 commentaire
10.2020

Après La France Orange mécanique, La France interdite ou encore Guérilla, Laurent Obertone fait sa rentrée littéraire avec Éloge de la force, un essai politique qui tente de répondre à l’éternelle question "Que faire ?"...

Émission "Eurêka", animée par Vincent Lapierre.

Une histoire intellectuelle de la Révolution. Avec Jonathan Israel aux Rendez-vous de l'histoire de Blois.


(0)
122 Vues
0 commentaire
13.10.2019

La Révolution française fut aussi une Révolution des idées. En sapant les bases de l'Ancien Régime, les Lumières ont fondé la vie politique moderne. De la Déclaration des droits de l’homme (1789) à la prise du pouvoir de Napoléon Bonaparte (1799) en passant par la journée du 10 août 1792, les événements dramatiques se succèdent à un rythme exténuant.
Après s'être plongé dans les débats qui se déroulent dans les assemblées, au sein des clubs, des sociétés et dans une profusion de journaux ou de libelles, Jonathan Israel distingue trois courants de pensée : les Lumières radicales, les Lumières modérées et la mouvance populiste.
La tendance "radicale" se bat pour une démocratie sans restriction, fondée sur l'universalisme et la laïcité. La deuxième – dite "modérée" – est plus conservatrice. Elle entend préserver la monarchie et s'inspire de l'Angleterre. Le dernier courant, le populisme autoritaire, prend forme au cours de la Révolution et n'a pas d'antécédent. Incarné par Robespierre, ce mouvement se réclame du peuple et de Jean-Jacques Rousseau. Il impose la Terreur, corrompant les principes mêmes des Droits de l'Homme.
Bousculant l'histoire de la démocratie, Jonathan Israel nous rappelle à quel point la Révolution française fut novatrice en la matière, malgré la violence qui l'accompagna – et sur laquelle il ouvre une réflexion originale.

Un entretien mené par Paul Chopelin.

Mon parcours au FN, par Julien Rochedy.


(0)
162 Vues
0 commentaire
10.2020

Ex-patron du Front National de la Jeunesse entre 2012 et 2014, Julien Rochedy a été très impliqué dans l'entreprise de dédiabolisation du Front National et la campagne présidentielle de 2012 jusqu'à son départ pour cause de divergence avec la stratégie politique du parti.
Il revient ici sur son parcours et relate avec honnêteté son expérience intérieure des partis politiques en général, et du Front National en particulier.
Un témoignage plein d'enseignements.

Sommaire :
 - 0'04'28 : l'entrée au Front National
 - 0'26'34 : l'apogée
 - 0'52'17 : le déclin
 - 1'18'20 : le départ
 - 1'40'30 : bilan

Le réel et le donné. Avec Jean-Luc Marion à l'Ecole Normale Supérieure.


(0)
138 Vues
0 commentaire
12.02.2018

La question du "réalisme" souffre de l'indétermination dans laquelle on y laisse la notion même de "réel". Car le réel ne se résume pas à l'objet, et la chose demande précisément qu'on l'émancipe de sa constitution comme un objet pour un ego constituant.
Cette opération, négligée par la plupart des "réalistes" contemporains impose non seulement la décontraction de l'objectité de la metaphysica moderne, mais aussi la réduction au donné.

Un exposé dans le cadre des "Lundis de la Philosophie".

Révolutions françaises. Avec Patrice Gueniffey à la Nouvelle Action Royaliste.


(0)
111 Vues
0 commentaire
14.10.2020

De toutes nos révolutions, c'est bien sûr la Révolution française qui eut et qui continue d'avoir le plus grand retentissement, en France et dans le monde. Cependant, elle ne saurait nous faire oublier les révolutions antérieures : celle d'Etienne Marcel en 1356-1358, celle de la Ligue catholique pendant les guerres de Religion. Il est également important, pour comprendre notre époque, de revisiter les révolutions de 1830 et de 1848, la Commune de Paris et les journées de Mai 1968.
Patrice Gueniffey, qui a dirigé le récent ouvrage collectif consacré aux Révolutions françaises, du Moyen Âge à nos jours, vient nous parler des révolutions qui ponctuent notre histoire et s'interroge sur le devenir de la révolution.

Les Allemands et leur monnaie : l'obsession d'une vertu. Avec Johann Chapoutot sur France Culture.


(0)
136 Vues
0 commentaire
16.01.2016

Les Allemands n'ont-ils pas sacralisée la monnaie dont ils se servent – au temps du deutschemark comme maintenant au temps de l'euro ? La vertu monétaire est généralement posée comme une passion germanique qui ne souffrirait pas qu'on y fasse la moindre entorse. La protection de la devise nationale est ainsi installée, Outre-Rhin, au cœur des réflexes collectifs et vouée à peser constamment sur les relations extérieures.
Par exemple, on peut trouver dans l'extrême inflation qui est survenue en Allemagne dans les années d'après la Grande guerre et qui a ruiné des millions de familles, un cataclysme qui a dépassé de beaucoup la seule chronique monétaire. Cet événement sans équivalent explique en effet, en profondeur et par contraste, les réflexes de si grande portée civique qui, un quart de siècle plus tard, ont fait du deutschemark, apparu en 1948, l'objet d'une révérence généralisée dans la République fédérale. Il explique que, quand le mark, après la chute du Mur, a laissé place à l'euro, non sans hésitations, turbulences et répugnances, ait été conféré à la monnaie nouvelle un statut tout particulier, par rapport aux autres nations qui l'ont adoptée.
La monnaie est conçue en Allemagne comme bien plus qu'un instrument économique et commercial : comme une sorte de totem, de fétiche sacré sur lequel est chargée de veiller, hors de la portée du gouvernement et du Parlement, une institution échappant à tous les risques de faiblesse envers n'importe quelle influence extérieure, ouverte ou dissimulée, qui viserait d'autres buts que la lutte contre l'inflation.

Émission "Concordance des temps", animée par Jean-Noël Jeanneney.

L'Amérique de Trump, entre Nation et Empire. Avec Pierre-Yves Rougeyron au Cercle Aristote.


(0)
176 Vues
0 commentaire
24.10.2020

Ni l'élection ni la possible réélection de Donald Trump ne sont compréhensibles pour les Français. Nul ne leur explique que l'Amérique a une culture politique différente de la nôtre, et particulièrement la droite américaine.
La haine anti-Trump, médiatiquement unanime, a caché qu'une partie non négligeable des Américains soutiennent sans faille le Président sortant.
Comment comprendre l'émergence de cet homme ? Est-il un accident de l'histoire américaine ou bien l'expression d'une tendance lourde, longtemps enfouie et aujourd'hui réveillée, voire structurante, de la vie politique américaine ?
Et si Donald Trump était le fruit de l'histoire américaine ? C'est à travers l'histoire de la droite américaine que nous voyons apparaître un Trump inconnu de la presse française, loin du libéralisme et des guerres démocrates, cherchant à sauver l'Amérique en tant que Nation pour ne pas la voir mourir comme Empire.

Métamorphoses de la ville. Avec Pierre Le Vigan pour le Cercle Aristote.


(0)
96 Vues
0 commentaire
27.10.2020

Nous sommes de plus en plus nombreux à vivre dans des villes. Mais sont-elles encore des villes ? L'immense majorité des urbains vit en fait en banlieues ou dans le périurbain. Tandis que la France tue ses villes moyennes, celles de la "France périphérique", le monde devient un immense bidonville. Ces villes hyper-modernes et hypertrophiées connaissent une croissance sans fin. L'artificialisation des sols se développe sans autre fin que d'arriver à la totalité. Cette croissance sans limites mène à des catastrophes.
Comment en est-on arrivé là ? Y a-t-il d'autres solutions ? La relocalisation des villes dans leur contexte historique est-elle possible ?
L'urbaniste et essayiste Pierre Le Vigan nous introduit aux enjeux les plus actuels de l'urbanisme.

Julius Evola, un phare au milieu des ruines. Avec Jean-Marc Vivenza sur Méridien Zéro.


(0)
198 Vues
0 commentaire
05.2020

Julius Evola : un penseur 100 fois cité (même par Emmanuel Macron !), 100 fois incompris.
Jean-Marc Vivenza se porte volontaire pour nous guider dans cette oeuvre foisonnante, afin que nous puissions prendre la mesure des traits spécifiques d'une pensée si singulière.

Émission "La Méridienne", animée par Wilsdrof et Arnaud Naudin.

Sortir de notre impuissance politique. Avec Geoffroy de Lagasnerie sur RT France.


(0)
108 Vues
0 commentaire
10.09.2020

Parce que, depuis plusieurs décennies maintenant, la gauche ne cesse de stagner, de régresser, de perdre les combats qu'elle engage, il est nécessaire d'interroger nos stratégies, nos modes de pensée et nos manières de lutter.
À quelles conditions les forces progressistes peuvent-elles redevenir puissantes politiquement ?

Émission "Interdit d'interdire", animée par Frédéric Taddeï.