Les luttes et les rêves. Avec Michelle Zancarini au Festival Manufacture d'Idées à Hurigny.


(0)
40 Vues
0 commentaire
27.05.2017

1685, année terrible, est à la fois marquée par l'adoption du Code Noir, qui établit les fondements juridiques de l'esclavage "à la française", et par la révocation de l'édit de Nantes, qui donne le signal d'une répression féroce contre les protestants. Prendre cette date pour point de départ d'une histoire de la France moderne et contemporaine, c'est vouloir décentrer le regard, choisir de s'intéresser aux vies de femmes et d'hommes "sans nom", aux minorités et aux subalternes, et pas seulement aux puissants et aux vainqueurs.
C'est cette histoire de la France "d’en bas", celle des classes populaires et des opprimés de tous ordres, que retrace le livre de Michelle Zancarini, l'histoire des multiples vécus d'hommes et de femmes, celle de leurs accommodements au quotidien et, parfois, ouvertes ou cachées, de leurs résistances à l'ordre établi et aux pouvoirs dominants, l'histoire de leurs luttes et de leurs rêves.

Une rencontre animée par Emmanuel Laurentin.

Démocratie directe, le grand leurre ? Avec David L'Epée et Maurice Gendre sur Méridien Zéro.


(0)
133 Vues
0 commentaire
24.05.2019

C'est en compagnie de l'intellectuel suisse David L'Épée et du journaliste et militant Maurice Gendre que le renouveau des revendications de la démocratie directe dans le mouvement des gilets jaunes est interrogé.
RIC, démocratie représentative contre démocratie directe, systèmes politiques étrangers, référendum contre la privatisation d'ADP : autant de sujets qui font l'actualité et qui demandent à être éclaircis.

Émission "La Méridienne", animée par Foxley et Roubachof.

L'Italie vers une sortie de l'Euro. Avec Jacques Sapir sur TV Libertés.


(0)
86 Vues
0 commentaire
17.06.2019

L'économiste Jacques Sapir revient sur la situation économique italienne, qui pourrait jouer le rôle de détonnateur dans la zone Euro.

1. Depuis son entrée dans l'Euro, l'Italie n'a plus de croissance :
 - 3e PIB européen
 - L'Italie est en récession
 - Une dette ancienne (circa 125/135% du PIB)
 - Un budget primaire en excédent, l'Italie fait mieux que la France !
 - Claudio Borghi (la Lega), son rôle primordial  au sein de la commission des finances de l'Assemblée nationale italienne
 - Chômage des jeunes à 50% !
 - Les banques en difficulté
 - Dettes fiscales et dettes sociales, marchés publics impayés, 50 milliards d'euros
 - La création des mini bots (bons ordinaires du trésor) pour solder ces dettes
 - Une injection de fait de liquidités
 - Vers l'extension du pouvoir libératoire des mini bots, une ressemblance frappante avec les billets
 - Une monnaie fiduciaire en marche, application de la loi de Gresham, les euros thésaurisés

2. Les sanctions européennes :
 - La BCE ne pourra accepter la circulation de cette lire en puissance
 - La BCE refusera de refinancer l'Italie par achat de titres (obligation du trésor)
 - L'Italie veut faire "porter le chapeau" de la rupture aux autorités européennes
 - Une réaction en chaîne prévisible, mais les sanctions risquent de précipiter la sortie, les eurocrates coincés
 - Le sort des banques françaises
 - Vers un euro-mark plus cher ?
 - Que penser de l'analyse de Vincent Brousseau sur Target 2
 - Le vrai problème de l'Allemagne : ses banques (Deutsch Bank, Commerzbank)
 - Les énormes excédents commerciaux allemands favorisés par un Euro sous évalué pour l'Allemagne
 - Compétitivité monétaire
 - Fin du modèle allemand. La question des machines outils, concurrence japonaise et coréenne crédibles
 - Restauration du taux de change

3. Le scénario d'une fin de l'Euro serait alors engagé :
 - Mais l'UE n'y résisterait pas !
 - Vers d'autres formes d'organisation de l'Europe
 - Lisbonne a verrouillé la situation
 - Vers un traité plus léger
 - Les mensonges apocalyptiques sur l'alternative
 - Airbus et Ariane ne doivent rien à l'UE
 - Le problème des flux migratoires en méditerranée, une coopération des pays de l'arc méditerranéen
 - France, la parenthèse des Gilets jaunes refermées dans les vœux du pouvoir ne l'est pas
 - Géographie et sociologie électorale des élections européennes, une tendance lourde
 - La collecte des signatures pour le référendum sur la privatisation d'ADP, une résurgence possible de Gilets Jaunes
 - Souveraineté européenne, un leurre !

Conclusion : il n'y a pas de démocratie sans souveraineté !

Émission "Politique & Eco", animée par Olivier Pichon.

Le Colonel de La Rocque en connaissance de cause. Avec Pascal Ory et Serge Berstein à Répliques sur France Culture.


(0)
205 Vues
0 commentaire
28.06.2014

La ligue nationaliste des Croix-de-Feu du colonel de La Rocque est au coeur des polémiques sur l'existence d'un fascisme authentiquement français.
Au nom de leurs sacrifices dans les tranchées, les Croix-de-Feu exigent un gouvernement assez fort pour garantir la sécurité de la France contre l'ennemi allemand, mais aussi contre les "ennemis de l'intérieur", communistes et pacifistes. Pour réveiller le patriotisme et intimider l'extrême-gauche, les Croix-de-Feu multiplient défilés et rassemblements de plusieurs dizaines de milliers de militants. Ces attroupements sont organisés dans le plus grand secret et impressionnent par leur mise en scène.
Les animateurs du Front populaire veulent y voir la préparation d'un coup d'Etat pour instaurer une dictature fasciste. En fait, La Rocque veut faire revivre l'Union sacrée de 14-18 pour réconcilier tous les Français au-delà des divisions sociales et partisanes. Les Croix-de-Feu se sentiraient liés par leur code de l'honneur : leurs exploits guerriers pour la victoire les obligeraient désormais à des exploits civiques pour empêcher toute révolution de type bolchevique.
Après l'émeute antiparlementaire du 6 février 1934, La Rocque lance ses hommes dans une croisade caritative contre la misère, dans l'espoir de reconquérir la classe ouvrière. Les soupes populaires remplacent peu à peu les démonstrations de force.
En 1936, La Rocque refuse toute riposte lors de la dissolution de son "mouvement" par le gouvernement Blum, puis s'intègre au système institutionnel en créant le Parti social français.
Finalement, les Croix-de-Feu refusent le totalitarisme fasciste parce qu'ils ont encore confiance dans la volonté des Français de se sacrifier pour la Patrie.
Alors : est-il encore possible de fascisme français après avoir pris en compte les éléments scientifiques du débat ?

La guerre sociale en France : les luttes des classes populaires à la Belle Epoque (1905-1914). Avec Anne Steiner sur Radio Libertaire.


(0)
179 Vues
0 commentaire
2019

C'est en compagnie d'Anne Steiner, qu'est abordée la question des luttes des classes populaires en France à la "Belle Époque". Auteur de trois ouvrages importants consacrés à cette période, Le Temps des révoltes. Une histoire en cartes postales des luttes sociales à la Belle Époque (L’Échappée, 2015), Le goût de l'émeute. Manifestations et violences de rue dans Paris et sa banlieue à la Belle Époque (L’Échappée, 2012) et Les En-Dehors. Anarchistes individualistes et illégalistes à la Belle Époque (L’Échappée, 2008), Anne Steiner nous rappelle l'intensité et la violence des conflits sociaux en France dans les années précédant la Première Guerre mondiale.
Derrière les revendications concernant le temps de travail, le salaire, l’abrogation des nouveaux règlements, la reconnaissance des sections syndicales, c'est toujours d'une lutte pour la dignité et des savoir-faire dont il est question.
Et à l'âpreté de ces combats, souvent comparés aux jacqueries d’antan, répond la brutalité de la répression : la troupe charge, mutile et tue, et les peines de prison pleuvent sur les manifestants et les syndicalistes...

Émission "Sortir du capitalisme", animée par Armel Campagne.

La littérature en France. Avec Juan Asensio et Pierre Mari sur Radio Courtoisie.


(1)
380 Vues
1 commentaire
12.06.2019

Nos "élites" politiques, institutionnelles, économiques, artistiques et intellectuelles, entraînées jour après jour dans un discrédit croissant, ont depuis une trentaine d’années renoncé à leur mission. Dans leurs travaux respectifs, Pierre Mari et Juan Asensio mettent en évidence la démission collective dont ces "élites" se rendent coupables.
Ils les accusent d'avoir abandonné à la fois l'histoire et la substance nourricière de ce pays, et s'efforcent de sonder les ressorts de cet abandon au-delà des accusations quotidiennement ressassées. Car l'une des forces maîtresses de la France a longtemps résidé dans le lien que ses élites avaient su nouer entre politique et littérature. Aujourd'hui, ce lien est en passe d'être détruit : l'art de conduire les hommes et celui de mettre des mots exigeants sur les choses n'ont jamais été aussi menacés.


Émission du "Libre Journal des débats", animée par Charles de Meyer.

L'homme : un dieu ou une bête ? Menaces sur l'anthropologie chrétienne. Avec Antoine Martin pour E&R à Genève.


(0)
127 Vues
0 commentaire
02.03.2019

La modernité avait prétendu faire de l'homme un dieu, indépendant de toute transcendance à laquelle il aurait à rendre des comptes.
De manière apparemment concurrente, nous assistons depuis quelques décennies à l'émergence d'une nouvelle tendance, selon laquelle l'homme ne détiendrait aucune primauté sur le reste des vivants.
À ces deux idéologies qui la prennent en étau, quelle réponse l'anthropologie chrétienne, socle fondateur de notre civilisation, apporte-t-elle ?

La face cachée du système Macron. Avec Marc Endeweld sur Le Média.


(0)
191 Vues
0 commentaire
05.2019

Tout s'est joué au cours de la campagne présidentielle. Pour gravir la plus haute marche du pouvoir sans carrière politique, ni même un parti derrière lui, Emmanuel Macron a utilisé les réseaux plus ou moins avouables de la République...
Lobbys divers et variés, agents d’influence, communicants rois, "intermédiaires", barbouzes, barons locaux et loges franc-maçonnes. Tous se sont empressés. Le candidat puis le président les a accueillis avec un large sourire, utilisés, parfois manipulés et ensuite souvent oubliés.
C'est cette face cachée du système Macron que nous révèle le journaliste d'investigation Marc Endeweld.

Émission "Tout peut arriver", animée par Denis Robert.

Dissection du cadavre de la littérature. Avec Juan Asensio sur Fréquence Paris Plurielle.


(0)
174 Vues
0 commentaire
14.03.2005

Le Stalker, craintif et doux, est immensément respectueux des dangers foudroyants de la Zone, qu'il ne peut se résoudre à ne plus arpenter. Il avance donc à pas de loup, vers la Chambre des miracles qui, il en est certain, permettra aux hommes qui l'accompagnent de réaliser leurs vœux.
C'est cette parabole, tirée de l'oeuvre de Tarkovski, que Juan Asensio a choisie pour illustrer son travail dans le monde littéraire. Un monde pourri duquel Dieu s'est retiré, les hommes, lâches plus qu'incrédules, ne parvennant plus à se comprendre alors que la Parole paraît s'être tue dans leur âme.
Saurons-nous nous laisser guider par le Stalker ?

Émission "Plume & Plomb", animée par Antoine Buéno.

Nationalismes d'Europe : loin en arrière. Avec Anne-Marie Thiesse sur France Culture.


(0)
129 Vues
0 commentaire
20.10.2018

Alors que l'Europe semble à nouveau sensible aux nationalismes, il est utile de faire la généalogie de ce concept en remontant jusqu'aux origines de son émergence, au temps où s'affirmèrent les ressorts de sa future extension. Autrement dit jusqu'au XIXe siècle qui, dans la suite de la Grande Révolution française, fut celui de la remise en cause des hiérarchies politiques traditionnelles, ces hiérarchies que, dans l'Ancien régime, les souverains tout à la fois surplombaient et incarnaient.
Comme toujours les mots ont leur charge d'ambiguïté. Fait national, nationalités, identités nationales, patriotisme : dans ce champ on glisse aisément d'un comportement à un autre, d'une fierté portant une morale universelle au repli sur soi et à des ambitions expansionnistes, parfois racistes. L'ambivalence du terme d' "identité" éclaire cela spécialement.
C'est donc de définitions qu'il va donc falloir d'abord se préoccuper pour savoir de quoi l'on parle, en bonne ou en mauvaise part. Avant d'évoquer, sous cette lumière spécifique, quelques-uns des grands mouvements de l'histoire européenne jusqu'après la Première guerre mondiale.
Anne-Marie Thiesse, spécialiste d'histoire culturelle, s'est penchée de longue date sur ces questions intellectuellement complexes et civiquement capitales. Avec elle, nous allons tâcher de démêler dans la durée quelques-uns de ces fils entrelacés.

Émission "Concordance des temps", animée par Jean-Noël Jeanneney.

Le Coup de Prague. Avec Annie Lacroix-Riz sur Radio Galère.


(0)
159 Vues
0 commentaire
03.09.2018

Vingt ans avant le "Printemps de Prague", le "Coup de Prague" a, en février 1948, bénéficié d'un écho politique et médiatique considérable sur fond de Guerre froide et de Plan Marshall.
Annie Lacroix-Riz revisite cet évènement pour le restituer dans le contexte des rapports de force internationaux à la sortie de la Seconde Guerre mondiale. Documents d'archives à l'appui, l'historienne nous montre en quoi la présentation occidentale de l'évènement constitue un parfait exemple d'intoxication historique.
Plus que jamais, une contre-histoire du Printemps de Prague reste à écrire.

L'économie populaire de Robespierre. Avec Yannick Bosc au séminaire "Marx au XXIème siècle" à la Sorbonne.


(0)
160 Vues
0 commentaire
17.04.2019

Robespierre a-t-il eu une pensée économique ? Le 10 mai 1793, il utilisa l'expression d' "économie politique populaire", qui invite à être approfondie. Nous savons également qu'il ne fut ni le seul, ni le premier, à concevoir un tel projet.
Cette pensée économique critique de ce que l'on appelle couramment "libéralisme économique" ouvrait sur un "libéralisme égalitaire" dans le sens où elle affirmait la nécessité de rééquilibrer le circuit économique ; l'idée centrale étant de contrôler, par la démocratie y compris dans sa dimension communale et décentralisée, l'exercice du pouvoir économique.
Robespierre approfondissait par-là la réflexion sur la dangerosité du pouvoir économique et sur les moyens très pratiques d'empêcher ce despotisme nouveau.