Soral répond sur ERFM !


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2019

Après deux ans de questions-réponses en vidéo sur ERTV, l'émission Soral répond revient sous un nouveau format sur ERFM, la radio en ligne et en continu d'Égalité & Réconciliation.
Le principe : les auditeurs qui le souhaitent posent leurs questions sur le répondeur du polémiste qui choisit ensuite les meilleures et y répond.

Le grand méchant loup. Avec Michel Pastoureau sur France Culture.


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22.12.2018

La controverse est violente. Depuis que le gouvernement a publié, en février 2018, son nouveau plan national d'action sur le loup, la presse se fait l'écho, notamment du côté des quotidiens régionaux, de l'antagonisme brutal qui oppose à nouveau, dans les parties du territoire concernées, les éleveurs et les avocats d'une biodiversité préservée ou reconstituée.
Le retour organisé du loup dans diverses zones montagnardes, que les sensibilités écologistes saluent avec ferveur, est voué à exaspérer les bergers parce qu'il entraîne des dommages sensibles parmi les troupeaux de moutons. Il n'y aurait, aujourd'hui, qu'environ quatre cents loups en France. On nous dit qu'il en faudrait cinq cents pour que l'espèce soit durablement viable. À quoi les éleveurs opposent la longue liste, éprouvée comme insupportable, de leurs moutons égorgés.
Voilà bien un remarquable concentré des contradictions auxquelles notre époque est confrontée. Mais voici aussi une belle occasion de revenir sur la figure du loup à travers les âges, du loup en face de l'homme, qui a porté sur lui un regard très changeant. Ce regard est passé, selon les époques, de la curiosité à l'effroi, de la haine au respect, du rejet absolu à une fascination quasiment affectueuse. La littérature n'a pas cessé de se saisir de cet animal toujours ambivalent, le christianisme en a fait longuement l'objet de ses imprécations, tandis que dans l'Antiquité la prodigieuse histoire de Rome a pris naissance sous les auspices généreux de la louve qui a sauvé les fondateurs Remus et Romulus...

Émission "Concordance des temps", animée par Jean-Noël Jeanneney.

Le désastre de l'école numérique : plaidoyer pour une école sans écrans. Avec Philippe Bihouix à l'Université Populaire d'Arcueil.


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06.03.2017

Pendant que certains cadres de la Silicon Valley inscrivent leurs enfants dans des écoles sans écrans, la France s'est lancée, sous prétexte de "modernité", dans une numérisation de l'école à marche forcée – de la maternelle au lycée. Un ordinateur ou une tablette par enfant : la panacée ? Parlons plutôt de désastre.
L'école numérique, c'est un choix pédagogique irrationnel, car on n'apprend pas mieux – et souvent moins bien – par l'intermédiaire d'écrans. C'est le gaspillage de ressources rares et la mise en décharge sauvage de déchets dangereux à l'autre bout de la planète. C'est une étonnante prise de risque sanitaire quand les effets des objets connectés sur les cerveaux des jeunes demeurent mal connus. C'est ignorer les risques psychosociaux qui pèsent sur des enfants déjà happés par le numérique.
Le travail de Philippe Bihouix s'adresse aux parents, enseignants, responsables politiques, citoyens qui s'interrogent sur la pertinence du "plan numérique pour l'école". Et s'il fallait au contraire faire de l'école une zone refuge, sans connexions ni écrans, et réinventer les pistes non numériques du vivre-ensemble ?

La religion de l'Argent. Avec Dominique Pagani à l'Université Populaire de Saint-Dizier.


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08.06.2019

Tantôt maudit, tantôt adulé, l'argent entretient un rapport conflictuel avec la politique, la morale mais aussi la sensibilité et la raison. Sommes-nous avant tout des producteurs de richesses ou des consommateurs de ces productions ?
L'ambivalence de l'argent dans les rapports sociaux est ici traitée par le philosophe Dominique Pagani, avec toute la verve et le savoir dont nous le savons contumier.

Jacques Lacan (1901-1981). Avec Gabriel Pignoly, Marcel Czermak, Pierre Rey, Perla Dupuis-Elbaz, Claude Léger, René Dupuis et Charles Melman sur France Culture.


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10.10.1996

Une émission qui cherche, d'une part, à faire valoir les ressorts logiques et structuraux du texte de Freud tel que Lacan l'a donné à entendre au fil de son oeuvre. Il s'agit donc de montrer ce qu'a apporté Jacques Lacan dans sa fidélité au texte freudien, à la psychanalyse contemporaine. Les intervenants font apparaître les éléments cruciaux qui animent chacun d'entre nous dans sa relation au langage, au monde social et aux questions politiques contemporaines. Le fameux stade du miroir et les travaux de divers psychanalystes sur la petite enfance permettent-ils aujourd' hui de parler d'un progrès en matière de soins infanto-juvéniles ? Le discours de Lacan permet-il, quinze ans après sa mort, de penser et d'engendrer un nouveau discours capable de réaliser notre vie privée et notre vie sociale sur d'autres tourments que ceux d'un échec sans cesse ressassé ?
D'autre part, il s'agit de rendre compte de ce que fut la pratique de Jacques Lacan et, au-delà, de ce qu'est aujourd'hui une psychanalyse dite lacanienne. "Lacan était un homme pressé" dit Pierre Rey. Il était habité par l'impatience toujours à la limite du coup d'éclat. "Sa pratique était déconcertante car il mettait au principe de ses démarches que lorsqu'il dialoguait avec quelqu'un il ne comprenait pas" (M. Czemak). C'était un dialogue qui mettait en suspens toute connivence. Lacan posait l'incompréhension au principe de tout échange.
C'est dans cette ligne de fracture d'une pratique, d'une époque et d'une lecture des concepts freudiens que l'émission installe son propos. Ainsi "Lacan est venu faire une psychanalyse parce qu'il n'y a pas de rapport sexuel" affirme Charles Melman, là où Freud célébrait l'amour du père. Mais qu'attendre d'une psychanalyse ? "De cesser de vivre des passions inutiles. De s'engager en vrai" répondront certains intervenants.

L'identité est-elle identifiable ? Avec Nathalie Heinich sur France Culture.


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27.09.2018

Identité personnelle, identité religieuse, identité de genre, identité nationale... Mais comment définir l'identité ?
La sociologue Nathalie Heinich, auteur du récent Ce que n'est pas l'identité (Gallimard, 2018), met en débat une notion utilisée à tort et à travers, semblant signifier tout et n'importe quoi, pouvant provoquer des réactions épidermiques chez ceux qui ne s'y reconnaissent pas ...
De L'Identité malheureuse d'Alain Finkielkraut à L'Illusion identitaire de Jean-François Bayart, du Malaise dans l'identité d'Hervé Le Bras aux "identités ambiguës" d'Etienne Balibar, de "l'énigme" de Marcel Detienne au Piège d'identité de Gilles Finchelstein, les ouvrages sur l'identité ne manquent pas, et témoignent de la place de choix qu'occupe la notion dans le débat public.
Nathalie Heinich a choisi de définir l'identité au travers de ce qu'elle n'est pas. Délestée, allégée de toutes connotations superflues, l'identité se définit dans la perception qu'on a de nous-mêmes et dans le regard des autres.

Émission "La Grande table idées", animée par Olivia Gesbert.

Greta Thunberg a-t-elle tué l'écologie ? Avec Philippe Murer et Régis de Castelnau sur TV Libertés.


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28.09.2019

L'écologie se résume désormais en deux mots : Greta Thunberg. La jeune suédoise obsédée par le réchauffement climatique est exhibée par ses proches autour du monde. Depuis un an, elle est de toutes les rencontres internationales pour sermonner les élites qui se repaissent de ses paroles. Entre diversion et vernis écolo, à quoi sert véritablement Greta Thunberg ?
Car en faisant du réchauffement climatique l'alpha et l'oméga de son prétendu combat, Greta Thunberg passe sous silence les préoccupations essentielles de l'écologie. La mondialisation et les échanges commerciaux internationaux ont encore de beaux jours devant eux.
Philippe Murer, économiste et spécialiste de l'écologie, et Régis de Castelnau, avocat et animateur du blog "Vu du Droit", reviennent sur le phénomène Thunberg et ses conséquences.

Émission "Le samedi politique", animée par Elise Blaise.

Marx, penseur de la technique ? Réflexion à partir des Grundrisse et du Capital. Avec Maxime Ouellet à l'Université du Québec à Montréal.


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23.05.2018

Aujourd'hui, trente ans après l'effondrement de l'URSS, Maxime Ouellet nous propose de dépasser les lectures sclérosées d'un Marx prisonnier du marxisme "réellement existant" en nous montrant comment sa pensée reste plus actuelle que jamais, notamment dans la manière dont la technique est envisagée dans son oeuvre.
Une approche originale qui doit nous aider à comprendre notre époque, caractérisée par un nouveau type d'aliénation accompagnée par l'essor des nouvelles technologies.

D'Annunzio, un nationalisme italien. Avec Maurizio Serra sur France Culture.


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26.01.2019

Suite aux récentes passes d'arme entre les gouvernements italien et français, interprétées comme l'effet d'une surenchère nationaliste portée par des préoccupations de politique intérieure, il paraît opportun de s'intéresser à la figure d'un personnage majeur qui, autour de la Grande Guerre, a incarné avec un éclat sans pareil ce patriotisme porté jusqu'à la caricature, jusqu'à l'exaspération.
Cet écrivain, par son œuvre littéraire, qui a connu en son temps un grand rayonnement, mais aussi par son action politique, à la fois concrète et symbolique, a marqué en profondeur les sensibilités de l'autre côté des Alpes, tout en frappant d'étonnement l'Europe toute entière. Cet écrivain, c'est Gabriele D'Annunzio.
Maurizio Serra, diplomate, biographe et historien reconnu, en a récemment dressé le portrait dans son livre D'Annunzio le magnifique, en restituant à merveille un itinéraire hors du commun.
Certes, on lit moins D'Annunzio que naguère, mais son histoire flamboyante continue à résonner jusqu'aujourd'hui. Car elle charrie des aspirations, des passions que le temps écoulé depuis sa mort, survenue en 1938 au cœur du fascisme mussolinien, n'a pas éteintes.

Émission "Concordance des temps", animée par Jean-Noël Jeanneney.

Julian Assange en danger de mort. Avec Aymeric Monville au Cercle Aristote.


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25.09.2019

Une justice arbitraire. Une couverture médiatique introuvable. Une défense inaudible et complaisante. Les réseaux Soros, qu'Assange avait pourtant démasqués lors de la campagne d'Hillary Clinton, faisant désormais le vide autour de lui. Un déni de justice. La persécution de celui qui avait dénoncé la guerre, la torture, et montré la face obscène des autoproclamés gendarmes du monde.
Après son kidnapping par la police britannique à l’ambassade d'Équateur en avril dernier, le fondateur de Wikileaks est actuellement incarcéré à la prison de haute sécurité de Belmarsh alors qu'il n'a commis aucun crime. Il risque l'extradition vers les États-Unis, dont les dirigeants ont juré sa perte. L'ONU a pourtant reconnu que son état de santé était préoccupant. Assange est en danger de mort. Si nous ne faisons rien il va mourir. Si nous ne faisons rien ils vont le tuer.
Aymeric Monville, s'appuyant sur les enquêtes du comité WikiJustice, ne se borne pas à considérer Julian Assange comme un symbole abstrait de la liberté d’expression et voué à souffrir pour les péchés de l'Empire US. Julian Assange est un prisonnier politique, détenu illégalement et torturé. Tant qu'il sera emprisonné, nous ne serons pas libres.

André Tardieu l'incompris. Avec Maxime Tandonnet pour la Revue Conflits.


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03.2019

Suite à la publication de sa biographie André Tardieu l'incompris (Perrin, 2019), Maxime Tandonnet, haut fonctionnaire et essayiste, nous rappelle le parcours d'André Tardieu, ministre à plusieurs reprises de différents gouvernements de la Troisième République, Président du Conseil et acteur de premier plan de la scène politique française de l'entre-deux-guerres.

Un entretien mené par Jean-Baptiste Noé.

Histoire critique de l'antifascisme d'Etat (1936-1945). Avec Michael Seidman sur Radio Libertaire.


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2019

L'historien Michael Seidman a collecté des faits, qui n'ont rien de secret, pour nous obliger à regarder ce que beaucoup refusent de voir : l'existence de deux types d'antifascismes entre le début des Fronts populaires en France et en Espagne et la fin de la deuxième guerre mondiale en Europe, qu'il définit comme "révolutionnaire" pour l'un, et "contre-révolutionnaire" ou "conservateur" pour l'autre, à rebours de la vulgate des antifascistes militants qui soutiennent que l'antifascisme serait uniquement de gauche et l'antifascisme conservateur un oxymore.
Pendant la guerre civile en Espagne, entre 1936 et 1939, l'antifascisme "révolutionnaire" a tenu le haut du pavé. Il identifiait les fascismes italien et allemand avec le capitalisme et s'opposait aussi aux gouvernements "progressistes" par les grèves, rébellions et actes de résistance au travail. L'antifascisme conservateur de Roosevelt, Churchill et De Gaulle, par contre, ne confondait pas, avant la naissance de l'Axe, le fascisme de Mussolini avec le nazisme de Hitler, et il sut, après guerre, composer avec le régime de Francisco Franco puisqu'il luttait contre le fascisme au nom du maintien d'un libéralisme économique et social.
Les antifascismes, révolutionnaire et conservateur, ont presque toujours privilégié la lutte contre les fascismes sur celle contre le communisme russe et rejeté le pacifisme né après la première guerre mondiale. Finalement, la tentative atlantiste de renouveler l'ordre européen a vaincu la tentative national-socialiste d'un ordre nouveau fondé sur une exploitation plus intensive du travail par l'encadrement autoritaire des ouvriers dans les usines et les camps de travail, qui aura poussé les travailleurs vers l'antifascisme étatique des Alliés.

Émission "Sortir du capitalisme", animée par Armel Campagne.