Et si notre Monde n'existait pas ? La théorie qui fascine la Silicon Valley. Avec Loïc Hecht sur le podcast Stonks.


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05.2026

L'enquête hors norme de Loïc Hecht démarre par trois lignes lues dans le New Yorker en 2016 qui lui apprend que deux milliardaires de la Silicon Valley ont secrètement embauché une équipe de scientifiques pour prouver que nous vivons dans une simulation informatique. Ils espèrent trouver la preuve irréfutable que nous sommes piégés dans un immense jeu vidéo, sans avoir conscience de notre état.
Loïc Hecht se rend à San Francisco, à la rencontre de ces chercheurs qui défient l'entendement. Physiciens de la NASA, du MIT, de Berkeley, ils croient dur comme fer à la théorie de la simulation, persuadés que notre conscience ne serait qu'un algorithme mathématique, une suite de 1 et de 0.
Son enquête le mène, de surprise en surprise, jusqu'aux monastères tibétains de Dharamsala, en passant par les programmes secrets de la CIA. Son enquête est le récit d'un basculement intime et une traversée des mystères de notre époque : ceux de la physique quantique, des neurosciences, de l'IA... et de la conscience.

 - 0'00'00 : Sommes-nous dans une simulation ?
 - 0'02'19 : L'enquête sur la simulation
 - 0'06'52 : La conscience, une illusion ?
 - 0'19'22 : L'elfe de World of Warcraft
 - 0'26'10 : Les glitches
 - 0'38'33 : Le paranormal
 - 0'50'00 : Scepticisme et ouverture
 - 0'59'26 : L'influence des récits
 - 1'17'19 : Déconstruire la simulation
 - 1'25'52 : Musk, super joueur ?
 - 1'39'39 : L'IA, une nouvelle conscience ?

A voix nue. Avec Benoît Peeters sur France Culture.


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11.2024

Le grand public le connaît surtout comme créateur, avec son ami François Schuiten, des Cités obscures, série de bande dessinée inclassable entamée il y a plus de quarante ans et qui lui a valu une reconnaissance internationale. Il est également l'un des plus grands théoriciens français de la bande dessinée – il a notamment donné un cours au collège de France sur la "Poétique du neuvième art" - spécialiste d'Hergé mais aussi de Chris Ware, Taniguchi, Töpffer et d’autres… C'est pourtant avec la philosophie et le roman qu'il était entré dans l'âge adulte, passionné par la modernité qu'incarnaient alors Barthes, Jérôme Lindon et Derrida, avec lesquels il a travaillé. Fidèle à ses goûts éclectiques et sans se préoccuper de hiérarchies ou de barrières entre les disciplines, Benoît Peeters s'est ainsi toute sa vie intéressé au cinéma (travaillant notamment avec Raul Ruiz), à la photographie, à la poésie, à la psychanalyse, à la gastronomie, comme peuvent en témoignent ses biographies savantes et passionnées de Valéry, de Derrida ou de Sandor Ferenczi…Tour à tour romancier, biographe, cinéaste, essayiste, scénariste et commissaire d'exposition, Benoit Peeters raconte son parcours singulier d'artiste et d'intellectuel passionné de mots et d'images.
Une série d'entretiens menée par Victor Macé de Lépinay.

Les Etats-Unis sont en situation de déclin final. Avec Bernard Wicht pour Antithèse.


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13.04.2026

Spécialiste en stratégie militaire et en géopolitique, Bernard Wicht a étudié la transformation de l'État moderne et le retour de la défense citoyenne. Il intervient régulièrement auprès d'institutions militaires, dont l'École de Guerre, ainsi que dans des think tanks internationaux.

 - 0'00'00 : Intro
 - 0'01'33 : Présentation
 - 0'04'07 : Déclin des USA
 - 0'06'14 : Israël: le mythe du dôme de fer
 - 0'10'45 : L'état de l'armée israélienne
 - 0'14'17 : Le complexe militaro-industriel US
 - 0'22'51 : Ukraine: la guerre des drones
 - 0'36'19 : Désarmement démographique de l'Ukraine
 - 0'45'45 : L'ornière allemande
 - 0'50'00 : Zelensky au Proche-Orient
 - 0'52'47 : Vers une guerre civile en Europe?
 - 0'57'13 : Le déclin "final" des Etats-Unis
 - 1'05'42 : L'état de l'armée suisse
 - 1'35'10 : Immigration, bilatérales, franc fort: quel avenir pour la Suisse? 

Réflexions critiques sur la décroissance. Avec David Cayla à l'Institut municipal d'Angers.


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05.2026

Revitalisée par la pandémie de Covid et la crise climatique, la décroissance — courant né dans les années 1970 comme troisième voie anti-productiviste face au capitalisme et aux économies planifiées — s'impose aujourd'hui comme une réponse radicale aux désordres de l'économie contemporaine, accusée de nourrir le mal-être social et d'aggraver la crise environnementale.
David Cayla propose une exploration rigoureuse et nuancée de ses principaux concepts. Il examine d'abord la tension entre décroissance et innovation technologique face à l'urgence climatique, avant d'interroger les fondements philosophiques d'un projet qui aspire à libérer la société de l'emprise technologique et à contester le modèle de développement occidental — non sans se demander si cette vision progressiste ne recèle pas une part de passéisme. Enfin, il s'attache à la question décisive de la faisabilité concrète : quelles mesures permettraient réellement de faire advenir une société post-croissance ?
Tout au long de ce parcours, les forces du mouvement sont mises en regard des critiques et des limites qu'il est légitime de lui opposer.

Avoir raison avec Jacques Ellul. Avec Jérôme Ellul, Hélène Tordjman, Frédéric Rognon, José Bové, Édouard Piely, Théo Lapière-Bourrély et Margaux Cassan sur France Culture.


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01.08.2025

Jacques Ellul (1912-1994) est une personnalité difficilement classable : penseur de la technique, chrétien anarchiste, mais aussi précurseur de l'écologie politique, son œuvre colossale s'inscrit à la croisée de plusieurs disciplines et semble, à bien des égards, visionnaire. 
Dès le XXe siècle, il alerte sur les dérives de l'omniprésence de la technologie, lance des appels à la décroissance et anticipe la résurgence du sacré. 
Comment son œuvre, sa pensée et ses engagements peuvent-ils nous aider à nous orienter dans notre XXe siècle marqué par des crises multifactorielles ? 

Une série d'émission produite par Juliette Devaux.

Contre Heidegger : une critique matérialiste et antiraciste d'Etre et temps. Avec Benoit Bohy-Bunel et Armel Campagne pour Sortir du capitalisme.


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04.2025

Benoit Bohy-Bunel, au travers d'une lecture serrée de l'ouvrage de Heidegger Être et temps, nous en propose une interprétation matérialiste. Il s'avère que la dualité être/étant pourrait renvoyer, sur le plan économique, à la dualité valeur/valeur d'usage. Mais il s'agit alors de la valorisation nationale allemande, en temps de crise : de ce fait, Heidegger proposerait un anticapitalisme tronqué, et fétichisé.
Le thème de la "dictature du On", selon cette perspective, apparaît comme un thème fondamentalement antisémite. Heidegger, dès 1927, serait déjà non seulement antisémite, mais aussi bourgeois.

De l'intérêt d'une sociologie expérimentale. Avec Bernard Lahire à l'Université Paris VIII Vincennes.


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07.02.2014

Héritier hétérodoxe de Bourdieu, Bernard Lahire a développé une théorie de l'action dispositionnaliste et contextualiste. Cette approche accorde une égale attention à la pluralité des dispositions — leur genèse et leurs actualisations — et aux contextes de socialisation. Contrairement à la notion bourdieusienne d'habitus, les dispositions sont ici conditionnelles : modulées diachroniquement par le parcours biographique et synchroniquement par les contextes. La pratique répond ainsi à une pluralité de logiques d'action résultant d'ajustements entre situations, contextes et schèmes incorporés.
Cette perspective implique des conséquences méthodologiques : elle requiert une sociologie expérimentale attentive à la construction des objets, à l'inventivité méthodologique et à la variation des échelles d'observation.
Bernard Lahire aborde également la conciliation entre exigences épistémologiques et perspectives critiques, notamment à travers un programme empirique de sociologie dispositionnelle portant sur la domination et les activités critiques de résistance. Il s'agit d'étudier la genèse des dispositions critiques, leur diversité et leur rôle dans les processus d'émancipation — chez les artistes, militants et chercheurs critiques —, en saisissant empiriquement ce que les organisateurs nomment une "sociologie de l'intranquillité".

Une intervention dans le cadre du séminaire "Penser les marges, aspects méthodologiques", organisé par le Centre d'Études sur les Médias, les Technologies et l'Internationalisation.

Qui possède l'IA ? Regards croisés sur le nouveau pouvoir mondial. Avec Joan Larroumec et Yascha Mounk pour le podcast Lignes de Force.


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06.2026

Le 13 juin 2026, l'introduction en bourse de SpaceX a peut-être signé l'opération financière la plus spectaculaire de l'histoire du capitalisme : 2'100 milliards de dollars de valorisation pour une entreprise qui perd deux millions de dollars… par heure. Génie visionnaire ou plus grande arnaque jamais montée ? La question n'est qu'un point de départ.
Car ce qu'Elon Musk a mis sur le marché n'est pas une société de fusées, mais la première "pile régalienne" privatisée ; orbite, connectivité, calcul et intelligence artificielle réunis entre les mains d'un seul homme. De Dumézil au long-termisme californien, du dilemme du contrôle (pire que l'arme nucléaire) à la souveraineté européenne : qui maîtrise l'IA tient une civilisation... 

Un entretien mené par Marc Weitzmann.

Avoir raison avec Elisée Reclus. Avec Federico Ferretti, Béatrice Giblin, Philippe Pelletier, Valérie Chansigaud, Bérengère Cournut et Isabelle Louviot sur France Culture.


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08.2025

Voyageur infatigable et figure du mouvement anarchiste, Élisée Reclus a porté une approche sensible dans la pratique de la géographie. Il a développé une pensée avant-gardiste de l'écologie et un idéal de coexistence entre l'homme et la nature.
Militant anarchiste et communard, le géographe Élisée Reclus (1830-1905) profite de ses périodes d'exils politiques pour voyager et étudier la terre. Grâce à la popularité de ses ouvrages de vulgarisation géographique, mêlant rigueur scientifique et sensibilité littéraire, il obtient de son vivant une renommée mondiale.
Humaniste convaincu et pionnier de la pensée écologiste, Élisée Reclus mène toute sa vie un combat en faveur de l'émancipation individuelle et d'une meilleure harmonie entre les hommes et la nature.

Une série d'émission produite par Marie-Lys de Saint Salvy.

Hommes, Femmes : comment nos ancêtres ont évité l'extinction. Avec Véra Nikolski sur Crépuscule.


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06.2026

Essayiste et co-auteur avec le physicien Nicolas Pichoff de l'ouvrage Pourquoi les Amazones n'existent pas ?, Véra Nikolski revient sur la thèse centrale de ce nouvel ouvrage : si les femmes ont été universellement exclues des activités dangereuses, c'est parce qu'aucune communauté ne pouvait se permettre d'exposer son potentiel reproducteur au risque de la mort.
Le matriarcat primitif : mythe ou réalité historique ? Les femmes ont-elles chassé à la préhistoire ? Pourquoi exposer les femmes au risque mettait en péril la survie du groupe ? Cette division sexuelle du travail est-elle encore valide dans nos sociétés ?
Autant de questions auxquelles elle s'efforce de répondre dans cet échange rigoureux, à rebours des récits militants, qui replace la question du rôle des sexes dans la longue durée de l'évolution humaine.

Un entretien mené par Thomas Arrighi.

Ombre pour ombre. Avec Annie Le Brun sur France Culture.


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04.01.2024

Poétesse, essayiste, critique, pamphlétaire, Annie Le Brun est insaisissable comme une ombre qui se déplace à toute vitesse. Adolescente, elle plonge dans les écrits d'André Breton qui répondent à ses préoccupations. À vingt ans, l'écrivain l'invite à rejoindre, à Paris, le groupe surréaliste. Annie Le Brun découvre aux côtés de Radovan Ivšić, Toyen, Jean Benoît, une famille iconoclaste. En 1967, elle fait paraître son premier recueil de poésie, Sur le champ, aux Éditions surréalistes, puis participe à la création des éditions Maintenant où elle publie plusieurs textes poétiques.
Annie Le Brun abandonne ensuite la forme poétique pour l'essai. Le brûlot Lâchez tout, publié en 1977, est une charge cinglante contre ce qu'elle appelle "l'idéologie néo-féministe". Elle fait ensuite une rencontre décisive avec l'éditeur Jean-Jacques Pauvert qui lui propose d'écrire une préface pour les Œuvres complètes de Sade, un auteur qu'elle avait approché dans son étude du roman noir (Les Châteaux de la subversion, 1982). Annie Le Brun entretient des compagnonnages artistiques avec une myriade d'artistes (Jarry, Hugo, Roussel, Césaire...) travaillés par l'obscur, la révolte, la liberté.
Pour Annie Le Brun, il s'agit toujours de redonner du sens à un monde qui n'en a plus, chargé par une surcharge de réalité (Du trop de réalité, 2000). Entre critique de l'art contemporain (Ce qui n'a pas de prix, 2018) et critique des images (Ceci tuera cela, 2021), Annie Le Brun continue de saisir à vif un monde qui met l'imagination en danger.

Émission "Affaires culturelles", animée par Arnaud Laporte.

Techno-fascisme aux USA : les nouveaux anti-modernes. Avec Arnaud Miranda pour le podcast Lignes de Force.


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02.2026

Auteur des Lumières Sombres, Arnaud Miranda décrypte l'émergence d'un courant politique aux États-Unis : le techno-fascisme. Comment des figures de la Silicon Valley et certains penseurs de la droite radicale américaine articulent-ils une critique de la modernité démocratique tout en s'appuyant sur les technologies les plus avancées ?
L'occasion d'explorer les racines intellectuelles de ces "nouveaux anti-modernes" : leur rejet des Lumières, leur fascination pour des formes autoritaires de pouvoir, et leur instrumentalisation des outils technologiques au service d'une vision politique régressive.
De Peter Thiel aux théoriciens du "Dark Enlightenment", Arnaud Miranda analyse les connexions entre idéologie réactionnaire et imaginaire techno-utopiste tout en interrogeant les mécanismes par lesquels ces idées pénètrent la sphère politico-médiatique.

Un podcast animé par Marc Weitzmann.