Une histoire politique de l'alimentation ? Avec Paul Ariès au Festival Felipé à Paris.


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26.11.2017

Pourquoi l'alimentation est à l'origine des biens communs de l'humanité ? Comment les puissants, avec les rituels de la table et les politiques alimentaires, sont parvenus à construire l'(in)égalité des humains ? Qui, après avoir imposé au peuple de manger du pain, a voulu lui interdire les châtaignes et généraliser la pomme de terre ?
Au-delà des histoires sociale, religieuse ou culturelle de l'alimentation, Paul Ariès retrace son histoire politique, jamais traitée à ce jour. Une travail qui est le fruit de trente ans d'enseignement et de recherches, dans lequel il montre comment la table française reste largement tributaire des tables passées.

La portée critique de la sociologie de Michel Freitag. Avec Eric Duhaime à l'Université Nice Sophia-Antipolis.


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10.04.2010

Sociologue d'origine suisse, né à la Chaux-de-Fonds en 1935, Michel Freitag, après des études de droit et d'économie à l'université Neuchâtel, s'est tourné vers la sociologie. Après un doctorat à Paris dans les années soixante sous la direction d'Alain Touraine, il rejoint le département de sociologie de l'Université du Québec à Montréal, tout juste fondée, et y enseignera de 1970 à 2001.
Pour Michel Freitag, il appartient aux sciences sociales, notamment à la sociologie, d'élucider la nature, le sens et la portée des transformations sociales et sociétales en cours, et d'en expliciter les enjeux sociaux et normatifs. Il s'agit là d'une tâche à la fois urgente et cruciale, si l'on considère les divergences théoriques et idéologiques profondes qui existent sur l'ensemble de ces questions.
Et Eric Duhaime, dans cette conférence, d'expliciter les fondements théoriques de son projet ambitieux en revenant sur son ontologie, sa théorie du symbolique et de la pratique sociale, et sa critique de la postmodernité.
La sociologie dialectique Michel Freitag, où l'une des dernières grandes tentatives intellectuelles de penser et d'apporter une réponse qui soit à la hauteur des enjeux civilisationnels qui sont les nôtres.

Une intervention qui s'inscrit dans le séminaire de Franck Fischbach "Connaissance et critique du social".

Turgot, un libéral au pouvoir. Avec Benoit Malbranque à l'Institut Coppet.


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12.05.2015

Supposez qu'un homme politique arrive au pouvoir et découvre la situation catastrophique des finances publiques. L'État est au bord de la banqueroute, incapable de rembourser ses créanciers. Cet homme n'est pas François Hollande mais un économiste brillant et partisan du "laissez faire, laissez passer !" des Physiocrates… Non, nous ne sommes pas en 2015 mais en 1774 et cet homme c'est Turgot, nommé ministre des finances par Louis XVI, en pleine crise de la dette. Que va-t-il faire ?
En deux ans, il va tailler dans les dépenses de la Maison du roi, engager des réformes audacieuses pour libérer l'économie des entraves administratives. Il ira même jusqu'à sermonner le roi en ces termes : "Il faut, Sire, vous armer contre votre bonté, de votre bonté même, considérer d'où vous vient cet argent que vous pouvez distribuer à vos courtisans".
Tout à la fois philosophe, économiste, et ministre d’État, Turgot est une personnalité d'une envergure considérable. Collaborateur de l'Encyclopédie, ami proche de Voltaire, correspondant régulier de Condorcet, membre, bien malgré lui, de la Physiocratie, Turgot brilla d'une lumière rare au sein de la sphère intellectuelle française de la seconde moitié du XVIIIe siècle. Tour à tour intendant à Limoges, dans le Limousin, puis ministre sous Louis XVI, il a aussi laissé, comme administrateur, une trace incomparable.

Jules Ferry, reflet de la société française de son temps. Avec Eric Fromant sur Radio Courtoisie.


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14.12.2018

Fondateur de l'école laïque et de l'empire colonial, Jules Ferry est bien plus que tout cela : intellectuel au grand courage physique, républicain engagé dans une lutte féroce avec un autre républicain, Georges Clemenceau véritable partisan de l'industrie et du libre-échange devenu adepte du protectionnisme paysan. Sa vie est un roman.
Il faut la découvrir en respectant la chronologie, comme nous le rappelle Eric Fromant, en présentant l'enchaînement des faits, de sa naissance en 1832 à 1893, date de sa mort.

Émission du "Libre Journal de la crise", animée par Laurent Artur du Plessis.

Karl Marx, philosophe du travail (1818-1883). Avec Franck Fischbach aux Rencontres de Sophie à Nantes.


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24.03.2017

Le professeur de philosophie Franck Fischbach, en se fondant sur des textes précis de Marx, montre le caractère central que celui-ci attribue au travail dans sa conception de l'homme, de la société et de l'histoire, depuis ses écrits dits de jeunesse (Manuscrits de 1844) jusqu'à ses oeuvres tardives (Capital compris).
À partir des analyses que Marx consacre aux déformations (aliénation, exploitation, hétéronomie) que les sociétés caractérisées par le mode de production capitaliste font subir au travail, on peut se demander la façon dont il envisageait ce que pourrait être une société à venir : serait-elle une société libérée du travail ou bien une société qui libère le travail ? Quels effets produirait sur cette société, et sur les formes sociales de vie, la libération du travail ?

Une conférence qui s'inscrit dans la thématique de l'année 2017 : "La fin du travail ?"

Du storytelling à l'ère du clash. Avec Christian Salmon à la Librairie Kleber.


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06.04.2019

Un ouragan emporte nos sociétés hyperconnectées et hypermédiatisées. Le vent a tourné, nous l'éprouvons tous fortement. L'époque n’est plus tout à fait, ou seulement, à la manipulation et au formatage des esprits, comme encore au milieu des années 2000, quand régnait sur le discours médiatico-politique le storytelling.
L'explosion du Web, l'éclosion des premiers réseaux sociaux créaient l'environnement favorable à la production et à la diffusion d'histoires. Or, de même que l'inflation ruine la confiance dans la monnaie, l'inflation des stories a érodé la confiance dans les récits. Le triomphe de l'art de raconter des histoires, mis au service des acteurs politiques, aura entraîné, de manière fulgurante, le discrédit de la parole publique. Cette défiance est aujourd'hui revendiquée par les hommes politiques eux-mêmes.
Dans le brouhaha des réseaux et la brutalisation des échanges, la story n'est plus la clé pour se distinguer. La conquête de l'attention, comme celle du pouvoir, passe désormais par l'affrontement, la rupture, la casse des "vérités". Désormais, viralité et rivalité vont de pair, virulence et violence, clash et guerre des récits.
Fini le storytelling ? Bienvenue dans l'ère du clash !

La nouvelle idéologie dominante : le post-modernisme. Avec Shmuel Trigano à l'Institut français de Tel Aviv.


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07.01.2013

Et si la domination n'était pas là où on la croit ? Et si la façon dont nous nous représentons aujourd'hui l'identité, l'humain, les genres, la nature, mais aussi la démocratie, le rapport à l'étranger, le contenu même du savoir, la finalité du droit, si tout cela ne relevait pas en réalité d'un savoir objectif mais d'une "idéologie" qui projette de changer l'ordre social et politique mais surtout l'humain ? C'est le propre de toute époque que de trouver dans un ordre d'idées le principe du pouvoir et de la cohérence, sauf que cette idéologie se présente comme l'anti-pouvoir, le facteur d'une liberté jamais imaginée.
Shmuel Trigano s'efforce d'en construire le modèle et de prendre la mesure de l'ampleur de l'agenda du post-modernisme, cette pensée née en France dans les années 1970, redécouverte aux États-Unis et devenue, depuis, la "langue commune" de toutes les élites du monde démocratique, à travers ses multiples visages : multiculturalisme, post colonialisme, queer theory, altermondialisme, mondialisme, etc.
Dans la perspective de la sociologie de la connaissance, il tente d'identifier les centres de pouvoir et l'ordre nouveau qu'installe cette idéologie pour comprendre le contexte de son développement, notamment la décomposition de l'état-nation européen des suites de l'unification européenne, grosse, selon lui d'une forme de pouvoir de type impérial.
Un travail engagé qui alerte face à la dernière née des utopies politiques.

Theodor W. Adorno (1903-1969), minima moralia. Avec Marc Jimenez et Irving Wohlfarth sur France Culture.


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02.05.1996

Le philosophe, sociologue et musicologue allemand Theodor W. Adorno est l'un des principaux représentants de l'Ecole de Francfort, exilé aux Etats-Unis après l'arrivée au pouvoir des nazis avant de revenir en Allemagne après la Seconde Guerre mondiale.
Ses ouvrages les plus importants ont posé les bases de la "théorie critique", notamment Dialectique négative (rédigé avec son acolyte Max Horkheimer) et Minima Moralia.

Émission "Une vie, une oeuvre", animée par Claudia Krebs et Claude Giovannetti.

La Fable du libéralisme (qui sauve le monde). Avec Bruno Guigue à la Librairie Tropiques.


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13.07.2019

La pauvreté aurait été vaincue grâce aux recettes libérales ? Dans l'imagination des libéraux, certainement. Dans les faits, la réussite économique de la Chine doit davantage à la main de fer de l'État qu'à la main invisible du marché.
Cette économie mixte pilotée par le parti communiste chinois a porté ses fruits. En trente ans, le PIB a été multiplié par 17 et 700 millions de personnes ont été extraites de la pauvreté.
Comme la réduction de la pauvreté dans le monde dans la même période est due à la politique économique chinoise, il est cocasse d'attribuer au libéralisme les progrès récemment enregistrés par l'humanité...

La Guerre Civile en France. Avec Francis Cousin pour le Collectif Guerre de Classe.


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07.2019

C'est avec son regard radical et critique que Francis Cousin commente l'actualité du mois de juillet 2019. L'occasion d'aller au-delà de l'écume des choses pour comprendre les logiques profondes qui meuvent notre monde.
 - 0'01'25 : introduction : comment traiter l'actualité
 - 0'09'59 : le 14 juillet
 - 0'30'42 : l'ingénierie sociale
 - 0'40'56 : mystifications omniprésentes
 - 1'00'03 : CETA, Mercosur
 - 1'06'44 : Vincent Lambert
 - 1'17'28 : émancipation contre restructuration
 - 1'24'01 : guerres, cycles du capital, phagocytose
 - 1'35'12 : endettement, finance
 - 1'47'20 : médias, affaires politiques
 - 1'54'07 : crack bancaire, guerre civile
 - 2'09'12 : Dieudonné, Alain Soral
 - 2'14'47 : l'affaire Chouard
 - 2'15'44 : lire Marx, se tenir debout

La question urbaine. Avec Henri Lefebvre pour l'Office National du Film du Canada.


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1972

Le célèbre sociologue et historien Henri Lefebvre livre dans cet entretien l'essentiel de ses idées sur la ville et sur la vie urbaine contemporaine, dont il est l'un des critiques les plus durs.
Fustigeant le règne de l'automobile et la commercialisation de toute chose, dénonçant une certaine conception superficielle et facile du progrès, il constate que notre civilisation a dramatiquement raté le tournant de l'époque industrielle (révolue) à l'époque urbaine (actuelle) et préconise, après la réforme agraire, la réforme urbaine.

Émission "Urbanose", animée par Michel Régnier.

Comprendre la situation au Venezuela. Avec Romain Migus sur Le Média Pour Tous.


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2019

Romain Migus est l'un des Français qui connaît le mieux la situation au Venezuela : il y a vécu durant 15 ans au cours de la révolution bolivarienne et est l'auteur de trois livres sur la question, parmi lesquels un best-seller dont Hugo Chavez a fait largement la promotion.
Il explique ici les enjeux derrière la guerre de 4e génération qui est actuellement menée contre le Venezuela.

Un entretien mené par Vincent Lapierre.