L'économie du réel. Avec David Cayla à la Nouvelle Action Royaliste.


(0)
98 Vues
0 commentaire
21.11.2018

Docteur en économie, membre du collectif des "Économistes atterrés", David Cayla vient de publier L'économie du réel, dans lequel il se livre à une critique en règle du modèle économique dominant.
Face au mythe du marché autorégulateur et aux recettes néolibérales, comment redonner force au politique afin que les logiques marchandes soient de nouveau intégrées dans le système social ?
L'actualité la plus immédiate dit à quel point il est urgent de répondre à cette question.

Arthur Koestler ou la quête de l'absolu (1905-1983). Avec Michel Laval, Roland Quilliot, Patrick Straumann, Thomas Rabeyron et Uri Geller sur France Culture.


(0)
67 Vues
0 commentaire
15.09.2018

Juif hongrois né à Budapest en 1905, il suit ses études dans une Vienne encore heureuse, puis devient journaliste en Palestine. Revenu en Europe, il adhère au Parti communiste allemand, trouvant là une réponse à la menace nazie. Il part un an en Union Soviétique, puis participe à la guerre civile espagnole. Dès 1938, ayant rompu avec le Parti communiste, il combat sans relâche le régime stalinien, notamment à travers son roman majeur, Le Zéro et l'Infini. Sans doute prisonnier d'une sorte de purgatoire intellectuel dans lequel l'a longtemps gardé une certaine intelligentsia marxiste, il incarnait le "renégat", celui qui avait brûlé le communisme après l'avoir adoré. À partir de 1940, il vit en Angleterre, où il se suicide avec sa femme en mars 1983. Son oeuvre de romancier, philosophe, historien et essayiste lui vaut une renommée mondiale.
Dans la seconde moitié de sa vie, l'odyssée intellectuelle prend le pas sur l'engagement politique. L'aventure n'en est pas moins agitée. Koestler écrit sur tout : le processus de la création, les effets de l'évolution sur le cerveau humain, le paranormal, la synchronicité... Il s'aventure à la frontière de la physique quantique et montre comment la parapsychologie est devenue scientifiquement respectable, rappelant qu'aux États-Unis on se servait de l'électronique pour expérimenter sur la psychokinésie et qu'en URSS, la télépathie était une discipline officielle de la recherche. Il aborde notamment la masse négative, les trous dans l'espace et le temps renversé, en tentant de se garder de tout matérialisme ou de crédulité superstitieuse.
Enfin sa puissante trilogie Génie et folie de l'homme s'interroge sur le processus de la découverte scientifique. Il y remonte l'histoire des conceptions de l'Univers, et démontre comment la scission entre science et religion a placé l'humanité devant un tragique dilemme dont elle doit sortir. Puis à travers l'orgueil joyeux de l'inventeur, du poète, du clown, de l'enfant, il montre que création artistique, découverte scientifique ou encore inspiration comique se situent dans la même structure fondamentale qu'il nomme "l'acte bisociatif" :  le bond novateur qui, en reliant soudain des systèmes de référence jusqu'alors séparés, nous fait vivre ou comprendre le réel sur plusieurs plans à la fois. Mais après avoir montré les fins rouages de cette créativité, de ce sens de l'inspiration qui font la grandeur de l'homme, il analyse les misères de l’individu, la pathologie mentale, et conclut sur l'évolution du cerveau de l'espèce humaine avec une théorie de la structure de la réalité.

Émission "Une vie, une oeuvre", produite par Lydia Ben Ytzhak.

La révolution mathématique du XVIIe siècle. Avec Evelyne Barbin à la Librairie Tropiques.


(0)
63 Vues
0 commentaire
06.12.2019

Dans un célèbre passage, Galilée écrit : "La philosophie est écrite dans ce livre immense perpétuellement ouvert devant nos yeux (je veux dire l'univers), mais on ne peut le comprendre si l'on n'apprend pas d'abord à connaître la langue et les caractères dans lesquels il est écrit. Il est écrit en langue mathématique et ses caractères sont des triangles, des cercles, et d'autres figures géométriques, sans l'intermédiaire desquels il est humainement impossible d'en comprendre un seul mot."
Evelyne Barbin nous propose une histoire de la révolution mathématique du XVIIe siècle, à l'intérieur de laquelle de nouvelles mathématiques ont été construites et la nature a été construite en termes mathématiques, en insistant particulièrement sur le rôle que Descartes y a joué.
À partir des années 1620, la science poursuit de nouveaux buts, il ne s’agit plus seulement de spéculer mais d’inventer, de résoudre des problèmes, de progresser et de maîtriser la nature. Le scientifique construit une réalité du monde à l'image de celle du monde technique, une réalité faite de quantités régies par des lois. C’est ainsi que les mathématiques vont remplacer la logique aristotélicienne dans l'étude de la nature. Les mathématiques ne sont plus purement spéculatives, mais elles sont inscrites dans la réalité du monde, elles permettent une compréhension de la réalité et une action sur elle. Ce nouveau statut appelle une transformation des mathématiques, de leurs méthodes, de leurs objets et de leurs significations.

Comment notre monde a cessé d'être chrétien. Avec Guillaume Cuchet sur Fréquence Protestante.


(0)
90 Vues
0 commentaire
07.03.2018

Le recul du catholicisme en France depuis les années 1960 est un des faits les plus marquants et pourtant les moins expliqués de notre histoire contemporaine. S'il reste la première religion des Français, le changement est spectaculaire : au milieu des années 1960, 94 % de la génération en France étaient baptisés et 25 % allaient à la messe tous les dimanches ; de nos jours, la pratique dominicale tourne autour de 2 % et les baptisés avant l'âge de 7 ans ne sont plus que 30 %. Comment a-t-on pu en arriver là ?
Au seuil des années 1960 encore, le chanoine Boulard, qui était dans l'Église le grand spécialiste de ces questions, avait conclu à la stabilité globale des taux dans la longue durée. Or, au moment même où prévalaient ces conclusions rassurantes et où s'achevait cette vaste entreprise de modernisation de la religion que fut le concile Vatican II (1962-1965), il a commencé à voir remonter des diocèses, avec une insistance croissante, la rumeur inquiétante du plongeon des courbes.
Guillaume Cuchet a repris l'ensemble du dossier : il propose l'une des premières analyses de sociologie historique approfondie de cette grande rupture religieuse, identifie le rôle déclencheur de Vatican II dans ces évolutions et les situe dans le temps long de la déchristianisation et dans le contexte des évolutions démographiques, sociales et culturelles des décennies d'après-guerre.

Émission "Midi Magazine", animée par Michelle Gaillard.

Le patriotisme pour sauver la France. Avec Yvan Blot à l'Association Dialogue Franco-Russe.


(0)
75 Vues
0 commentaire
2017

La France, comme toute nation, a besoin du patriotisme pour assurer son existence. Le patriotisme n'est pas une idéologie, mais un sentiment, un mode d'existence dans le fleuve de l'histoire. On doit tout, ou presque, à la patrie : la langue maternelle, outil d'expression et de pensée, le territoire où on est censé être en sécurité, donc libre. Le patriotisme peut sauver la nation, notamment face à une invasion étrangère.
Il rassemble la nation alors que l'idéologie la divise. Une démocratie capable de résister aux assauts de l'histoire ne sépare pas le patriotisme de la liberté. "Liberté et patrie" est la devise d'un important canton suisse. Lorsque l'URSS a disparu, la nouvelle Russie a refusé d'avoir une idéologie officielle, mais elle s'est bâtie sur le renouveau patriotique. C'est d'une telle renaissance que la France a besoin.

Les tourments européens de l'Espagne. Avec Nicolas Klein au Cercle Jean Bodin.


(0)
85 Vues
0 commentaire
25.01.2019

Si les espagnols semblent aujourd'hui sortis de l'europhilie béâte qui prévalait encore il y a quelques années, ils restent majoritairement très attachés à l'Union européenne, peuple et politiques compris.
Comment expliquer cet attachement à l'idée européenne ? Et alors que les crises économique et migratoire continuent de s'agraver, quelles évolutions pouvons attendre en Espagne sur ce sujet ?

Blanquer, ce monstre froid. Avec Claude Meunier-Berthelot à l'Association Libérale et Sociale.


(0)
69 Vues
0 commentaire
20.10.2018

Ministre de l'Éducation, Jean-Michel Blanquer est le récipiendaire d'une avalanche de louanges répandues dans toute la Presse - subjuguée sinon complice -, droite et gauche confondues.
Tous ces commentaires élogieux qui ne cessent de nous présenter ce personnage non seulement comme un homme "neuf", mais comme celui en train de reprendre les choses en main pour réanimer cette institution qu'est l'Éducation Nationale ne correspondent à aucune réalité. Ils sont d'autant plus désespérants qu'ils induisent en erreur l'ensemble des Français en attente de celui qui va restaurer la qualité du système éducatif et qu'ils perdent ainsi un temps précieux en n'opposant pas la nécessaire résistance à la politique éducative réellement menée alors qu'elle met gravement en péril l'avenir de la société française.
Claude Meunier-Berthelot nous livre la réalité du personnage et de sa politique qui dément tous les propos dithyrambiques répandus à son sujet.

Des Agents Moraux Artificiels, vraiment ? Avec Mark Hunyadi à Toulouse.


(0)
60 Vues
0 commentaire
01.12.2017

Mark Hunyadi travaille depuis longtemps dans le domaine de la philosophe morale. Des questions nouvelles se posent alors que l'homme évolue dans un univers toujours plus robotisé.
Les robots peuvent-ils être considérés comme agents moraux ? Ou nous posent-ils seulement des problèmes moraux ? Est-il possible de "responsabiliser" une machine exécutant un algorithme ?
Mais, avant toute chose, l'éthique peut-elle être définie clairement et, plus encore, réduite à un calcul ?

Une conférence organisée par le "Laboratoire d'Analyse et d'Architecture des Systèmes - CNRS".

Les Fables de la Fontaine. Avec Fabrice Luchini à Répliques sur France Culture.


(1)
115 Vues
0 commentaire
08.01.2011

Fabrice Luchini, grand passionné des Fables de la Fontaine, en a interprété une vingtaine d'entre elles avec fougue et brio dans son spectacle Variations.
Cet amoureux des textes et de la littérature nous fait redécouvrir ces trésors en compagnie d'Alain Finkielkraut : toute la puissance et la finesse de la langue française y sont concentrées.

Le sens du social. Avec Franck Fischbach à l'Académie de Toulouse.


(0)
42 Vues
0 commentaire
12.2013

Nous vivons depuis quelques décennies une privatisation et une atomisation de la société, qui instituent les individus en concurrents et leur font perdre le véritable sens du social: la coopération. En philosophie aussi, le concept de "social", auquel on préfère souvent les idées de "commun" ou de "communauté", peine aujourd’hui encore à être reconnu. Franck Fischbach propose donc, à la suite de Dewey, de défendre "la valeur du social en tant que catégorie" de la pensée.
Il s’agit d’analyser les raisons qui ont conduit à ce discrédit, puis de reconstruire un concept qui possède à la fois une fonction descriptive et une portée morale et politique.
Franck Fischbach avance notamment la thèse que le travail, en tant qu’association et coopération, est porteur d’une exigence proprement démocratique, et que cette exigence n’est autre que l’expression politique de la structure sociale. Sur cette base, devient possible une critique des dispositifs qui privent concrètement le travail de sa dimension démocratique et répriment sa logique coopérative.

Leurres et malheurs du Transhumanisme. Avec Olivier Rey au Cercle Aristote.


(0)
136 Vues
0 commentaire
21.01.2019

Si c'est au nom d'un futur toujours meilleur que le monde a été transformé en un chantier permanent, nous sommes arrivés à un stade où le rapport entre les bénéfices du "développement" et ses nuisances s'avère de plus en plus défavorable. La perte de confiance dans le progrès doit alors être compensée par une inflation de ce qu'il est censé apporter : plus le monde va mal et menace de s'écrouler, plus il faut abreuver les populations de promesses exorbitantes.
Tel est le rôle du transhumanisme - et peu importe que ce qu'il annonce ne soit pas destiné à se réaliser. Lui accorder trop d'importance, c'est donc se laisser captiver par un leurre.
Faudrait-il refuser d'y prêter attention ? Cela n'est pas si simple. Le transhumanisme nous trompe parce qu'il joue en nous sur des ressorts puissants. Se donner une chance de désamorcer la fascination qu'il exerce et le malheur qu'il propage, réclame de mettre au jour ce qui nous rend si vulnérables à ses illusions.

Que fut le fascisme ? Avec Frédéric le Moal sur Radio Courtoisie.


(0)
82 Vues
0 commentaire
09.05.2018

Qu'est-ce que le fascisme ? Fut-il un mouvement réactionnaire, conservateur ou révolutionnaire ? Se situait-il à gauche ou à droite ? Et bien entendu : quelle place occupa Mussolini dans les débats idéologiques et dans le fonctionnement du régime ?
Le présent ouvrage donne non seulement des réponses à ces questions cruciales, mais porte sur le fascisme un regard nouveau et inhabituel chez les historiens français. Réaffirmant avec force le caractère totalitaire du régime, il replace l'idéologie qui le fonde dans sa nature révolutionnaire tout en la rattachant à la Révolution française et au socialisme. Si les fascistes cherchèrent à détruire par la violence la modernité libérale de leur temps, ce ne fut pas au nom d'un âge d'or révolu et dans une démarche passéiste, mais avec la volonté farouche de construire une société et un homme nouveaux. Cette ambition imprégnait aussi bien les pensées et les actes du Duce que ceux de ses disciples, y compris dans la radicalisation sanglante de la république de Salò. Pour toutes ces raisons, l'histoire du fascisme, ici racontée de la prise de pouvoir de Mussolini jusqu'à sa mort, est celle d'une révolution avortée.

Émission du "Libre Journal des débats", animée par Charles de Meyer.