Le travail n'est pas une marchandise. Avec Alain Supiot au Collège de France.


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22.05.2019

Ce n'est ni en défaisant l'État social ni en s'efforçant de le restaurer comme un monument historique que l'on trouvera une issue à la crise sociale et écologique. C'est en repensant son architecture à la lumière du monde tel qu'il est et tel que nous voudrions qu'il soit. Et, aujourd’hui comme hier, la clé de voûte sera le statut accordé au travail.
Face à la faillite morale, sociale, écologique et financière du néolibéralisme, l'horizon du travail au XXIe siècle est celui de son émancipation du règne exclusif de la marchandise. Comme le montre le cas du travail de recherche, les statuts professionnels qui ont résisté à la dynamique du Marché total ne sont donc pas les fossiles d'un monde appelé à disparaître, mais bien plutôt les germes d'un régime de travail réellement humain, qui fasse place au sens et au contenu du travail – c'est-à-dire à l'accomplissement d'une œuvre.

Des vérites devenues folles. Avec Rémi Brague à la Librairie La Procure.


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03.10.2019

Rendant hommage à Chesterton, Rémi Brague dénonce les maux du monde moderne. La laïcité, la famille, la recherche du Bien, la liberté, la culture… chaque promesse du progrès et de la technique est passée à travers l'exigent tamis des penseurs médiévaux.
Et si le philosophe peut sembler pessimiste, ce n'est que pour mieux voir les choses telles qu'elles sont.

Anti-Dewey, en défense de la certitude. Avec Pascal Engel au Collège de France.


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03.11.2016

Dewey fut longtemps le seul philosophe américain connu et influent, notamment pour ses théories de l'éducation et son engagement politique.
Mais ce qui fait sa spécificité est son épistémologie "expérientialiste", non au sens où elle traiterait la sensation comme un donné, mais au sens où celle-ci est toujours déjà tissée de croyances, qui sont non pas des enregistrements passifs mais des dispositions à agir. En conséquence de quoi la conception deweyenne de la vérité devient une "assertion garantie" et un consensus sur le plan collectif.
Ce rejet de la conception classique de la vérité comme correspondance (avec les faits) et la conception traditionnelle selon laquelle la connaissance théorique prend le pas sur la connaissance pratique nous semble très contemporain, à nous qui avons renoncé aux vérités et aux fins transcendantes, et qui croyons qu'il nous faut inventer nos valeurs et réviser sans cesse nos croyances dans un univers incertain...

Carl Schmitt : la distinction ami-ennemi comme critère du politique. Avec Tristan Storme aux Rencontres de Sophie à Nantes.


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15.03.2019

Sulfureux à plus d'un titre, le juriste allemand Carl Schmitt a défini la notion de politique en accordant une place centrale à l'ennemi, qui serait d'après lui "notre propre question en tant que figure". La communauté politique ne se déterminerait comme telle qu'en désignant l'hostis par l'intermédiaire d'une décision étatique, c'est-à-dire en décidant d'entrer en guerre. Seul l’État serait, par ailleurs, apte à garantir la paix interne et la pluralité des États souverains assurerait l'équilibre pacifié du continent européen.
La genèse du politique et les conditions de son maintien s'expliqueraient à travers une série de notions fondamentales (l'ami, l'ennemi, la pluralité des États), impliquant toujours l'appareil étatique comme titulaire de la souveraineté, et donc le rejet d'un concept constitutif d'humanité.

L'essence du Gaullisme. Avec Arnaud Teyssier sur Radio Courtoisie.


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29.06.2019

Le 27 avril 1969, Charles de Gaulle perd le référendum qu'il avait organisé sur la Région et la réforme du Sénat. Il annonce aussitôt sa démission, se retire définitivement à Colombey, dont il ne sort que pour deux échappées étranges et romanesques vers l'Irlande et l'Espagne, et rédige des Mémoires d'espoir. Ses derniers mois au pouvoir ont souvent été présentés comme une succession d'erreurs ou de maladresses, attribuées pour l'essentiel à la vieillesse, ainsi qu'à l'incompréhension de la modernité dont Mai 1968 venait d'annoncer l'avènement avec fracas.
Arnaud Teyssier dit tout autre chose : de Gaulle, en ses derniers temps, avait pleinement pris conscience qu'il faisait face à un personnage nouveau, la société moderne, libérée du souvenir de la guerre, traversée de besoins et de désirs, et pour qui la puissante organisation de gouvernement qu'il avait mise en place était devenue trop lourde. Il appréhendait la venue de temps inédits, porteurs des illusions du bien-être, mais chargés de difficultés, de menaces, de crises.
C'est pour y préparer la France que de Gaulle entreprit, dans ses derniers mois, une révolution de grande ampleur. Pour lui, la réalité du monde, imprégnée d'histoire et de tragédie, était dangereuse, mais aussi pleine d'espoir : si on pouvait la saisir dans sa densité et dans sa profondeur, alors "un grand élan emporterait les êtres et les choses". De Gaulle, en 1969, pressent déjà les angoisses, la peur de l'inconnu, la tentation du renoncement et du nihilisme qui s'empareront cinquante ans plus tard de nos démocraties : aujourd'hui, en 2019, ses intuitions nous aident à corriger la myopie de notre civilisation.

Émission du "Libre Journal de la jeunesse", animée par Hugues Sérapion.

Défendre la démocratie directe : sur quelques arguments antidémocratiques des élites suisses. Avec Antoine Chollet, Marie-Claire Caloz-Tschopp et Andreas Gross au Collège International de Philosophie.


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28.06.2014

Plus que jamais, l'actualité mondiale ou nationale met en question le pouvoir du peuple. Là il se révolte avec fracas. Ici on le voit voter contre les autorités en place. Pour les uns il reconquiert sa liberté. Pour les autres il est aveugle et crée le désordre.
Antoine Chollet nous offre une réflexion sur le pouvoir en examant les fondamentaux. Comment comprendre et articuler la liberté, l'égalité, la responsabilité, l'opposition entre une élite dite éclairée et les masses ?
En Suisse, quels sont les atouts exceptionnels, les dérives ou les illusions de la démocratie directe ? Mal comprise, elle est souvent confondue avec les libertés communales du Moyen Age. Ou admise avec des réserves suspectes.
Antoine Chollet, secondé et interrogé par Marie-Claire Caloz-Tschopp et Andreas Gross, en appelle à plus de rigueur et, fort de ses convictions, conclut par des appréciations sévères sur la politique suisse. Il décèle dans ses élites des tendances clairement antidémocratiques. Et inversement, il expose les raisons d'une confiance renforcée en l'institution même de la démocratie directe.

Grandeur et misère du populisme. Avec François Bousquet à l'ISSEP.


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06.12.2018

Les années passent et le bouleversement des paysages électoraux continue, sans parler de l'éclosion de mouvement sociaux comme les Gilets Jaunes. Les populistes sont de plus en plus nombreux dans la contestation et proches du pouvoir dans de nombreux pays d'Europe.
Comment comprendre cette vague de fond politique qui déferle sur nos vieux pays sous-industrialisés ? La grille de lecture économiciste est-elle suffisante ? Faut-il intégrer la variable de l'insécurité culturelle ? Et comment les partis politiques s'adaptent-ils à cette nouvelle donne ?

Une conférence animée par Marion Maréchal-Le Pen.

Le nouvel ordre démocratique. Avec Jérôme Sainte-Marie pour les Amis du Temps des cerises à Clermont-Ferrand.


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03.03.2016

Le système démocratique français se disloque sous nos yeux. La gauche enchaîne les déroutes électorales et la droite s'enferre dans ses impasses. Cet affaissement se traduit dans les bulletins de vote, les mouvements de l'opinion, les mutations idéologiques, et même la récente production littéraire. Il libère un espace d'où émerge un Front national conquérant bien que lui aussi traversé de contradictions. Comme ailleurs en Europe et déjà dans bien des villes et départements français, au clivage gauche-droite se substitue un nouvel affrontement opposant un pôle identitaire et un pôle libéral.
De cette histoire qui se déroule en accéléré, l'élection présidentielle de 2017 sera l'heure de vérité. L'une des deux forces qui ont fait la vie politique française risque d'être absente du tour décisif. Elle laissera alors la place au parti de Marine Le Pen, et notre vie démocratique s'en trouvera bouleversée.
Ces glissements de terrain politiques se produisent dans un contexte de crise sociale sans précédent, avec une opinion publique exaspérée, disponible pour un changement radical. L'actuel jeu à trois est trop instable pour durer, une vaste recomposition se prépare.
Pour en cerner les contours et mesurer les enjeux, Jérôme Sainte-Marie a mobilisé sa pratique du monde politique, sa connaissance des évolutions de l'opinion publique et son suivi des travaux universitaires. Il en résulte une enquête objective et passionnée sur le nouvel ordre démocratique qui sortira des urnes à l'horizon 2017.

L'avocat des libertés. Avec François Sureau sur KTOTV.


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21.11.2019

François Sureau est avocat auprès du Conseil d'État et de la Cour de cassation. Engagé en faveur des libertés publiques, il plaide avec autant de style que de vigueur contre l'état d'urgence et les lois qu'il estime répressives.
C'est aussi un écrivain subtil et délicat, romancier, essayiste, grand prix du roman de l’Académie française en 1991, auteur de deux récits spirituels sur la conversion d'Ignace de Loyola et sur la fin de la vie de Charles de Foucauld.
Son regard de chroniqueur sur notre système politique, la guerre et la liberté est souvent inattendu et toujours d'une saisissante acuité.

"7 conversations philosophiques" animées par François Huguenin.

Masculinisme et féminisme : présentation et critique, par Julien Rochedy.


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11.2019

Un bon masculinisme et un bon féminisme sont-ils possibles ?
Dans cette conférence, Julien Rochedy essaie de présenter objectivement les logiques des mouvements masculinistes qui répondent aux dérives du néo-féminisme contemporain afin de les comprendre et de les critiquer.

 - 0'00'00 : introduction
 - 0'01'17 : retour sur l'école Major
 - 0'23'37 : la crise de la masculinité
 - 0'42'24 : les différents masculinismes
 - 0'58'18 : le postféminisme
 - 1'23'51 : critique du masculinisme
 - 1'53'08 : un masculinisme et un féminisme positifs ?

Le Mystère Michéa. Avec Kévin Boucaud-Victoire à la Nouvelle Action Royaliste.


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06.11.2019

À l'instar d'un Alain Badiou, Jean-Claude Michéa est devenu culte de son vivant. Près de trente ans après son premier livre, le philosophe montpelliérain, désormais dévoué à l'apprentissage de la permacutlture, a lancé malgré lui une véritable "génération Michéa".
Son plus haut fait d'armes ? Avoir rompu avec la gauche sans jamais donner de gages à la droite. Sa ligne de conduite, revenir à un socialisme des origines, a pourtant été l'objet de nombreux contresens, d'interprétations confuses ou de récupérations opportunistes. Entre décroissance, socialisme libertaire, conservatisme, comment percer à jour le mystère Michéa ?
Kévin Boucaud-Victoire a mené l'enquête et décrypte avec clarté, rigueur et humour les travaux du plus anarchiste des conservateurs.

L'Allemagne nazie, la collaboration et l'épuration. Avec Annie Lacroix-Riz sur Radio Galère.


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08.05.2019

Vaincue par l'Armée Rouge, l'Allemagne nazie capitule le 08 mai 1945. L'historienne Annie Lacroix-Riz revient sur cette période de l'histoire de la seconde guerre mondiale et aborde les questions de l'épuration et de la collaboration. C'est d'ailleurs de non-épuration dont il faudrait parler, tant le nombre de dignitaires nazis et d'industriels et financiers ayant collaborés ont été épargnés par les autorités américaines.
Annie Lacroix-Riz nous aide à en comprendre la raison, qui tient à des questions géopolitique visant à contenir, autant que possible, l'influence soviétique en Europe.

Émission "Les carnets de Comaguer".