Roswitha Scholz et la critique de la valeur-dissociation. Avec Benoit Bohy-Bunel et Clément Homs à la Librairie Terra Nova de Toulouse.


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17.01.2020

Roswitha Scholz est, aux côtés de Robert Kurz et des membres de la revue Exit !, l'une des principales théoriciennes en Allemagne du courant de la critique de la valeur-dissociation (Wert-Abspaltungskritik). Elle s'attache à théoriser le lien entre capitalisme et patriarcat moderne ainsi que les métamorphoses de ce patriarcat, et à dépasser les féminismes de l'égalité et de la différence, comme les féminismes intersectionnels, déconstructionnistes, matérialistes, écoféministes ou de la "lutte des classes".
Avec son théorème de la "valeur-dissociation", Roswitha Scholz propose une critique féministe du patriarcat capitaliste au-delà du progressisme politique, du marxisme traditionnel et de tous les développements postmodernes. Elle effectue une critique radicale de la modernité comprise comme patriarcat producteur de marchandises, ce qui la conduit à refuser de se laisser enfermer aussi bien dans la croyance en un progrès immanent de la modernité, que dans les "contradictions secondaires ", l'essentialisme naturalisant ou le différentialisme post-structuraliste.

Rousseau, Kant, Marx, Clouscard : clefs de lecture sur ERFM.


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2021

L'apport théorique de Michel Clouscard est immense. Mais aussi important soit-il, il se révèle parfois difficile à comprendre pour le néphyte !
Cette série d'interventions vise à replacer ses travaux dans la tradition des grandes percées conceptuelles qui ont mené à l'élaboration la plus avancée du matérialisme historique et dialectique, soit le mouvement engagé par Rousseau (état de nature/état civil, être suprême, volonté générale et psyché) et se prolongeant par Kant (théorie de la connaissance), Hegel (dialectique) et Marx (valeur d'usage et valeur d'échange, fétichisme de la marchandise, dans son oeuvre maîtresse Le Capital), jusqu'à Clouscard lui-même.
Monisme dialectique, infrastructure et superstructure, néo-kantisme, structuralisme dynamique en inclusion, antéprédicatif : autant de concepts qui sont clairement expliqués et contextualisés par l'étude plus particulière du Traité de l'amour fou et de Critique du libéralisme libertaire de Michel Clouscard.
Les difficultés, la structure du texte et la problématique sont clairement définies afin de nous permettre d'accéder au concept de libéralisme(-libertaire), matrice de toute l'histoire des idées politiques depuis la Révolution française, dont la genèse permet d'expliquer les évolutions du capitalisme depuis deux siècles, en apparence contradictoires.

La Guerre : la penser et la faire. Avec Benoist Bihan pour la Nouvelle Action Royaliste.


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16.12.2020

Les études que Benoist Bihan, historien militaire et chercheur en études stratégiques, a rassemblées dans un ouvrage récemment publié (La guerre, la penser & la faire, Editions Jean-Cyrille Godefroy, 2020) permettent de comprendre des concepts et des opérations qui sont aujourd'hui noyées dans le discours officiel.
À l'aide de nombreuses références historiques et par la critique des récentes expéditions militaires en Irak, en Libye…, Benoist Bihan montre comment penser à nouveau le processus stratégique qui est, ou qui devrait être, toujours lié au projet politique de la nation.

Gaston Bachelard, une enfance parmi les eaux (1884-1962). Avec Claude Gaignebet sur France Culture.


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02.1985

Comment Bachelard, fils d'un cordonnier, professeur de physique et chimie, a-t-il pu devenir cet humaniste aussi savant que philosophe, aussi penseur que poète ?
Il n'a pas emprunté les chemins balisés, ceux des élites universitaires et culturelles. Il a contrarié les pronostics et les conventions. Il s'est adjugé contre vents et marées le droit de penser par lui-même en bousculant les frontières des savoirs et de la culture et en dérangeant les us et coutumes établis.

Émission "Une vie, une oeuvre", produite par Claude Mettra et Claude Givanetti.

Maurras, Daudet, Bainville : divergences et complémentarités. Avec Stéphane Blanchonnet pour l'Action Française.


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13.05.2020

Pour l'Action Française, les trois figures de Charles Maurras, Léon Daudet et Jacques Bainville représentent en quelque sorte la sainte trinité !
Stéphane Blanchonnet nous propose de revenir, à partir de huit thématiques précises (l'héritage familial, la question générationnelle, le rapport à l'économie, etc.), sur ce qui rapproche et distingue ces trois grandes figures du nationalisme français de la première moitié du XXe siècle.
Une conférence d'introduction, plus particulièrement destinée aux auditeurs venus d'autres horizons que le royalisme traditionnel, et qui connaissent mal, ou de manière déformée, les grands noms de Bainville, Daudet et Maurras, ces trois personnalités incontournables de l'alter-révolution.

Valeur et valeurs de la critique. Avec Nathalie Heinich pour l'Institut de la Mémoire de l'Édition Contemporaine à l'Abbaye d'Ardenne.


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16.01.2020

"Je juge à partir de mes valeurs !" Dire cela, ce n'est pas nécessairement énoncer un programme critique héroïque. Toute morale mise à part, cette formule peut aussi bien livrer une description tautologique de soi, tirée de l'observation minutieuse de notre vie quotidienne : nos valeurs, qu'on les exhibe ou qu'on les cache, sont l'une de nos principales raisons d'agir et de juger, jusque dans les circonstances les plus banales de la vie.
Ces valeurs, qui organisent notre expérience du monde, des êtres et des choses, subissent aussi leur influence en retour. Enracinées au plus profond de l'individu, elles sont en même temps des représentations essentiellement collectives, au point d'être l'un des principaux ciments des sociétés et comme la matière du commun. Elles sont donc un objet de sciences sociales, dont Nathalie Heinich, directrice de recherche au CNRS, s'emploie à renouveler l'approche en en explicitant les fondements, en partant notamment du problème de la critique dans l'art contemporain.

La Shoah en Allemagne, chronologie du génocide. Avec Alain Michel pour l'Institut Yad Vashem.


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22.07.2007

Tout en réaffirmant l'importance de l'idéologie antisémite des nazis, Alain Michel retrace les pressions du Parti, le rôle de la bureaucratie d'Etat, le comportement des élites économiques, intelectuelles et religieuses, les réactions des gouvernements étrangers et l'attitude de la population allemande, laquelle n'était pas nécessairement à l'unisson de la politique officielle.
Dans un second temps, l'historien franco-israélien déroule l'effroyable scénario qui mène à la "solution finale" et à sa mise en œuvre dans l'Europe occupée. Complicité des autorités locales, soutien actif des forces de police, passivité des populations et notamment des élites, mais aussi promptitude des victimes à se soumettre aux ordres dans l'espoir d'améliorer leur sort ou, à terme, d'échapper à l'étau nazi : c'est cette histoire d'une extrême complexité, au comble de l'horreur, qui nous est ici relatée avec grand précision.

Howard Phillips Lovecraft (1890-1937), lettres de Providence. Avec sur France Culture.


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20.05.2007

Salué par Stephen King comme le plus grand artisan du récit classique d'horreur du XXe siècle, Howard Phillips Lovecraft est un enfant surdoué, attiré très tôt par la poésie et la lecture des grands classiques, tout en étant passionné des mathématiques.
Né dans la ville de Providence aux États-Unis en 1890, il commence à publier dès ses 14 ans, en 1914, influencé par Edgar Allan Poe. Il écrira la majeure partie de son œuvre lors des dix dernières années de sa vie, entre 1927 et 1937, une œuvre communément découpée en trois phases: Les histoires macabres (1905-1920) - Le cycle onirique (1920-1927) et le Mythe de Cthulhu (1927-1935).

Émission "Une vie, une oeuvre", produite par Lydia Ben Ytzhak.

L'affaire Epstein et le carnet noir. Avec Pierre Jovanovic et Pierre-Yves Rougeyron pour le Cercle Aristote.


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12.2020

C'est peut-être l'affaire -sordide- la plus explosive de ces dernière décennies, qui met à nu l'oligarchie occidentale, son mode de fonctionnement et sa dégénérescence.
Le journaliste Pierre Jovanovic et le politiste Pierre-Yves Rougeyron reviennent longuement sur la vie détraquée du milliardaire Jeffrey Epstein, confident de Bill Clinton, qui a piégé, pendant 20 ans, pour le compte des services israéliens, des milliers de députés, sénateurs, hommes d'affaires, journalistes, stars de cinéma, scientifiques de renom, recteurs et doyens d'universités, premiers ministres, princes et princesses, et même des présidents avec son réseau de prostitution de jeunes filles. De son ascension en tant que professeur de mathématiques en passant par une carrière ratée à Wall Street, on le suit jusqu'à sa gloire et sa déchéance, en passant par sa rencontre capitale avec Ghilaine Maxwell, la fille d'un autre très grand espion du Mossad, Robert Maxwell qui avait acheté les médias britanniques pour le compte d'Israël.
Alors qu'il se prétendait millionnaire grâce à Wall Street, en réalité Epstein s'était transformé en proxénète spécialisé pour les seuls ultra-riches et tout-puissants qui n'exigent qu'une seule chose: la discrétion la plus totale. Il invitait tout ce qui était célèbre dans ses différentes luxueuses propriétés, îles privées ou encore à Paris, où toutes les chambres étaient sonorisées et équipées de caméras très discrètes. En leur fournissant régulièrement des gamines, Epstein avait monté le plus grand réseau international de pédophiles, au point que son avion a été surnommé par les contrôleurs aériens le "Lolita Express", avion que prenaient régulièrement Bill Gates comme Bill Clinton. Il vendait ensuite les vidéos aux services...
Arrêté par la police américaine une seconde fois pour "trafic de mineures" il a été retrouvé mort dans des conditions spectaculaires en août 2019 dans sa cellule du Metropolitan Correctional Center de New York. Un suicide qui a arrangé toutes les célébrités dont les noms se trouvent dans son fameux "Carnet Noir".
Un échange permettant au public français de prendre connaissance d'un grand nombre de révélations sur les activités d'Epstein, de sa "Madame" Ghislaine Maxwell et sur la manière dont cette affaire révèle non seulement les graves dysfonctionnement des "élites" occidentales, mais également la faillite des services secrets des démocraties libérales.

La censure en France. Avec Anne-Sophie Chazaud sur Radio Courtoisie.


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15.09.2020

Cinq ans après l'assassinat des membres de la rédaction de Charlie Hebdo où nous nous étions juré, la main sur le coeur, que plus rien ne saurait nous faire taire, le constat est terrible : conférences universitaires supprimées, expositions censurées, lois liberticides en tous genres, surveillance d'internet, procès et lynchages médiatiques, au point que ce sont tous les types d'expression qui sont désormais sous pression et parfois frappés d'interdits.
L'enjeu du travail d'Anne-Sophie Chazaud est de comprendre comment ces diverses formes de censures, sociétale, judiciaire et politique, s'articulent et se complètent pour former un véritable système dont il est devenu très difficile de s'extraire. Non pas seulement la censure de type institutionnel émanant de l'Etat et du pouvoir politique dont est montré le regain de vigueur, mais aussi la censure qui provient de la société elle-même, privatisée par le biais d'un édifice juridique spécifique.
En définitive, il s'agit de montrer où nous mène cet étrange paradoxe actuel : pouvoir tout dire en apparence, à condition de ne rien exprimer, à condition de rester le plus inexpressif possible. Or, à refuser la conflictualité sans laquelle aucune vérité ne peut être mise au jour, notre société risque beaucoup plus. Tragiquement plus.

Émission du "Libre Journal de la réaction", animée par Philippe Mesnard.

Saint-Just, l'archange de la Révolution. Avec Antoine Boulant sur Radio Courtoisie.


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30.04.2020

Guillotiné le 28 juillet 1794 à l'âge de vingt-six ans, en même temps que Robespierre, Louis-Antoine de Saint-Just a suscité la fascination de tous les historiens de la période révolutionnaire et inspiré de nombreux philosophes, artistes et écrivains.
Membre du Comité de salut public, auteur de rapports qui contribuèrent à bouleverser le cours de la Révolution, organisateur de la victoire aux armées, penseur des institutions républicaines et incarnation d'une Terreur fanatique, celui que Michelet surnommait l'archange de la mort a tout d'un personnage singulier.
Alors que sa dernière biographie a été publiée voici plus de trente ans, Antoine Boulant s'appuie sur les travaux les plus récents et de nombreuses sources d'archives pour brosser un portrait aussi rigoureux que nuancé de cet acteur de premier plan de l'histoire politique française.

Émission du "Libre Journal des chevau-légers", animée par Luc Le Garsmeur.

L'Eglise gallicane et la monarchie absolue. Avec Catherine Maire pour la Nouvelle Action Royaliste.


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09.12.2020

Chercheuse au CNRS, spécialiste de l'histoire religieuse de la France moderne, Catherine Maire avait publié en 1998 un ouvrage fondamental sur le jansénisme (De la cause de Dieu à la cause de la Nation, Gallimard). Elle a depuis élargi sa recherche dans un nouveau livre qui fait l'objet de cette rencontre sur la politique et la religion dans la France des Lumières.
À travers les grandes querelles sur le jansénisme, sur les biens ecclésiastiques, sur le statut des protestants et sur le rôle des jésuites, comment les relations entre l'Eglise et l'Etat se sont-elles nouées à la fin du "siècle de Louis XIV" et pendant le règne de Louis XV ? La politique religieuse de la monarchie, prise dans les tensions internes au gallicanisme, permet de saisir la genèse de la pensée des Lumières dans sa très riche complexité.