2084, la fin du monde. Avec Boualem Sansal à Passa Porta à Flagey.


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20.10.2016

Avec 2084 : la fin du monde, Boualem Sansal, voix majeure de la littérature contemporaine, enfonce sa plume dans une plaie ouverte. Dans la filiation d'Orwell, il met en scène une société fondée sur la soumission à un régime totalitaire, et dénonce le radicalisme religieux.
C'est à l'occasion de la parution de ce livre en néerlandais qu'il est accueilli pour un entretien entrecoupé de lectures.
L'opportunité d'entendre les mots de Boualem Sansal, lus par Audrey D’Hulstère, et puis sa propre voix, un an après la parution originale du livre.

Quand l'empire de la bêtise dépasse celui de l'argent. Avec Edouard Gastone à l'Université Réelle de Montpellier.


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15.04.2017

Comment tendre vers un système économique plus prospère, juste et durable ? Comment se déterminent les salaires sur le marché du travail ? Quelles sont les principales causes du chômage ? L’offre crée-t-elle sa propre demande ? L’épargne peut-elle être trop abondante ? Quel est l’impact des politiques de relance budgétaires et du commerce international sur la croissance des économies ? Quelle est l’origine de l’inflation et comment la combattre ? Quelles politiques économiques conduire pour sortir les économies de la crise et bâtir un monde meilleur ?
Pour répondre à ces questions, Edouard Gastone nous introduit les deux théories économiques majeures qui se sont affrontées et qui ont retenu l'attention depuis presque un siècle : l'école (néo)classique et le (post)keynésianisme.
Nous devrions donc recevoir les éléments nécessaires pour mieux comprendre le fonctionnement de nos économies ainsi que les grands débats qui secouent actuellement la communauté des économistes et dont l’issue contribuera à façonner le monde de demain.

Saint-Simon, penseur et prophète du nouveau monde industriel. Avec Pierre Musso, Juliette Grange et Philippe Régnier sur France Culture.


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30.11.2012

Huit ans. Il leur aura fallu huit ans pour réaliser leur rêve. Ils se sont mis à quatre pour mettre sur pied une édition des œuvres complètes de Henri Saint-Simon (1760-1825).
Cette entreprise éditoriale hors du commun arrive à point nommé. Car Saint-Simon est le premier grand penseur français du "changement social" et de la société industrielle. C’est un mutant qui voulait en finir avec la politique classique et mener à son terme la Révolution française. L’auteur du Catéchisme des industriels (1823-1824) est donc l’homme de la situation. Il peut nous aider après la tempête néolibérale à conserver et améliorer nos chaînes de valeur qui font appel à un capital humain d’ouvriers qualifiés, de techniciens et d’ingénieurs compétents il peut nous aider à recouvrer une confiance envers l’avenir.
C’est parce qu’il ne venait pas à bout de la crise politique, morale, et sociale qu’il traversait, que Saint-Simon a envisagé pour son époque – et aussi inventé – comment il était possible de régénérer la société, sans la détruire. L’œuvre de Saint-Simon est hors normes, c’est une œuvre de carrefour, que l’on confond souvent avec celle de son ancêtre, le mémorialiste, que l’on amalgame à ses disciples fidèles ou infidèles – les saint-simoniens de Ménilmontant ou des beaux quartiers.
Ceci est une profonde erreur. Car Saint-Simon est un pionnier, un vrai précurseur. En se prononçant pour un capitalisme industriel équitable, ainsi qu’une propriété sociale respectueuse du travail, il rétablit la compétence de tous, il décharge la société des consommateurs non producteurs, il réactive l’esprit du socialisme.

Émission "Les Chemins de la philosophie", animée par Philippe Petit.

Octave Mirbeau, le gentleman-vitrioleur. Avec Alain Georges Leduc au Cercle Universitaire d'Études Marxistes.


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21.09.2017

Octave Mirbeau (1848-1917) fut, de son vivant, un homme adulé et redouté. Ecrivain, auteur dramatique, polémiste, militant libertaire, etc., Sartre disait de lui dans Les Mains sales : "Il est irrécupérable".
C'est l'auteur du Journal d'une femme de chambre, Les Affaires sont les affaires, etc. Il fut au côté de Zola lors de l'affaire Dreyfus, d'Oscar Wilde quand il fut persécuté pour son homosexualité, etc. Son style, sa plume... étaient brillantissimes.
Signe des temps en cette époque où le signe est roi, il éclot de nouveau de mille roses. Alain (Georges) Leduc, de la société Octave Mirbeau, nous fait revivre l'histoire de ce gentleman vitrioleur. Époustouflant !

Louis-Ferdinand Céline. Avec Philippe Muray et Michel Piccoli sur France Culture.


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05.1986

Ces "pages arrachées" au Voyage au bout de la nuit ont été composées par l’écrivain Philippe Muray en 1986.
Durant plusieurs semaines, il a invité des comédiens mais aussi des écrivains à livrer aux auditeurs de larges extraits du roman le plus célèbre de Louis-Ferdinand Céline.
Dans cette émission, les épisodes 1 et 4 de cette série sont retransmis, tous deux lus par Michel Piccoli.

Petit cours d'autodéfense intellectuelle. Avec Normand Baillargeon à la Librairie Tropiques.


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04.03.2011

Normand Baillargeon défend, avec une conviction toute libertaire, le scepticisme éclairé et les philosophies analytique et critique à l'appui des outils efficaces qu'il a publié ou auxquels il a contribué.
Une leçon d'émancipation intellectuelle.

Quelle anthropologie pour l'épistémologie des vertus ? Avec Roger Pouivet au Collège de France.


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16.03.2016

Tenir une position en épistémologie implique forcément de postuler une certaine anthropologie métaphysique. Pour l'épistémologie des vertus qui met l'accent sur la réalisation de notre nature humaine, l'anthropologie sous-jacente se revendique clairement des enseignements de saint Thomas.
C'est ce qu'entend montrer Roger Pouivet dans cette conférence qui nous invite à penser à nouveaux frais les liens entre l’épistémologie et la métaphysique !

De quoi la Corée du Nord est-elle le nom ? Avec Benoit Quennedey à la Librairie Tropiques.


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12.09.2017

La connaissance de L’autre est affaire délicate. Tenter de décrypter une société éloignée de l’aire culturelle à laquelle on appartient est aventure. Elle exclut l’arrogance, elle exige l’humilité. Elle est donc totalement hors de portée de la presse institutionnelle française et de sa classe dirigeante.
Des voyages et des rencontres, au fil des années, ne sont pas une garantie contre les erreurs d’interprétation. Le peuple coréen n’est ni "mystérieux" ni "étrange", du moins pas davantage que n’importe quel autre peuple. Il n’est "ermite" que de réputation dans un Occident malade de sa vieille hégémonie planétaire qui a débuté avec la Renaissance et du complexe de supériorité qui en résulte.
Et c'est donc dans un espit d'ouverture que Benoît Quennedey nous présente la Corée du Nord, en s'appuyant sur le livre de Robert Charvin Comment peut-on être Coréen du Nord ?.
Si on a présent à l'esprit que ce pays a été pratiquement rasé par des pluies de bombes américaines (sous l'égide de l'ONU) et qu'au cessez-le-feu en 1953 il ne restait plus un bâtiment de sa capitale Pyongyang, et qu'un quart de sa population avait été liquidé par les soins attentifs de la démocratie étasunienne...  on peut commencer à comprendre comment et pourquoi le peuple coréen du nord se perçoit aujourd'hui comme "le peuple le plus heureux sur terre", en dépit de la très faible bienvaillance dont il a bénéficié de la part du "camp du bien".

Du yahvisme au sionisme. Avec Laurent Guyénot à L’Heure la plus sombre pour E&R.


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13.03.2017

Pour ce 70e numéro de "L’Heure la plus sombre", Vincent et Xavier reçoivent Laurent Guyénot, auteur de l’ouvrage Du yahvisme au sionisme.

 0:00:00 : Introduction
 0:01:25 : De JFK au sionisme
 0:08:00 : Le yavhisme ?
 0:12:20 : Le dieu chrétien
 0:14:12 : Des sources égyptiennes du yavhisme
 0:18:00 : La conception de la vie après la mort chez les juifs
 0:21:20 : Résurgences
 0:23:20 : La Bible est un projet, mais lequel ?
 0:29:00 : Les juifs et leurs élites
 0:33:12 : Du génie juif
 0:35:30 : La Shoah, nouvelle divinité
 0:37:20 : Chrétiens, juifs : regards sur la Bible
 0:40:00 : Le Talmud : un outil d’aliénation des juifs
 0:46:00 : Yavhé chez les chrétiens
 0:51:20 : La problématique démographique chez les juifs
 0:54:00 : Le judaïsme et la nature humaine
 0:55:25 : C'est quoi être juif ?

Le cauchemar des années 80. Avec François Cusset, Frédéric Lordon et Serge Halimi chez Daniel Mermet sur France Inter.


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04.2007

Les années 1980 évoquent quelques images rutilantes : les années fric et l'entrepreneur héros, les années strass et leurs stars kitsch, Le Pen et "Touche pas à mon pote !", Jack Lang et la Fête de la musique, Jacques Séguéla et sa "génération Mitterrand", Bernard Tapie et les Restos du cœur, le Minitel et les pin's, le cynisme des ex-gauchistes parvenus au pouvoir et la bien-pensance du charity business...
Que reste-t-il de cette décennie, qui est d'abord celle d'un affaissement général et du grand renoncement ? Pourquoi apparaît-elle à ceux qui l'ont vécue comme un cauchemar intellectuel et politique ? Dans quelle mesure les années 1980 permettent-elles de comprendre la France d'aujourd'hui ?
Cette série d'émission, en compagnie de François Cusset, Frédéric Lordon et Serge Halimi, montre que cette décennie signe avant tout la disparition de tout sens critique : des "experts" se mettent à professer le marché comme fin de la politique ; des "intellectuels" médiatiques discourent en chœur sur la fin des idéologies et délivrent des sermons simplistes sur le "mal" et le "sens de la vie". On a ainsi vu triompher une idéologie réactionnaire d'un genre nouveau. La télévision, devenue le cœur de l'espace public, a commencé à diffuser le bavardage publicitaire qui lui tient lieu de vision du monde.
Derrière le basculement des années 1980, et tout ce qu'elles nous ont légué, on trouve des intellectuels d'État et des idéologues télévisuels, quelques moralistes de plume et sociologues de la pub.
C'est sous ces crânes, dans ces écrits, au fil de ces discours aux sources variées, des tubes aux essais, des romans aux slogans, que l'on part traquer la vérité de cette décennie terrible.

La subversion de l'écologie par le mondialisme. Avec Pascal Bernardin pour le Mouvement Chrétien Conservateur à Saillon.


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18.11.2000

La disparition du communisme et la promulgation simultanée du Nouvel Ordre Mondial semblent s'être produites sur un vide idéologique absolu. Pourtant l'Empire mondial qui s'édifie sous nos yeux ne saurait se priver du ciment idéologique qui pourra seul assurer sa pérennité. Les organisations internationales, dont le pouvoir augmente chaque jour, doivent d'autre part légitimer leur existence et la disparition progressive des Etats.
Or une idéologie révolutionnaire émerge silencieusement. L'écologie, subvertie et détournée de sa fin première, véhicule une conception totalitaire de la nature et du monde. L'homme y est considéré comme un élément du Tout et doit se soumettre aux impératifs du développement "durable". Ce renversement de perspective le prive de sa dignité naturelle et fraie la voie aux deux principaux mouvements totalitaires de notre époque : le mondialisme et le Nouvel âge. Simultanément, on met en exergue les problèmes écologiques globaux, tels l'effet de serre et le "trou" dans la couche d'ozone, qui imposeraient une collaboration de toutes les nations sous le contrôle d'institutions internationales et d'un pouvoir mondial fort.
Cette nouvelle conception qui fait passer du local au global, du national à l'international, de l'homme à la Nature, nie l'individu face au Tout, les Etats face aux institutions internationales et la société face au pouvoir. Ainsi voit-on apparaître les prémisses idéologiques de l'Empire écologique, dernier avatar du totalitarisme.
En s'appuyant principalement sur les publications officielles d'organisations internationales, Pascal Bernardin montre que les conséquences révolutionnaires de ce renversement de perspective se déclinent dans tous les domaines : politique, économique, démographique, mais surtout spirituel, religieux et éthique. La perestroïka et la disparition du communisme, loin d'avoir marqué l'échec de la Révolution, ont permis d'effectuer la synthèse entre le communisme et le grand capitalisme et ont fait converger toutes les forces révolutionnaires : communistes, mondialistes et "humanistes".
L'étape révolutionnaire actuelle, qui s'appuie principalement sur la conception de Dieu, de l'homme et du monde véhiculée par une écologie dévoyée, doit aboutir à l'instauration d'une nouvelle civilisation et d'une spiritualité globale ! Ainsi s'achève la subversion de la véritable écologie, respect dû à l'oeuvre du Créateur.

Fritz Lang. Avec Alfred Eibel sur Web7Radio pour Les mots à la bouche.


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06.07.2017

Alfred Eibel a fréquenté Fritz Lang durant de nombreuses années, vu et revu la plupart de ses films.
Gardant son enthousiasme intact pour se grand réalisateur, il nous fait part de ses réflexions et met en lumière les rapports souterrains entre la vie de Fritz Lang et les personnages de ses films.
Il entend bien nous montrer que cet homme n'a pas cédé un pouce en rapport avec ce qu'il voulait exprimer : il s'est souvent accommodé de budgets dérisoirs en en tirant le meilleur parti possible, restant lui-même.
Ce fut à la fois sa force et son anémie.