La contre-révolution : genèse et postérité. Avec Pierre de Meuse pour le Cercle Henri Lagrange.


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11.2019

Longtemps caricaturées comme l'expression d'une réaction aveugle condamnée par l'Histoire, les idées de la Contre-Révolution n'ont jamais vraiment disparu et retrouvent même aujourd'hui une incontestable actualité.
Royaliste de l'Action Française, l'homme d'immense culture qu'est Pierre de Meuse revient pour nous, en détails, sur ce courant Contre-Révolutionnaire.

 - 0'00'27 : première définition de la "contre-révolution" en tant que doctrine
 - 0'02'32 : la contre-révolution se confond-t-elle avec la réaction et le conservatisme.
 - 0'04'33 : contre-révolution et monarchisme
 - 0'06'26 : à quand remonte la pensée contre-révolutionnaire ?
 - 0'13'03 : contre-révolution et Révolution française
 - 0'18'35 : chouannerie et guerres de Vendée
 - 0'21'16 : la "contre-révolution ne sera pas une révolution contraire, mais le contraire de la révolution" disait Joseph de Maistre. Que voulait-il dire ?
 - 0'27'32 : qui était Louis de Bonald ?
 - 0'31'29 : qui était François Dominique de Reynaud de Montlosier ?
 - 0'35'00 : qui était l'abbé Barruel ?
 - 0'38'22 : qu'est-ce que le "providentialisme" ?
 - 0'44'28 : qui était Edmund Burke ?
 - 0'50'51 : comment expliquer le fait que Burke a soutenu la Révolution américaine ?
 - 0'52'40 : contre-révolution et libéralisme
 - 0'55'24 : contre-révolution et socialisme
 - 0'58'16 : contre-révolution et capitalisme
 - 1'00'30 : l'Eglise catholique face à la Révolution française
 - 1'05'18 : Maurras est un auteur contre-révolutionnaire ?
 - 1'09'42 : Carl Schmitt, Ernst Jünger et Friedrich Nietzsche sont-ils des auteurs contre-révolutionnaires ?
 - 1'14'10 : les régimes de Franco et de Salazar furent-ils contre-révolutionnaires ?
 - 1'21'58 : le régime de Vichy fut-il contre-révolutionnaire ?
 - 1'25'58 : De Gaulle est-il une figure contre-révolutionnaire ?
 - 1'28'41 : le fascisme est-il contre-révolutionnaire ?
 - 1'33'37 : d'Annunzio, Evola et Guénon ?
 - 1'37'32 : sur le plan des moyens, la contre-révolution ne doit-elle pas être révolutionnaire pour pouvoir renverser l'ordre initié en 1789 ?

Charles Darwin. Avec Patrick Tort sur Radio Aligre.


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09.10.2018

On connaît mal encore les théories et les textes de Darwin sur l'évolution biologique et humaine. Trop souvent, on accuse le savant britannique d'être responsable des dérives inégalitaires - eugénistes, racistes ou néo-malthusiennes - du principe de sélection naturelle.
Patrick Tort revient sur la vie, l'oeœuvre et la pensée de Charles Darwin, son voyage, ses combats et les textes essentiels que sont, en particulier, L'Origine des espèces et La Filiation de l'homme. Il retrace l'élaboration des conceptions darwiniennes modernes et explique, pour terminer, les conséquences scientifiques et idéologiques de la théorie sélective..

Émission "La vie est un roman", animée par Yves Tenret.

L'homme désengagé. Avec David L'Epée pour l'Action Française à Lyon.


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05.10.2019

Notre post-modernité tardive ne porte guère à l'engagement militant. Déliaison sociale, société de consommation, narcissisme, addictions diverses : tout semble fait pour que l'homme contemporain ne puisse créer aucun lien durable ni s'enraciner dans un lieu et une histoire.
Et pourtant, l'action politique nécessite plus que jamais des militants engagés, forts de leurs valeurs et sûrs de leurs combats.
David L'Epée, intellectuel indépendant au long passé militant, revient sur ces injonctions paradoxales avec lesquelles nous devons aujourd'hui composer.

Al-Andalus, du mythe à l'Histoire. Avec Philippe Conrad, Serafín Fanjul, Darío Fernández-Morera, Dominique Urvoy, Marie-Thérèse Urvoy, Rafael Sanchez Saus et Serafín Fanjul pour l'Association pour l'Histoire.


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06.10.2019

Dans l'Europe actuelle confrontée à une immigration musulmane continue, on aime bien se référer au modèle de cohabitation pacifique des trois cultures d'Al-Andalus.
L'histoire de l'Hispanie musulmane ou d'Al-Andalus est ainsi un enjeu archétypique. Au Moyen Âge, la Péninsule ibérique aurait connu une remarquable et inhabituelle cohabitation pacifique entre juifs, chrétiens et musulmans. Une admirable symbiose culturelle qui aurait duré vaille que vaille du VIIIe siècle jusqu'à l’expulsion des juifs en 1492, voire, jusqu'à l’expulsion des morisques en 1609.
Pourtant, force est de constater qu'il s'agissait, dans la réalité des faits, d'un régime très semblable à l'apartheid sud-africain et d'une époque globalement "terrifiante". Soulignant que les motifs et les facteurs de luttes et d'affrontements entre l'Espagne musulmane et l'Espagne chrétienne ont été prédominants pendant toute la période concernée, les intervenants montrent qu'Al-Andalus a été tout sauf un modèle de tolérance.
Il ne s'agit pourtant pas de nier qu'il y a eu des éléments de communication culturelle (surtout d'origine hellénistique) jusqu'au XIIe siècle, mais plutôt de montrer qu'il n'y a jamais eu un merveilleux système mixte sur lequel aurait reposé la cohabitation pacifique ; qu'il n'y a jamais eu un mode de vie partagé par tous, une même perception du monde valable pour tous.

L'Âge du productivisme. Avec Serge Audier à la Librairie Ombres Blanches.


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07.06.2019

Depuis la fin du XXe siècle, des signaux d'alarme écologiques ne cessent de retentir : réchauffement climatique toujours plus incontrôlable, destruction exponentielle et dramatique de la biodiversité, déforestations accélérées, pollutions diverses, "plastification" des mers, etc. Pourtant, les défenseurs de la cause écologique peinent à véritablement convaincre l'ensemble de la société ainsi que les décideurs économiques et politiques de la nécessité d'un changement urgent de modèle. Pourquoi les forces politiques, de droite mais aussi de gauche, n'ont-elles pas su ou voulu prendre en charge le défi écologique ?
C'est à cette question que s'intéresse Serge Audier qui, pour y répondre, nous offre une ample fresque sur les racines philosophiques, idéologiques et politiques de la crise actuelle. Au croisement de l'histoire et de la philosophie, cette généalogie intellectuelle examine les logiques doctrinales et politiques qui, depuis près de deux siècles, ont présidé aux prises de position et aux programmes en matière environnementale, à leurs réussites comme à leurs nombreux échecs. Il montre notamment pourquoi, dans de nombreuses régions du monde, la logique socio-économique, politique et culturelle dominante est allée dans le sens d'un modèle productiviste qui a provoqué une destruction accélérée et sans précédent du milieu naturel.
Parallèlement, il soulève la question des "possibles" non aboutis ou non réalisés, et invite à (re)découvrir des voies alternatives – entre anarchisme et socialisme – qui ont cherché à articuler critique sociale et critique écologique du capitalisme, dans l'horizon d'une "cité écologique" à venir.

Lire au travers de Rawls : enquête sur la réception d'un philosophe américain en France. Avec Mathieu Hauchecorne sur France Culture.


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06.04.2019

Si certains s’en servent pour caler des armoires, les livres sont avant tout écrits et publiés pour être lus. Ils peuvent toutefois s'avérer précieux à d'autres fins. Servir en particulier de prisme au travers desquels mieux percevoir certains phénomènes.
Lire au travers c'est précisément ce qu'a fait Mathieu Hauchecorne avec un livre devenu récemment un classique, la Théorie de la justice du philosophe américain John Rawls. Lire au travers de la version française plus exactement, celle qui a paru en 1987 aux éditions du Seuil, soit seize ans après sa publication en langue originale.
Si Mathieu Hauchecorne a pris le parti de se servir ainsi de Rawls, c'est pour faire apparaître, à travers la réception de son œuvre en France, certaines caractéristiques du monde intellectuel de notre pays entre les années 1960 et aujourd'hui, et par là proposer une autre manière, sociale et politique, d'écrire l'histoire des idées.

Émission "La Suite dans les idées", animée par Sylvain Bourmeau.

Soral répond sur ERFM !


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2019

Après deux ans de questions-réponses en vidéo sur ERTV, l'émission Soral répond revient sous un nouveau format sur ERFM, la radio en ligne et en continu d'Égalité & Réconciliation.
Le principe : les auditeurs qui le souhaitent posent leurs questions sur le répondeur du polémiste qui choisit ensuite les meilleures et y répond.

Rousseau, Kant, Marx, Clouscard : clefs de lecture sur ERFM.


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2019

L'apport théorique de Michel Clouscard est immense. Mais aussi important soit-il, il se révèle parfois difficile à comprendre pour le néphyte !
Cette série d'interventions vise à replacer ses travaux dans la tradition des grandes percées conceptuelles qui ont mené à l'élaboration la plus avancée du matérialisme historique et dialectique, soit le mouvement engagé par Rousseau (état de nature/état civil, être suprême, volonté générale et psyché) et se prolongeant par Kant (théorie de la connaissance), Hegel (dialectique) et Marx (valeur d'usage et valeur d'échange, fétichisme de la marchandise, dans son oeuvre maîtresse Le Capital), jusqu'à Clouscard lui-même.
Monisme dialectique, infrastructure et superstructure, néo-kantisme, structuralisme dynamique en inclusion, antéprédicatif : autant de concepts qui sont clairement expliqués et contextualisés par l'étude plus particulière du Traité de l'amour fou et de Critique du libéralisme libertaire de Michel Clouscard.
Les difficultés, la structure du texte et la problématique sont clairement définies afin de nous permettre d'accéder au concept de libéralisme(-libertaire), matrice de toute l'histoire des idées politiques depuis la Révolution française, dont la genèse permet d'expliquer les évolutions du capitalisme depuis deux siècles, en apparence contradictoires.

Un été avec Paul Valéry. Avec Régis Debray sur France Inter.


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2018

Il y a deux Paul Valéry : celui des petits classiques illustrés et le sacripant drolatique, l'anar espiègle, le gamin salace aux mauvaises pensées, "l'esprit le plus méphistophélique de notre littérature", sans parler du coureur et du farceur. Oui, cela fait deux en un : le bienséant et le frondeur, l'homme d'institution et l'irréconcilié.
Paul Valéry, ce solaire impénitent, ce grand amoureux des femmes, de la peinture et de la musique, reste un homme du trait, du brillant, de l'éclat, du paradoxe et du charnel. Son oeuvre dessine une rose des vents. L'auteur de l'universel Cimetière marin est aussi "un lanceur d'alerte" sur la fragilité de notre civilisation et de notre société mondialisée.
Paul Valéry, notre contemporain brillant, est un poète à (re)lire de toute urgence par temps de détresse.

1492, colonisation et esclavage. Avec Jacques Heers à l'Université Paris II Panthéon-Assas.


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08.02.1992

L'historien, à juste titre, condamne l'esclavage, mais le voit volontiers dans un passé lointain ou dans un contexte résolument colonial. Le marchand d'esclaves est ou étranger, ou conquérant. Comment en admettre la pratique dans son propre passé, plus près de soi ? Bien des peuples s'y refusent.
Avons-nous un seul livre sur l'esclavage en pays musulmans ? Sur les chasseurs et les convois de captifs noirs vers les comptoirs de l'Islam ? Le sordide trafic des négriers sur les côtes occidentales d'Afrique n'aurait jamais pris une telle ampleur sans les mercantis maures ou noirs, sans les potentats de l'intérieur qui razziaient et jetaient sur les marchés des troupes de malheureux prisonniers. Et en Occident ? Entre chrétiens même ? Nos manuels n'en parlent pas : reflet d'une éthique, d'une gêne aussi.
Pourtant l'esclavage a bel et bien existé. Un phénomène qui marque la société en profondeur, impose une teinte particulière aux rapports humains, et qui surtout varie d'une situation à une autre.

Une intervention dans le cadre du colloque consacré au 500e anniversaire de la découverte du Nouveau Monde.

GPA, PMA, destruction de la famille. Avec Damien Viguier pour E&R à Nantes.


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28.10.2017

Tout entières dirigées vers la perpétuité du clan, et cela même dans leurs exceptions et leurs assouplissements, les législations anciennes ont permis à ce qui étaient de simples dérogations de devenir de nouvelles normes, brisant dès lors l'organisation de la société en clans pour introduire le règne de la "famille bourgeoise".
Ceux qui clament "un enfant, c'est un papa et une maman", en réaction à l'instauration du "mariage pour tous" ou aux revendications de GPA et PMA "pour tous", ne réalisent pas que la révolution anthropologique qu'ils dénoncent tient moins à l'élargissement du mariage aux couples homosexuels qu'à cette révolution plus ancienne, commencée sous Justinien et fortement accélérée à la Révolution, qui initia l'émiettement des structures familiales, en vertu de l'égalité par l'indifférenciation des sexes.
C'est la promotion même du ménage formé d'un homme et d'une femme, "brique" ou "cellule fondamentale" de notre structure sociale, et au nom duquel se fait la lutte contre les dernières "avancées" sociétales, qui, en réalité, y a mené. Suite logique de l'évolution du Droit qui, en même temps qu'elle a abouti aux unions et aux filiations homosexuelles, a conduit à l'atomisation d'une société, et in fine à l'individualisme que nous connaissons aujourd’hui.

Poésie de la pensée. Avec George Steiner à Cambridge.


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12.04.2013

Les praticiens l'ont toujours su. Dans toute philosophie, concédait Sartre, il y a "une prose littéraire cachée". Ce qu'on a moins élucidé, c'est la pression formatrice incessante des formes du discours, du style, sur les programmes philosophiques et métaphysiques.
A quels égards une proposition philosophique, même dans la nudité de la logique de Frege, est-elle une rhétorique ? Veut-on dissocier un système cognitif ou épistémologique de ses conventions stylistiques, des genres d'expression qui prévalent ou sont contestés à l'époque ou dans le milieu qui sont les siens ? Dans quelle mesure les métaphysiques de Descartes, Spinoza ou Leibniz sont-elles conditionnées par les éléments constituants et l'autorité sous-jacente d'une latinité partiellement artificielle au sein de l'Europe moderne ? Quand, tels Nietzsche et Heidegger, le philosophe entreprend d'assembler une langue nouvelle, son idiolecte propre à son dessein est lui-même saturé par le contexte oratoire, familier ou esthétique.
L'association étroite de la musique et de la poésie est un lien commun, toutes deux partageant les catégories du rythme, du phrasé, de la cadence, de la sonorité, de l'intonation et de la mesure. "La musique de la poésie" est exactement cela.
Y aurait-il, en un sens apparenté, "une poésie, une musique de la pensée" plus profonde que celle qui s'attaque aux usages extérieurs de la langue, au style ? Ces aspects de la "stylisation" de certains textes philosophiques, de l'engendrement de ces textes via des outils et des modes littéraires, George Steiner nous les restitue dans son souci d' "écouter plus attentivement".