D'un siècle l'autre. Avec Régis Debray pour ABC Penser.


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30.11.2020

Né en 1940 à Paris dans un milieu bourgeois, Régis Debray rechigne à parler de lui à l'oral. Il n'a rien à dire sur son enfance et sa vie, annonce-t-il, a commencé à l'âge de 16 ans. Au cours de ces mémoires improvisées, il s'attarde sur sa jeunesse révolutionnaire en Bolivie, où il fut fait prisonnier, et revient sur son rôle de conseiller diplomatique de François Mitterrand. Il évoque ses enthousiasmes, et ce qu'il appelle ses bévues avant de revenir longuement sur les concepts de civilisation, de nation et de sacré, tous trois au coeur de sa pensée politique.

Un entretien conduit par Philippe Petit.

Comment le XIXe siècle a-t-il inventé la science ? Avec Guillaume Carnino sur RFI.


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17.04.2015

Comment la science est-elle devenue la religion de l'âge industriel ? Comment a-t-elle émergé dans la langue et les consciences de la population au XIXe siècle ? Quels ont été les vecteurs de sa diffusion et de sa vulgarisation ? A-t-elle été tributaire d'influences extérieures ? Quels ont été les liens de Pasteur avec l'industrie ? La science peut-elle être pure et désintéressée ? Comment la vérité scientifique est-elle devenue un mode de gouvernement ? Que recouvre la notion de progrès ? La Révolution française s'est-elle accomplie, un siècle plus tard, grâce à la science ?  
Aussi diverses soient-elles, ces questions ont partie liée avec l'émergence d'une force industrielle, philosophique et politique sans précédent : la science. Cette science, qui jadis était synonyme de savoir au sens générique du terme, recouvre désormais l'expérimentation et la mathématisation du réel, pour finalement désigner l'expression du vrai en toutes choses et investir l'intégralité du social.
Parallèlement à la décision démocratique, la vérité scientifique devient peu à peu un mode de gouvernement des êtres et des choses à part entière, et marque l'avènement de la civilisation des experts.
L'industrie, avec laquelle la science partage un schème fondateur - la reproductibilité -, trouve en elle le moteur à la fois matériel et idéologique de son progrès.
L'historien Guillaume Carnino analyse le lien, si étroit en France, entre autorité de la science et idée républicaine.

Émission "Autour de la question", animée par Sophie Joubert.

1933, l'avènement au pouvoir d'Adolf Hitler. Avec Johann Chapoutot sur France Inter.


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15.11.2019

Pour les historiens, les dates sont comme des prises, auxquelles ils s'accrochent et qui leur permettent de remonter le temps et d'ordonner le passé d'un monde. Le 30 janvier 1933, est une date dite événement, celle qui coupe en deux un siècle, un pays, un continent. Ce jour-là, Adolf Hitler est nommé chancelier. La jeune République de Weimar s'effondre alors que le IIIe Reich prend forme.  
En quelques mois l'Allemagne bascule vers la catastrophe qui aboutira à la Seconde Guerre mondiale et à la destruction des Juifs et des Tziganes d'Europe. Qui ont été les compagnons, les alliés, les financiers de cette ascension ? Est-ce que tout a bien commencé le 30 janvier 1933 ?

Émission "Affaires sensibles", animée par Fabrice Drouelle.

Ne travaillez jamais ! Avec Alastair Hemmens à la Librairie Terra Nova de Toulouse.


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13.09.2019

Qu'est-ce que le travail ? Pourquoi travaillons-nous ? Depuis des temps immémoriaux, les réponses à ces questions, au sein de la gauche comme de la droite, ont été que le travail est à la fois une nécessité naturelle et, l'exploitation en moins, un bien social. On peut critiquer la manière dont il est géré, comment il est indemnisé et qui en profite le plus, mais jamais le travail lui-même, jamais le travail en tant que tel.
Dans son travail, Alastair Hemmens cherche à remettre en cause ces idées reçues. En s'appuyant sur le courant de la critique de la valeur issu de la théorie critique marxienne, il démontre que le capitalisme et sa crise finale ne peuvent être correctement compris que sous l'angle du caractère historiquement spécifique et socialement destructeur du travail.
C'est dans ce contexte qu'il se livre à une analyse critique détaillée de la riche histoire des penseurs français qui, au cours des deux derniers siècles, ont contesté frontalement la forme travail : du socialiste utopique Charles Fourier (1772-1837), qui a appelé à l'abolition de la séparation entre le travail et le jeu, au gendre rétif de Marx, Paul Lafargue (1842-1911), qui a appelé au droit à la paresse (1880) ; du père du surréalisme, André Breton (1896-1966), qui réclame une "guerre contre le travail", à bien sûr, Guy Debord (1931-1994), auteur du fameux graffiti, "Ne travaillez jamais".
Une contribution essentielle aux débats contemporains sur le travail.

Autopsie du clivage droite/gauche. Avec Eric Guéguen sur TV Libertés.


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01.2021

En l'espace de 50 ans, les deux formations tour à tour au pouvoir ont, main dans la main, liquidé la souveraineté nationale. Elles l'ont fait au nom d'un projet commun : la dissolution des nations dans un monde globalisé et celle de la politique dans le pur management. Attendiez-vous d'Emmanuel Macron une rupture ? Il en aura été la synthèse.
Dans son dernier ouvrage La justice et l'ordre, Eric Guéguen s'attaque au faux clivage droite-gauche, au culte du progrès, aux ravages du relativisme sur les peuples.
Alors que la mort de la Vème République semble inéluctable, deux mondes antagonistes sont aux prises : local contre global.

Émission "Le Zoom", animée par Pierre Bergerault.

Brasillach, critique de cinéma. Avec Anne Brassié et Philippe d'Hugues sur Radio Courtoisie.


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12.03.2020

Avant d'être fusillé le 6 février 1945, Robert Brasillach a laissé, malgré sa courte vie, une œuvre d'un rare éclectisme et d'un talent inouï. Aussi à l'aise dans le roman, la critique littéraire et cinématographique, le théâtre que dans la politique ou la poésie, il incarnait un humanisme aujourd'hui bien disparu.
Dès l'âge de dix-huit ans, il amorçait une longue carrière de cinéphile et de critique du septième art, dans La Tribune de l’Yonne. Suivirent Le Coq Catalan, La Revue universelle, Gringoire, La Chronique de Paris, L'Appel, La Gerbe, L'Écho de la France…
Phillipe d'Hugues a récemment rassemblé les articles de cinéma que Robert Brasillach a publiés dans ces divers organes de presse de 1927 au 12 juillet 1944. Ils témoignent de sa vision, de se tendresse et de ce fameux "plaisir du cinéma", et complète ainsi la fabuleuse Histoire du cinéma coécrite avec son beau-frère Maurice Bardèche.

Émission du "Le Libre Journal du Cinéma", animée par Pascal-Manuel Heu.

Andre Franquin (1924-1997) : génial, modeste et discret. Avec José-Louis Bocquet, Jean-Christophe Menu, Numa Sadoul et Augustin David sur France Culture.


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04.05.2020

André Franquin débute brièvement sa carrière par l'animation, puis entre au journal de Spirou en 1945 en compagnie de ses comparses, Morris et Peyo. Avec Joseph Gillain, alias Jijé, le dessinateur de Spirou, ils formeront l'école de Marcinelle, et partiront vadrouiller en Californie et au Mexique.
Pendant presque toute sa carrière, Franquin fournit des planches au journal de Spirou, dans lequel il publie ses aventures de Spirou et Fantasio, variant les styles graphiques et les collaborateurs, créant des personnages toujours vivants aujourd'hui comme le Marsupilami.
Un beau jour de 1957, les lecteurs du journal de Spirou voient apparaître dans les marges de leur hebdomadaire un type mou et hésitant, qui délaisse très vite le nœud papillon et la veste un peu cintrée qu'il arborait dans un premier dessin pour un vieux mégot et un pullover râpé.
Ses lecteurs ne savent pas encore que ce "héros sans emploi", débraillé et mollasson, va devenir une icône de la bande dessinée franco-belge, mais ils connaissent son créateur, qui depuis plus de dix ans trimballe aux quatre coins de la planète le héros plus traditionnel qui a donné son nom à leur journal.
Dessinateur zélé : il conjugue plusieurs séries en même temps, multiplie les collaborations, notamment pour les décors et les couleurs de ses propres séries, et pour les scénarios de celles des autres. Sa brève période de dépression ne l'empêchera pas de dessiner Gaston, ni de créer la série caustique Idées noires, publiée dans Le Trombone illustré, supplément subversif au consensuel journal de Spirou.
André Franquin restera fidèle toute sa vie à l'idée que la bande dessinée est un genre humoristique et enfantin, et ses créateurs, d'honnêtes artisans...

Émission "Toute une vie", produite par Victor Macé de Lépinay.

Les grandes philosophies. Avec Charles Robin sur Le Précepteur.


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2020

Au fil des siècles, de nombreux courants de pensée ont façonné notre conception du monde et notre manière d'appréhender l'existence : Qu'est-ce que la vérité ? Comment peut-on vivre heureux ? Dieu existe-t-il ? Quel est le sens de notre vie ?
Bien loin du jargon des spécialistes, le professeur de philosophie Charles Robin nous rend accessible les œuvres des plus grands philosophes afin d'en faciliter la compréhension et, pourquoi pas, de nous faire changer le regard que nous portons sur nous-mêmes et sur le monde.
Une initiation sérieuse à une discipline souvent difficile d'accès, dans un langage clair et une atmosphère détendue.

Les rapports entre société et individus : une reflexion anthropologique. Avec Emmanuel Todd à l'Université d'Angers.


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05.10.2020

En économie, il est courant de postuler que les processus sociaux sont le résultat des interactions individuelles. La société et le système économique sont ainsi perçus comme les conséquences de décisions rationnelles produites par le calcul des intérêts personnels.
D'un point de vue anthropologique, cette vision des rapports entre individus et société est extrêmement contestable. Elle néglige le rôle fondamental que jouent les structures sociales dans les comportements et même les performances économiques.
De fait, l'individu rationnel et conscient de ses intérêts relève davantage du mythe que d'un savoir scientifique. Plus fondamentalement, la pensée économique ne parvient pas à prendre en compte l'importance de la diversité des sociétés et propose bien souvent des modèles abstraits qui débouchent sur des recommandations politiques qui se heurtent à la réalité empirique des structures sociales et des sociétés dans lesquelles elles sont mises en œuvre.

L'invention du colonialisme vert. Avec Guillaume Blanc sur RFI.


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09.10.2020

L'histoire débute à la fin du XIXe siècle. Persuadés d'avoir retrouvé en Afrique la nature disparue en Europe, les colons créent les premiers parcs naturels du continent, du Congo jusqu'en Afrique du Sud. Puis, au lendemain des années 1960, les anciens administrateurs coloniaux se reconvertissent en experts internationaux. Il faudrait sauver l'Eden !
Mais cette Afrique n'existe pas. Il n'y a pas de vastes territoires vierges de présence humaine, et arpentés seulement par ces hordes d'animaux sauvages qui font le bonheur des safaris touristiques. Il y a des peuples, qui circulent depuis des millénaires, ont fait souche, sont devenus éleveurs ici ou cultivateurs là.
Pourtant, ces hommes, ces femmes et enfants seront - et sont encore - expulsés par milliers des parcs naturels africains, où ils subissent aujourd'hui la violence quotidienne des éco-gardes soutenus par l'Unesco, le WWF et tant d'autres ONG.
Guillaume Blanc met au jour les contradictions des pays développés qui détruisent chez eux la nature qu'ils croient protéger là-bas, prolongeant, avec une stupéfiante bonne conscience, le schème d'un nouveau genre de colonialisme : le colonialisme vert.

Émission "Idées", animée par Pierre-Edouard Deldique.

Marie-France Garaud. Avec Rémi Delieutraz sur Radio Courtoisie.


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29.10.2019

"L'audace d'une femme arrêtant ce concours
En des jours ténébreux a changé ces beaux jours."
Ces vers de Racine auraient pu servir de référence à plusieurs générations d'hommes politiques confrontées aux stratégies d'influence de celle qu'on a appelé "Marie la France". Il faut croire que les grands auteurs du théâtre classique, de Corneille à Musset, de Molière à Hugo, avaient prévu le déroulement de l'Histoire de France sous la Ve République ! Pompidou, Chirac, Giscard, Mitterrand, Séguin, Pasqua… Tous ont été des personnages tragiques.
Pour nous, Rémi Delieutraz retisse le fil de l'histoire récente du pouvoir autour de la vie particulière, ensorcelante et romanesque de Marie-France Garaud en s'appuyant sur les ressources du grand répertoire du théâtre. Et fait mouche !

Émission du "Libre Journal de la réaction", animée par Philippe Mesnard.

André Suarès. Avec Stéphane Barsacq sur Radio Courtoisie.


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10.12.2019

André Suarès compte parmi les écrivains les plus importants de la première moitié du XXe siècle et pourtant son nom reste encore trop méconnu, alors que ceux de Proust, Gide, Claudel ou Valéry sont passés à la postérité. Stéphane Barsacq s'est attaché, dans un ouvrage récent, à mettre en valeur des textes inédits en volume ou très difficilement accessibles qui permettent de mesurer à quel point le talent de Suarès est grand.
Doué d'une immense culture et d'un regard pénétrant, Suarès peut s'exprimer sur tous les fronts : littérature ; peinture ; musique et danse ; mystique. On retrouvera ainsi des études d'une qualité exceptionnelle sur des auteurs aussi importants que Shakespeare, Goethe, Dostoïevski, Tolstoï, Verlaine, Stevenson, Péguy, Zweig. Les autres arts ne sont pas en reste avec des chapitres consacrés à Léonard de Vinci, Gustave ou Van Gogh, Wagner, le ballet ou Charlie Chaplin. Enfin une dernière partie est consacrée à des auteurs de spiritualité : saint Paul, saint Augustin, Spinoza...
Le recueil Miroir du temps offre un panorama complet de sa pensée et permet de découvrir toute l'ampleur des thèmes chers à Suarès sous une forme inédite, constituant ainsi l'une des meilleure entrées en matière possibles à cette œuvre majeure.

Émission du "Libre journal de la réaction", animée par Philippe Mesnard.