Vivre Sans. Avec Frédéric Lordon à la Librairie Le Merle Moqueur.


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10.10.2019

Vivre Sans : sans institutions, sans État, sans police, sans travail, sans argent. Être "ingouvernables". C'est peut-être le discours le plus dynamique dans l'imaginaire contemporain de la gauche, mais ce qui fait son pouvoir d'attraction est aussi ce qu'il a de plus problématique.
La fortune de ses énoncés recouvre parfois la profondeur de leurs soubassements philosophiques. Auxquels on peut donner la consistance d’une "antipolitique", entendue soit comme politique restreinte à des intermittences ("devenirs", "repartages du sensible"), soit comme politique réservée à des virtuoses ("sujets", "singularités quelconques"). Soit enfin comme politique de "la destitution".
Destituer, précisément, c’est ne pas réinstituer - mais le pouvons-nous ? Ici, une vue spinoziste des institutions répond que la puissance du collectif s'exerce nécessairement et que, par "institution", il faut entendre tout effet de cette puissance. Donc que le fait institutionnel est le mode d'être même du collectif. S'il en est ainsi, chercher la formule de "la vie sans institutions" est une impasse. En matière d'institution, la question pertinente n’est pas "avec ou sans ?" - il y en aura. C'est celle de la forme à leur donner.
Assurément il y a des institutions que nous pouvons détruire (le travail). D'autres que nous pouvons faire régresser (l'argent). D'autres enfin que nous pouvons métamorphoser. Pour, non pas "vivre sans", mais vivre différemment.

Les communs et la souveraineté. Avec Pierre Dardot à la Librairie Ombres Blanches.


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23.05.2019

Les communs sont d'abord et avant tout des pratiques collectives consistant à soustraire des espaces à la propriété pour les réserver à l'usage commun. Or, la logique de la souveraineté s'est imposée en Occident comme logique de la souveraineté de l'État.
On a donc affaire à deux logiques difficilement compatibles : la première, celle des communs, est fondamentalement plurielle, multiforme, et non centrée ; la seconde, celle de la souveraineté étatique, est indissociable de l'unicité d'un centre qui a pour caractère d'être indivisible et absolu.
Et c'est en compagnie du philosophe Pierre Dardot que nous sommes invités à réfléchir aux enjeux politiques d'une telle question.

Julius Evola. Avec Rémi Soulié, Christian Bouchet, Jean-Marc Vivenza et Jean-Luc Coronel de Boissezon chez Alain de Benoist sur TV Libertés.


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02.2020

Dans ce nouveau numéro des "Idées à l'endroit", Alain de Benoist se penche, en compagnie de Rémi Soulié, Christian Bouchet, Jean-Marc Vivenza et Jean-Luc Coronel de Boissezon, sur l'oeuvre et la personnalité de Julius Evola.
Philosophe mais aussi poète et peintre, ce penseur italien influencé en partie par l'école traditionaliste suscite encore aujourd'hui de très nombreux débats et études.

Etat des lieux des forces armées françaises en 2020. Avec Thierry Fortin au Cercle Jean Bodin.


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27.02.2020

Quid de l'OTAN, à l'heure où Emmanuel Macron évoque sa "mort cérébrale" ? Quid de l'engagement militaire français en Afrique, tandis que sa présence sur le sol sahélien semble remise en question par la population locale ? Quid de l'éventualité d'une nouvelle guerre conventionnelle majeure ?
Thierry Fortin, professeur à l'Institut d'Etudes Politiques de Lyon, est spécialiste des questions de défense, de sécurité et des relations internationales. Il dresse ici un état des lieux des forces militaires françaises, dans un contexte international tumultueux.

Pourquoi le capital n'est-il pas immortel ? Avec Francis Cousin pour le Collectif Guerre de Classe.


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16.02.2020

"Une formation sociale ne disparaît jamais avant que soient développées toutes les forces productives qu'elle est assez large pour contenir, jamais des rapports de production nouveaux et supérieurs ne s'y substituent avant que les conditions d'existence matérielles de ces rapport soient écloses dans le sein même de la vieille société. C'est pourquoi l'humanité ne se pose jamais que les probèmes qu'elle peut résoudre, car, à y regarder de plus près, il se trouvera toujours, que le problème lui-même ne surgit que là où les conditions matérielles pour le résoudre existent déjà ou du moins sont en voie de devenir." Critique de l'économie politique, Préface, Karl Marx

Le bouddhisme. Avec Stéphane Arguillère et Eric Vinson à l'Institut d'Etudes Bouddhiques.


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08.02.2020

La philosophie et la spiritualité bouddhique n'est pas la doctrine d'un seul homme -le Bouddha- mais le fruit des réflexions accumulées de très nombreuses générations de penseurs. A partir de l'enseignement originel, il s'est développé librement dans diverses directions.
Cette session de questions/réponses entend répondre aux besoins de clarifications que les approches dogmatiques ne permettent pas d'assouvir en approchant le sujet sous la forme d'un "recueil" de problématiques.
Car pour nous, occidentaux, la perception de cette spiritualité reste engluée dans un vocabulaire chariant deux milliénaires de tradition chrétienne...

 sur des sujets liés au bouddhisme.

Le centenaire des traités de 1919. Avec Philippe Conrad sur Radio Courtoisie.


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24.07.2019

Les traités de paix qui ont directement suivi la fin de la Première Guerre mondiale ont profondément bouleversé le visage de l'Europe, acté la fin d'empires et de dynasties pluriséculaires et permis de répondre aux aspirations souvent anciennes d'un certain nombre de peuples. Pour autant, ces traités imposés aux puissances vaincues ont aussi créé un certain nombre de nouvelles tensions et inauguré un cycle de relations complexes entre nations européennes (anciennes et nouvelles) et entre l'Europe et les Etats-Unis.
Cette émission a pour objet de faire le point sur les grandes mutations et les nouveaux équilibres de la carte politique de l'Europe après 1918 ainsi que sur les conséquences de certaines fractures dans l'histoire ultérieure du vieux continent, du déclenchement de la Seconde Guerre mondiale jusqu'à notre époque contemporaine.

Émission du "Libre Journal des historiens".

Darwin et la morale. Avec Patrick Tort sur France Culture.


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09.03.2011

Une interprétation expéditive du darwinisme a fait trop souvent de la "survie du plus apte" l'argument des manifestations ordinaires de la loi du plus fort : élitisme social, domination de race, de classe ou de sexe, esclavagisme, élimination des faibles.
Le spécialiste de l'oeuvre de Darwin Patrick Tort nous montre qu'en réalité la civilisation, née de la sélection naturelle des instincts sociaux et de l'intelligence, promeut au contraire la protection des faibles à travers l'émergence – elle-même sélectionnée – des sentiments affectifs, du droit et de la morale.
Une contribution pour en finir avec la tentation toujours présente d'utiliser Darwin pour justifier l'injustifiable.

Émission "Les Chemins de la philosophie", animée par Raphaël Enthoven.

Envie de ne pas faire l'amour ! Avec Peggy Sastre sur France Culture.


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04.01.2019

L'évolution de nos sociétés de plus en plus transparentes sur les réalités sexuelles aboutit à une recherche de sens. Cependant, l'asexualité reste encore peu connue et encore mois reconnue comme un courant d'existence en dehors des vœux de chasteté ou de célibat.
Est-ce un refus de ce déchaînement d'une sexualité centrée sur la performance et de l'utilisation de l'autre comme objet qui motive ses partiquants ? D'ailleurs, est-ce une question de choix ?
Peggy Sastre, docteure en philosophie des sciences, essayiste, traductrice et blogueuse, a écrit un livre sur ce sujet intitulé No sex (La Musardine). Elle vient partager avec nous les conclusions de ses recherches.

Émission "Matières à penser", animée par René Frydman.

Le rôle de l'URSS dans la Seconde guerre mondiale. Avec Jacques Sapir au Centre spirituel et culturel orthodoxe russe de Paris.


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02.2020

Les récentes commémorations de la victoire sur le nazisme invitent à repenser le rôle qui fut celui de l'URSS dans cet effort de guerre.
En effet, la perception de la contribution respective des vainqueurs de la Seconde Guerre mondiale a grandement évolué avec le temps. Et bien que l'Union soviétique a porté le fardeau le plus lourd en ayant à faire face, jusqu'en novembre 1943, à près de 70% des troupes hitlériennes, il s'agit de comprendre avec Jacques Sapir pourquoi bon nombre de nos comtemporains ne l'entendent pas de cette manière.

Les séries TV et les jeux vidéo nous imposent un fonctionnement capitaliste. Avec Patrick Marcolini sur Radio Aligre.


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17.06.2019

Visionnage boulimique de séries, addiction aux jeux vidéo, gamification des activités sociales, consommation devenue divertissement ordinaire, pornographie banalisée, invasion des musées par les marques, etc. Plus aucun espace n'échappe aux productions culturelles du capitalisme hypermoderne. Le culte du fun et de la transgression, le refus immature des contraintes, la quête de sensations fortes, l'exaltation du narcissisme et les bricolages identitaires fabriquent un nouveau type d'individu.
Face à cette déferlante, journalistes, chercheurs et intellectuels, y compris les plus subversifs – et peut-être même surtout eux –, ont rendu les armes. À tel point que certains voient dans la culture de masse l'art de notre temps, démocratique et... rebelle. D'autres se contentent d'y dépister les stéréotypes et les rapports de domination et de fantasmer une possible réappropriation des contenus.
Patrick Marcolini prend le contre-pied de ces abdications en s'inscrivant dans une tradition de critique de l'aliénation, du spectacle et des modes de vie capitaliste qu'il ravive en démontrant comment les derniers avatars de la culture de masse, omniprésents et plus efficaces que jamais, laminent les sociétés et domestiquent les esprits.

Émission "Liberté sur paroles", animée par Eugénie Barbezat.

Les procès faits aux animaux (XIIIe-XVIIe siècle). Avec Michel Pastoureau aux Archives départementales de la Vienne.


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09.04.2019

Cochons dévoreurs de nouveaux-nés condamnés à l'étranglement, sangsues sommées par la justice de ne plus s'en prendre aux poissons... Du XIIIe au XVIIIe siècle, les bêtes de ferme et autres insectes nuisibles pouvaient être envoyés devant des tribunaux, et jugés à l'aide de toute une rhétorique constituée de citations latines et d'allusions à caractère historique.
Excommunications, exorcismes publics, condamnations à mort, jugements par contumace... ces histoires nous semblent aujourd'hui tellement stupéfiantes, qu'elles sont longtemps passées pour être imaginaires.
L'historien Michel Pastoureau nous fait revivre quelques-uns des plus étonnants procès d'animaux du Moyen Âge : bienvenue dans une époque où l'on attendait des bêtes, membres à part entière de "la communauté de Dieu", qu'elles respectent les mêmes devoirs que les humains.