La fabrique de l'écrivain national, entre litterature et politique. Avec Anne-Marie Thiesse sur RFI.


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24.11.2019

Qu'est-ce qu'un écrivain national ? Créateur individuel et représentant reconnu d'une identité collective, il est l'incarnation d'une image de la nation par son oeuvre et par sa personne entre littérature et politique.
Anne-Marie Thiesse est partie à la recherche de cette figure éminente, évidente, et de définition pourtant incertaine. Entre Sartre, Malraux et Camus, quel est l'écrivain national ?
"Nation littéraire" entre toutes, la France est sans doute celle qui a développé le rapport le plus étroit entre le littéraire et le national. Mais dans tous les pays, depuis les mouvements révolutionnaires européens du XIXe siècle jusqu'aux mouvements d'émancipation anticolonialistes, la littérature s'est vu reconnaître un rôle de premier plan dans les affrontements idéologiques.
Mobilisés dans les guerres et les luttes de résistance comme éveilleurs et formateurs de la conscience nationale, les écrivains sont en période de paix l'objet d'un culte qu'entretiennent les musées, les ventes de manuscrits, les monuments funéraires et autres institutions culturelles. La reconnaissance internationale par le prix Nobel notamment est une forme de consécration de l'écrivain national.
Aujourd'hui, la mondialisation et les pratiques nouvelles de la numérisation vont-elles abolir cette figure familière de la tradition nationale ou plutôt la métamorphoser ?

Émission "Idées", animée par Pierre-Edouard Deldique.

Polanyi et "La Grande Transformation". Avec Karim Piriou sur Politikon.


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07.2020

"Pour comprendre le fascisme allemand, nous devons revenir à l'Angleterre de Ricardo." Par cette phrase, Karl Polanyi résume l'enjeu de son livre La Grande Transformation paru en 1944.
Entrons dans la satanic mill, la fabrique du diable, pour comprendre comment l'idéal libéral d'un marché autorégulateur a conduit au fascisme...

 - 00'00 : introduction
 - 02'27 : l'utopie du marché autorégulateur
 - 13'47 : les marchandises fictives
 - 17'23 : l'autoprotection de la société - Le double mouvement
 - 26'47 : l'avènement du fascisme
 - 29'20 : vers un socialisme démocratique
 - 32'10 : conclusion

Les fortunes de France et les dynasties bourgeoises. Avec Adrien Abauzit sur Radio Athena.


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03.08.2020

Aborder l'histoire de France par l'histoire de ses grandes fortunes nous permet d'en fournir la plus passionnante des critiques quant à son récit "officiel".
Actualisant les recherches entreprises par Emmanuel Beau de Loménie, l'essayiste et avocat Adrien Abauzit nous invite par ce prisme à comprendre l'effondrement politique et moral de notre pays depuis plus d'un demi-siècle.
Un travail absolument nécessaire pour qui veut comprendre la genèse et l'action des élites françaises qui président à la destinée du pays, du XIXe siècle à nos jours.

Droit et démocratie chez Carl Schmitt. Avec Ninon Grangé, Rainer Maria Kiesow, Daniel Meyer et Augustin Simard à la Maison des Sciences de l'Homme.


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21.11.2019

Quatre livres de ou sur Carl schmitt on été récemment traduit en français : La loi désarmée. Carl Schmitt et la controverse légalité/légitimité sous Weimar (Augustin Simard, Éditions de la MSH, 2009), Légalité et légitimité (Carl Schmitt, traduit par Christian Roy&Augustin Simard, Éditions de la MSH, 2016), Loi et jugement. Une enquête sur le problème de la pratique du droit (Carl Schmitt, traduit de l'allemand et présenté par Rainer Maria Kiesow, Éditions de l’EHESS, 2019) et Carl Schmitt. Nomos, droit et conflit dans les relations internationales (Ninon Grangé, PUR, 2013).
C'est donc à une rencontre sur l'histoire politique des concepts du droit (légalité/légitimité, loi/jugement, etc.) (re)pensés par Carl Schmitt et étroitement liés au constitutionnalisme que nous avons droit, en compagnie des auteurs et traducteurs des livre pré-cités, qui s'avèrent être également parmi les meilleurs spécialistes au plan international de l'œuvre du plus grand juriste allemand du XXe siècle.

Les traités de 1919 : paix imparfaite ou avantageuse ? Avec Charles Zorgbibe et Serge Schweitzer sur StoriaVoce.


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01.12.2019

Rarement texte diplomatique aura été, dès sa signature, aussi critiqué, décrié, dénoncé que le traité de Versailles qui mit fin à la Première Guerre mondiale.
Les deux interventions des politologues Serge Schweitzer et Charles Zorgbibe sont respectivement consacrées à la réception du traité par l'économiste John-Maynard Keynes (dont le pamphlet Les conséquences économiques de la paix aura cristallisé l'hostilité et la déception ressentie par certains contemporains à ce moment-là), et à la place de président américain Wilson dans son élaboration.

Une communication initialement prononcée dans le cadre du colloque "Conséquences politiques, économiques et sociales de la Grande Guerre (1919-1923)", organisée à la l'université Paris-Sorbonne.

Faut il désespérer du peuple ? Avec David L'Epée pour l'Action Française.


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15.05.2020

Intellectuel suisse, collaborateur régulier des revues Éléments et Rébellion et rédacteur en chef de la revue Krisis, David L'Epéenous livre quelques réflexions sur les rapports qui existent entre pessimisme politique, déclinisme, misanthropie et anti-démocratie.
Prenant parti pour l'option inverse – celle de la confiance dans le peuple, de la démarche humaniste et la démocratie directe – David L'Épée a exposé les raisons pour lesquelles ce sentiment de désespérance, illusoire, faisait le jeu du pouvoir que nous contestons et était souvent le fruit d'un jugement erroné sur la situation.
Loin de céder à un idéalisme naïf, il s'agit de renouer avec une appréhension tragique de l'histoire, pleine de promesses et de possibilités, et de méditer sur la célèbre formule de Gramsci : le pessimisme de l'intelligence et l'optimisme de la volonté.

Les Tudors, l'âge d'or de l'Angleterre. Avec Bernard Cottret sur StoriaVoce.


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02.2020

En 1485, la couronne du souverain d'Angleterre Richard III est retrouvée dans la plaine boueuse d'un champ de bataille, sinistre symbole de la chute d'un roi. Les armées du dernier monarque de la maison d'York sont écrasées par celle d'Henri, comte de Richmond. Bosworth signe la fin de la guerre des Deux-Roses, ouvre l'ère d'une nouvelle dynastie. Richard III meurt laissant le trône d’Angleterre à son rival : Henri VII, dit Henri Tudor. Le conflit dynastique s’est conclu dans le sang, après 30 ans de rivalités entre les deux maisons.
Mais d’où viennent les Tudors ? Certains voient dans cet événement la fin du Moyen-Age anglais et le début de la modernité. Quel crédit accorder alors à cette conception du passé ? Comment expliquer la postérité des Tudors notamment grâce aux films, aux œuvre littéraires, à tous ces arts qui créent la légende et qui nous incitent aujourd'hui à démêler le vrai du faux ?
L'historien Bernard Cottret vient nous parler de cette "dynastie qui a fait l'Angleterre".

Une émission animée par Mari-Gwenn Carichon.

Bâtir, habiter et penser avec Heidegger. Avec Céline Bonicco-Donato sur France Culture.


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29.01.2020

Peut-on être architecte sans avoir lu Heidegger ? Peut-on bâtir au sens vrai sans avoir approché la pensée, complexe et profonde, de l'auteur, en 1951, de l'essai Bâtir, habiter, penser ? La question peut sembler incongrue ; elle s'impose pourtant comme une évidence.
Partant du fait qu'il ne suffit pas d'être abrité pour habiter, différence primordiale que Heidegger établit tandis que l'Allemagne de l'après-guerre construit à tout-va, c'est à la question de l'être de l’homme qu'il en vient. Et, au fil de sa réflexion, l'architecte, que le philosophe appelle à être jardinier du monde, se révèle être un protagoniste clé de l'accomplissement de l'existence humaine.
La dissection méthodique et éclairante du raisonnement heideggérien opérée ici a le mérite de ne pas s'adresser aux seuls philosophes ; tout architecte ou apprenti architecte y trouvera matière à nourrir à la fois sa sensibilité intime et sa pratique. À l'instar d'un Alvar Aalto ou d'un Peter Zumthor dont les emblématiques thermes de Vals sont une incarnation consciente et explicite de ce que l'architecture doit au philosophe allemand.

Émission "Les Chemins de la philosophie", animée par Adèle Van Reeth.

Être soi-même, une histoire de la philosophie. Avec Claude Romano sur France Inter.


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22.01.2019

Dans son dernier ouvrage Etre soi-même. Une histoire de la philosophie, Claude Romano a pris le plus ancien poème de la culture occidentale, à savoir l'Odyssée, comme départ de son projet d'une grande épopée au cœur de la philosophie. Il retrace la pensée des premiers philosophes, depuis Aristote, puis Montaigne, Rousseau, jusqu'aux penseurs contemporains que sont Kierkegaard et Heidegger, en gardant toujours à l'esprit l'idée d' "authenticité personnelle".

Émission "L'Heure bleue", animée par Laure Adler.

Compétitivité et souveraineté. Avec Gilles Ardinat à la Nouvelle Action Royaliste.


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2014

La "compétitivité" est devenue omniprésente dans le discours public. Ce slogan ne s'applique plus exclusivement à des entreprises : les territoires, notamment les États-nations, doivent dorénavant être compétitifs. Ainsi, cette notion, inspirée par le vocabulaire managérial, a été transposée dans le discours de nos élus. Cette injonction à la performance s'applique à tous les aspects de la société et influence l'aménagement du territoire et la politique économique.
La "compétitivité territoriale" constitue un nouveau champ d'étude pour les géographes. Il s'agit d'une grille de lecture pour observer la mondialisation et son organisation hiérarchique des espaces productifs. La mise en concurrence des territoires induit une compétition généralisée entre entreprises mais aussi entre les systèmes sociaux, les fiscalités, les infrastructures et les salariés.
En appliquant le dogme de la concurrence à des entités géographiques (telles des agglomérations, des région ou des nations), la compétitivité modifie le sens du mot territoire : traditionnellement défini comme un espace borné par une frontière et chargé de culture, d'histoire et de sentiments, le territoire compétitif semble devenu un simple objet de compétition jaugé en fonction de son efficacité productive. L'étude géographique de la compétitivité permet donc d'appréhender l'espace planétaire grâce à des indices et des outils renouvelés. Elle révèle une vision standardisée, marchande et élitiste du monde.

Sylvester Stallone, héros de la classe ouvrière. Avec David Da Silva pour Culture Prohibée.


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2016

Depuis de nombreuses années, Sylvester Stallone est considéré comme un représentant de l'impérialisme américain avec des films comme Rambo II ou Rocky IV. Mais l'acteur-réalisateur-scénariste est un artiste bien plus complexe qu'il n'y paraît.
David Da Silva nous propose ainsi une analyse de la filmographie de "Sly" dans le but de prendre le contre-pied des clichés qui lui sont habituellement associés (surtout en France). Car en plus d'être un digne représentant de la classe ouvrière, apprécié des classes populaires, Stallone défend une réelle vision humaniste tout au long de son œuvre...

Pour lire "Le Capital" de Marx. Avec Armel Campagne et Vincent Roulet sur Radio Libertaire.


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2018

À l'occasion du bicentenaire de la naissance de son auteur, Karl Marx, l'émission "Sortir du capitalisme" nous propose un guide d'entrée dans Le Capital, Livre 1. Ce livre demeure en effet une clé de compréhension fondamentale de notre société, plus d'un siècle et demi après son écriture.
Le rapport d'échange marchand, de travail, d'objets et/ou de services, point de départ du Livre 1 du Capital, est aujourd’hui encore notre forme dominante de socialisation, faite d’exploitation, d'aliénation et de contrainte impersonnelle.