L'Impasse Libérale. Avec Philippe Arondel à la Nouvelle Action Royaliste.


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20.03.2019

Plus que jamais peut-être, on constate au quotidien les effets nocifs d'un libéralisme économique qui, dans ses versions les plus radicales, veut en finir avec la notion de bien commun. Alors que partout est proclamé le droit de l'individu au bonheur, à son plein épanouissement, ce dernier se voit surtout réduit au rang d' "homme-marché", tout à la fois consommateur à conquérir et travailleur exploitable à merci.
À ceux qui pourraient penser que catholicisme et capitalisme peuvent faire bon ménage, Philippe Arondel rappelle avec vigueur combien la doctrine sociale de l'Église se livre à une critique sans concession du libéralisme et propose une autre vision de l'économie et du sens de l'homme. Développée notamment par les papes depuis plus d'un siècle, cette pensée sociale s'enracine dans l'idée d'un État indépendant des féodalités économiques, et garant tant du bien commun que de la justice sociale.
Face à la crise actuelle du libéralisme liée à la domination de la finance, à une mondialisation mal régulée et à une ubérisation rampante, il est urgent de proposer des analyses critiques nouvelles. Pour que notre économie de liberté ne se transforme pas en société de marché sans finalité humaine.

Géopolitique : cynisme et bons sentiments ? Avec Caroline Galactéros sur ThinkerView.


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27.03.2019

Docteur d'Etat en Science politique, colonel de réserve, ancienne auditeur de l'IHEDN, Caroline Galactéros préside le think tank Geopragma qui plaide pour une approche réaliste des relations internationales et s'active pour que la France retrouve son rôle de puissance indépendante sur la scène internationale.
Polémologue, spécialiste de géopolitique et d'intelligence stratégique, elle décrit sans détours mais avec précision les nouvelles lignes de faille qui dessinent le monde d'aujourd'hui.

Prendre soin de soi, des autres et du monde. Avec Françoise Bonardel sur France Culture.


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22.03.2017

Pour pouvoir réaliser notre humanité, devenir véritablement soi et quittant l'ego tyrannique, peut-être qu'il faudrait prendre mieux soin de soi, et même plus : revisiter de fond en comble la notion de "souci de soi", la penser à l'aune de ce que les sages de l'antiquité appelait la connaissance de soi autant qu'à la mesure d'un véritable altruisme, dépouillé des oripeaux de nos illusions égotiques, individualistes, et aussi sentimentalistes.
La philosophe et essayiste Françoise Bonardel vient nous parler de ce sujet délicat et ô combien passionnant. Auteure d'une douzaine de livres alliant philosophie et poésie, réflexions sur la religion et sur l'art, elle s'inspire de traditions anciennes (hermétisme, gnose, alchimie) et de la pensée de Jung pour renouveler l'approche de questions contemporaines.

Émission "Les Discussions du soir", animée par Leili Anvar.

Drieu La Rochelle, une histoire de désamours. Avec Julien Hervier sur Radio Courtoisie.


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13.04.2018

Julien Hervier vient de sortir un livre qui, sous la forme d'un abécédaire, dresse un portrait vivant de Pierre Drieu la Rochelle. C'est particulièrement sous l'angle des "désamours" qu'il aborde cet écrivain constamment déçu des autres et de lui-même, jusqu'à son suicide en 1945.
D'Alcool à Saphisme, on retrouve les grands thèmes associés à Drieu : la guerre, la politique et la collaboration, l'amitié et la sexualité, et d'autres moins connus comme la peinture, les religions ou la drogue. Et bien sûr les figures déterminantes de sa vie, de Louis Aragon à Victoria Ocampo.

Émission du "Libre Journal des idées politiques", animée par Léon Morin.

Le nouveau capitalisme criminel. Avec Jean-François Gayraud chez ATTAC à Luxembourg.


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06.06.2014

Financiarisé, mondialisé et dérégulé à l'excès, le capitalisme n'est-il pas devenu criminogène, tant il offre désormais d'opportunités et d'incitations aux déviances frauduleuses ?
C'est ce qu'indique la dimension criminelle qu'ont prise certaines crises financières, au Japon, en Albanie, en Espagne ou encore au Mexique et en Colombie. C'est ce qu'implique l'extension du trading de haute fréquence, qui permet de négocier à la nanoseconde des milliers d'ordres de Bourse. Et c'est enfin ce qu'induit le blanchiment d'argent sale à travers les narcobanques.
Éclairant toujours plus profondément la géo-économie et la géopolitique du crime organisé, Jean-François Gayraud montre que, sur les marchés financiers, le crime est parfois si fréquent qu'il en devient systémique dans ses effets. De curieuses coopérations et hybridations se nouent ainsi entre criminels en col blanc, gangsters traditionnels et hommes politiques corrompus.
Jean-François Gayraud s'interroge aussi sur le devenir de la finance : portée par sa seule volonté de puissance, par-delà le bien et le mal, n'est-elle pas en train de s'affranchir de la souveraineté des États ? Dès lors, face à des puissances financières aux arcanes si sombres, quelle liberté nous reste-t-il ?

Le 14 juillet entre mythes et réalités. Avec Marion Sigaut et Claire Colombi chez Deus Vult à Narbonne.


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14.07.2017

À rebours de la version officielle qui nous est enseignée à l'école de la République, Marion Sigaut tente de restituer la chronologie des événements qui ont mené à la prise de la Bastille le 14 juillet 1789.
On ne sera pas étonné de constater le fossé qui sépare le mythe républicain et la vérité historique, cette dernière ressemblant à s'y méprendre à un coup d'état où les mensonges et autres violences politiques ont été abondemment utilisés par la faction qui sortira victorieuse de la Révolution française : la bourgeoisie.
Claire Colombi nous montre ensuite comment l'histoire républicaine, en quête de respectabilité et afin de contribuer à légitimer son propre régime politique, a constitué le mythe du 14 juillet tout au long du XIXe siècle.

La crise des natures à l'ère de l'Anthropocène. Avec Philippe Descola à l'Université de Lausanne.


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24.11.2015

Le divorce entre les sciences de la nature et les sciences de la culture n'a cessé depuis un siècle de s'aggraver. Or l'inquiétude suscitée par les risques environnementaux ou biotechnologies montre assez que la compréhension de tels phénomènes n'est pas du seul ressort de la génétique ou de la climatologie et qu'elle exige une réflexion plus ample sur les usages et les représentations contrastés de la nature, à la fois milieu de vie pour les humains et substrat biologique de leur identité.
C'est le projet que nous propose le professeur au Collège de France Philippe Descola, l'anthropologue français le plus étudié et le plus commenté dans le monde depuis la publication de son ouvrage Par-delà nature et culture, paru en 2005, dans lequel il expose les différentes manières d'agencer les continuités et discontinuités entre l'homme et son environnement.

Jean Giono, le déserteur du réel. Avec Michèle Gazier, Sylvie Durbet-Giono, Jacques Mény, Christian Morzewski, Pierre Michon, Pierre Magnard et André Reynaud sur France Culture.


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04.09.2008

Tel Ulysse, Giono est un rusé, un menteur colossal, un tragique à peine déguisé. Voyageur immobile ancré à Manosque, passé maître dans l'art de la fiction, il fera du roman son royaume.
En lisant et en écrivant, il s'est nourri du sang de la littérature, de toute la littérature, du polar à Faulkner. Très tôt reconnu par la critique et par le public, Giono a connu les vicissitudes de l'homme qui dit non... aux fascistes, aux communistes, aux petits bourgeois. Eloigné des coteries parisiennes et réfractaire à tout pittoresque régionaliste, Giono afficha un goût constant pour le cinéma, un goût très sûr qui le mènera derrière la caméra, suscitant l'admiration de Renoir, Truffaut et Godard.
Observateur implacable de la condition humaine, Giono s'impose comme le chantre de l'utopie et de la communion qui lie l'homme à la nature. Travailleur acharné épris de liberté, Giono exalte l'héroïsme de l'individu confronté à sa propre solitude.

Émission "Une vie, une oeuvre", animée par François Caunac.

Gilets Jaunes, bilan d'étape. Avec Yannick Jaffré pour Stratpol.


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01.03.2019

Le publiciste Yannick Jaffré nous propose de prendre du recul sur le mouvement des Gilets Jaunes en analysant les stratégies du pouvoir pour étouffer ce mouvement social et les réponses qui doivent y être apportées.
Du mépris voltairien des élites du régime macronien au parasitisme de l'extrême-gauche en passant par la légitimité charismatique (au sens de Max Weber) incarnée par ce mouvement, c'est de la mission historique des Gilets Jaunes et des évolutions à venir dont il est ici question.

Un entretien mené par Xavier Moreau.

Les catholiques dans la cité. Avec Laurent Dandrieu et Erwan Le Morhedec à Répliques sur France Culture.


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18.03.2017

Après de longues années de discrétion sinon de silence, les catholiques sont à nouveau présents sur la scène publique. Ils se font entendre ; ils descendent même dans la rue mais ils sont loin de former un bloc homogène. Le Pape François en effet les divise.
Et parce que cette querelle nous concerne tous, quelle que soit notre origine et que nous soyons croyants ou incroyants, deux auteurs catholiques aux opinions très différentes sont ici rassemblés. Ils viennent de faire paraitre deux livres au titre polémique : Laurent Dandrieu qui publie Le grand malaise : le pape et le suicide de la civilisation européenne et Erwan Le Morhedec avec Identitaire : le mauvais génie du Christianisme.

L'Eté des quatre rois. Avec Camille Pascal à la Librairie La Procure.


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27.09.2018

Durant l'été 1830, la France a connu une période de grande confusion où quatre rois se sont succédés sur le trône.
Des "Trois Glorieuses" à l'avènement de la monarchie de Juillet, le premier roman de Camille Pascal, haut fonctionnaire agrégé d'histoire, retrace avec brio cet épisode peu connu des Français, qui réunit pourtant un casting de choc : Hugo, Stendhal, Dumas, Chateaubriand... et a inspiré La Liberté guidant le peuple, le fameux tableau de Delacroix conservé au Louvre.

La personne au Moyen Age. Avec Jérôme Baschet sur France Culture.


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11.11.2016

Les lieux communs ont la vie dure. Ainsi cette idée d'un Moyen Age dualiste, qui aurait instauré une guerre entre le corps et l'âme : d'un côté, un corps coupable, source du péché, de l'autre, une âme pure tournée vers Dieu.
Réfutant cette construction, Jérôme Baschet montre plus subtilement que le Moyen Age chrétien a développé une pensée positive du lien entre l'âme et le corps, soucieuse de valoriser l'unité psychosomatique de la personne.
Ce modèle a permis de penser non seulement l'être humain mais aussi l'ordre social dont l'Eglise est alors l'institution dominante.
Jérôme Baschet dépasse les limites habituelles du Moyen Age en prolongeant l'analyse jusqu'au moment où, avec Descartes et Locke, s'impose une conception radicalement nouvelle de la personne, identifiée à la conscience, qui ne doit son activité à rien d'autre qu'à elle-même.
En montrant enfin les différentes perceptions de la personne dans d'autres cultures - de la Chine impériale aux sociétés amérindiennes en passant par l'Afrique ou la Nouvelle-Guinée - Jérôme Baschet nous offre un voyage comparatiste indispensable pour évaluer la singularité des conceptions occidentales de l'humain et mettre à distance l'idée moderne du moi.

Émission "La Fabrique de l'Histoire", animée par Emmanuel Laurentin.