La grande nation : Richelieu, Lyautey, Péguy et Séguin témoignent. Avec Arnaud Teyssier sur Radio Courtoisie.


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15.07.2018

Richelieu, Lyautey, Charles Péguy, Louis-Philippe, Philippe Séguin : l'historien Arnaud Teyssier a consacré bon nombre de ses ouvrages aux hommes illustres que la France a produits pendant son histoire.
À l'occasion de la fête nationale, il nous fait part des réflexions que ces hommes lui ont suscitées quant au destin de la nation française.

Émission du "Libre journal des amitiés françaises", animée par Thierry Delcourt.

Sebastian Haffner (1907-1999) : Allemagne je t'aime, moi non plus. Avec Martina Wachendorff, Fabrice Humbert, Jean Lopez, François Delpla, François Roux et René Loyon sur France Culture.


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24.03.2018

En 1938, Sebastian Haffner, de son vrai nom Raimund Pretzel, quitte l’Allemagne, son pays natal, pour s’exiler en Angleterre. Issu de la bourgeoisie protestante, passé par la magistrature administrative, cet homme de droit observe pendant son adolescence et sa vie de jeune adulte le réveil abruti de l’Allemagne, perdante de la Grande Guerre, et l’arrivée au pouvoir d’Hitler. Dès son arrivée en Angleterre, un éditeur lui demande un ouvrage où il raconterait pourquoi il s’est progressivement convaincu de devoir quitter l’Allemagne face à la propagation des idées du nazisme.
Partant de son quotidien, il écrit l’anesthésie des masses, intelligentsia berlinoise incluse. "Le monde dans lequel j’avais vécu se dissolvait", écrit Haffner devenu journaliste. Après l’entrée en guerre de l’Angleterre, le manuscrit ne sera jamais publié. Peu de temps après, un autre essai, Germany : Jekyll and Hyde, lui donne suffisamment de reconnaissance pour devenir un éditorialiste renommé dans la presse anglaise. De retour en Allemagne au milieu des années 1950, Sebastian Haffner continue le journalisme puis bifurque progressivement vers l’écriture d’essais et d’ouvrages historiques consacrés à Hitler, à Churchill et à l’Allemagne.
Après son décès en 1999, son fils retrouve une partie du manuscrit abandonné en Angleterre. L’oeuvre Histoire d’un Allemand lui assure une toute nouvelle postérité. "Nous, les enfants de l’Allemagne, nous aurions tous voulu avoir un père ou un grand-père qui nous eût parlé, comme le fait Haffner avec une redoutable clarté, de son expérience intime, qui nous rendît palpable la tentation du mal, l’infiltration et la prise de pouvoir lente et perfide de la pensée raciste et fasciste", affirme Martina Wachendorff, son éditrice en avant-propos de l’ouvrage.

Émission "Une vie, une oeuvre", animée par Irène Omélianenko.

Mai 68. Avec Alain Soral et Félix Niesche à L’Heure la plus sombre sur ERFM.


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11.06.2018

Pour ce 95ème numéro de "L’Heure la plus sombre", Vincent Lapierre reçoit Félix Niesche et Alain Soral pour parler de Mai 68, ses origines, son déroulement et ses conséquences sur la société française.
Car du "jouir sans entraves" qui faisait florès à l'époque, nous nous sommes finalement retrouvés dans un monde où le contrôle et les interdits sont omniprésents.
Comment en sommes-nous arrivés là ?

La préhistoire entre archéologie et histoire de l'art. Avec André Leroi-Gourhan sur France Culture.


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31.10.1977

Après être revenu sur sa formation et son parcours, André Leroi-Gourhan nous emmène sur un chantier pour nous expliquer la manière dont les fouilles sont menées et ce qu'elles nous apprennent de nos ancêtres et de leurs rapports avec l'environnement.
Dans un deuxième temps, c'est le penseur des techniques et de l'art préhistorique qui parle. Car c'est en alliant précision scientifique et concepts philosophiques que nous pouvons chercher à mieux comprendre l'homme et son évolution.

Une émission animée par Nicolas Skrotzky.

Hannah Arendt (1906-1975), un monde en partage. Avec Blandine Kriegel, Roger Errera, André Énégren, Jacques Donzelot et Luc Ferry sur France Culture.


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01.11.2014

C'est à Hannah Arendt, transfuge de l'Allemagne hitlérienne et du camp de Gurs en France, que l'on doit, depuis les Etats-Unis où elle s'est réfugiée, l'une des premières recherches (1951) sur le totalitarisme et une réflexion sur la banalité du mal. "J'ai voulu, dit-elle, à propos du procès d'Eichmann à Jérusalem, détruire la légende de la grandeur du mal."
La jeune philosophe juive, lectrice de Kant à 14 ans, disciple de Heidegger à 18, est propulsée par la montée du IIIe Reich et de la guerre dans ce qu'elle appellera "les années sombres". Sa vie représente une sorte de parabole de la tragédie moderne, son œuvre la poursuite de l'esprit de liberté : la recherche d'un sens et d'un monde commun.
Nous (re)découvrons aujourd'hui la richesse de son oeuvre et de son parcours.

Émission "Une vie, une oeuvre", animée par Pascale Werner et Jean-Claude Loiseau.

L'opposition entre le noir et le blanc. Avec Michel Pastoureau à la Villa Médicis.


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26.10.2017

Alors que l'invention de l'imprimerie au XVe siècle créa un monde en noir et blanc, le XVIIIe siècle ne leur fut pas favorable, peut-être parce que Newton, en découvrant la composition du spectre de l'arc-en-ciel, établit un continuum des couleurs où le noir comme le blanc n'avait plus leur place.
Retour, en compagnie de l'historien médiéviste Michel Pastoureau, spécialiste des emblèmes, des couleurs et de l’héraldique, sur l'histoire mouvementée de l'opposition entre le noir et le blanc.

Vel' d'Hiv', Vichy, collaboration : la France est-elle coupable ? Avec Bertrand Renouvin et François Broche au Cercle Aristote.


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04.06.2018

Le 17 juillet 2017, Emmanuel Macron a déclaré que Vichy "était le gouvernement et l’administration de la France". Reprenant ainsi la position de Jacques Chirac et de François Hollande. Telle est la thèse désormais officielle de nos dirigeants.
Il est de notre devoir de nous y opposer, et c'est ce à quoi s'attellent Bertrand Renouvin et François Broche en démontant point par point cette entreprise dont le but est de salir la France et d'insulter le peuple français.
Car seul le général de Gaulle et ses premiers compagnons se situent dans la continuité républicaine après avoir constaté l’illégalité et l’illégitimité du pouvoir établi à Vichy à la suite d’un coup d’État. La France, indissociable de l’histoire qui l’a faite et du droit qui la définit, était à Londres, à Alger puis de nouveau à Paris libérée de l’ennemi.
Si Vichy c’est la France, si son gouvernement est légal, la condamnation à mort du général de Gaulle et la chasse aux résistants en deviendraient alors justifiées. Et cela, nul ne saurait le permettre.

Philippe Séguin, le remords de la droite. Avec Arnaud Teyssier à l'Institut d'Etudes Avancées de Nantes.


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05.06.2018

Philippe Séguin (1943-2010) a été une personnalité politique considérable dans l’histoire de la Ve République, plus par sa stature personnelle, son style et l’expression vigoureuse de ses idées que par l’abondance des responsabilités nationales exercées (deux années comme ministre des Affaires sociales en 1986-1988, quatre années comme président de l’Assemblée nationale de 1993 à 1997). Les années 1990 furent sa période de plus grande notoriété, en raison de son engagement emblématique contre le traité de Maastricht (1992) et de la figure de "recours" qu’il incarna face à des orientations plus "libérales" de la droite de filiation gaullienne, dans un contexte de grande incertitude institutionnelle (cohabitations successives, passage du septennat au quinquennat, européanisation croissante des outils et des enjeux de la politique intérieure).
Il est d’usage de présenter Philippe Séguin comme une personnalité forte et respectée – on se souvient de l’ampleur de l’hommage national qui lui fut rendu, à sa mort, aux Invalides -, mais aussi atypique, turbulente, enfermée dans une vision excessivement "nationale" des questions économiques et sociales, jugée trop en marge de la politique traditionnelle et des enjeux de la mondialisation.
Au contraire, Arnaud Teyssier se propose de montrer que Philippe Séguin représentait une vision parfaitement orthodoxe et cohérente des institutions de la Ve République, que le gaullisme social, dont il était porteur, n’a jamais été qu’une composante essentielle d’une puissante tradition politique française – le gaullisme n’étant pas seulement un mouvement historique lié à la personnalité exceptionnelle du général de Gaulle, mais une étape fondamentale dans la construction laborieuse de la démocratie française : construction qui est loin d’avoir atteint sa maturité, et dont on pourrait même soupçonner qu’elle est entrée en régression avant même d’avoir été achevée, comme l’avait prophétisé Philippe Séguin...