Tentatives Insurrectionnelles. Avec Sylvain Roussillon pour l'Action Française.


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2013

Pour réussir le coup de force, pour lui permettre de réussir avec le minimum de résistance et de difficulté, il suffirait d'une minute de distraction et d'absence parmi les défenseurs du régime. La cause ou le prétexte du détraquement spontané n'importe pas du tout.
Il faut alors un groupe d'individus résolus sachant bien ce qu'ils veulent, où ils vont et par où passer. Ce n'est pas seulement la loi de la lutte civile ou de la sédition heureuse : c'est l'éternelle condition du succès des coups de main dans toutes les guerres connues.
Sylvain Roussilon, ancien de la "génération Maurras", revient sur l'histoire des rendez-vous manqués du royalisme de combat et détaille également certaines expériences de prise de pouvoir qui se sont révélées, elles, victorieuses.

La République romaine. Avec Catherine Virlouvet sur StoriaVoce.


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01.2022

C'est en 509 avant notre ère que les historiens romains situent la fin de la période monarchique et l'établissement d'un régime républicain libre (libera res publica), garant des libertés publiques et du respect des droits de tous ses citoyens. Mises en place dans un contexte de fortes tensions internes et externes, les institutions républicaines ne se stabilisèrent que vers le milieu du IVe siècle et ne subirent aucune modification avant la crise finale du Ier siècle avant notre ère et l'avènement d'Octave Auguste.
Impossible ici de retracer l'intégralité de cette histoire longue et complexe. Aussi est évoqué dans un premier temps, en compagnie de la spécialiste de l'Histoire sociale et économique romaine Catherine Virlouvet, le duel de près d'un siècle entre Rome et Carthage, lequel marque les débuts de l'impérialisme romain ; est retracé ensuite l'épisode crucial des frères Gracques, prémices d'un long temps de crise pour la République qui atteindra son apogée avec la première guerre civile et la confrontation entre Marius et Sylla.

L'Islam et l'Europe. Avec Henry Laurens à la Villa Gillet.


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18.11.2017

Les relations entre l'Europe et le monde musulman sont au cœur de l'actualité. La diplomatie européenne avec l'Iran et dans le cadre du conflit israélo-palestinien, l'immigration musulmane, la place des compagnies pétrolières européennes dans les économies arabes, les accords économiques entre l'Union européenne et le Maghreb, les négociations pour l'entrée de la Turquie dans l'Union : tous ces sujets resteront des enjeux essentiels pendant le XXIe siècle et au-delà.
C'est l'histoire de ces relations riches et complexes que relate l'historien Henry Laurens. Elles ont débuté dans les années 630 lorsque les armées de Constantinople et de Médine se disputaient la Syrie-Palestine. Guerres, conquêtes, reconquêtes, diplomatie, alliances, commerce, mariages, traite d'esclaves, traductions, transferts de technologie, imitations artistiques et culturelles : ces contacts ont marqué l'histoire des peuples européens et musulmans.
Loin de reprendre à son compte l'idée d'un affrontement simpliste entre deux blocs homogènes, le grand spécialiste du monde arabe Henry Laurens propose une synthèse des relations entre tous les individus et groupes qui ont fait ce que nous appelons l'Europe et le monde musulman.

La pensée biopolitique des Grecs. Avec Guillaume Durocher pour Ego Non.


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01.2022

L'historien et journaliste Guillaume Durocher nous invite à relire la tradition politique des Grecs à la lumière du darwinisme et de la philosophie évolutionniste, ce qui s'avère une voie d'analyse particulièrement féconde.
Cet entretien est consacré aux trois grandes figures intellectuelles et littéraires de la Grèce antique que sont Homère, Hérodote et Platon, à savoir le poète, l'historien et le philosophe.
Un travail qui constitue une excellente introduction à la philosophie politique grecque, mais aussi, dans une perspective archéofuturiste, une inspiration pour des temps nouveaux.

 - 0'00'00 : Une nouvelle perspective sur la pensée politique des Grecs
 - 0'28'07 : Homère et l'Iliade
 - 0'43'22 : Hérodote
 - 1'05'53 : Platon

Guerre et démocratie : le cas d'Athènes. Avec Vincent Azoulay sur France Culture.


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19.12.2020

On s’était bien trompé ! On avait nourri bien des illusions, dans les années 1990, chez ceux qui avaient annoncé qu'après l’effondrement de l'URSS, couplé avec la fin des conflits coloniaux, la démocratie était vouée, grâce à la paix, à triompher bientôt sur toute la planète. On se souvient que le professeur américain Francis Fukuyama avait ainsi prédit la "fin de l'Histoire", autrement dit le triomphe du modèle politique des États-Unis tout autour de la Terre, selon une logique incoercible. Hélas ! le XXIe siècle s'est déjà chargé de faire voler en éclats cette belle illusion en nous rappelant que les relations entre la guerre, la paix et la démocratie, étaient bien plus compliquées que cela.
Certes, une défaite existentielle a raison de presque tous les régimes. Les cas récents de la France comme de l'Allemagne nous l'ont assez appris - pour ne pas parler du Japon en 1945 ou, plus près de nous, de l'Argentine, dans l'affaire des Malouines.
Mais on ne peut pas s'en tenir à cette simple observation. Et afin d'approfondir la réflexion dans ce domaine, nous braquons l'attention sur un cas particulier, celui de la guerre dite du Péloponnèse, qui opposa Athènes à Sparte, au cours des trois dernières décennies du IVe siècle avant notre ère.
On a accoutumé de parler d'Athènes comme de la "mère des démocraties". Il est donc pertinent de considérer, en comparaison avec notre temps, quels effets ces hostilités ont eus sur la marche d'un régime qui demeure si prestigieux mais aussi quelle influence la nature même de ce régime a pu avoir sur la conduite de la guerre.

Émission "Concordance des temps", animée par Jean-Noël Jeanneney.

L'Empire contre-attaque. Avec Killian Schwab au Cercle du Guesclin.


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31.07.2021

Dans la naissance des empires, on repère l'appétit du pouvoir, la soif de la richesse, l'orgueil passionné d'être soi ; quant aux chutes impériales, elles charrient malheur triomphal et fierté de laisser dans les ruines de quoi ensemencer l'avenir et récolter des floraisons inattendues.
Killian Schwab s'intéresse plutôt ici aux conditions de possibilité qu'une telle organisation requiert pour pouvoir tenir dans la durée. Un excercice passionnant pour comprendre le destin de cette forme politique si particulière qui a dominé le monde avant un inéluctable déclin.

Les animaux sont-ils des travailleurs comme les autres ? Avec François Jarrige aux Rendez-vous de l'histoire de Blois.


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08.10.2021

Si depuis les débuts de leur domestication les animaux n'ont cessé de travaillé au service des humains, les formes et l'ampleur de ce travail ont beaucoup varié selon les époques.
En Europe, le nombre de chevaux, de chiens, de bœufs, de mulets utilisés pour tirer et soulever des charges, ou pour transformer des matières, s'est beaucoup accru aux XVIIIe et XIXe siècle avant de décliner sous l'effet de la motorisation et de l'électrification au siècle suivant. Massivement utilisés pour accélérer les transports, ils furent aussi une source majeure de force motrice, souple et flexible, adaptée à de nombreux contextes et situations de travail : dans les mines et les premières usines textiles, dans les plantations coloniales comme dans de nombreux ateliers artisanaux, ils furent attachés à des manèges pour produire de la force, broyer des matières.
Loin de les faire disparaître, l'industrialisation européenne a intensifié leur mise au travail, démultiplié leur présence dans les ateliers, à côté des enfants, des femmes et des ouvriers. Ces "moteurs animés" constituent un chaînon manquant et oublié de l'industrialisation et des transformations sociales du XIXe siècle. Le travail des bêtes s'est transformé parallèlement à celui des hommes, dans une logique de coopération et de rivalité, avant de devenir une source de rejets, de débats, voire de scandales.

Usages politiques de l'histoire en ex-URSS. Avec Eric Aunoble pour Paroles d'histoire.


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12.2021

C'est en revenant sur les tribulations politiques que connaît l'association Memorial que l'historien Eric Aunoble détaille les problèmatiques d'une histoire partagée et de mémoires divisées entre la Russie et l'Ukraine.

 - 01'20 : Les menaces pesant sur l'association Memorial
 - 03'05 : Le sens et le rôle de cette association née pendant la Perestroïka
 - 07'00 : La fin des années 1980, moment de passion pour les révélations sur le passé soviétique
 - 08'20 : Quels sont les acteurs à l'origine de Memorial ?
 - 11'20 : Le rôle fondamental de Memorial pour documenter noms, lieux, archives de la terreur d'État soviétique, avec des bases de données
 - 17'00 : Les résistances à ce travail, en Russie comme en Ukraine, avec un contre-récit nationaliste russe
 - 23'20 : Le travail de Memorial sur les atteintes contemporaines aux droits de l'homme, à travers les guerres de Tchétchénie en particulier, sur fond de crise économique
 - 27:30 : Les soutiens à Memorial de la communauté académique internationale, et les dilemmes des libéraux en partie coupés de la société russe
 - 32:00 : L'inscription de l'affaire Memorial dans un contexte plus large d'usages du passé en Russie avec des mélanges mémoriels
 - 34'00 : Les déclinaisons ukrainiennes de ces enjeux mémoriels avec la figure de Makhno et ses usages
 - 38'00 : Quelle réception du "roman national" russe et poutinien dans la société ?
 - 46'30 : Quels effets dans le champ académique ?