Révoltes et révolutions : la République ensanglantée. Avec Jean-Numa Ducange à la Librairie Tropiques.


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12.2022

Le 30 janvier 1933, lorsque Adolf Hitler accède au pouvoir en Allemagne, un de ses objectifs est de mettre fin à "novembre 1918". Il désignait ainsi l'esprit révolutionnaire et républicain né à la fin de la Grande Guerre, coupable selon lui d'avoir mis son pays à genoux. Un an plus tard, à Vienne, Engelbert Dollfuss écrase dans le sang le mouvement ouvrier autrichien. En dépit de leurs différences, Hitler et Dollfuss partageaient une même volonté : liquider les mouvements socialistes et communistes les plus puissants d'Europe.
Quinze ans plus tôt à Berlin, Vienne, Budapest, Munich, la révolution était à l'ordre du jour dans tout l'espace de la Mitteleuropa. Les républiques proclamées comme les expériences de démocratie "par en bas" se multiplient.
Des épisodes, désormais largement oubliés et refoulés, sans lesquels l'histoire de ces pays est pourtant incompréhensible. Refusant de comprendre cette histoire en considérant comme inévitable la fin tragique de 1933, Jean-Numa Ducange revient sur ces expériences, et montre que d'autres possibles existaient.

Crimes et trahisons de la gauche française. Avec Xavier Moreau sur Radio Athéna.


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31.10.2022

La gauche française prétend depuis son apparition sur la scène politique à la supériorité morale non seulement sur une droite conservatrice rarement représentée mais sur le peuple français en tant que tel. Elle en serait le guide vers un meilleur des mondes progressiste.
Pourtant lorsque l'on regarde les accomplissements de la gauche depuis 1792, on n'y perçoit pour l'essentiel qu'une succession de crimes et de trahisons dont à aucun moment elle n'a eu l'intention de s'amender.
C'est cette histoire sans concession de la gauche française que retrace Xavier Moreau.

Émission "Quartier Libre", animée par Henry de Lesquen.

Le républicanisme suisse, entre héritage et invention d'une tradition. Avec Antoine Chollet à l'Ecole Normale Supérieure.


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25.11.2016

Si les communautés qui, à la charnière des XVIIIe et XIXe siècles, vont former la Suisse sont pour la plupart héritières d'une vieille tradition républicaine, à la fois dans les villes et dans les vallées alpines, les traits les plus reconnaissables de ce républicanisme dans la Suisse contemporaine ont dans une large mesure été fabriqués aux XIXe et XXe siècles.
Il est hasardeux de tracer une continuité historique entre la Suisse d'aujourd’hui, ou les entités fédérées qui la constituent, et les communautés politiques qui accèdent lentement à l'autonomie à partir du Moyen Âge.
Qu'il s'agisse de la conscription militaire, de la législation par le peuple (référendums d'initiative populaire) ou des gouvernements collégiaux, pour prendre trois exemples caractéristiques d'institutions républicaines, ces réalités ont d'autres origines, notamment étrangères, et une autre histoire.
C'est à leur exploration qu'est consacrée l'intervention d'Antoine Chollet, qui cherche à montrer que, bien plus qu'une île au milieu de l'Europe, la Suisse est en réalité un carrefour.

Staline. Avec Henri Guillemin au Centre d'Action Culturelle de Mâcon.


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06.10.1978

C'est avec précision qu'Henri Guillemin relate l'ascension politique et le règne de Staline. D'abord la répression en Géorgie dans les années 20 alors qu'il est encore sous l'autorité de Lénine, l'industrialisation forcée accompagnée de la déportation de plusieurs millions de paysans et enfin, dans les années 30, les assassinats de proches et les grandes purges. Après avoir expliqué le pacte qu’il passa le 23 août 1939 avec Hitler, il nous montre Staline face à l'armée nazie assiègeant Moscou fin 1941, alors qu'il prend le parti d'exalter le patriotisme russe avant de lancer la contre-offensive qui mènera l'Armée Rouge à Berlin en 1945.
En forme de conclusion, Henri Guillemin esquisse un portrait psychologique de Staline : il n'était pas "sadique" et il commit si l'on peut dire des crimes abstraits. Son comportement tyrannique, dans la lignée d'Yvan le Terrible et de Pierre le Grand, ne doit pas occulter le fait qu'il fut réellement pleuré par le peuple russe à sa mort.

Les Chemins mènent à Rome. Avec Paul Veyne sur France Culture.


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05.2008

Rome, sweet Rome. Qu'appelle-t-on l'Empire Romain ? Qui étaient Auguste, Cicéron et Alaric ? Pourquoi Sénèque détestait-il qu'une femme chevauchât un homme ? Qu'est-ce que l'évergétisme ? Quelle était la fonction des jeux du cirque ? Peut-on parler de décadence ?
Loin des clichés et des préjugés, loin du mythe de la décadence véhiculée par les premiers auteurs chrétiens et des péplums hollywoodiens, l'archéologue et historien Paul Veyne s'attache à mettre en lumière l'intelligence d'un empire sur les fondements duquel nous vivons toujours aujourd'hui. Un empire qui, il y a plus de deux mille ans déjà, a été confronté à certains problèmes que nous connaissons aujourd'hui et a su les résoudre.

Émission "Les Chemins de la connaissance", animée par Raphaël Enthoven.

La révolution culturelle nazie. Avec Johann Chapoutot à la Librairie Mollat.


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20.06.2017

Pour les nazis, la "culture" était à l'origine la simple transcription de la nature : on révérait les arbres et les cours d'eau, on s'accouplait, se nourrissait et se battait comme tous les autres animaux, on défendait sa horde et elle seule. La dénaturation est intervenue quand les Sémites se sont installés en Grèce, quand l'évangélisation a introduit le judéo-christianisme, puis quand la Révolution française a parachevé ces constructions idéologiques absurdes (égalité, compassion, abstraction du droit...).
Pour sauver la race nordique-germanique, il fallait opérer une "révolution culturelle", retrouver le mode d'être des Anciens et faire à nouveau coïncider culture et nature. C'est en refondant ainsi le droit et la morale que l'homme germanique a cru pouvoir agir conformément à ce que commandait sa survie. Grâce à la réécriture du droit et de la morale, il devenait légal et moral de frapper et de tuer.
Johann Chapoutot approfondit ici ses livres précédents en explorant par exemple la lecture du stoïcisme et de Platon sous le IIIe Reich, l'usage de Kant et de son impératif catégorique ou la réception en Allemagne du droit romain. Il montre ainsi comment s'est opérée la réécriture de l'histoire de l'Occident et par quels canaux de telles idées sont parvenues aux acteurs des crimes nazis.

Une rencontre conduite par Nicolas Patin.

Rousseau, Kant, Hegel, Marx, Clouscard : clefs de lecture sur ERFM.


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2022

L'apport théorique de Michel Clouscard est immense. Mais aussi important soit-il, il se révèle parfois difficile à comprendre pour le néphyte !
Cette série d'interventions vise à replacer ses travaux dans la tradition des grandes percées conceptuelles qui ont mené à l'élaboration la plus avancée du matérialisme historique et dialectique, soit le mouvement engagé par Rousseau (état de nature/état civil, être suprême, volonté générale et psyché) et se prolongeant par Kant (théorie de la connaissance), Hegel (dialectique) et Marx (valeur d'usage et valeur d'échange, fétichisme de la marchandise, dans son oeuvre maîtresse Le Capital), jusqu'à Clouscard lui-même.
Monisme dialectique, infrastructure et superstructure, néo-kantisme, structuralisme dynamique en inclusion, antéprédicatif : autant de concepts qui sont clairement expliqués et contextualisés par l'étude plus particulière du Traité de l'amour fou et de Critique du libéralisme libertaire de Michel Clouscard.
Les difficultés, la structure du texte et la problématique sont clairement définies afin de nous permettre d'accéder au concept de libéralisme(-libertaire), matrice de toute l'histoire des idées politiques depuis la Révolution française, dont la genèse permet d'expliquer les évolutions du capitalisme depuis deux siècles, en apparence contradictoires.

Les Jésuites, anges ou démons ? Avec Marion Sigaut pour Culture Populaire à Antibes.


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26.02.2022

Les Jésuites éduquent encore de nos jours dans leurs institutions une certaine élite tandis qu'ils sont depuis des siècles tout à la fois craints, adulés, honnis. Mais qui sait de qui il parle ?
Marion Sigaut nous propose de retracer toute l'histoire de la confrérie de Jésus fondée en 1540, jusqu'à nos jours, afin que cessent les contre-vérités qui circulent à leur sujet, en bien ou en mal.

 - 0'00'00 : Accueil
 - 0'00'30 : Dire du mal des jésuites
 - 0'08'00 : Les Grandes découvertes et Réforme
 - 0'13'00 : Défendre le pape et le catholicisme
 - 0'14'50 : Premières attaques du Parlement et de l'Université
 - 0'17'50 : Le gallicanisme
 - 0'23'11 : Un précédent, le procès de Jeanne d'Arc
 - 0'25'58 : L'université en décadence
 - 0'29'00 : Guerre à outrance contre les jésuites
 - 0'31'00 : Analyse des griefs
 - 0'52'00 : Les Provinciales de Pascal
 - 0'56'30 : Le tyrannicide d'Henri IV à Louis XV
 - 1'20'00 : Pombal interdit les jésuites
 - 1'25'00 : Les jansénistes et les Lumières en France interdisent la compagnie de Jésus
 - 1'47'00 : XXe siècle, Vatican II
 - 1'52'00 : Le retournement
 - 2'00'00 : Le délire anti-jésuite d'aujourd'hui