Ukraine, un autre regard. Avec Pascal Lassalle sur Radio Courtoisie.


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11.05.2024

Le conflit qui ravage l'Ukraine depuis février 2022 est symptomatique du clivage qui traverse la dissidence française, entre une vision souverainiste étroitement nationale et l'idéal de défense d'une identité civilisationnelle européenne.
Pour évoquer l'histoire et l'actualité de ce conflit, qui de mieux que Pascal Lassalle, défenseur infatigable de l'Ukraine et de son peuple, pour expliquer à la fois l'histoire et la genèse de cette guerre, lui qui a développé une bonne connaissance autant de terrain que théorique du sujet ?

Émission du "Libre journal des controverses", animée par Mike Borowski.

La bataille de la Sécu : une histoire du système de santé. Avec Nicolas Da Silva à la Librairie Terra Nova.


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27.10.2022

Comment a-t-il été possible de construire la Sécurité sociale en 1946 dans un pays où la population dépendait de tickets de rationnement pour se nourrir alors qu'aujourd'hui nous ne serions pas capables de l'étendre dans un pays qui a rarement été aussi riche ? Nicolas Da Silva propose une histoire des transformations de la protection santé en France de 1789 à nos jours, à travers le prisme des conflits qui l'ont façonnée.
Au cours de la Révolution de 1789, alors que les débats sur la place de l'État et du capital dans la protection santé se déroulent dans des termes très contemporains, l'État refuse de procéder à des réformes d'envergure. Les mutuelles naissent alors comme forme d'auto-organisation malgré les interdits et la répression. Par crainte de leurs velléités révolutionnaires, l'État se réapproprie l'esprit des mutuelles par une série de loi à partir de 1852. C'est avec la Première Guerre mondiale que naît véritablement l'État social : la conduite et les conséquences de cette "guerre totale" renforcent le rôle de l'État dans la société, et son besoin de prendre soin comme de contrôler la population. L'État social en France n'est pas le produit de la bienveillance parlementaire mais celui de la guerre.
Après 1945, deux logiques en germe depuis un siècle s'affrontent directement : d'un côté, des militants cégétistes issus de la Résistance mettent en place en quelques mois un système de sécurité sociale autogéré par les intéressés, dans la tradition de la "Sociale" initiée par la Commune de Paris ; de l'autre, dès 1946, l'État cherche à mettre la main sur la "Sécu" contre le pouvoir populaire. Bientôt, il va modifier les principes de l'institution – de "chacun cotise selon ses moyens et reçoit selon ses besoins" à "chacun paye selon ses moyens et reçoit selon son niveau de risque".
Au gré des réformes, l'État social renforce un capitalisme politique où la proximité entre élites politiques et économiques impose des politiques souvent en contradiction avec les aspirations populaires. Si les dépenses de santé ne baissent pas, elles sont de plus en plus contraintes (nouvelle gestion publique) et changent de nature. Au nom de la lutte contre les déficits – c'est l'invention du "trou de la Sécu" –, la politique de ciblage des dépenses vers les plus pauvres et les plus malades ouvre un espace pour l'épanouissement des alliés politiques de l'État (médecine libérale, complémentaires santé) et pour le capital (cliniques, industrie pharmaceutique).
La pandémie a mis en lumière toute l'absurdité de ces évolutions et l'impérieuse nécessité à reprendre le pouvoir sur la sécurité sociale.

L'homme arc-en-ciel. Avec Michel Pastoureau sur France Culture.


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06.2023

Michel Pastoureau est une star dans son domaine : ses livres sont des best-sellers traduits dans une trentaine de langues, il est invité partout à faire des conférences, il est même devenu une sorte de gourou de la mode, ami de grands stylistes et conseiller "tendances".
Michel Pastoureau est un "homme arc-en-ciel" pour plusieurs raisons : son nom est certes indissociable de l'histoire des couleurs auxquelles il a consacré une série de livres publiés sur vingt ans aux éditions du Seuil, mais la diversité de ses recherches et de ses approches est grande, puisqu'il aussi connu du grand public comme l'auteur de livres sur les animaux dont il a retracé les histoires, que ce soit l'ours, le loup, le cochon ou le corbeau.
L'historien est également un pionnier dans son domaine : outre l'histoire des couleurs et des animaux qui n'étaient pas à la mode académique et publique à ses débuts dans les années 1970-80, pendant une première période de recherche, il s'est passionné pour les blasons, les emblèmes, les armoiries, autrement dit l'héraldique, qu'il a aussi contribué à sortir du mépris et à en faire une science historique à part entière.
Comme universitaire, Michel Pastoureau a occupé la chaire d'histoire de la symbolique médiévale à l'Ecole pratique des hautes études de 1982 à 2016, et il a été directeur d'études associé à l'Ecole des hautes études en sciences sociales de 1986 à 2006. Il fut aussi Conseiller historique sur les films d'Eric Rohmer et Jean-Jacques Annaud Perceval le Gallois (1978) et Le Nom de la rose (1986).
C'est un grand timide, mais un auteur prolifique de quelque 86 livres, et un chercheur qui se dit "heureux", ce qui n'est pas si fréquent !

Émission "À voix nue", produite par Caroline Broué.

L'aube des mythes. Avec Julien d'Huy sur le podcast Quoi de neuf en Histoire.


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12.2023

Que pensaient les premiers Homo sapiens de la mort ? Quelles croyances avaient-ils à propos de l'au-delà ? Des questions existentielles qui agitaient nos ancêtres de la préhistoire.
Julien d'Huy utilise une approche scientifique novatrice, la phylomythologie, pour remonter le temps afin de reconstruire la mythologie des temps passés.
Où l'on apprend que certains mythes étaient largement partagés à la surface du globe et ont laissé une trace, une influence, dans des récits bien postérieurs, y compris dans les grands textes religieux.

L'aube des mythes. Avec Julien d'Huy à la Librairie Ombres Blanches.


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14.10.2023

On sait peu de choses sur la façon dont nos ancêtres préhistoriques concevaient la mort. Si l'archéologie nous offre quelques pistes de réflexion, comment dépasser ses limites pour appréhender les croyances de nos prédécesseurs ?
Julien d'Huy, après avoir conçu la méthode phylomythologique visant à reconstituer les mythes du passé en retraçant la généalogie de ceux qui nous sont connus, s'attelle désormais à répondre à des questions fondamentales : à quoi les premiers Homo sapiens attribuaient-ils leur finitude ? Dans leur esprit, les humains étaient-ils mortels de toute éternité et, sinon, comment l'étaient-ils devenus ? Sous quelles formes se figuraient-ils leur dernière demeure et le chemin qui y menait ? Croyaient-ils en une vie après la mort et à la possibilité de revenir de l'autre monde ? Comment envisageaient-ils les relations entre les morts et les vivants ?
À la lumière de l'archéologie de la psyché qu'il développe, on découvre combien certains mythes hérités de nos lointains devanciers continuent de nous influencer dans l'art, la philosophie, la religion, voire la science, sécrétant toujours un puissant imaginaire autour de notre questionnement ultime.

La construction du mythe des pirates. Avec William Blanc sur Nota Bene.


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04.2025

Entre ce qu'étaient les pirates réellement et ce qu'on en imagine, il y a un gouffre ! Alors, depuis quand s'intéresse-t-on à eux, et comment a évolué ce mythe pirate depuis le 18e siècle ?

 - 0'00'00 : Introduction
 - 0'02'12 : Le parcours de William
 - 0'05'20 : Une révolte à l'origine de la piraterie ?
 - 0'12'59 : Les premières représentations de la piraterie
 - 0'15'38 : Les pirates dans la littérature - Les Aventures de Beauchesne d’Alain-René Lesage, une œuvre fondatrice du mythe pirate
 - 0'19'11 : Comment sont définis les pirates dans la littérature ?
 - 0'21'47 : Les pirates dans la littérature après Beauchesne : la recherche d'un ailleurs
 - 0'24'44 : Où se passent les histoires de pirates racontées aux 18e et 19e siècles ?
 - 0'27'30 : Parenthèse politique : le mythe pirate comme justification de la colonisation
 - 0'32'11 : Le pirate dans la littérature vu à la fois comme un héros et comme un monstre : exemple avec Fanny Campbell
 - 0'35'15 : Les évolutions de l'image de la piraterie dans la littérature du XIXe siècle
 - 0'40'36 : L'apport des œuvres d'Emilio Salgari
 - 0'44'18 : Les pirates au cinéma
 - 0'49'33 : Pourquoi les films se passent essentiellement dans les Caraïbes ?
 - 0'50'21 : L'évolution du pirate au cinéma à partir des années 50
 - 0'53'39 : Les films de pirates dans les années 80
 - 0'57'12 : Les pirates dans les films ou la littérature d'horreur
 - 0'59'48 : La représentation des pirates dans Pirates des Caraïbes
 - 1'04'39 : Les pirates dans la série Black Sails
 - 1'06'02 : Les pirates et l'univers Fantasy
 - 1'11'54 : L'histoire de l'imagerie des pirates
 - 1'16'02 : Les pirates dans les BD
 - 1'22'31 : Les pirates dans les jeux vidéos
 - 1'30'45 : Les pirates contre le capitalisme
 - 1'33'23 : L'image de la femme pirate
 - 1'36'53 : Les usages politiques du mythe pirate
 - 1'47'00 : Les conseils de lecture
 - 1'49'50 : Présentation de l'ouvrage collectif Pirates
 - 1'51'51 : Actualités et conclusion

De la subversion. Avec Olivier Dard sur Radio Courtoisie.


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01.01.2025

Sur fond de lutte anti-communiste, la guerre froide et les guerres coloniales ont mis sur le devant de la scène les vocables de "subversion", "anti-subversion" et "contre-subversion".
Depuis lors, ces termes ont été employés de manière confuse, voire indifférenciée, quand ils n'ont pas été associés à une fantasmagorie conspirative.
La première ambition du travail d'Olivier Dard, située à l'interface du militaire et du politique, est de s'attacher à l'archéologie de ces mots, qui se sont progressivement érigés en théories et en concepts. En même temps que le contenu des discours, il évoque les lieux, groupes et figures où ils ont émergé et se sont développés, pour diffuser, sur la base d'une telle grille de lecture, une intelligence des conflits et plus largement du politique.
Loin d'être cantonnées aux discours, ces analyses ont débouché sur des pratiques qu'il s'agit de revisiter en s'interrogeant sur la diversité de leurs modalités de mise en œuvre, comme sur celles de leurs postérités et de leurs usages contemporains.

Émission du "Libre journal de Catherine Rouvier".

Français, on ne vous a rien caché : la Resistance, Vichy, notre mémoire. Avec François Azouvi à la Nouvelle Action Royaliste.


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05.05.2021

Historien de la philosophie et chercheur en sciences sociales, François Azouvi vient de publier, sur la mémoire de la Résistance et sur celle de Vichy, un essai qui ruine la prétendue déconstruction du mythe “résistancialiste” fabriqué par certains historiens à la fin du XXe siècle.
Français, on ne vous a rien caché. Mais pourquoi de très nombreux citoyens ont-ils cru, après 1970, qu’ils étaient les héritiers d’un passé honteux ?

Conférence :
 - 0'01'49 : le travail mémoriel de la 2e Guerre Mondiale en France 
 - 0'10'40 : mystique et résistancialisme 
 - 0'29'00 : épuration et divisions politiques à droite (RPF) comme à gauche (PC et goulags) 
 - 0'35'49 : légitimité et légalité de Vichy 
Discussion : 
 - 0'44'11 : la disparition de la génération de Gaulle dans les années 1970
 - 0'56'00 : le rôle du récit mémoriel dans l'édification périodique de la nation. 
 - 0'59'33 : le syndrome de Vichy dès 1971 
 - 1'09'00 : polémique autour des propos antérieurs