

(0)
Dans l'ordre, ou le désordre : la loi Falloux, Le Cri du Peuple, L'Argent, la guerre avec la Prusse, la Commune de Paris, L'Enfant, Le Bachelier, L'Insurgé, l'exil en Angleterre.
Retour sur la vie et l'oeuvre de Jules Vallès, celui qui disait, par la bouche de son personnage Jacques Vingtras : "Je serai toujours celui qui crie Vive la République !"


(0)
Bon connaisseur de la littérature consacrée à l'Allemagne nazie, le politologue Gilles Amiel bat en brèche quelques idées reçues concernant le Troisième Reich, notamment la prétendue existence d'un "Etat fort" au sens traditoinnel du terme et celle non moins problématique d'une idéologie nationaliste qui ne serait que l'exacerbation du logiciel national.
C'est également l'occasion de clarifier le concept de souveraineté et de comprendre en quoi l'expérience nazie en est l'antithèse, tant ses tropismes racial et impérial en nient l'idée même.


(0)
Auteur des célèbres Romantisme fasciste et Dissidents de l'Action Française récemment republiés chez Pierre-Guillaume de Roux, Paul Sérant était doué d'une pensée éclectique dont il nous reste à mesurer l'importance.
Critiquant la modernité avec un regard vif et profond, il louait la tradition spirituelle et ethnoculturelle des peuples. Son œuvre, à la fois cohérente et disparate, est plus que jamais d'actualité.
Émission du "Libre Journal du soir", animée par Arnaud Guyot-Jeannin.


(0)
Pourquoi les Églises et les chrétiens ont-ils tant tardé à se mobiliser en faveur de l'abolition de l’esclavage ? Et comment a-t-on pu si longtemps s'accommoder de cette insoutenable contradiction associant une religion prônant l'amour de son prochain avec la réalité de pratiques esclavagistes attentatoires à la dignité humaine, parfois justifiées par des alibis religieux, voire génératrices de profits pour l'institution ecclésiastique ? À ce premier discours très critique en répond un second présentant l'histoire du christianisme comme celle d'une lente, nécessaire et logique maturation de l'idée abolitionniste, en quelque sorte contenue en germe dans son esprit.
Aucune de ces explications univoques ne peut rendre compte d'une relation aussi complexe. Antique, médiéval, moderne ou contemporain, l'esclavage se recompose en effet en permanence, jouant un rôle plus ou moins important selon les époques, et touchant des populations différentes. Le christianisme, aussi, se recompose sans cesse. Et les débats se multiplient, s'enchevêtrent, se recombinent. Paul pense que le chrétien doit se faire esclave de Dieu pour se libérer du péché. Pendant des siècles on s'évertue à protéger de l'abjuration les chrétiens esclaves de non-coreligionnaires, tout en admettant qu'un chrétien puisse être esclave d'un frère en foi. La question concerne également l'Autre, musulman, Indien d'Amérique, Africain. Théologiens, institutions, simples chrétiens se questionnent, s'affrontent parfois. Aux fausses certitudes de certains répondent les doutes et l'engagement d'autres. Au XVe siècle, cela en est fini de l'esclavage des chrétiens par des chrétiens. Au siècle suivant, l'esclavage des Indiens est officiellement aboli dans l'Amérique espagnole, avant que ne se pose la question de celui des Africains.
Émission "Les Racines du présent", animée par Frédéric Mounier.


(0)
Le 6 avril 2024 marquera les 30e commémorations du génocide survenu au Rwanda, au cours duquel près d'un million de Rwandais ont perdu la vie. Ce drame est particulièrement resté dans la mémoire collective de l'humanité à cause de la nature extravagante des massacres qui l'ont caractérisé.
Le récit des évènements, qui a émergé au lendemain du génocide, a installé les Hutus, prétendument soutenus par la France, dans le rôle des "Nazis tropicaux", tout en attribuant à Paul Kagame et à la rébellion tutsie du Front patriotique rwandais (FPR) celui des "libérateurs" du Rwanda qui ont mis fin au génocide.
Un narratif bien éloigné de la réalité historique...


(0)
Parcourant l'antiquité du Ve siècle grec jusqu'à la chute de l'Empire romain, Michel De Jaeghere ne se contente pas de faire le récit frémissant de nos grands ailleux. Il suit à la trace les débats, les dilemmes, les conflits et les échecs de ces deux civilisations.
Fidèle à sa méthode inaugurée dans son Cabinet des antiques (Les Belles Lettres), il prend appui sur de grands noms pour faire dialoguer les textes antiques avec notre propre histoire et tenter de dégager ce qu'ils ont à nous dire d'essentiel, de vital sur nous-mêmes.
Émission du "Libre Journal des historiens", animée par Philippe Conrad.


(0)
En 1940, l'historien Marc Bloch analysait à chaud la bataille de France comme une "étrange défaite". Comment en effet, après des mois de "drôle de guerre", brutalement interrompue par l'offensive allemande du 10 mai 1940, la France avait-elle subi une si rapide, si totale débâcle en un mois seulement face aux armées de Hitler ?
Laurent Schang, Max Schiavon, Jacques Bernot et Gilles Ragache retracent la débacle politique et militaire de l'année 1940 et décryptent les causes d'un désastre annoncé, de l'impréparation et des erreurs du commandement à la supériorité militaire allemande, en passant par le rôle ambigu joué par les alliés de la France.
Émission du "Libre Journal des Chevau-légers", animée par Luc Le Garsmeur.


(0)
Spécialiste de la Rome antique, longtemps professeur au Collège de France, auteur d'ouvrages majeurs, Paul Veyne est considéré comme l'un des historiens les plus érudits, les plus indépendants et les plus importants du XXe siècle.
En 1985, c'était à Bédoin, dans le Vaucluse, là où il vivait alors, que Paul Veyne et ses invités revenait sur son parcours et ses objets d'études, en évoquant ses enthousiasmes intellectuels et artistiques, ses amitiés, en particulier celle qu'il avait entretenue avec Michel Foucault, "l'une des deux ou trois personnes que j'aurais le plus aimé en ce monde".
L'occasion de revenir sur quelques éléments biographiques de cet immense historien de l'Antiquité qui, pourtant, minimise l'importance des idées en Histoire !