Histoire de l'Armée rouge. Avec Jean Lopez sur StoriaVoce.


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02.2024

Elle est née en 1918 dans la douleur et l'urgence de la pire des guerres civiles ; elle a été choyée et complice du régime de Staline, mais aussi sa victime, voyant ses meilleurs chefs torturés et fusillés ; elle a su renouveler la pensée militaire et s'est donnée les plus gros moyens jamais réunis. Et pourtant, l'Armée rouge a failli mourir sous les coups de plus agile et plus expérimenté qu'elle, la Wehrmacht. Elle a réussi à surmonter des défaites inouïes, se reprendre, contre-attaquer et détruire son ennemi, mais à un coût abominable. On lui doit en bonne part la victoire de 1945 et... l'asservissement des peuples d'Europe de l'Est.
Jean Lopez raconte le parcours de l'institution militaire la plus originale du XXe siècle. L'armée de Poutine se portant héritière de l'Armée rouge, il y a urgence à comprendre son fonctionnement, ses tares, ses faiblesses et... sa capacité à rebondir !

Une émission animée par Christophe Dickès.

Banque mondiale, une histoire critique. Avec Eric Toussaint à Dakar.


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29.10.2022

La Banque mondiale cherche-t-elle à combattre la pauvreté dans le monde ? Quel est le bilan de son action qui s'étend sur plus de sept décennies ? Qui dirige la Banque mondiale et comment fonctionne celle-ci ? Quels sont ses rapports avec les grandes puissances et en particulier avec les États-Unis ? Quelles relations entretient-elle avec d'autres grandes institutions internationales comme l'ONU, le FMI, l'OMC ? Pourquoi les politiques qu'elle recommande ne garantissent pas aux populations la satisfaction de leurs besoins fondamentaux et de leurs droits ? Pourquoi la Banque mondiale soutient-elle des régimes dictatoriaux ? Pourquoi intervient-elle pour déstabiliser ou aider à renverser des gouvernements qui cherchent une voie originale ? Pourquoi affirme-t-elle qu'une montée des inégalités est nécessaire au développement ? Pourquoi affirme-t-elle que les pays du Sud doivent s'endetter pour se développer ? A-t-elle une responsabilité dans l'éclatement des crises de la dette des pays en développement ? Quel est l'impact de son action sur la sécurité alimentaire, sur l'environnement, sur la santé publique, sur les femmes, sur ceux et celles qui vivent de leur travail ?
Eric Toussaint adopte une démarche chronologique pour analyser la Banque mondiale des origines à nos jours. Un soin particulier est apporté à situer la politique de la Banque mondiale dans son contexte politique et géostratégique. En outre, plusieurs études de pays viennent illustrer la politique de la Banque mondiale, ses mécanismes et ses conséquences.

Mon Antiracisme. Avec Kévin Boucaud-Victoire à la Nouvelle Action Royaliste.


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18.06.2025

Dès son enfance, Kévin Boucaud-Victoire est confronté aux discriminations en raison de sa couleur de peau. Cependant, il ne souscrit ni à l'antiracisme moral ni à l'antiracisme politique, qui dominent l'espace public contemporain. Selon lui, ces deux courants se trompent de combat : le premier occulte la question de la lutte des classes et le second est trop identitaire. La solution se trouve dans un antiracisme socialiste.

 - 0'00'00 : Intro
 - 0'00'32 : Conférence
 - 0'27'29 : Evolution du rapport de force au sein des différentes écoles de l'antiracisme. Qui incarne aujourd'hui un antiracisme universaliste ?
 - 0'33'36 : Des micromouvements incarnent cet antiracisme universaliste mais non marxiste mais ne pèsent rien. Pourquoi ? Doit-on être automatiquement indigéniste pour peser ? 
 - 0'42'29 : Développer un discours cohérent et non sujet à déformation
 - 0'48'55 : Dans la théorie décoloniale, il y a cette idée que le "blanc" ne sait pas qu'il est blanc. Pourquoi deviendrait-il antiraciste, si c'était le cas ?
 - 0'52'46 : Dans le livre, il n'est jamais question de droit, or la France est un pays qui a le droit du sol de manière multiséculaire
 - 0'59'29 : Mot fédérateur : universalisme (au sein français du terme)
 - 1'07'48 : Le marxisme réformateur est le seul qui soit acceptable politiquement
 - 1'08'33 : Le marxisme introuvable : la gauche en France après 1945 a cessé de lire de Marx
 - 1'16'20 : Un exemple d'absence de formation politique : la France Insoumise qui ne forme pas réellement ses militants avec l'Institut La Boétie
 - 1'23'01 : Mélenchon et le catholicisme athée
 - 1'23'33 : Outro

La santé mentale ou les désordres de la personne à l'âge de l'autonomie. Avec Alain Ehrenberg pour L'Estive de Foix.


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14.05.2024

Les questions de santé mentale se sont imposées comme des enjeux majeurs dans les champs du travail, de l'éducation, de la justice, de la famille, ou encore de l'économie. Elles sont ainsi clairement devenues transversales.
Alain Ehrenberg nous montre ici que la santé mentale, au-delà de la santé elle-même, représente une attitude globale à l'égard des tensions morales d'une société où les idéaux d'autonomie individuelles imprègnent l'ensemble des relations sociales.

Réponses et objections. Avec Jacques Bouveresse au Centre Pompidou.


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18.10.2000

Professeur au Collège de France, Jacques Bouveresse est l'auteur récent de Wittgenstein, la modernité, le progrès et le déclin (éditions Agone). L'occasion pour quatre philosophes -Alban Bouvier, Frédéric Nef, Ruwen Ogien et Clément Rosset- d'examiner cette parution philosophique sans parti pris d'école ou de tendance, pour tenter de tirer au clair l'antipathie que Wittgenstein entretenait envers la civilisation contemporaine, antipathie qui l'a poussée à ne s'attacher qu'au très petit nombre de choses qu'il considérait comme essentielles.

Economie, affects et politiques. Avec Frédéric Lordon et Brian Massumi à l'École universitaire de recherche Artec.


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28.11.2018

Tous deux intellectuels à la pointe du renouvellement des pensées de la gauche radicale, Frédéric Lordon et Brian Massumi proposent chacun une pensée radicalement critique de l'économie orthodoxe à partir de la notion d'affect. L'un s’appuie sur Spinoza (par exemple dans La Société des affects et dans Les affects de la politique), l'autre sur Deleuze et Guattari (par exemple dans L'économie contre elle-même).
Si leurs prémisses critiques semblent converger, leurs approches, leurs conclusions et leurs propositions politiques nous emmènent dans des directions assez différentes entre elles. Leurs rapports à l'État-nation comme leurs analyses des dérivations financières sont en contraste particulièrement marqué.
Chacun d'eux peut incarner un devenir possible de la gauche radicale : la question sera de savoir si ces devenirs sont compossibles, contradictoires ou complémentaires.

Un débat animée par Yves Citton et Quentin Badaire.

La société ingouvernable, une généalogie du libéralisme autoritaire. Avec Grégoire Chamayou à la Villa Médicis.


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28.03.2019

Partout, ça se rebiffait. Les années 1970, a-t-on dit à droite et à gauche, du côté de Samuel Huntington comme de Michel Foucault, ont été ébranlées par une gigantesque "crise de gouvernabilité".
Aux États-Unis, le phénomène inquiétait tout particulièrement le monde des affaires, lui qui était mis en cause de toutes parts, confronté simultanément à des indisciplines ouvrières massives, à une "révolution managériale" réelle ou supposée, à des mobilisations écologistes inédites vécues comme des "attaques sur la libre entreprise", à l'essor concomitant de nouvelles régulations sociales et environnementales, et - racine de tous les maux - aux ravages de ce que Friedrich Hayek fustigeait alors comme une "démocratie sans limite".
C'est à cette occasion que furent élaborées, par réaction, dans un mouvement de contre-offensive multiforme face à cette vague de révolte généralisée, de nouvelles tactiques politiques destinées à l'endiguer et à la neutraliser, de nouveaux arts de gouverner encore actifs aujourd'hui.

Histoire de la conquête spatiale : l'envers du décor. Avec Irénée Régnauld et Arnaud Saint-Martin sur France Culture.


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28.02.2024

L'espace fait rêver. Mais comment ce mythe de la conquête de l'espace s'est-il construit ? L'iconique bipbip du satellite Spoutnik, en 1957, est généralement présenté comme l'acte de naissance de l'exploration spatiale : son origine nazie est plus souvent oubliée.
C'est ce que rappellent Irénée Régnauld et Arnaud Saint-Martin dans un essai marquant d'histoire des sciences : comment ces technologies prennent racines dans l'Allemagne du 3e Reich. Puis comment, en un siècle, nous avons vu l'avènement d'une "astroculture" en soutient de programmes spatiaux aux objectifs avant tout militaires. Et enfin l'éclosion d'une économie extra-atmosphérique, décorrélée de tous enjeux climatiques.

Émission "La Science, CQFD", animée par Natacha Triou.

De la subjectivité contemporaine chez Michel Freitag. Avec Gilles Labelle à l'Université du Québec à Montréal.


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01.01.2015

Lisant L'abîme de la liberté de Michel Freitag, on pense au propos qui ouvre le Contrat social de Rousseau: "L'homme est né libre, et partout il est dans les fers". La pensée de Michel Freitag telle qu'elle s’exprime dans son ouvrage posthume pose en un certain sens une question classique : comment la proclamation de la liberté comme fondement de la cité peut-elle se combiner avec la servitude – ou pire : s'accomplir comme servitude ?
Cet apparent paradoxe est lisible au mieux dans la psychologie de l'être postmoderne, à qui l'on prête des "droits inaliénables" si ce n'est une capacité de "créativité" présumément jamais vue dans l'histoire de l'humanité – et qui se trouve pourtant au même moment intégré à des "systèmes" dits autorégulés correspondant en tous points à ce que Marx décrivait comme aliénation à des puissances étrangères (et absolument hostiles) à l'humanité.
Comment la pensée de la liberté de Freitag décrit-elle et comprend-elle cet apparent paradoxe instituant de la psyché contemporaine, qui semble l'écarteler entre toute-puissance imaginée et archi-impuissance vécue réellement ?

Une conférence qui s'inscrit dans le colloque L'abîme de la liberté de Michel Freitag, organisé par le Collectif Société.

Les bois et forêts en France. Avec Laurent Ozon et Jean-Pierre Michel sur Radio Courtoisie.


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26.12.2009

Les forêts françaises couvrent aujourd'hui près d'un tiers du territoire, offrant à la fois un patrimoine naturel exceptionnel, un réservoir de biodiversité et une ressource économique majeure. Derrière leur apparente immuabilité se cache une histoire longue, façonnée par les choix humains, les évolutions climatiques et les mutations économiques. De la gestion traditionnelle aux défis contemporains — changement climatique, pressions foncières, politiques publiques — les bois et forêts sont au cœur d'enjeux qui concernent autant l'environnement que l'aménagement du territoire et l'économie locale.
Laurent Ozon et Jean-Pierre Michel croisent leurs regards et leurs expériences pour explorer la place des forêts dans la France d'hier, d'aujourd'hui et de demain en nous entraînant dans un voyage qui mêle connaissances scientifiques, perspectives historiques et réflexions sur l'avenir de ce patrimoine vivant.

Émission du "Libre journal des lycéens", animée par Hugues Sérapion.

Le plan Bayrou, c'est le truc de trop et l'occasion ou jamais d'en finir. Avec Frédéric Lordon sur Blast.


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07.2025

Le philosophe Frédéric Lordon revient dans cet entretien sur le plan budgétaire présenté le 16 juillet 2025 par François Bayrou, sur ce qu'il appelle "l'ethos" du macronisme, sur la faillite des "médiations institutionnelles" (politiques, médiatiques, syndicales), dont le constat l'amène à réfléchir à la possibilité d'un "débordement".
Il évoque aussi la fascisation en cours, qu'il a été l'un des tout premiers à dénoncer – entre pessimisme et espoir.

Un entretien mené par Sébastien Fontenelle.

Les enjeux anthropologiques du coaching. Avec Baptiste Rappin sur Haltérophilo.


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05.2025

De quoi est-il question, au fond, dans le coaching ? De rien de moins que de la fabrique de l'homme cybernétique planétaire. Méthode d'accompagnement née dans les années 1990 qui se développa dans la décennie suivante, le coaching s'est aujourd'hui pleinement institutionnalisé : il est reconnu, à part entière, comme un outil de développement de la personne qui conjugue recherche du bien-être et souci de l'efficacité.
Baptiste Rappin met ici en exergue les fondements philosophiques du coaching allant de l'utilitarisme jusqu'à la question de la "vie nue", et nous livre les résultat de son enquête généalogique qui conduit du coaching contemporain vers le Nouvel Âge de la contreculture californienne. Enfin, il interroge le type de subjectivité à l'œuvre dans le déploiement opérationnel du coaching, offrant une perspective générale d'interprétation. 

- 0'00'00 : Introduction
- 0'01'50 : Pourquoi cet ouvrage et qu'est-ce que le coaching ?
- 0'09'10 : Mai 68, le refus de l'autorité et le changement des rapports sur le marché de travail
- 0'20'23 : Être la meilleure version de soi-même et être dans la perpétuelle amélioration de soi, mais pour quoi ?
- 0'31'58 : Pourquoi ne pas régler le problème à sa source ?
- 0'37'41 : Indifférenciation entre vie publique et vie privée suivi de l'abolition du vouvoiement
- 0'44'06 : Qu'est-ce que la transparence ?
- 0'50'01 : Y a-t-il un lien entre le coaching et les Lumières ?
- 0'56'36 : L'influence du monde anglo-saxon et l'utilisation des anglicismes
- 1'05'28 : Gnose, occultismes et management
- 1'15'33 : Vers une nouvelle religion du travail ?
- 1'19'23 : Conjugaison des spiritualités orientales, de l'écologie, management et ESG
- 1'23'11 : Le crime parfait ?
- 1'31'59 : Conclusion et remerciements