Critiques classiques du management. Avec Baptiste Rappin et Michel Boyance sur Haltérophilo.


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23.05.2025

Alors que nos sociétés sont désormais soumis à une implacable "théologie managériale", il est important de mettre en perspective l'héritage des traditions philosophiques antiques et médiévales face aux ruptures introduites par la modernité et la postmodernité. L'occasion d'interroger la manière dont le management s'est imposé comme un cadre normatif dominant, en se substituant parfois au politique et au religieux, et d'inviter à envisager ce que la pensée classique peut encore offrir pour répondre aux enjeux contemporains.

 - 0'00'00 : Introduction
 - 0'03'45 : Quelques définitions : pensée classique, modernité et post-modernité
 - 0'12'40 : Le piège de la binarité
 - 0'29'46 : Quand fut le point de rupture entre pensée classique et pensée moderne ?
 - 0'41'19 : Substitution de l'Église par l’état puis de l’état par l’entreprise ?
 - 0'49'02 : Vers un état mondial et unifié ?
 - 0'54'58 : Y a-t-il un lien entre l’athéisme, l’eugénisme et le management ?
 - 1'04'53 : "Mourir dans la dignité" et la substitution du prêtre par la machine
 - 1'11'36 : Qui d'autre peut apporter une réponse si ce n'est l'Église ou la machine ?
 - 1'16'33 : Quelques recommandations de lecture
 - 1'20'57 : Conclusion et remerciements

Wehrmacht : la fin d'un mythe. Avec Jean Lopez sur StoriaVoce.


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07.2023

Relayé par des dizaines d'historiens depuis Jacques Benoist-Méchin, le mythe d'une armée allemande invincible a longtemps duré. Certes, la Wehrmacht possédait une excellence tactique, un encadrement de qualité, ainsi qu'une souplesse d'action dans l'utilisation des chars et de l'aviation.
Il n'empêche, il s'agit de rétablir une vérité historique en se posant des questions essentielles : quelle était la valeur de cette armée depuis le XVIIIe siècle ? Qu'est-ce que l'art militaire doit à l'Allemagne ? Quelle était la place des officiers dans l'appareil militaire ? Que représente la victoire en Pologne (1939), puis en France (1940) ?
L'historien Jean Lopez renouvelle notre vision et met fin à la légende de la première armée du monde.

Une émission animée par Christophe Dickès.

Des enfers à la mine, quand l'histoire explore les mondes souterrains. Avec Jean-Jacques Terrin et Alexandre Estaquet-Legrand sur France Culture.


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07.06.2024

Les mondes souterrains, présents dans l'imaginaire humain depuis l'Antiquité, oscillent entre fascination et effroi. Ils évoquent la mort, les Enfers et l'obscurité, nourrissant des mythes puissants comme ceux d'Hadès, d'Orphée ou encore d'Énée, mais aussi des réflexions philosophiques, à l'image de la caverne de Platon, symbole de l'ignorance et de la quête de vérité. Ces univers, invisibles et mystérieux, inspirent à la fois crainte, en raison de leur caractère sombre et hostile, et émerveillement, puisqu'ils peuvent être perçus comme des refuges, des lieux de méditation ou des espaces symboliques de passage vers la lumière et la connaissance. 
Mais les mondes souterrains ne se limitent pas aux mythes ou à la philosophie. Ils sont aussi synonymes de richesses et de fécondité, à travers le mythe de Perséphone et la symbolique de la germination, ou encore par les trésors enfouis de la terre, des métaux précieux au pétrole. La littérature et la science, avec Jules Verne par exemple, ont prolongé cette fascination en imaginant des expéditions vers ces territoires inconnus.
Pourtant, ces richesses s'accompagnent d’un revers tragique, celui du travail minier et de ses conditions mortelles, immortalisées dans Germinal de Zola.
Enfin, l'architecture et l'urbanisme se sont aussi emparés de cet imaginaire souterrain, des grottes d'agrément antiques aux catacombes, en passant par les réseaux modernes de métros et d’égouts, montrant que le sous-sol reste un espace essentiel, à la fois utile, mystérieux et inspirant.

Émission "Le Cours de l'histoire", animée par Xavier Mauduit.

L'avenir de l'écologie et le nôtre. Avec Luc Ferry à l'Institut Diderot.


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11.2021

En 1992, Luc Ferry fut l’un des premiers à fustiger les outrances antihumanistes des courants verts radicaux. En 2021, le philosophe oppose à des décroissants de plus en plus écoutés un contre-projet radical.
La foi du Progrès chevillée au corps, cet ancien ministre de l'Éducation nationale nous propose une analyse de tous les courants écologistes actuels, des "collapsologues" aux tenants de la "croissance verte" en passant par "l'écologie décoloniale" ou "l'éco-féminisme".
Célébrant la troisième révolution industrielle, l'intelligence artificielle, l'innovation et la recherche, en opposition aux prophètes de malheur, il montre comment il nous serait possible, grâce à "l'écomodernisme", de concilier croissance et préoccupations environnementales.

La foi par la raison. Avec Frédéric Guillaud pour Pôle Mission Paris.


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2021

Jésus-Christ a-t-il vraiment existé ? Avait-il une femme et des frères ? Sa résurrection est-elle une hallucination ? Qui a écrit les Évangiles ? À ces questions, comme à toutes celles que nous n'avons jamais osé poser au catéchisme, Frédéric Guillaud apporte avec brio et simplicité les plus lumineuses des réponses.
L'occasion de montrer la profonde cohérence rationnelle de la doctrine chrétienne, sans esquiver aucune des difficultés historiques ou philosophiques rencontrées par les Chrétiens.
Attention, que vous ayez la foi ou pas encore, vous risquez d'être convaincu !

La vie et la mort par temps de pandémie. Avec Jean-Pierre Dupuy sur France Culture.


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22.05.2021

Un virus n'a pas d'intentionnalité, à part peut-être celle de trouver des hôtes pour se multiplier puisqu'il est incapable de le faire seul. Contrairement à ce qu'on a pu lire et entendre ici et là, celui qui est responsable de la Covid-19 n'a donc nullement surgi dans le but de nous faire la morale, encore moins de nous châtier.
Mais, à défaut de recevoir des leçons de sa part, nous pouvons, nous, en tirer quelques-unes pour notre propre compte en examinant les effets qu'il a eus sur nous et les réactions qui ont été les nôtres : qu'avons-nous appris grâce à lui ? Nos analyses de la situation ont-elles toujours été à la bonne hauteur du drame ? Que sont devenues la vie et la mort en ces temps de pandémie ?

Émission "La Conversation scientifique", animée par Etienne Klein.

Comprendre la transformation du monde et le suicide européen. Avec Laurent Ozon pour Géopolitique profonde.


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24.08.2025

L'Europe est en train de basculer dans une logique de guerre totale. Les élites occidentales transforment l'Union européenne en instrument militaire au service de Washington, poussant les sociétés européennes vers un affrontement prolongé avec la Russie. Derrière cette stratégie, l'objectif américain reste clair : contenir Moscou aujourd'hui, pour mieux préparer le choc avec la Chine demain.
Ce projet s'appuie sur plusieurs leviers : une réindustrialisation orientée vers l'armement, une centralisation accrue du pouvoir à Bruxelles, un contrôle numérique renforcé sur les populations, et une immigration massive pour remodeler le marché du travail. L'Europe est ainsi positionnée comme avant-poste de l'ordre transatlantique.
Mais une autre force politique avance : le courant identitaire, qui veut détourner l'attention de la Russie pour désigner l'islam comme menace principale. Porté par les droites européennes, il associe discours sécuritaire, critique de l'immigration et défense d'une souveraineté nationale affaiblie.
Pendant ce temps, l'extrême gauche, marginalisée, n'a plus qu'un rôle secondaire. L'affrontement mondial se structure désormais autour d'un dilemme : l'Europe suivra-t-elle docilement la feuille de route atlantiste ou parviendra-t-elle à se libérer de son rôle sacrificiel dans la stratégie américaine ?

Un entretien mené par Raphaël Besliu.

Lénine et le socialisme dans un seul pays. Avec Jean-Jacques Marie à l'Ecole Normale Supérieure.


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15.01.2023

En 1924, au moment de sa mort, Vladimir Ilitch Oulionov (1871-1924), dit Lénine, a perdu le contrôle du parti qu'il avait fondé en 1903. En 1943, l'Internationale qu'il avait créée en 1919 a été dissoute par son successeur. En 1991, l'État qu'il avait bâti en 1917 au milieu des ruines s'est effondré.
Pour comprendre cet homme, Jean-Jacques Marie va au-delà des légendes et des jugements moraux et, à la lumière des informations révélées par les archives soviétiques, nous restitue ce que fut la dernière période de sa vie, de 1917 à 1923.
Ni hagiographique ni inquisitorial, le travail de Jean-Jacques Marie permet également de mesurer l'héritage de cet "inventeur politique" hors-norme.

Une intervention qui se fait dans le cadre du séminaire "Lectures de Marx".

Histoire de la philosophie matérialiste. Avec Guillaume Deloison sur Martin Eden Podcast.


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2025

Le matérialisme est sans doute le courant philosophique qui a suscité le plus de controverses, ce qui lui a valu d'être malmené et caricaturé à de nombreuses reprises. Guillaume Deloison se propose de montrer le contenu réel de ses concepts, d'en fournir une définition nouvelle et de le relier à ses racines historiques et sociales. Dans chaque période, il est au cœur d'enjeux idéologiques de premier plan parce qu'il est à l'intersection des progrès de la connaissance et des préoccupations métaphysiques.
Ce courant de pensée, bien qu'il ait joué un rôle fondamental dans la vie scientifique et culturelle du monde occidental, n'a pourtant été que très peu étudié. L'exposé qu'en donne Guillaume Deloison se veut le panorama d'un champ conceptuel en constante agitation, uni par l'idée que les mythes et le sacré ne sont pas les seuls horizons pour penser la place de l'homme dans l'Univers.
D'Épicure aux matérialistes contemporains anticréationnistes en passant par Marx, une même exigence émancipatrice traverse l'œuvre de ces penseurs. Il s'agit d'en rendre compte tout en indiquant où passent les lignes de fracture. L'enseignement de l'histoire des idées en France néglige cet héritage intellectuel, en le confinant à un cercle restreint de spécialistes, alors que les interrogations soulevées par le matérialisme s'adressent à tous. Il est en effet indispensable que cette philosophie soit mieux représentée dans les programmes et les manuels, qui semblent oublier qu'une part importante de la population ne se réfère pas à la transcendance pour donner un sens au monde.
L'histoire du matérialisme est également incontournable pour saisir les enjeux du travail des sciences de notre temps. En dévoilant comment les savoirs d'aujourd’hui sont les fruits de luttes contre des traditions conservatrices, elle invite à ne verser ni dans un positivisme naïf, ni dans une défiance figée à l'égard des résultats scientifiques.
Être matérialiste consiste moins à désenchanter le monde qu'à en restituer le libre cours.

Comment hériter du marxisme. Avec Jean-Numa Ducange pour Le Vent Se Lève.


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01.2021

S'il est certain que Marx est une figure incontournable de la "critique", il n’en demeure pas moins l'objet d'interprétations, de récits ou d'incompréhensions, qui l'efface souvent derrière des grands mots d'ordre.
Alors, comment s'y retrouver et comment faire une place à Marx dans notre temps, moins comme un visionnaire qui aurait déjà tout compris, que comme un théoricien pour qui l'objectif était de mettre en évidence les contradictions de chaque présent historique ?

Podcast "L'Archipel Critique", animé par Laëtitia Riss.

Souverainisme. Avec Jacques Sapir et Georges Kuzmanovic sur Radio Campus Paris.


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16.03.2023

"Après 5 constitutions républicaines, après des restaurations monarchiques, des dérives impériales, après Vichy, nous savons que la République est fragile, sujette à l'instabilité, promise aux dérapages. Le mal vient justement de la doctrine de la souveraineté." écrit Blandine Kriegel (La République incertaine, La Quai Voltaire, 1992).
Mais faut-il jeter le bébé de la souveraineté avec le bain de son passif ? Jacques Sapir et Georges Kuzmanovic, deux souverainistes convaincus, ont leur petit avis sur la question...

Émission "Mots de passe".

Adolf Portmann : la forme animale. Avec Jacques Dewitte et Jean-Christophe Bailly sur France Culture.


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15.02.2014

Et si la beauté du vivant n'était pas qu'un hasard de l'évolution, mais une fin en soi ? Le biologiste suisse Adolf Portmann, trop souvent relégué aux marges de la science officielle, a osé cette hypothèse : les formes animales ne se réduisent pas à leur utilité, elles s'exposent, elles se donnent à voir.
Entre finalité et mystère, la "physiognomonie" de Portmann interroge notre regard sur le vivant.

Émission "Répliques", animée par Alain Finkielkraut.