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Comment une simple notion géographique, celle d'Occident, est-elle devenue l'axiome organisateur de toute vision du monde ?
À rebours des grandes stylisations historiques qui y voient un continuum depuis la civilisation gréco-romaine, Georges Corm montre que les germes de la puissance européenne se trouvent dans l'intensité exceptionnelle de ses relations avec les autres civilisations, dès le haut Moyen Âge.


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Remontant au XVIIe siècle, à la formation des drogmans (traducteurs d’arabe, turc et persan) et à la traduction des Mille et une Nuits d’Antoine Galland où l’Orient s’introduit dans l’imaginaire occidental, Henry Laurens nous montre le rôle important qu’ont joué les orientalistes au XIXe siècle.
Il évoque le malentendu tragique de la seconde moitié du XIXe, alors que les connaissances des orientalistes étaient utilisées pour le développement du colonialisme et des théories essentialistes.
Objet de critique de la part des marxistes, le concept d’orientalisme a reculé après la 2e Guerre mondiale et la décolonisation, au profit de la spécialisation des chercheurs.


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Une réflexion sur les origines et le contenu de la théorie du Gender, sorte de bouillie conceptuelle postulant que la sexualité est détachée du genre biologique en étant une construction purement culturelle.
En cela, on peut la ranger dans le vaste mouvement d'homogénéisation du monde à l'oeuvre dans l'histoire, désignée comme idéologie du "Même" par Alain de Benoist.


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Le cri d'alarme est lancé : l'école publique en est arrivé à un tel niveau de décripitude qu'il est impératif d'entièrement une rénovation complète sous peine d'euthanasie du corps social.
En suivant un itinéraire de réformes égalitaristes (depuis le milieu des années 70) qui l'a logiquement amenée à niveller par le bas ses exigences, nous en sommes finalement arrivés à développer un modèle totalement inégalitaire.
C'est ainsi que notre école répond à un schéma ternaire:
- une école élitiste (secteur privé) pour les enfants des élites
- une école "au service de l’entreprise" pour les enfants de la classe moyenne productive
- une école "du vivre-ensemble" mâtinée de multiculturalisme


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Francis Cousin voit l'histoire et la vie comme un combat immanent entre l’Être et la Marchandise.
Le monde semble, selon lui, le lieu du combat "radical" entre ces deux substances primitives.
Comme le Mal porte la division au sein du Bien pour régner, la spécialisation dans la communauté des hommes (l’Être) est le fruit de l’action de la Marchandise, et cette division fait s’entre-déchirer l’Être.
D’où la critique radicale de la Marchandise, propre, selon lui, au cosmos sacral indo-européen, vu comme la réaction de l’Être face à son adversaire, la Marchandise.
Emission animée par le Lieutenant Sturm accompagné de Pascal Lassalle.


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On déplore aujourd'hui en France et dans bien d'autres pays la faillite de l'éducation officielle. Jean de Viguerie nous éclaire sur les origines du désastre. Les principaux responsables sont les pédagogues. Les innombrables réformes de l'enseignement, accomplies par les pouvoirs publics depuis un demi-siècle, ne représentent que la cause immédiate. Les pédagogues contemporains bien connus, Freinet, Ferrière, Piaget, Meirieu, se réfèrent toujours à ceux des siècles passés, comme Érasme, Comenius et Jean-Jacques Rousseau. Le système utopiste, mis au point au cours du temps, est devenu aujourd'hui doctrine d'État et réglemente l'enseignement dans une grande partie du monde. On doit en démasquer le mensonge. L'utopie pédagogique annonce la « réussite de tous » mais, en même temps, elle proscrit les véritables moyens d'apprendre et dévalue le savoir. Elle se targue de placer l'enfant au cœur du système scolaire — l'enfant « sujet » et non « objet » — mais en même temps elle lui refuse l'intelligence innée, la mémoire et l'appétit de savoir. Elle s'empare de lui, le façonne et le manipule. Toute la faillite vient de là. Libérons l'enfant de sa tutelle oppressive en en dénonçant l'utopie.


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