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Après la polémique déclenchée par les propos de Claude Guéant stipulant que "Contrairement à ce que dit l'idéologie relativiste de gauche, pour nous, toutes les civilisations ne se valent pas", il est temps de s'interroger sur le sens profond de la problématique.
Qu’est-ce qu’une "culture" ? Et qu’est-ce qu’une "civilisation" ?
Le débat fait rage entre les relativistes et les universalistes. Ou plutôt entre ceux qui pensent que la civilisation occidentale est supérieure aux autres et ceux qui plaident pour une symbiose des cultures.
Le philosophe Philippe Némo ne pense pas que l’Occident soit par essence supérieure à l’Orient, par exemple. Mais il constate qu’à la loterie de l’évolution, l’Occident a tiré le gros lot : c’est elle qui a inventé l’Etat de droit, la démocratie, la liberté d’expression et l’économie de marché.
Sociologue, Eric Fassin est un chercheur engagé du côté des minorités. Pour lui, le discours de M. Guéant correspond au sens commun colonial d’avant-guerre qui ferait fi des acquis de l’anthropologie. Un racisme culturel serait donc en vigueur au sommet de l’Etat.
Dialogue des cultures ou choc des civilisations ? Place donc au choc des argumentations et au conflit des interprétations.


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De la crise financière à l'accident de la centrale nucléaire de Fukushima, la société du risque est devenue le modèle de notre monde contemporain sans cesse menacé d'effondrement écologique, économique ou politique.
Comment échapper à la fois à la catastrophe et au catastrophisme ? Quelles alternatives collectives construire pour faire face à cette crise de l'avenir ?
Slavoj Zizek analyse les différentes façons d'appréhender la crise du capitalisme. Car les quatre cavaliers de l'Apocalypse (désastre écologique, révolution biogénétique, marchandisation démesurée et tensions sociales) sont, selon lui, en train de le décimer.
Face à cette situation catastrophique, quatre attitudes semblent s'imposer : le déni (l'idée que la misère ou les cataclysmes, "cela ne peut pas m'arriver"), le marchandage ("laissez-moi le temps de voir mes enfants diplômés"), la dépression ("je vais mourir, pourquoi me préoccuper de quoi que ce soit") et l'acceptation ("je n'y peux rien, autant m'y préparer").
Or, il est possible de sortir collectivement de cette mondialisation malheureuse.


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Anselm Jappe développe dans un premier temps sa réflexion sur la crise du capitalisme à partir de la critique marxienne de la valeur.
Il réagit ensuite longuement à des questions et interventions dans la salle.
La critique de la valeur n'est-elle pas une forme d'économisme ? Ne pousse-t-elle pas au pessimisme ?
Pourquoi la valeur est considérée comme une fait social total (au sens de Mauss) ?
La crise du capitalisme est-elle une opportunité pour l'émancipation sociale ?
Qu'est-ce que la lutte des classes ? Faut-il vraiment arrêter de revendiquer pour une redistribution des richesses capitalistes (argent et machandises) ?
Le capitalisme est-il vraiment en train de s'effondrer ?
Quels sont les effets du discours de la critique marxienne de la valeur ?
La discussion collective s'ouvre enfin sur la perspective de l'émancipation sociale (Que faire ? Quoi faire ?), au-delà de la forme de vie sociale capitaliste-marchande structurée par le travail socialement médiatisant, le mouvement de la valeur, l'argent et l'Etat.


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"Qu’avons-nous fait de ces cinquante ans ?" Telle est la question que se posent de nombreux Algériens.
Preuves et témoignages à l’appui, Frédéric Pons explique pourquoi l'Algérie s’est enfoncé dans le marasme depuis l'indépendance de 1962.
Il montre comment une caste militaro-affairiste met l’économie en coupe réglée et se maintient au pouvoir, recourant à des manipulations qui ont culminé pendant la terrible guerre civile des années quatre-vingt-dix, aux cicatrices encore à vif.
C'est donc le vrai bilan de cinquante ans d’indépendance qui nous est ici révélé.


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"Les pires ennemis de nos peuples, ce sont ceux qui nous vendent la soupe planétaire, la soupe sans-frontiériste (…) J’espère que ceux qui ont naufragés le débat sur l’identité nationale se rendent compte d’avec quoi ils jouent. Je crains pour ma part que quand on refuse d’affirmer une identité nationale, on soit très proche d’affirmer les identités ethniques et religieuses qui sont la réalité de la France qui vient." Hervé Juvin


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Doit-on avoir peur des immigrés ? Le flux migratoire est-il un enrichissement ou une menace pour l'identité nationale française ?
Débat intéressant car permettant de mesurer les conséquences des positions pro- et anti-immigrationnistes des uns et des autres, quasiment 30 ans après l'émission en question.
A noter qu'il s'agit du premier passage sur un grand média pour Julien Dray, et qu'il s'agissait de la toute première saison de l'émission "Répliques" d'Alain Finkielkraut.


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La haine de Mai 68 est devenue un thème à la mode. Quelles en sont les origines ? Quarante ans après, Mai 68 mérite-t-il de tels réquisitoires ? Faut-il y voir une simple "rhétorique réactionnaire" ?
Serge Audier analyse notamment les profondes mutations du monde intellectuel, marqué par une contre-offensive libérale et conservatrice, une réaffirmation de l' "humanisme" et un retour au mythe républicain.


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Comment comprendre la division entre l'étude de l'histoire des sciences, traditionnellement réservée aux facultés de philosophie, et l'étude de l'évolution des techniques, dont la responsabilité est assumée pour une grande part par des clubs d'ingénieurs à la retraite ?
Ces deux disciplines peuvent-elles être pratiquées sans un dialogue commun ?
Remarque : le volume de la conférence est particulièrement bas.


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