

(0)

(0)

(0)
Henri Hude nous éclaire sur les racines et l’évolution du phénomène Tea Party, souvent mal compris en France.
En effet, ce parti s'inscrit dans une tradition bien américaine de révolution démocratique des classes moyennes visant à renover le personnel politique et à réaffirmer les valeurs traditionnelles de la politique americaine (la primauté de la constitution).
Dans cette optique, ce mouvement est interprété comme un sursaut de conscience de la classe moyenne qui se réapproprie le pouvoir, sans idéologie.


(0)
Jean Clair, pour quoi le surréalisme est "le seul mouvement d'avant-garde à avoir acquis un succès populaire et durable", se propose d'en dévoiler la part d'ombre.
Les oeuvres produites par ce mouvement laissent transparaître un gout de la violence certain, un attrait pour l'irrationnel et la mystique de masses qui reproduiraient à une échelle groupusculaire les méthodes totalitaires.
C'est cette position que va combattre Jacqueline Chénieux-Gendron en prenant le parti de défendre cet héritage artistique.


(0)
D’après Antoine Compagnon, un antimoderne est d’abord un moderne qui n'a pas bonne conscience !
Ni réellement conservateur ou traditionaliste, ni conformiste ou néo-classique, il est un moderne divisé et partagé. Ces idées fixes sont au nombre de six : historique, la contre-révolution ; philosophique, les anti-Lumières ; morale, le pessimisme ; religieuse, le péché originel ; esthétique, le sublime ; et stylistique, la vitupération.
Mais si Antoin Compagnon dresse ce constat, c'est aussi pour reconnaître que les antimodernes ont été le sel de la modernité, son revers ou son repli, sa réserve et sa ressource.
Philippe Muray, que l'on peut classer dans cette catégorie, accompagne cette émission de ses analyses fines et mordantes.


(0)
Francis Wolff entreprend de définir l'être humain comme animal rationnel.
La démonstration utilisée s'appuie sur la fonction prédictive du langage et la capacité autoréflexive de l'humain.
C'est donc en réfléchissant aux "plis" (Gilles Deleuze) contenus dans ses croyances et ses désirs que l'humain prend forme et s'affirme comme annimal rationnel.
Conférence donnée dans le cadre des "Lundis de la philosophie".


(0)
"Les passions primitives, qui toutes tendent directement à notre bonheur, ne nous occupent que des objets qui s’y rapportent et n’ayant que l’amour de soi pour principe sont toutes aimantes et douces par leur essence ; mais quand, détournées de leur objet par des obstacles, elles s’occupent plus de l’obstacle pour l’écarter que de l’objet pour l’atteindre, alors elles changent de nature et deviennent irascibles et haineuses. Et voilà comment l’amour de soi qui est un sentiment bon et absolu devient amour-propre ; c’est-à-dire un sentiment relatif par lequel on se compare, qui demande des préférences, dont la jouissance est purement négative et qui ne cherche plus à se satisfaire par notre propre bien, mais seulement par le mal d’autrui." Rousseau Juge de Jean-Jacques


(0)
Qu'est ce que le marcionisme ? A quelle interprétation chrétienne renvoit cette doctrine ?
Marcion, personnalité du christianisme ancien du début du IIe siècle, se réclame d'un paulinisme exacerbé en concevant une opposition radicale entre la Loi et l'Evangile. De ce contraste absolu, il conclut à l'existence de deux principe divins.
En quoi notre époque est-elle influencée par cette interprétation du message chrétien ?


(0)

(0)

(0)
Comment une simple notion géographique, celle d'Occident, est-elle devenue l'axiome organisateur de toute vision du monde ?
À rebours des grandes stylisations historiques qui y voient un continuum depuis la civilisation gréco-romaine, Georges Corm montre que les germes de la puissance européenne se trouvent dans l'intensité exceptionnelle de ses relations avec les autres civilisations, dès le haut Moyen Âge.


(0)
Remontant au XVIIe siècle, à la formation des drogmans (traducteurs d’arabe, turc et persan) et à la traduction des Mille et une Nuits d’Antoine Galland où l’Orient s’introduit dans l’imaginaire occidental, Henry Laurens nous montre le rôle important qu’ont joué les orientalistes au XIXe siècle.
Il évoque le malentendu tragique de la seconde moitié du XIXe, alors que les connaissances des orientalistes étaient utilisées pour le développement du colonialisme et des théories essentialistes.
Objet de critique de la part des marxistes, le concept d’orientalisme a reculé après la 2e Guerre mondiale et la décolonisation, au profit de la spécialisation des chercheurs.