La mutualisation entre Droit et Économie. Avec Alain Supiot aux Tribunes de Marrakech.


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01.03.2016

Alain Supiot, professeur au Collège de France, nous propose une réflexion sur la notion de mutualisation en explicitant ses deux sens différents : un sens juridique qui désigne des opérations de solidarité, d'organisation de solidarité civile à but non lucratif et un sens économique et financier qui regroupe toutes les techniques de gestion des risques.
Ces deux domaines tendraient aujourd'hui à se combiner, de telle sorte que l'on penserait pouvoir se passer de solidarité, notion tierce mais indispensable au bon fonctionnement des deux sphères. Chacune de ces techniques, avec leur légitimité propre, devraient pourtant continuer à être distinguées.

Une conférence organisée par l'Université Cadi Ayyad.

1976 : le bras de fer entre Mgr Lefebvre et Paul VI. Avec Jean de Viguerie aux Journées de la Tradition à Villepreux.


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02.10.2005

Après les ordinations du 29 juin 1976, et puisqu’il a désobéi, Mgr Lefebvre est frappé de deux suspenses : la première "a collatione ordinum" le 6 juillet, la seconde "a divinis" le 22 juillet. La première signifie qu’il ne peut plus ordonner licitement, la seconde qu’il n’a plus le droit de célébrer la sainte Messe.
Retour sur l'été chaud de 1976 et le bras de fer entre Mgr Lefebvre et la Rome de Paul VI, ayant mené à l'autonomisation de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X de l'Eglise "conciliaire".

L'avenir du système social français. Avec Thomas Hirsh à l'Université Réelle de Montpellier.


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15.04.2016

Thomas Hirsch, assistant social diplômé d'État au sein du conseil départemental de l'Hérault et licencié en administration économique et sociale, revient sur l'histoire et l'état actuel du système social français.
Alors que de nombreuses décisions semblent infléchir la logique de notre modèle social, il est important d'identifier les dangers qui nous menacent et d'imaginer notre avenir commun.

La question du sacrifice. Avec René Girard à la Bibliothèque nationale de France.


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10.2002

La réflexion anthropologique a longtemps perçu dans le sacrifice sanglant une espèce d’énigme qu’elle s’est efforcée de résoudre, mais sans y parvenir. On s’est dit alors que le sacrifice en général, le sacrifice en soi, n’existe peut-être pas.
L’hypothèse d’une illusion conceptuelle est légitime en tant qu’hypothèse mais, dans la seconde moitié du XXe siècle, elle s’est durcie en un dogme d’autant plus intolérant qu’il croit triompher de l’intolérance occidentale, de notre impérialisme de la connaissance. Sous l’emprise de ce dogme, la majorité des chercheurs a rejeté la théorie mimétique qui réaffirme la nature énigmatique du sacrifice et enracine son universalité dans la violence mimétique de tous les groupes archaïques.
Pour illustrer la théorie mimétique, René Girard interroge la plus puissante réflexion religieuse sur le sacrifice, celle de l'Inde védique, rassemblée dans les vertigineuses Brahmanas. On trouve dans la Bible des violences collectives semblables à celles qui engendrent les sacrifices mais, au lieu de les attribuer aux victimes, la Bible et les Évangiles en attribuent la responsabilité à leurs auteurs véritables, les persécuteurs de la victime unique. Au lieu d'élaborer des mythes, par conséquent, la Bible et les Évangiles disent la vérité : on y trouve l'explication du processus sacrificiel, le processus victimaire ne peut donc plus servir de modèle aux sacrificateurs.
En reconnaissant que la tradition védique peut conduire elle aussi à une révélation qui discrédite les sacrifices, loin de privilégier indûment la tradition occidentale et de lui conférer un monopole sur l'intelligence et la répudiation des sacrifices sanglants, l'analyse mimétique reconnaît des traits comparables mais jamais vraiment identiques dans la tradition indienne. Même si nous restons incapables de débrouiller vraiment le rapport qui unit et sépare ces deux traditons, ces conférences nous permettent d'apprécier un peu mieux leur richesse et leur complexité.

L'agonie de la démocratie ? Avec Denis Collin à l'Université Populaire d'Évreux.


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20.01.2012

En novembre 1989, avec la chute du mur de Berlin, certains commentateurs ont annoncé le triomphe définitif de la démocratie et du même coup "la fin de l'histoire".
Deux décennies plus tard, des gouvernements régulièrement élus sont déchus et doivent démissionner sous la pression des institutions financières. La prétendue "gouvernance mondiale", feuille de vigne qui cache à peine les agences de notations et les institutions financières, semble détenir le pouvoir réel, le peuple n'étant convié qu'à des défilés de mode pour choisir le candidat le plus "sexy" pour mener la politique de Standard & Poors, Moodies ou Fitch...
Pendant ce temps, les moyens de contrôle, de surveillance et d'espionnage de la vie privée des citoyens ne cessent de s'étendre, réalisant les sombres prévisions de George Orwell dans son fameux "1984".
Ainsi l'apogée de la démocratie annoncée en 1989 pourrait bien n'avoir été que son chant du cygne.
Pourtant, ce qui se passe dans le monde arabe nous montre, au travers des convulsions, que l'aspiration à la démocratie reste le grand moteur de l'histoire moderne.

Nietzsche, disciple de Dionysos. Avec Françoise Bonardel interrogé par Pierre Kerroc'h.


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05.2016

Françoise Bonardel nous parle de Nietzsche en tant que disciple de Dionysos, évoque les similitudes de la philosophie de Nietzsche avec la démarche alchimique, et l'actualité de sa vision dionysiaque du monde.
On pourrait dire qu'a été évoqué, en quelque sorte, la possibilité d'une gnose dionysiaque.

L'emploi à tout prix ? Débat entre Bernard Stiegler et Bernard Friot pour l'Institut Européen du Salariat.


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07.03.2016

Dans le discours politique, l’emploi est devenu un impératif catégorique. Si les moyens pour parvenir au plein-emploi peuvent diverger, l’objectif de plein-emploi, lui, fait figure de bien commun dépassant tous les clivages politiques et sociaux.
Pourtant, la France n’a jamais été aussi loin du plein-emploi de tous et de chacun. D’un côté, le plein-emploi apparaît comme un objectif inconditionnel auquel on déclare s’attacher "à tout prix". De l’autre, la promesse d’un emploi à part entière – stable et à plein-temps – pour les 6 millions de chômeurs apparaît comme un horizon inatteignable.
On peut dès lors s’interroger sur le prix de l’emploi "à tout prix". Comment historiquement le plein-emploi est devenu l’impératif qu’il est aujourd’hui. Quel est le prix de cet objectif d’emploi ? Quels en sont les effets sur la condition de salarié en terme de qualité de l’emploi et de protection sociale ? Quels en sont les effets en termes économiques ? En matière de finances publiques ? Peut-on par ailleurs parler d’une industrie de l’emploi avec l’émergence de secteurs entiers voués à "vendre" de l’emploi ? Enfin, des alternatives au plein-emploi émergent-elles du débat public avec les revendications de réduction du temps de travail, de flexi-sécurité ou de déconnexion plus ou moins radicale du salaire, du travail et de l’emploi ?

Au long des âges, des emblèmes pour la France. Avec Michel Pastoureau sur France Culture.


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09.01.2016

N’en déplaise à quelques esprits chagrins ou irréductiblement sceptiques, il est loisible de considérer que l’efflorescence des drapeaux tricolores un peu partout après le drame du 13 novembre dernier est d’importance sur la longue durée, tout comme l’est aussi cette Marseillaise qui a jailli spontanément à l’Assemblée Nationale ou au Congrès de Versailles, et aussi parmi la foule place de la République et dans bien d’autres lieux. Nous parlons de longue durée et c’est bien sous sa lumière qu’il convient de replacer, pour en prendre mieux la mesure, le phénomène collectif dont il s’agit.
Serons donc abordés les emblèmes que la France et la République se sont choisies pour elles-mêmes au long des âges, du mystère de leurs origines, de leur prégnance dans les esprits et dans les cœurs, des turbulences qu’ont connues leurs usages, de leur efficacité pour unir, comme de leur force symbolique, en sens inverse, pour entretenir des déchirements parmi la nation.
Nous n’allons pas parler seulement de vexillologie - la science des drapeaux, des étendards et des pavillons -, pas seulement de couleurs, triomphant seules ou rassemblées, mais aussi de divers animaux, le coq, l’aigle, l’éléphant ou l’abeille, mais aussi de Marianne, mais aussi de bonnet phrygien…
Et c’est naturellement de Michel Pastoureau que nous allonrs solliciter les lumières, la science, la subtilité et de la sagacité !

Émission "Concordance des temps", animée par Jean-Noël Jeanneney.

Les sept laïcités françaises. Avec Jean Baubérot pour Citéphilo à Lille.


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11.11.2015

Avec la loi de séparation des Églises et de l’État (1905) puis son inscription dans la Constitution (1946 et 1958), la laïcité apparaît en France comme une référence cardinale, faisant désormais l’objet d’une reconnaissance aussi unanime qu’équivoque.
Il n’existe pourtant pas de "modèle français" unique de laïcité : seulement des visions divergentes qui s’affrontent dans un rapport de forces toujours évolutif. Dès l’origine, le contenu de la loi de 1905 constitue un enjeu entre quatre conceptions différentes de la laïcité. Celles-ci ont subsisté en s’adaptant, tandis que trois "nouvelles laïcités" sont apparues. Ces sept laïcités, Jean Baubérot les décrit en les qualifiant : laïcité antireligieuse, laïcité gallicane, laïcité séparatiste stricte, laïcité séparatiste inclusive, laïcité ouverte, laïcité identitaire, laïcité concordataire.

Pierre-Yves Rougeyron : grand entretien pour le Cercle Aristote.


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06.2016

Pour ce Grand Entretien couvrant l'actualité politique et géopolitique des mois d'avril et de mai 2016, Pierre-Yves Rougeyron revient sur un grand nombre de sujets.

1. Actualité du Cercle Aristote

2. Politique intérieure :
 - Sanctions contre la Russie
 - Nuit Debout / Alain Finkielkraut
 - Réforme du collège et politique éducative
 - Loi travail, 49.3, manifestations
 - Valls doit-il démissionner ?
 - Affaire Black M / Verdun
 - Violences d’extrême droite / casseurs
 - Hausse de salaire des fonctionnaires
 - Affaire Baupin
 - Rixe à Calais
 - Hollande élu "Homme d’Etat mondial" 2016
 - Deuxième baisse du chômage annoncée
 - Juppé : "mon ennemi c’est le chômage"
 - Robotisation et chômage de masse
 - Réforme de la justice
 - Mayotte en état d’urgence
 - Les Rendez-vous de Béziers

3. Politique extérieure :
 - Accord global sur la dette grecque
 - L’Allemagne a-t-elle une ambition militaire ?
 - Quelle stratégie pour la Marine Nationale et avec quels moyens ?
 - Le Brexit
 - FPO / Elections en Autriche
 - Coup d’état institutionnel contre Dilma Roussef
 - La GB relance les explorations de gaz de schiste
 - Chine : les 50 ans de la révolution culturelle
 - Politique isolationniste de Justin Trudeau ?
 - Rapprochement Inde-Iran-Afghanistan
 - Barack Obama en visite historique à Hiroshima
 - Crise démographique et dette : quel avenir pour le Japon ?
 - Déclin de l’Amérique : quid du gendarme du Monde ?
 - Diplomatie du Maroc
 - Statut des lanceurs d’alerte

4. Economie :
 - Les nouveaux penseurs libéraux
 - Chine : nouvelle agence de cotation de l’or

5. Culture :
 - Etienne Chouard
 - Francis Cousin
 - Conseils de lecture

L'intelligence économique : les nouveaux enjeux pour les entreprises françaises. Avec Christian Harbulot à Toulouse Business School.


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03.03.2016

Dans le contexte d’une mondialisation qui tourne à la guerre économique, l’intelligence économique est devenue un outil incontournable pour les entreprises et les administrations.
Christian Harbulot nous expose cette discipline de manière théorique et pratique en illustrant ses propos par de nombreux cas pratiques tirés de l’actualité récente.
Tout ce qu’il faut savoir pour maîtriser les stratégies d’influence et d’utilisation de l’information dans ce champs de connaissances qui prend de plus en plus d'importance.

La barbarie de l'ignorance. George Steiner à voix nue sur France Culture.


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01.1997

À travers une oeuvre consacrée en partie à la situation de l'homme-culture face a la barbarie, George Steiner suscite une interrogation fondamentale : quel sens peut-il émerger du champ de ruines laissées par l'histoire de ce XXe siècle ?
De cette barbarie-là à ce qu'il appelle l'espéranto technocratique et technologique ; il est question de la place de la culture et de l'intellectuel dans notre société. Deux siècles après les Lumières - quand Jefferson proclamait "plus, jamais on ne brûlera de livres parmi les hommes civilisés".
Pourtant le bilan est lourd...

Les entretiens sont menés par Antoine Spire.