La démocratie directe contre la sécession des élites. Avec Pierre Mandon pour le Cercle Aristote.


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02.2021

La démocratie directe revient en force en France, comme une volonté de renouveau du fait politique face à une crise de légitimité des régimes occidentaux, inédite depuis la chute de l'Union Soviétique, il y a trois décennies. Il s’agit donc pour Pierre Mandon de proposer une définition claire et précise de ce que recouvre ce concept et de ce que sont ses instruments contemporains. Etant pratique courante, non seulement chez le voisin suisse, dans la plupart des Etats fédérés des Etats-Unis et dans plusieurs dizaines de pays dans le monde, sous une forme plus ou moins étendue, il est possible d'en discerner quelques effets tangibles, impactant concrètement la vie politique de la cité.
Cela dit la littérature académique à ce sujet, bien que conduite par des chercheurs le plus souvent rigoureux dans leurs méthodes, souffre trop souvent du fait qu'elle n'étudie que trop rarement ce qui conditionne la démocratie directe : la tyrannie de la majorité, la dictature de la minorité intolérante, l'ingénierie sociale, mais également l'évolution de la technologie et des conditions énergétiques et environnementales. Mais aussi et peut être surtout une absence d'analyse de ce qui lui donne sa puissance d'agir, à savoir d'un côté la capacité pour les citoyens et l'Etat-nation d'exercer la souveraineté et de l'autre côté son fondement philosophique, celui du républicanisme civique aristotélicien, supposant aujourd'hui des hommes et bien sûr des femmes en âge d'être en armes pour défendre la cité et accomplissant des taches civiles bénévoles pour la collectivité, comme l'illustrent, parmi une infinité d'exemples, les cas des pompiers miliciens et des parlements de milice dans les communes suisses.
Il est indispensable d'insister sur ces aspects car répétons-le : jamais le sujet de la démocratie directe n'aura paru aussi important qu'à l'ère du crépuscule annoncé de l'ère libérale.

Napoléon, le plus bel héritage révolutionnaire de France ? Avec Alexandre Lacroix pour le Cercle Bayard.


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05.05.2021

A la fin de la révolution, Bonaparte concentre progressivement entre ses mains tous les pouvoirs durant le consulat (1799-1804). Il fait adopter la constitution de l'an VIII qui maintient la République mais fonde un régime exécutif fort : le gouvernement dirigé par le Premier Consul, Bonaparte. En 1804 il se fait proclamer "Empereur héréditaire des Français", sous le nom de Napoléon 1er. Avec la mise en place du Premier Empire, Napoléon concentre tous les pouvoirs.
Nous sommes donc passés d'un régime démocratique à un régime autoritaire entre 1799 et 1804. Ce passage s’est néanmoins fait de façon progressive, Napoléon s’inscrivant dans la continuité des Révolutionnaires Français pour asseoir la légitimité de son pouvoir.
Alors : Napoléon, continuateur ou fossoyeur de la Révolution ?

De la gratitude. Avec Pierre Magnard sur Radio Courtoisie.


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16.11.2020

"Retrouver le pays natal, pouvoir se prévaloir d'un authentique retour aux origines, c'est ainsi que l'on devient philosophe, pour reprendre pied quand le sol vient à se dérober."
C’est à emprunter un chemin d'écolier que nous invite le dernier livre de Pierre Magnard. Un chemin qui part d'une rencontre, celle de la pensée de Heidegger, dans la khâgne de Jean Beaufret en 1946, où se joue l'intime d'une vocation philosophique.
Un chemin jalonné d'anecdotes savoureuses, où l'on croise toutes les grandes figures de la pensée française de la seconde moitié du XXe siècle, de Gandillac à Boutang, de Derrida (particulièrement) à Michel Henry, dialoguant avec Platon, Montaigne ou Bergson.
Un chemin où l'âme d'un vieux maître d'école se recueille pour mieux se livrer, et "conjuguer une fois encore la poussière et l'étoile".

Émission "Le monde de la philosophie", animée par Rémi Soulié.

La France et son Histoire : une relation passionnelle. Avec Régis Debray et Jean-Noël Jeanneney aux Rendez-vous de l'histoire de Blois.


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11.10.2015

Madame H, de l'essai de Régis Debray, n'est autre que l'Histoire avec un grand 'H' : celle qui marque les individus et que les époques culturelles enrichissent ou déforment.
Devons-nous en faire le deuil ? Ou connaissons-nous au contraire une période qui nous y plonge à nouveau ?
Des avis parfois divergents, souvent convergents, avec le philosophe Régis Debray et l'historien Jean-Noël Jeanneney.

Un échange modéré par Gilles Heuré.

Découvrir Pierre Boutang. Avec Rémi Soulié sur Méridien Zéro.


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18.12.2020

Géant persécuté par des nains politiques et universitaires en dépit de tous les titres académiques possibles et imaginables, Pierre Boutang a construit une oeuvre philosophique et polémique parfois hermétique mais qui porte à incandescence les facultés de l'esprit.
Rémi Soulié nous dessine le portrait de celui avec qui il avait noué une amitié en forme de disputatio et de regards croisés, et nous fait revivre cette figure exceptionnelle et attachante qui nous a laissé un héritage intellectuel à (re)découvrir.

Émission "La Méridienne", animée par Wilsdrof et Jean-Louis Roumégace.

Déclin des empires, renouveau des nations. Avec Pierre-Yves Rougeyron sur Radio Courtoisie.


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13.11.2020

Ni l'élection ni la possible réélection de Donald Trump ne sont compréhensibles pour les Français. Nul ne leur explique que l'Amérique a une culture politique différente de la nôtre, et particulièrement la droite américaine. La haine anti-Trump, médiatiquement unanime, a caché qu'une partie non négligeable des Américains soutiennent sans faille le Président sortant.
Comment comprendre l'émergence de cet homme ? Est-il un accident de l'histoire américaine ou bien l'expression d'une tendance lourde, longtemps enfouie et aujourd'hui réveillée, voire structurante, de la vie politique américaine ? Et si Donald Trump était le fruit de l'histoire américaine ?
Plus largement : comment comprendre le retour du nationalisme sur le devant de la scène politique ?
Pierre-Yves Rougeyron nous présente deux ouvrages récemment parus dans la collection Cercle Aristote aux éditions Jean-Cyrille Godefroy, L'Amérique de Trump, entre nation et empire de Paul Gottfried et Les vertus du nationalisme de Yoram Hazony.

Émission du "Libre Journal de la crise", animée par Laurent Artur du Plessis.

La philosophie devenue folle. Avec Jean-François Braunstein pour l'Alliance Israélite Universelle.


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06.02.2020

Trois débats obsèdent la scène publique "progressiste", autour du genre, des droits de l'animal et de l'euthanasie. Et lorsqu'on lit certains des textes qui en donnent le la, on découvre derrière les bons sentiments affichés des horizons absurdes, sinon abjects.
Si le "genre" n'est pas lié au sexe, pourquoi ne pas en changer tous les matins ? Si le corps est à la disposition de notre conscience, pourquoi ne pas le modifier à l'infini ? S'il n'y a pas de différence entre les animaux et les humains, pourquoi ne pas faire des expériences scientifiques sur les comateux ? S'il est des vies dignes d'être vécues et d'autres qui ne le seraient pas, pourquoi ne pas liquider les "infirmes", y compris les enfants "défectueux" ? Pourquoi ne pas collectiviser les organes des quasi-morts au profit d'humains plus en forme ?
Tels sont quelques énoncés qui s'installent dans le discours contemporain de l' "émancipation". Il s'agit d'y prétendre abolir les "limites", toutes les limites. Alors qu'il convient au contraire de penser pour la vie, les limites qui nous constituent.

Crise du coronavirus : aspects politiques et juridiques. Avec Régis de Castelnau pour le Cercle Aristote.


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03.04.2020

Les responsabilités engagées dans les décisions prisent pour faire face à la crise du coronavirus sont accablantes, qu'elles soient directement politiques ou administratives.
Dans un premier temps, l'avocat honoraire et animateur du blog "Vu du Droit" Régis de Castelnau s'exprime sur les aspects politiques de la crise et leurs conséquences à moyen/long terme.
Compte tenu des défaillances constatées et des infractions commises, les aspects juridique et judiciaire de l'inéluctable reddition des comptes se doivent d'être explorés dans un second temps.
Viendra inévitablement le moment de présenter la facture…

Émission "Entretien de la Quarantaine", animée par Maxime Le Nagard.

Que nous apprend la science-fiction ? Avec François Angelier, Alexis Brocas et Pierre Bordage sur France Culture.


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05.06.2020

Quelles clés de lecture la science-fiction nous apporte-t-elle pour faire face à la crise actuelle ? Vivons-nous "pour de vrai" un scénario de science-fiction ?  Glissons-nous vers un monde post-apocalyptique similaire, au hasard, à celui du film Contagion de Steven Soderbergh (2011), en tête des visionnages en streaming pendant le confinement ? Et pour cause : le film suit l'évolution ultra rapide d'un virus qui décime la planète et ne cesse de muter, provoquant une véritable bataille internationale pour mettre au point un vaccin. Çela nous rappelle-t-il quelque chose ?
Parler de ce genre en plein essor, sont invités à s'exprimer le journaliste radio François Angelier, le romancier et critique littéraire Alexis Brocas et l'auteur de science-fiction Pierre Bordage.

Émission "La Grande table idées", animée par Olivia Gesbert.

Danser l'effondrement. Avec Raphaël Pomey sur Méridien Zéro.


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01.2021

Journaliste et pamphlétaire Suisse, Raphaël Pomey vient nous présenter son dernier ouvrage Danser l'Effondrement. Les Eglises à l'ère du Cool (2020, éditions Bergtatt).
Il nous propose une analyse personnelle, drôle et décapante de la déréliction des églises protestante et catholiques, en nous invitant à redécouvrir "le sens de l'émerveillement", seul à même de conduire au sacré...

Émission "La Méridienne", animée par Wilsdrof.

Philosophie de l'abstraction. Avec Claudine Tiercelin sur France Culture.


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09.11.2018

La philosophie est-elle une vocation ? Comment viennent les idées et comment se fabrique un concept ? À quoi ressemble l'atelier du philosophe ? Et quel rôle le philosophe doit-il jouer dans la cité ?
C'est ici le portrait de Claudine Tiercelin qui est dessiné. Passionnée par la théorie et l'abstraction, fidèle à la pensée de Jacques Bouveresse, elle pense le métier de philosophe comme une forme d'ascétisme et considère son enseignement avec gravité et autorité.
Une leçon de vie autant qu'intellectuelle.

Émission "Les Chemins de la philosophie", animée par Adèle Van Reeth.

L'affaire Dreyfus. Avec Bruno Gollnisch et Monique Delcroix sur ERFM.


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19.11.2019

Certes, l'affaire Dreyfus a fait couler énormément d'encre depuis un siècle. Mais la quasi-totalité des ouvrages sont soumis à la "vulgate", c'est-à-dire une manière obligée de raconter l'histoire. Non seulement l'innocence d'Alfred Dreyfus est érigée en dogme, mais de plus un historien "correct" se doit de tenir pour établi que c'est Esterhazy qui a écrit le fameux bordereau ; que le colonel Picquart a découvert fortuitement la culpabilité d'Esterhazy ; que l'état-major a guidé et protégé Esterhazy jusqu'à son procès ; que les dreyfusards n'ont eu aucune relation avec Picquart, ni indirecte avant juillet 1897 ni directe avant janvier 1898, et strictement aucun contact avec Esterhazy. Or, rien de tout cela n'est acquis. Cette trame correspond à une simple hypothèse, à une explication de l'affaire Dreyfus qui s'avère être très contestable.
Une étude extrêmement serrée prouve que l'historiographie officielle a accumulé les silences, multiplié les dissimulations et gommé les incohérences. Des affirmations répétées durant un siècle ne deviennent pas pour autant des vérités et dès que l'on s'affranchit du prêt-à-penser, dès que l'on sort du cadre rassurant de l'histoire toute faite, les questions affluent et obligent à reconsidérer le rôle de Picquart et des chefs dreyfusards.
L'échange entre l'historienne Monique Delcroix et l'universitaire et homme politique Bruno Gollnisch ne saurait pourtant être qualifié d' "antidreyfusard", car les deux invités portent également un jugement sévère sur certaines légendes véhiculées par les tenants de la culpabilité de Dreyfus.
L'occasion de revenir sur cette trouble et complexe affaire qui a secoué la troisième République et dont les répercussions se font encore sentir aujourd'hui alors que l'affaire Dreyfus est remise sur le devant de la scène suite à la sortie dans les salles du film J'accuse réalisé par Roman Polanski et produit par Alain Goldman.

Émission "Pourquoi tant de haine ?", animée par Monsieur K.