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Nicolas Bouvier est connu du grand public pour son livre L'usage du monde (Droz, 1963), récit d'une longue dérive entre la Suisse et l'Afghanistan avec le peintre Thierry Vernet. À 24 et 26 ans, les deux jeunes hommes bien nés se lancent sur cette route magnétique vers l'est pour épouser la vibration du monde et aller au bout d'eux-mêmes.
Seul, Nicolas Bouvier connaîtra ensuite la dépression au Sri Lanka, puis l'apaisement au Japon, avant de retourner en Suisse où il sera reconnu tardivement en tant qu'écrivain.
Toute sa vie n'a été qu'un mouvement de balancier permanent entre Est et Ouest, un conte entre ombre et lumière, écrit par un poète jeté sur les routes d'Orient pour accorder au plus juste le dehors et le dedans.
Émission "Toute une vie", produite par Brice Andlauer.


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Alors que dans Comprendre l'Empire, Alain Soral partait de la Révolution française, de la succession Ancien Régime, République, de l'opposition Religion et Raison, y démontrant notamment tout ce que ce régime théocratique avait de raisonnable sur le plan pratique et tout ce que cette raison politique avait de fanatique et de déraisonnable dans les actes et les faits, s'y déployait aussi une logique, une logique politique de pouvoir et de domination. Mais de domination au nom de quoi ?
Cette nouvelle domination des uns sur les autres, de la démocratie républicaine sur la monarchie théocratique, puis même de la république démocratique sur la démocratie républicaine s'est faite au nom d'un nom magique, d'une idée parfaitement séductrice : l'égalité !
L'épopée moderniste, la grande idée, le concept au coeur de la dynamique du cycle c'est ça : le pouvoir au nom de l'égalité. Et une égalité de plus en plus totale, soit, en bonne logique, de plus en plus formelle et abstraite, ce qui se traduit le plus souvent dans la pratique en absurdité, voire en son contraire. Le voilà le coup de génie qui embrasse toute l'époque, la suprême arnaque comme sortie de la tête même du diable : l'inégalité au nom de l'égalité !
Comprendre l'Époque : pourquoi l'Égalité ?, nous fait cheminer de la Tradition à Marx, de la logique formelle à la complexité du réel, de la parole du Christ à la loi du nombre et du Marché, jusqu'à ce futur qui se déploie sous nos yeux, entre surveillance de masse, censure et dictature à venir du grand reset...
Questions :
- 0'36'24 : Que pensez-vous de la tribune des généraux publiée par Valeurs actuelles ?
- 0'43'47 : Comment expliquez-vous que les personnes ayant toute l'intelligence requise pour sortir de la matrice refusent de le faire ?
- 0'46'19 : Que pensez-vous de Florian Philippot qui termine l’ensemble de ses communiqués par "Vive les patriotes" et "Vive la France" ?
- 0'51'29 : Quels conseils donneriez-vous pour échapper au passeport sanitaire, surtout dans un contexte professionnel ?
- 0'54'31 : Pourriez-vous faire un commentaire sur la récente sortie d'Hervé Ryssen, ainsi que sur les accusations qu'il prononce à l'égard de son premier avocat ?
- 1'11'42 : Comment concilier l'amour social tel que vous le définissez avec la vision hiérarchique et inégalitaire de la Tradition ?
- 1'14'11 : Pourquoi est-ce que mon mari vous écoute encore, alors qu'il sait déjà où vous allez en venir ?
- 1'16'11 : La révolte des nations est-elle encore possible et y croyez-vous encore ?
- 1'21'00 : Karl Zéro et Jacques Thomet, sur Sud Radio, dénoncent la pédocriminalité. Qu'en pensez-vous ?
- 1'30'20 : Avez-vous un pronostic sur la prochaine élection présidentielle, en 2022 ?
- 1'35'12 : Puisque le concept d'égalité est si dévalué à cette époque, pourquoi lui avoir conservé une importance centrale dans votre vision, en nommant votre association E&R d'après lui ?
- 1'39'13 : Qu'est-ce qui différencie la pensée partisane de la pensée philosophique ?
- 1'42'15 : Comment a-t-on pu en arriver à considérer qu’une pièce de rap ou de musique contemporaine peut valoir une œuvre de l’envergure d'un Bach, Beethoven ou Mozart ?
- 1'49'47 : Pourriez-vous synthétiser dans un ouvrage pratique les conseils que vous donneriez à un jeune de dix-huit ans qui se lance dans la vie de nos jours au milieu de tant d'incertitudes ?
- 1'51'22 : Comment peut-on réconcilier en philosophie l'approche spiritualiste et traditionnelle d'un René Guénon et celle du matérialisme marxiste ?
- 1'57'11 : Quel est le système le plus réellement égalitaire dans l'histoire ?
- 2'01'55 : Comment expliquez-vous que les clubs de football français ont le plus mauvais palmarès de tous les temps ?
- 2'09'05 : Que pensez-vous de l'affaire Sarah Halimi ?
- 2'11'54 : Pourriez-vous parler des différentes manières de soutenir E&R et de ce qui vous aide le plus ?
- 2'17'26 : Conclusion


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Le droit est-il toujours arrimé à la liberté ? Celle-ci n'est-elle pas concurrencée par la sécurité ? À moins que ces deux notions se conjuguent aujourd'hui pour former un précipité inédit : le modèle libéral autoritaire.
C’est l'hypothèse que défend le philosophe Michaël Fœssel dans État de vigilance. Critique de la banalité sécuritaire qui vient d'être réédité dans la collection Points-Seuil.
Émission "Matières à penser", animée par Antoine Garapon.


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C'est en découvrant, en classe de première, Montesquieu que Sylviane Agacinski choisit la philosophie. Élève des maîtres de la "French Theory", elle participera à la création du Groupe de recherches sur l'enseignement philosophique (Greph) dont l'objet est d'étudier les effets du développement des sciences et des techniques sur les représentations sociales et politiques ainsi que sur l'action publique, à une époque, où la philosophie s'écharpait sur la question du langage.
Après avoir travaillé sur l'architecture et sur notre rapport au temps, Sylviane Agacinski a élaboré une réflexion sur les sexes : la politique des sexes, la métaphysique des sexes et le drame des sexes, jusqu'à faire paraître il y a quelques mois un court essai L'Homme désincarné. Du corps charnel au corps fabriqué, ouvrage dans lequel la féministe va plus loin, et évoque entres autres, les problèmes éthiques que pose la procréation médicalement assistée en alertant notamment sur la volonté de produire sa descendance en laboratoire, au nom d'un ultralibéralisme sans foi ni loi.
Émission "L'Heure bleue", animée par Laure Adler.


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Ni l'élection ni la possible réélection de Donald Trump ne sont compréhensibles pour les Français. Nul ne leur explique que l'Amérique a une culture politique différente de la nôtre, et particulièrement la droite américaine. La haine anti-Trump, médiatiquement unanime, a caché qu'une partie non négligeable des Américains soutiennent sans faille le Président sortant.
Comment comprendre l'émergence de cet homme ? Est-il un accident de l'histoire américaine ou bien l'expression d'une tendance lourde, longtemps enfouie et aujourd'hui réveillée, voire structurante, de la vie politique américaine ? Et si Donald Trump était le fruit de l'histoire américaine ?
Plus largement : comment comprendre le retour du nationalisme sur le devant de la scène politique ?
Pierre-Yves Rougeyron nous présente deux ouvrages récemment parus dans la collection Cercle Aristote aux éditions Jean-Cyrille Godefroy, L'Amérique de Trump, entre nation et empire de Paul Gottfried et Les vertus du nationalisme de Yoram Hazony.
Émission du "Libre Journal de la réaction", animée par Philippe Mesnard.


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"On ne rit pas de l'Art Contemporain !" Le public le sait bien. Cela ne se fait pas. On passerait pour un beauf, ou pire : pour un nazi ! Depuis plus de trente ans, on est respectueux
de l'AC, on est plein de componction, d'admiration ébahie. On s'incline devant sa haute moralité politique, sa "mission critique", son dérangement salvateur.
Eh bien non ! Nicole Esterolle n'est pas dupe. Ses travaux, pleins d'informations rares et précises, arrivent à point nommé pour parachever la levée de l'omerta sur cette anomalie historique qu'est l'art dit contemporain et pour favoriser le retour au sens élémentaire et au droit commun, dans un domaine ou Père Ubu était devenu le roi, entouré de ses innombrables bouffons du financial art.
Oui, l'art dit contemporain est une gigantesque bouffonnerie, dont les malheureuses victimes sont les artistes de l'intériorité et du contenu sensible, et dont les heureux bénéficiaires
sont les artistes de l'extériorité spectaculaire, du paraître, du contenant, de la posture et de l'imposture. Sans compter les financiers qui en profitent !
Émission "Artracaille", animée par Gaillot.


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"C'était mieux avant". Mais de quel "avant" parlons-nous ? Celui de la société de consommation triomphante des années 1960-1975 ou de la société chrétienne millénaire qui l'a précédée ?
Tout change en effet au cours de ces "quinze piteuses" qui voient la destruction méthodique de l'art de vivre et de la culture populaire, la remise en cause du monde vertical de l'autorité et l'effondrement des vieilles croyances.
La petite-bourgeoisie éduquée, soucieuse de se démarquer du moule dans lequel elle avait été formée a imposé l'hégémonie du progressisme.
Au fil d'un travail rigoureux, dérangeant mais profondément argumenté, Patrick Buisson nous confronte à nos contradictions et nous éclaire sur ces passions françaises dont il s'est fait le décrypteur et nous donne le grand livre contemporain des objecteurs de modernité.
Émission "Apolline de Malherbe, le rendez-vous".


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Michel Goya est un essayiste particulier, qui allie la vocation militaire à la rigueur de l'historien. Dans le cadre de cet entretien, il revient sur deux de ses livres, Sous le feu. La mort comme hypothèse de travail (Tallandier) et S'adapter pour vaincre (Perrin).
L'occasion de développer des thématiques aussi différentes que l'expérience du feu, la formation des soldats et le problème des "savoir-faires disparus" à certaines époques au sein de l'institution, son intérêt pour la Grande guerre et la manière dont celle-ci fonctionne comme un cas d'école du changement en contexte de guerre, la problématique de l'innovation technique ou encore la notion de "doctrine", centrale dans le fonctionnement militaire, de sa naissance au XIXe siècle jusqu'à ses mutations contemporaines.
Émission "Le Collimateur", animée par Alexandre Jubelin.


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Quel avenir pour un pays dont l'école se porte mal ?
Jean-Paul Brighelli, agrégé de lettres modernes, enseignant et essayiste français, est l'auteur de La fabrique du crétin, sorti en 2005, dans lequel il fustige l'effondrement du système éducatif français.
Un constat amer dont il précise l'argumentation dans le cours de cet entretien.
Un entretien mené par Vincent Lapierre.


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Sous nos yeux naît un nouveau monde, sans puissance régulatrice, marqué par un monde multipolaire et où la souveraineté nationale redevient un axe clé de la pensée politique.
Las, les élites européennes en générale et françaises en particulier tardent à reconsidérer leurs politiques à l'aune de cette nouvelle donne, alors même que la pandémie de Coronavirus presse au changement. .
Pour combattre l'inertie intellectuelle et la répétition de schéma obsolètes, pour préparer un futur auquel nous devrons faire face en tant que nation, Jacques Sapir s'attache à montrer quelles leçons notre pays devrait tirer de la période tumultueuse que nous sommes en train de traverser.


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Au Banquet du Savoir, il serait cuisinier, ou maître d'hôtel. Sur la scène de la pensée, c'est lui qui s'occuperait des lumières ; dans un musée, Lucien Jerphagnon serait guide, ou conservateur.
C'est en conteur, en aède, en historien de la pensée, narrateur vagabond du seul savoir qui ne progresse ni n'involue jamais, que ce grand professeur nous parle ici de Plotin...
Émission "Les Chemins de la philosophie", animée par Raphaël Enthoven.


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Maurice Godelier, au début de sa carrière, fut un temps maître-assistant auprès de Claude Lévi-Strauss, alors titulaire de la chaire d'anthropologie au Collège de France. Entretenant avec son maître un rapport critique, mais conscient de la puissance de l'œuvre, il est tout indiqué pour nous en offrir une introduction.
L'objet premier de ce voyage au cœur de l'ambition structuraliste ? Souligner la richesse du travail accompli, mettre au défi la puissance théorique (le structuralisme lui-même), tenter de dépasser apories et contradictions.
Émission "Les Chemins de la philosophie", animée par Adèle Van Reeth.