Quelles relations aux autres dans la société moderne ? Avec Hartmut Rosa sur France Culture.


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26.09.2018

Figure de l'école de Francfort, il a développé le concept sociologique de "résonance" et réfléchit à la suite de Theodor Adorno sur la question de savoir ce que pourrait être une vie bonne.
Hartmut Rosa, à la suite de sa critique sociale du temps dans Accélération, nous propose une sociologie de la relation au monde pour remédier à la frénésie actuelle et à ce qu'il appelle "la famine du temps", le manque de temps.
Comment reprendre le contrôle de nos vies ? Quelle relation nouer avec le monde ?

Émission "La Grande table idées", animée par Olivia Gesbert.

Le concile Vatican II dans l'histoire du catholicisme. Avec François Huguenin sur Radio Courtoisie.


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18.12.2012

Le 11 octobre 1962 s'ouvrait à Rome Vatican II, le Concile le plus universel de l'histoire de l'Eglise catholique et aussi évènement majeure de l'histoire du XXe siècle.
50 ans se sont écoulés, et il est temps de se demander ce que cela a véritablement changé ainsi que d'analyser le rôle et la place de l'Eglise aujourd'hui.

Émission "Les mardis de la mémoire", animée par Anne Collin et Dominique Paoli.

Dieu ou Nietzsche, par Julien Rochedy.


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02.2021

Dans cette intervention, Julien Rochedy se concentre sur un aspect bien particulier de la pensée de celui qui voulut être l'Antéchrist et qui consitue un problème essentiel : son rapport au christianisme, soit le duel d'un homme avec Dieu.
Y'a-t-il une manière chrétienne de répondre à Nietzsche ? Inversement, existe-t-il une façon nietzschéenne d'être chrétien ?

 - 0'05'28 : les nietzschéens de gauche
 - 0'14'18 : l'Antéchrist
 - 0'25'02 : une relation intime
 - 0'33'17 : un saint sans Dieu
 - 0'44'15 : la chrétienté par force
 - 0'59'48 : le salut des nietzschéens
 - 1'17'42 : mensonge ou vérité, qu'importe ?

Louise Michel : louve et agneau (1830-1905). Avec Claudine Bourcelot, Xavière Gauthier, Claude Rétat, Sylvain Wagnon et Jean-Louis Robert sur France Culture.


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09.04.2020

L'affaire semble entendue : Louise Michel, c'est l'icône de la Commune, c'est une Marianne, s'élevant au-dessus des barricades, prête à tout pour défendre la Liberté et la Révolution sociale.
Longtemps, l'historiographie officielle n'a retenu d'elle que l'image d'une anarchiste forcenée, d'une révolutionnaire sanguinaire, d'une mystique entrée en lutte comme on entre en religion, d'une "presque Jeanne d'Arc", comme aimait à l'appeler Verlaine, d'une femme passionnée, possédée même diront certains.
L'Histoire, comme toujours écrite par les vainqueurs, fit de Louise Michel une "vierge rouge", une "louve noire", un objet de fantasme tant admiré que redouté. Sa supposée virginité, ses travestissements, son comportement hors-norme lui ont valu railleries et critiques acerbes.
Son tempérament jusqu'au-boutiste et son obstination à ne jamais transiger sur ses idéaux lui ont valu de nombreux ennemis, y compris dans son camp politique et jusque dans sa propre famille.
Pourtant, force est de constater que Louise Michel ne joua dans la Commune de Paris qu'un rôle marginal. La redécouverte de ses écrits dévoile moins une combattante qu'une femme de lettres qui mit toute son énergie et son œuvre au service de ses convictions politiques et de leur transmission aux générations futures.
Bien avant que ne débute la Commune, l'institutrice Louise Michel était déjà convaincue que la Révolution devait passer par l'Education. Bien après l'écrasement de la Commune, l'écrivaine Louise Michel utilisa sa plume comme une arme pour encourager la jeunesse à ne jamais renoncer à l'idéal révolutionnaire.
Faire le portrait de Louise Michel sans tomber dans la caricature, comprendre comment s'est forgée sa légende sans verser dans le mythe, telle est l'ambition de ce documentaire.

Émission "Toute une vie", produite par Aude-Emilie Judaïque.

Dialogue gaullo-communiste. Avec Pierre-Yves Rougeyron et Loïc Chaigneau pour le Cercle Aristote.


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19.02.2021

Hantise des élites politiques et économiques depuis des décennies, le gaullo-communisme, liquidé sommairement depuis trente ans, serait-il de nouveau d'actualité ?
À défaut d'avoir jamais été un réel courant politique, le gaullo-communisme a d'abord été un compromis historique avant d'être un dialogue constructif.
Et c'est dans cette dernière optique que le gaulliste Pierre-Yves Rougeyron rencontre le communiste Loïc Chaigneau. La guerre froide étant derrière nous, il est temps de reprendre l'initiative, contre toutes les réactions et les mises sous tutelle, pour la liberté et la souveraineté.

La Prusse, les Hohenzollern et l'Allemagne. Avec Jean-Paul Bled et Henry Bogdan sur Radio Courtoisie.


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23.05.2010

Nombreux sont les ouvrages qui font commencer l'histoire de l'Allemagne en 1871, date de l'unité. Elargissant cette vision, les historiens Henry Bogdan et Jean-Paul Bled proposent une synthèse qui embrasse le passé allemand depuis l'entrée des Germains dans le monde occidental jusqu'à la réunification de 1990.
Ils analysent le Moyen Age riche en événements et contradictions (notamment la fondation au Xe siècle du Saint Empire romain germanique), le règne des Habsbourg, l'apparition de la Prusse sous les Hohenzollern, l'essor économique au XIXe siècle, l'émergence de Bismarck et l'unification d'un pays longtemps éclaté.
Cette vision de longue durée du monde germanique est indispensable pour comprendre celle des peuples européens et bien des aspects de l'Allemagne contemporaine.

Émission du "Libre Journal de François-Georges Dreyfus".

Louis-Ferdinand Céline. Avec Lounès Darbois sur ERFM.


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15.11.2020

Louis-Ferdinand Céline tel qu'en lui-même, tel qu'il s'est révélé dans sa vie et son oeuvre. Et c'est en compagnie de l'auteur et poète Lounès Darbois que nous partons à la (re)découverte de ce monument de la littérature dont les écrits se révèlent toujours aussi explosifs, soixante ans après sa mort.

Émission "Pourquoi tant de haine ?", animée par Monsieur K.

Les messages d'Albert Thibaudet. Avec Michel Leymarie sur France Culture.


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21.11.2020

Paul Valéry disait qu'il se demandait ce qui l'étonnait le plus en lui "de l'érudition immense ou de l'imagination des idées, toutes deux prodigieuses", et Henri Bergson que son œuvre était "unique en son genre, intuitive autant qu'intelligente, créatrice autant qu'informatrice, synthèse vivante des connaissances les plus variées et de tous les jaillissements de la pensée".
Le personnage célébré de si flatteuse façon, c'était Albert Thibaudet. Un auteur dont la figure et les écrits ont marqué le monde littéraire, intellectuel et politique du premier tiers du XXe siècle, à la rencontre de la critique littéraire, de l'histoire des cultures civiques françaises et de plaidoyers pour une Europe pacifiée.
Un auteur qui donne le goût de se demander ce qu'il peut avoir encore à nous dire, après un siècle ou à peu près, dans une France qui a tellement changé depuis son époque.

Émission "Concordance des temps", animée par Jean-Noël Jeanneney.

Ernst Jünger et Carl Schmitt : une passion française. Avec Alain de Benoist, Julien Hervier, François Poncet, Michel Maffesoli, Isabelle Grazioli-Rozet, Aristide Leucate et Rémi Soulié sur TV Libertés.


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10.12.2020

1930-1983 : Ernst Jünger, le soldat héroïque, et Carl Schmitt, le juriste d'exception, ont entretenu la plus foisonnante et la plus passionnante des correspondances pendant plus de 50 ans. Un échange épistolaire exceptionnel de 426 lettres ou cartes, dont 249 de Jünger et 177 de Schmitt, enfin publié en co-édition par les éditions Krisis et les éditions Pierre-Guillaume de Roux.
À leur lecture, une évidence s'impose pour la première fois : ces deux figures de la Révolution Conservatrice allemande avaient en commun une sincère passion de la France. On les savait francophones, on les découvre francophiles. À l'origine de (presque) chaque lettre : la littérature française.
Ce sont plusieurs écrivains, éditeurs, traducteurs, universitaires et personnalités politiques qui se succèdent dans ce colloque pour évoquer les deux européens d'exception, l'un et l'autre témoins de premier plan des événements les plus tragiques du XXe siècle, que sont Ernst Jünger et Carl Schmitt.

Baise ton prochain : une histoire souterraine du capitalisme. Avec Dany-Robert Dufour à l'Institut d'Etudes Avancées de Nantes.


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11.02.2020

En redécouvrant un texte oublié, Recherches sur l'origine de la vertu morale de Bernard de Mandeville, le philosophe Dany-Robert Dufour estime avoir trouvé le logiciel caché du capitalisme.
Les idées contenues dans ce texte ont en effet infusé toute la pensée économique libérale moderne, d'Adam Smith à Friedrich Hayek. Selon Mandeville, il faut confier le destin du monde aux "pires d’entre les hommes" (les pervers), ceux qui veulent toujours plus, quels que soient les moyens à employer. Eux seuls sauront faire en sorte que la richesse s'accroisse et ruisselle ensuite sur le reste des hommes. Et c'est là, le véritable plan de Dieu dont il résultera un quasi-paradis sur terre.
Pour ce faire, Mandeville a élaboré un art de gouverner – flatter les uns, stigmatiser les autres – qui se révélera bien plus retors et plus efficace que celui de Machiavel, parce que fondé sur l'instauration d'un nouveau régime, la libération des pulsions. On comprend pourquoi Mandeville fut de son vivant surnommé Man Devil (l'homme du Diable) et pourquoi son paradis ressemble davantage à l'enfer....

L'attentat de Sarajevo à l'origine de la guerre de 1914. Avec Jean-Paul Bled sur Radio Courtoisie.


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23.10.2012

Dimanche 28 juin 1914 : l'archiduc François-Ferdinand, en visite officielle à Saravejo, est abattu d'un coup de feu. L'assassinat de l'héritier du trône d'Autriche-Hongrie par un nationaliste serbe, prêt à tout pour déstabiliser la région, ne tarde pas à embraser le monde ; 34 jours plus tard, l'Europe entre en guerre.
François-Ferdinand est devenu l'héritier de François-Joseph, sans y avoir été préparé, en quelque sorte par accident ou plus exactement dans des circonstances dramatiques : la mort de son cousin Rodolphe à Mayerling en 1889, puis celle de son père en 1896. Mort sans avoir eu l'occasion de donner sa mesure et de régner, François-Ferdinand se révèle une personnalité plus complexe qu'il n'y paraît.
Connu pour ses coups de sang, l'homme est doté d'une incroyable énergie, affectionnant la vie familiale - il s'est en outre mis au ban de la dynastie en épousant une jeune femme bien au-dessous de sa condition. Catholique conservateur, méfiant à l'égard des Hongrois et des Italiens, il s'est souvent prononcé en faveur de la paix, a tâché de moderniser l'armée et a suivi avec sympathie le renouveau artistique de l'époque.
Enfin, il est convaincu de la nécessité de réformer la monarchie : François-Ferdinand, "l'homme qui aurait pu sauver l'Autriche" ?

Émissoin "Les mardis de la mémoire", animée par Anne Collin et Dominique Paoli.

Les nazis et le pillage des civilisations passées. Avec Johann Chapoutot et Laurent Olivier sur France Culture.


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05.09.2019

Imaginons que nous montions au grenier pour explorer les vieux cartons où sont rangées nos archives familiales : qu'aimerions trouver ? Des vieux journaux, souvenirs d'événement remarquables : Combat du 8 mai 1945, quand l'Allemagne nazie capitule... Un autre journal de septembre 1939 qui annonce que la guerre est déclarée. En fouillant encore, nous allons peut-être trouver la correspondance d'un poilu, puis un diplôme de la Légion d'honneur signé par Napoléon, un testament olographe de Louis XIV, une charte médiévale, des papyrus antiques et des tablettes cunéiformes. Pourtant, bien souvent, nous trouvons seulement de vieilles factures, quelques cahiers d'écolier et la notice d'utilisation d'un robot de cuisine.
Hitler lui aussi a exploré les archives et il a demandé à ses archéologues de fouiller, mais ce qu'ils ont trouvé dans le sous-sol allemand n'a pas convenu aux nazis. Alors ils sont partis à travers le monde pour piller les civilisations afin de se construire la leur !
D'où la question que nous nous posons : dans quelle mesure l'idéologie nazie peut-elle être définie comme un ensemble d'emprunts à différentes civilisations ? C'est ce à quoi répondent Johan Chapoutot et Laurent Olivier en interrogeant le rôle de l'archéologie et de l'histoire comme instruments de propagande.

Émission "Le Cours de l'histoire", animée par Xavier Mauduit.