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"Il mena une vie étrange où il est difficile de déceler la part de la vérité et celle du cynisme et de la mystification", assure le Larousse au sujet d'Alfred Jarry.
Pour célébrer le génie de l'auteur d'Ubu roi, pataphysicien disparu il y a tout juste un siècle, nous est présentée une émission iconoclaste qui tient de la "marqueterie sonore", assemblant des morceaux de fiction, d'interviews et de chansons. Mêlant formidablement les genres, elle est un bel hommage à la mémoire du créateur du père Ubu. Pas un de ces hommages distingués que l'on prononce sur le ton emprunté de "l'émotion profonde", mais un hommage très sérieux quant au fond et doucement rigolard sur le dessus : un hommage digne de celui qui en était l'objet.
Émission "Les samedis de France Culture", animée par Georges Charbonnier.


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L'apport de Roswitha Scholz à la théorie critique de la valeur n'est pas un apport secondaire ou un développement cumulatif, mais une révolution totale de la théorie critique. Le passage de la critique de la valeur à la critique de la valeur-dissociation est un changement de qualité et de cadre théorique.
C'est alors non seulement la critique de l'économie politique qui s'en trouve bouleversée, mais plus largement la critique de la forme sociale capitaliste, qui doit alors être thématisée en tant que patriarcat-producteur de marchandises ou capitalisme-patriarcat.
Ce cycle de conférences se veut une introduction à cette théorie critique fondamentale, devant permettre ensuite une entrée plus facile dans les textes Roswitha Scholz.


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De nombreux experts alertent les parents sur une utilisation abusive des écrans, utilisation qui ne serait pas sans risque pour le développement de nos enfants. Mais quels sont réellement les dangers d'une surexposition aux écrans connectés ou à la télévision ? Et comment protéger nos enfants ?
Michel Desmurget, docteur en neuroscience et auteur du récent La fabrique du crétin digital aux éditions seuil, vient nous présenter l'état de la recherche sur le sujet.
Émission "Les experts", animée par Isabelle Don Ignazi.


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Aujourd'hui, nous savons. Nous avons conscience que nous dégradons le climat, l'eau et les sols. Nous voyons bien que notre système économique n'est pas écologiquement soutenable. Mais heureusement, nous savons. Alors qu'hier... hier, nous savions déjà !
Les craintes écologiques que nous croyons nouvelles étaient particulièrement fortes au XIXe siècle, époque de l'industrialisation triomphante et des cheminées fumantes. L'historien Samy Bounoua nous invite à explorer la conscience environnementale des Nordistes d'hier, pour tenter de mieux comprendre celle qui nous anime aujourd'hui.
Une intervention qui prend place dans le festival "Jeunes Chercheurs et Chercheuses dans la Cité" au Palais des Beaux-Arts de Lille.


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Janvier 1959, la guérilla castriste prend le pouvoir à Cuba. Depuis cette date, le modèle révolutionnaire cubain est denu le modèle des mouvements révolutionnaires d'Amérique Latine.
Au-delà de ce premier constat, Thomas Péan aborde également l'importance de la réalité locale de chaque pays dans l'émergence et l'évolution des mouvements de guérillas. En effet, les traditions politiques, les crises internes et les caractéristiques nationales/locales tendent à produire un paysage révolutionnaire à la fois uniforme sur certains points mais complexe dans son ensemble. L'émergence des mouvements de guérillas correspond à des crises politiques, économiques, sociales, culturales, idéologiques latentes dans ces pays. Mais, la révolution cubaine cristallise ces tensions et contribue à l'éclatement d'une "ère révolutionnaire".
L'impasse progressive dans laquelle se trouvent ces pays dans les années 1970-1980 contribuent à amorcer un changement au cours des décennies suivantes à travers différents processus.


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Le déboulonnage des statues au nom de la lutte contre le racisme déconcerte. La violence avec laquelle la détestation des hommes s'affiche au cœur du combat féministe interroge. Que s'est-il donc passé pour que les engagements émancipateurs d'autrefois, les luttes anticoloniales et féministes notamment, opèrent un tel repli sur soi ?
Selon la psychanalyse Elisabeth Roudinesco et le sociologue Mathieu Bock-Côté, ce processus ne fait que s'amplifier et se radicaliser. Il y a beaucoup de différences d'approche, d'orientation, de sensibilité entre ces deux auteurs mais ils partent d'un même constat : la déconstruction est aujourd'hui hégémonique sur tous les campus du nouveau continent, et se propage dans l'ancien, où une partie substantielle de la gauche intellectuelle a pris un tournant identitaire.
Comment devons-nous comprendre cette (r)évolution ?
Émission "Répliques", animée par Alain Finkielkraut.


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Si le clitoris a longtemps été impensé, l'utérus caché, la chevelure voilée, les seins, eux, ont été montrés, dénudés, affichés, jugés, évalués.
Sexuels ou maternels, esthétiques ou érotiques... Mais bizarrement (ou pas), ceux qui les montrent, les affichent, les jugent, les évaluent ou les dénudent, ne sont pas forcément ceux qui en ont !
Leur omniprésence traduirait-elle cette objectivation du corps des femmes qui trouverait dans les seins son paroxysme ? Doit-on donc en finir avec la beauté des seins ? Comment penser la libération du corps féminin ? Et comment réinvestir la question du corps ?
Émission "Les Chemins de la philosophie", animée par Géraldine Mosna-Savoye.


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Le philosophe Olivier Rey entend nous rendre sensible à un risque majeur qui pèse sur la modernité : celui de l'involution possible qui menace une civilisation quand celle-ci perd contact avec ce qui la fonde à force de s'ennivrer de ses progrès jusqu'à négliger, mépriser et finalement détruire les strates antérieures qui continuaient de la porter.
Alors, à quel prix avons-nous collectivement réussi à nous affranchir des limites qui structuraient encore récemment le monde de nos aïeux ?
Une conférence donnée dans le cadre de l'université d'été "Rester humain aujourd'hui".


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"Je me présente : Vialatte, écrivain notoirement méconnu".
Né en 1901 dans une famille auvergnate, mort à Paris en 1971, Alexandre Vialatte se fait d’abord connaître comme traducteur de Kafka. Puis il publie, entre 1928 et 1951, trois romans qui, hélas, ne rencontrent pas leur public. Il se tourne alors vers le journalisme, et écrit pour de nombreuses revues, des plus sérieuses - la NRF - aux plus éclectiques – Le Spectacle du monde, La Revue du tiercé, Marie-Claire. C’est dans la presse féminine, où il lui arrive de parodier le courrier des lecteurs ou l'horoscope, qu'il aiguise son goût pour le billet d'humeur et les canulars.
Mais c'est surtout dans les vingt dernières années de sa vie, de 1951 à 1971, qu'il écrit régulièrement, depuis Paris, pour le quotidien d'Auvergne, La Montagne. Il y perfectionne son talent et rédige, au total, quelques 900 articles qui croquent l'air du temps. En vingt ans, Alexandre Vialatte élève la chronique à un genre poétique à part entière, qui tente d'approcher la vérité de l'homme sous les multiples apparats de l'actualité.
Il est temps de rendre hommage à cet amoureux du quotidien, à son goût des mots et à sa sensibilité de troubadour.
Émission "Ça peut pas faire de mal", animée par Guillaume Gallienne.


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Henri Guillemin ne se contente pas, quant à la Révolution française de 1789, des versions officielles et convenues.
En 1789, on assiste à une révolution des gens de bien, qui doit permettre à la bourgeoisie d'affaires d'accéder au pouvoir, quitte à le partager avec l'aristocratie dans le respect d'un certain ordre social. La vraie Révolution, populaire, qui se préoccupe réellement des classes pauvres, du Quart Etat, restait à venir. Elle aura vécu de 1792 à 1794 et sera liquidée avec la mort de Robespierre.
C'est donc de ces deux Révolutions françaises que traite ici Henri Guillemin, en bousculant singulièrement, une fois de plus, les idées reçues.




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À la fin des années 1950, la France assiste, désemparée, aux prémices de la société libérale moderne. Le mode de vie importé dix ans plus tôt d'Amérique commence à faire des ravages. Les repères traditionnels sont attaqués, l'exode rural bat son plein et "les petits commerçants et artisans" sont dans la ligne de mire des banquiers qui préfèrent favoriser, à terme, le développement des grandes surfaces. De plus, l'Empire colonial commence à se déliter dans le sang.
Face à cette situation, un homme se lève. Il est papetier dans le Lot et, très vite, des foules immenses viendront l'écouter. En 1956, il fera élire plus de 50 députés à l'Assemblée. Cet homme, c'est Pierre Poujade. Bien qu'éphémère, son mouvement est rentré dans l'Histoire.
Émission "La Méridienne", animée par le Lieutnant Sturm.


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Renaud Camus, qu'on n'entend plus et ne voit plus nulle part a forgé une expression qu'on entend tout le temps et partout : le grand remplacement. Certaines personnalités qui ont pignon sur rue la reprennent à leur compte, d'autres en contestent la pertinence. D'autres encore en font un drapeau. Bref Renaud Camus n'a plus de voix au chapitre et il est sur toutes les lèves.
C'est donc en lui donnant la parole que l'anomalie de cette absence omniprésente doit prendre fin. Lui est opposé le démographe Hervé Le Bras dont les deux derniers livres sont des réponses cinglantes et argumentées aux thèses du premier.
Le temps de l'explication est donc venu : qu'est ce que le grand remplacement ?
Émission "Répliques", animée par Alain Finkielkraut.