

(0)
Auteur du Petit dictionnaire maurrassien, Stéphane Blanchonnet se prète au jeu des questions/réponses sur l'histoire et la pensée de l'Action française que l'on peut ramener au triptique suivant : empirisme organisateur, nationalisme intégral et politique naturelle.
Une excellente entrée en matière pour se familiariser avec un courant politique important de l'histoire contemporaine.


(0)
Auprès de la question théorique ou historique traditionnelle : "Qu'est-ce que la littérature ?", se pose avec plus d'urgence aujourd'hui une question critique et politique : "Que peut la littérature ?". Quelle valeur la société et la culture contemporaines attribuent-elles à la littérature ? Quelle utilité ? Quel rôle ?
"Ma confiance en l'avenir de la littérature, déclarait Italo Calvino, repose sur la certitude qu'il y a des choses que seule la littérature peut nous donner." Ce credo sera-t-il encore le nôtre ?


(0)
Sur son site partage-le.com, Nicolas Casaux développe un discours écologiste radical et propose une analyse résolument technocritique. L'occasion de partager une conversation autour du progrès et de ses méfaits, des "exigences des choses plutôt que l’intention des hommes", des éco-charlatans, du transhumanisme et du transgenrisme, mais aussi de féminisme, de littérature, de nature et de la quête vers l'autonomie.


(0)
Qu’est-ce que la domination ? Comment s'exerce-t-elle ? Par quels mécanismes se reproduit-elle ? Quels sont les critères et les pratiques qui permettent aux pouvoirs de se légitimer ? De quelles manières y participons-nous ?
En relisant Weber, Bourdieu ou Foucault, Béatrice Hibou s'affronte à son tour à l'une des questions centrales de la théorie politique et sociale, celle de l'exercice de la domination d'État.
Elle en renouvelle la problématique avec une approche alliant comparatisme, analyse du quotidien et économie politique en mettant en évidence les dispositions, les compréhensions et les pratiques qui rendent la domination concevable, supportable, voire acceptable ou rassurante. Celle-ci apparaît d'autant plus insidieuse et indolore qu'elle renvoie souvent à la question du désir d'État.
L'occasion enfin de fournir les instruments nécessaires à l'élaboration d'une critique renouvelée des dérives du politique dans la cité contemporaine.


(0)
Si, du fait des technologies de communication, l'humanité produit autant d'information toutes les deux ou trois heures qu'elle en a produit depuis sa naissance, le sentiment de chaos qui nous saisit chaque matin sitôt qu'on allume la télé ou son ordinateur n'est peut-être pas étonnant.
Comment, dans le désordre général, faire entendre quoi que ce soit d’autre que son propre désordre ? Comment raconter quelque chose qui fasse sens ? Que reste-t-il même de la notion de récit dans un tel brouhaha ? Est-on en train de sortir de la société de l'écrit pour celle du bavardage, du bulshitt ou du clash ?
Telles sont les questions auxquelles se confrontent Christian Salmon et Sébastian Dieguez, à l'heure où l'explosion de l'information ruine tout crédit dans la notion même de récit.
Émission "Signes des temps", animée par Marc Weitzmann.


(0)
De Sarajevo à Marioupol, est-ce que les guerres de Yougoslavie auraient quelque chose à nous dire du destin de l'Ukraine ?
Alors que le rôle de l'OTAN dans la genèse et l'extension du conflit russo-ukrainien est de plus en plus reconnu, le spécialiste de la Russie et de l'espace post-soviétique Romain Bessonnet et le spécialiste des Balkans Alexis Troude dressent un parallèle entre les guerres de dissolution de l'ex-Yougoslavie et la guerre en cours en y voyant la marque de l'impérialisme américain, aidé en cela par l'Union européenne et certains de ses états membres.


(0)
René Barjavel est né en 1911 à Nyons, dans la Drôme. Ses parents sont boulangers, ses grands-parents agriculteurs, mais il préfère les appeler "paysans". Des racines rurales, manuelles, dont il s'arrache avec tristesse, lui qui part étudier à la ville et écrire à Paris.
Il va alors devenir un incontournable de la science-fiction française, même si, quand les éditions Denoël publient Ravage et Le Voyageur imprudent, en 1943 et 1944, le terme de science-fiction n'existe pas. Appelons alors ses ouvrages des romans d'anticipation ou, comme le sous-titre l'indique sur les éditions originales : romans extraordinaires. Chacun d’entre eux répond à une question, celle que se pose la science-fiction : Que se passerait-il si… ?. Que se passerait-il si l'électricité disparaissait ? Que se passerait-il si l'on tuait son ancêtre ? Que se passerait-il si l'on trouvait une civilisation sous la glace de l’Antarctique ? C'est que René Barjavel raisonne par induction.
Et dans tout ce qu'il imagine, ou presque, il y a un cataclysme, une apocalypse, une fin du monde… Et une nouvelle société qui, après avoir réussi à se frayer un chemin dans les cendres de l'ancienne, survit comme elle peut. Barjavel est peut-être un collapsologue avant l'heure. Et les mondes qu'il imagine sont de drôles d'utopies. Parce qu'elles sont régressives. C'est celle du retour à la terre, de la polygamie et du repeuplement du monde dans Ravage.
Ses romans se terminent mal. Parce qu'il s'inspire du monde qu'il voit, et qu'il y voit la destruction du vivant. Il voit l'industrialisation à outrance, le travail qui disparaît et l'Homme qui se coupe de la nature. Et pourtant, contrairement à ce qu'il laisse penser, René Barjavel n'est pas un pessimiste… Parce qu'à chaque horreur qu'il imagine, à chaque monstruosité qu'il anticipe, il colle une pointe d’humour, un trait d'ironie, un peu de sarcasme. Et qu'il trouve toujours des raisons d'espérer. Parce que si le monde est dans le pétrin, il reste toujours du temps pour le pétrir.
Émission "Toute une vie", produite par Romain Weber.


(0)
La censure de l'ensemble des médias russes, phénomène qui n'avait pas d'équivalent en France depuis au moins la guerre d'Algérie, nous ramène au temps des ciseaux d'Anastasie de la guerre de 14, des "bobards" pour l'arrière et de la propagande de guerre, alors que c'est précisément dans ces temps critiques que nous aurions le plus besoin d'informations.
Aymeric Monville nous aide à porter un regard critique sur nos médias dominants et rétablir les faits concernant la Russie actuelle, la russophobie, la guerre en Ukraine, ses origines, les sanctions qui se retournent contre nous-mêmes, le tournant monétaire, politique, géopolitique actuel.
Pourtant, il ne donne pas en exemple le système politique ayant Vladimir Poutine à sa tête. Il n'est pas pro-russe, il est pro-vérité. Il ne prône aucune guerre mais rappelle, comme le disait Goya que "le sommeil de la raison enfante les monstres" et que, plus que jamais, nous avons besoin d'analyser et de comprendre.
Une conférence organisée par la fédération de la jeunesse communiste de France des Alpes-maritimes.


(0)
Analyste politique et prospectiviste bien connu, Michel Drac s'est retiré depuis quelque temps du paysage médiatique.
L'occasion est donc rare de revenir en sa compagnie sur l'actualité des relations internationales, la situation intérieure française et l'évolution très rapide du contexte économique mondial.
Un entretien en forme de bilan des années Covid-19 qui tente d'esquisser quelques pronostics pour les mois/années à venir.


(0)
Au sein de la théorie mimétique de René Girard, le mécanisme victimaire, sacrificiel, vient instaurer de l'ordre lorsque la crise indifférenciée est à son comble. Ce mécanisme, c'est le sacrifice : l'homme est donc fils du religieux.
Alors que l'actualité est marquée par une poussée des actes de racisme, les concepts girardiens peuvent nous aider à analyser ce phénomène en recrudescence, tout comme ils nous donnent une explication convaincante des mythes ou des textes sacrés – fût-ce avec l'angoisse qu'engendre le caractère apparemment inévitable du sacrifice du bouc émissaire.


(0)
Pilier de la grande sociologie allemande avec Max Weber, Ferdinand Tönnies et Georg Simmel, Werner Sombart mértie d'être (re)découvert. Et s'il est relativement oublié aujourd'hui, ses contributions à l'histoire de la sociologie, de l'économie et de la pensée politique n'en sont pas moins considérables.
Contrairement à ce que l'on croit habituellement, c'est Werner Sombart lui-même qui donna au terme "capitalisme" la popularité qu'on lui connaît de nos jours, l'analysant pourtant différemment que Karl Marx. Par sa recherche d'une troisième voie, entre le capitalisme et le marxisme, permettant de sortir de "l'ère économique", Werner Sombart compte également parmi les grandes figures de la Révolution conservatrice allemande.
- 0'00'00 : Introduction
- 0'05'16 : La vie de Werner Sombart et la genèse de sa pensée
- 0'11'00 : La Methodenstreit
- 0'29'47 : Le capitalisme et l'influence de Karl Marx
- 0'43'50 : Le bourgeois
- 0'56'00 : Les origines religieuses du capitalisme
- 1'12'50 : Dépasser le capitalisme ?
- 1'19'00 : Héros et Marchands
- 1'27'47 : Le socialisme allemand et Vom Menschen
- 1'41'35 : La postérité de Werner Sombart


(0)
S'appuyant notamment sur les travaux de Ruwen Ogien et de Michel Clouscard, Romain Roszak intervient sur les questions d'éthique et de morale.
Conférence :
- 0'00'00 : Introduction de Loïc Chaigneau
- 0'05'15 : Introduction Romain Roszak
- 0'08'43 : Principes de l'éthique minimale d'Ogien
- 0'18'51 : Principes de l'éthique de la praxis
- 0'22'21 : Quel lien y a-t-il entre l'éthique et les rapports de production-consommation ? À propos de quoi l'éthique de la praxis s'oppose-t-elle à l'éthique minimale (et à l'ambiance morale dominante en général) ?
- 0'31'33 : Explicitation du rapport entre plaisir et exploitation. Pourquoi le minimalisme est intenable
- 0'42'10 : L'éthique de la praxis comme suppression et accomplissement de la morale (répressive ou émancipatrice)
Questions :
- 0'55'11 : Le Frivole et le Sérieux de Clouscard est-il idéaliste ?
- 1'06'29 : Quelle application individuelle de l'éthique de la Praxis ?
- 1'12'01 : Quel rapport entre l'éthique minimale et certaines activités amorales visant uniquement le gain ?
- 1'17'18 : La polarisation et la décadence morale de la bourgeoisie est-il annonciateur de sa fin proche ?
- 1'26'01 : Clouscard réalise t-il un retour marxiste à l'impératif catégorique kantien ?
- 1'33'32 : Clouscard met-il à jour le marxisme-léninisme ?