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L'écrivain François Bégaudeau s'attaque, au travers de son oeuvre et plus particulièrement dans Histoire de ta bêtise, à la classe bourgeoise et sa pensée jugée "bête et détestable" même sous des habits devenus plus "acceptables".
Cette bourgeoisie, dans laquelle il semble aussi se ranger par moments pour mieux la critiquer, autorise en contre-point une réflexion sur notre époque, ses tensions et ses aspirations.
Une approche proprement littéraire où les paroles, les attitudes, ne sont souvent que l'illustration de réflexes de classe...
Émission du "Libre Journal des littératures", animée par Hector Burnouf.


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On sait que le blasphème a longtemps été châtié en France. C'est d'ailleurs pendant l'affirmation de la royauté française que les blasphémateurs ont commencé à être sévèrement puni. Mais sait-on au juste en quoi consiste le blasphème ? Et quelle est son histoire ?
Gabriel Marchenoir revient sur les différents épisodes de flux et reflux de la condamnation du blasphème en France, qui aura finalement débouché sur une culture où la religion n'est plus que considérée comme une croyance privée, où le blasphème ne devrait donc plus être classée que comme une moquerie - certes fort déplaisante pour certains. En est-on si sûr ?


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La question du rapport à Israël fait l'objet de nombreux débats dans le monde chrétien. Ce thème n'est pas seulement un sujet de controverse : il est aussi porteur d'inquiétudes et d'espérances.
Henri Blocher nous propose de faire le point, en parcourant les données bibliques pour nous guider dans une réflexion sur les rapports entre Israël et l'Église.


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Qu'est-ce que l'anarcho-royalisme ? Vaste blague ou véritable école de pensée ?
Francis Venciton, après nous avoir présenté le sens et les racines de l'anarcho-royalisme, revient particulièrement sur la vie militante de l'insurgé politico-littéraire qu'était Rodolphe Crevelle.
Le coup de force pour faire basculer la République est-il encore possible ?


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Tolkien trouvait que l'Angleterre manquait de légendes comparables à celles des Scandinaves, Grecs, Latins, ou encore Celtes. Il a plusieurs fois signalé son envie de donner à son pays une mythologie qui lui serait propre.
Pour cela, il a repris des mythes européens et a créé son univers, avec ses dieux, ses peuples, ses langues, ses paysages différents… Et pourtant si proches des nôtres.
Comme Homère, et comme Virgile ou Shakespeare, auxquels il s'était comparé, Tolkien a repris une matière ancienne pour la remodeler en une épopée intégrée à ce qu'il appelait "une longue ligne continue, indivisible", une tradition héroïque et littéraire.
Une présentation donnée dans le cadre des "Jeudis de l'Iliade".


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Acteur de théâtre et de cinéma, Fabrice Luchini confie ses goûts pour le portrait, la réplique, l'aphorisme, goûts qu'il met en scène dans son spectacle Conversation autour des portraits et des autoportraits.
Ce sont notamment des portraits signés par Jean Cau et Philippe Lançon qui illustrent le rapport "organique" que Fabrice Luchini entretient avec la littérature.
Émission "Répliques", animée par Alain Finkielkraut.


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Secte ou religion ? Hérésie ou "vraie foi" ? Comment obtient-on (ou pas) un label religieux honorable ? Comment devient-on "religieusement correct" ? Qui en décide ? Quel est le poids des pouvoirs politiques dans ce choix ?
Quatre émissions, six historiens et un documentaire ne seront pas de trop pour répondre à ces questions, en revenant notamment sur la rupture d'Henri VIII avec le catholicisme, la question de la dissidence religieuse dans l'Antiquité et la répression des Vaudois sous François Ier dans le Luberon.
Émission "La Fabrique de l'Histoire", animée par Emmanuel Laurentin.


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Professeur à Sciences Po Paris, Dominique Cardon est un spécialiste de "culture numérique" et à récemment publié une monographie sur les impacts des TIC sur notre culture au sens large.
De la production à la validation de savoir c'est toute notre manière d'appréhender le monde qui est bouleversée par l'utilisation de l'informatique, des réseaux sociaux, mais aussi de l'intelligence artificielle qui crée de la connaissance en dehors de l'humanité.
L'occasion de discuter en profondeur des aspects sociolgiques liés à ces nouvelles technologies numériques en réseau.
Émission "TIC Talk", animée par Frédéric Prost.


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Henri Guillemin dérange. Avec lui, l'histoire politique et littéraire prend, sous un éclairage nouveau et passionné, un visage jusque là inconnu.
Ces entretiens sont l'occasion de revenir sur ses premiers travaux consacrés à Lamartine, sur le duel entre Danton et Robespierre, sur le rapport de Tolstoï à la foi chrétienne, sur l'incompris Bernanos et enfin sur la trajectoire qui mena le Maréchal Pétain à la collaboration.
Henri Guillemin, où une oeuvre tout entière dévouée à rétablir la vérité.
Une émission menée par Geneviève Guicheney.


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Theodore Kaczynski est un homme qui fut tout à la fois qualifié de terroriste, de révolutionnaire, de serial killer, de génie et de malade mental.
De 1978 à 1995, il nargue le FBI au cours de l'une des chasses à l'homme les plus longues et les plus chères de l'histoire du célèbre bureau d'investigation. Pendant dix-sept ans, recherché par toutes les polices des États-Unis, Unabomber envoie des colis piégés meurtriers depuis sa cache, une petite cabane isolée du Montana. 16 bombes au total. Bilan : 3 morts et 23 blessés.
Ses victimes ? Des universitaires, des scientifiques, des informaticiens ou des salariés de compagnies aériennes : autant de responsables, selon lui, des désastres causés par les technologies.
Dans La société industrielle et son avenir, un texte publié juste avant son arrestation, Théodore Kaczynski explique que le progrès technologique mène l'humanité à sa perte et doit être totalement éradiqué, quitte à recourir à la violence.
Des idées que son mode d'action a longtemps rendu inaudibles, et qui aujourd'hui, à l'heure de la crise écologique et de l'addiction aux réseaux sociaux, résonnent tout particulièrement.


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Le XXème siècle, mort en 1989, a vu le jour entre 1914 et 1918, fils de l'horreur et de l'imposture. La "Grande Guerre", cette catastrophe européenne, fut déclenchée et conduite par des barbons très convenables au nom des "valeurs éternelles" de la personne humaine, du droit, de la patrie et de la civilisation. Des tueries sans nom, la liquidation de générations entières de jeunes hommes, la naissance à l'Est de la tyrannie communiste, la destruction d'équilibres séculaires irremplaçables, le charcutage inique des nations d'Europe centrale pour complaire aux utopies ou aux ambitions de visionnaires égarés, sans oublier l'enfantement, vingt ans plus tard, d'un nouvel holocauste pire encore : voilà de quoi a accouché l'ère bourgeoise triomphante, héritière satisfaite de 1789.
Émission du "Libre Journal des historiens", animée par Philippe Conrad.


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Brandi comme un symbole de liberté, un élément majeur pour l'apaisement de la République face à une Église hargneuse et antisémite, pourtant creuset de l'invention de la laïcité, l'histoire de la séparation de l'Église et de l'Etat fait figure de légende nationale réinventée qui, parfois, sert de support assez facile aux arguments politiques.
Mais l'histoire est compliquée et nuancée, périlleuse dans son écriture. C'est surtout le cas de l'histoire de ce début du XXe siècle marquée par la Troisième république, l'affaire Dreyfus, l'affaire des Fiches, les tensions entre l'Église romaine et la République, la guerre scolaire, la colonisation et la Séparation de l'église et de l’état.
Pour mieux comprendre la laïcité, qui souffre de beaucoup de clichés et auxquels on en adjoint d'autres sur la liberté de culte, il est intéressant de revenir sur le parcours d'une personnalité catholique de ce début du XXe siècle et en particulier son attitude et son action face au Ralliement et à la Séparation de l'Eglise et de l'Etat : Albert de Mun.
Une émission animée par Mari-Gwenn Carichon.